COMMENT JE SUIS SORTIE DE L’OBÉSITÉ EN DEVENANT VÉGÉ

* Comment je suis sortie de l'obésité en devenant végé | Antigone XXI *

Bonjour mes lecteurs adorés !

Ah, déjà une semaine depuis mon dernier article et j’ai l’impression que cela fait 107 ans que je ne suis pas passée par ici. Il faut dire que mon déménagement a été mouvementé et que ces premières semaines dans ma nouvelle vie sont pour le moins chargées ! Alors, en attendant que je prenne mes marques et, surtout, que j’aie internet à la maison, je maintiendrai la vitesse de croisière sur le blog… en espérant pouvoir bientôt revenir à une allure supérieure ! (inutile de vous dire que j’ai un retard colossal dans mes réponses à vos mails et commentaires… mais vous me pardonnez, pas vrai ?) 

Aujourd’hui, dans le cadre de la série I did it!  je vous présente le magnifique témoignage de Lucie, dont l’histoire m’a profondément bouleversée et que je souhaitais partager avec vous. Petite fille rondelette, adolescente obèse, puis jeune femme marquée par les troubles du comportement alimentaire, Lucie a traversé de très dures périodes avant de se tourner vers le végétarisme, qui lui a permis, enfin, de faire la paix avec son corps et d’être bien dans sa tête. Un texte émouvant, fort et porteur d’espoir que je vous engage à lire et partager !

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Depuis le plus longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été grosse. Je n’ai d’ailleurs aucun souvenir de n’avoir jamais été autrement. Je viens d’une famille où bien manger était signe de bonne santé. On était des descendants d’ouvriers et on en était fiers. On avait des os solides dans ma famille. On ne s’envolait pas au premier coup de vent. On portait avec fierté nos origines. De plus, j’héritais de ma grand-mère ma passion pour la cuisine (j’ai appris à cuisiner très tôt avec elle) et ma gourmandise sans limite. J’étais curieuse de tous les goûts, je mangeais de tout et j’étais fascinée par toutes les saveurs nouvelles.

Mon père ayant mis les voiles assez vite, ma mère m’a élevée seule. Elle était sage-femme et travaillait de nuit, ainsi que les week-ends. Une fois un peu plus grande, je passais beaucoup de temps seule à regarder la télévision. Je grignotais beaucoup. Ma mère n’avait pas le temps de cuisiner, on mangeait souvent des plats tout préparés surgelés. Je passais toutes mes vacances scolaires chez mes grands-parents. Ils avaient connu la guerre, la famine, le rationnement et, quand j’allais chez eux, les placards étaient toujours bourrés de friandises rien que pour moi. Je pouvais manger tout ce que je voulais et je ne manquais pas de repartir à chaque fois de chez eux avec quelques kilos en plus.

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Les infirmières scolaires mettaient des mots dans mon carnet de santé avec écrit dessus « En surpoids », puis « Obésité ». Mais c’était des sottises tout cela. On ne met pas un enfant au régime, c’est une aberration. Tu es en pleine croissance ma chérie et tu fais beaucoup de sport (ce qui était vrai), ça passera quand tu seras grande. Parfois, il est difficile pour un parent d’ouvrir les yeux et de reconnaître que son enfant (qui est absolument parfait) a un problème. Surtout quand on a fait mai 68 et qu’on a le slogan « Il est interdit d’interdire » gravé au fer rouge dans la chair.

La vie était dure pour moi. Les moqueries, les quolibets…  il n’est pas facile d’être gros dans nos contrées. Ce n’est pas un signe de richesse ni de réussite, ça serait plutôt l’inverse : c’est un défaut dont on est censé être responsable (pas comme les oreilles décollées ou un gros nez). L’opinion publique est assez d’accord sur le fait que, si on est gros, c’est parce qu’on le veut bien. Bien sûr, nous les gros, on adore avoir un triple ventre, un double menton, de la cellulite, des varices et des vergetures. Personne ne fait de cadeaux aux gros, même les médecins n’ont aucune compassion pour les gros… C’est parfois tellement dur qu’il s’en est fallu de peu pour que je ne sois plus là pour témoigner.

Le paradoxe était que la seule chose qui me faisait du bien quand on me traitait de tous les noms de mammifères plantureux existant, c’était de manger. Toujours manger. Et puis, au lycée, j’ai arrêté le sport extrascolaire parce ce que j’avais trop de travail. Quand j’ai obtenu mon bac et que j’ai quitté la maison, je pesais 110 kg et mon IMC (Indice de Masse Corporelle) était de 38,1 (obésité sévère).

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La première chose que j’ai faite lorsque j’ai eu le contrôle de mes repas, ça a été d’arrêter de manger tout ce qu’on m’avait dit qui faisait grossir : les féculents, le sucre et le gras. Sans plus me poser de questions que cela. J’avais des comportements alimentaires extrêmes qui me poussaient soit à ne manger aucun féculent, aucun gras et aucun sucre, soit à planquer des paquets de gâteaux et du chocolat un peut partout, comme un alcoolique cache ses bouteilles. Je pense qu’on peut résumer ces huit années ainsi : perdre 30 kg / prendre 10 kg / perdre 5 kg/ prendre 10 kg / perdre 5 kg… pour en arriver une décennie plus tard à « presque » un retour à la case départ une IMC de 32,9 (obésité modérée).

Durant ce laps de temps j’ai eu la chance de rencontrer celui qui est devenu mon mari.

J’avais 26 ans et je pesais 95 kg. Je ne rentrais plus dans aucun pantalon, aucun T-shirt. Mon mari m’a un jour poussée à aller faire les magasins pour m’acheter de nouveaux vêtements. Mais je ne suis arrivée à rentrer dans aucun habit de mes boutiques habituelles…  Je me suis écroulée dans ses bras, en larmes, inconsolable, au beau milieu d’une cabine d’essayage. Le magasin n’avait pas de vêtements au-delà de la taille 48. J’étais condamnée à retourner au rayon spécialisé « grandes tailles » de certains magasins…

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C’était trop humiliant, je ne voulais pas revivre ça. C’est là que j’ai eu le déclic. Avec le soutien de mon mari, je me suis mise au régime. Moins violement que la première fois, en mangeant équilibré et en me mettant au sport. En un an, j’ai perdu 15 kg pour en arriver à un IMC de 27.7 (surpoids). C’est à ce moment-là que tout à dérapé. J’ai commencé à devenir obsédée par tout ce que je mangeais. Je me suis fixée pour objectif de passer à un IMC inférieur à 25 pour ne plus jamais devoir peser 110 kg, mais enfin être reconnue par le monde entier comme étant de corpulence « normale ». Je ne me rendais pas compte que je plongeais peu à peu dans les troubles du comportement alimentaire (TCA). Je me pesais plusieurs fois par jour, je tremblais dès que la balance indiquait la moindre hausse, je pleurais à la reprise du moindre kilo. Je sortais de table avec la faim au ventre et je ne pouvais contrôler le grignotage qui suivait forcément 2 heures après. Evidemment, ce petit jeu m’empêchait d’atteindre mon objectif.

J’étais toujours en surpoids, mais les gens disaient que j’avais des « discours d’anorexique ». J’en voulais au monde entier. Comment des gens qui avaient pu penser que, si j’étais grosse, c’était de ma faute, pouvaient venir me dire que j’en faisais trop et que « j’étais très bien comme ça » ? Qui étaient-ils pour soutenir que je me trompais quand je leur disais que j’allais devoir faire attention toute ma vie ? Quelle légitimé avaient-ils pour me dire qu’« un écart de temps en temps n’avait jamais tué personne » ?.. Peut-être pouvaient-ils, eux, se permettre des écarts, mais pas moi. C’est comme si nous parlions deux langues différentes. Pendant deux ans et pour la première fois de ma vie, j’ai réussi à stabiliser mon poids. Mais au prix de quels efforts ? Les seules options qui s’offraient à moi étaient : avoir faim ou grossir.

Et puis je suis tombée enceinte.

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Mon rêve le plus cher se réalisait, mais mon obsession prenait le dessus. Mon dieu, j’allais prendre 25 kg ! Avec l’aide du corps médical, mon obsession s’est transformée en véritable angoisse. J’avais pour interdiction stricte et formelle de prendre du poids (autre que celui du bébé), sinon j’aurais mis en danger ma vie et celle de mon bébé (Voilà madame et bonne journée ! ). Quel genre de mère allais-je être pour cet enfant si, avant même sa naissance, je menaçais sa vie ? J’ai porté cette culpabilité comme on porte un fardeau, m’empêchant ainsi de savourer ces instants merveilleux.

A la naissance de ma fille, tout a changé.

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Côtoyer un nouveau-né m’a enseigné ce que lâcher-prise veut dire. Toutes ces kilos, ces bourrelets, ces peurs, ces obsessions ont été reléguées au second plan. Car, pour le bien être de ma fille, je devais aller mieux. Enceinte, je m’étais mise au yoga, et j’ai continué après l’accouchement. J’ai tellement aimé ça que j’ai commencé à lire les ouvrages sur le sujet, notamment ceux d’Arnaud Desjardins, et à m’intéresser à tout ce qui touchait de près ou de loin au yoga. Même si rien n’oblige un yogi à s’engager sur la voie du végétarisme, c’est une chose qui m’est venue tout naturellement.

Après m’avoir aidé à surmonter toutes ces années de galère alimentaire, mon mari a pris peur devant mon engouement nouveau. Pour le rassurer, j’ai commencé à chercher des informations sur internet. C’est ainsi que j’ai atterri  sur le blog de Végébon : en cherchant des infos sur le végétarisme, j’ai donc découvert le végétalisme. J’ai lu ce blog en entier et j’en suis arrivée à la conclusion qu’être végé, c’était facile.

Pendant 9 mois, j’ai navigué entre deux eaux. Et puis, j’ai lu No steak d’Aymeric Caron et j’ai fini par devenir complètement végétarienne (pour ne pas dire végétalienne, acceptant quelques écarts avec des produits laitiers et les œufs quand je mangeais à l’extérieur). Mes amis et proches n’ont pas tardé à réagir : « Vraiment ? Toi qui aimes tellement manger ! ». Comme si les végétariens n’aimaient pas manger !.. Bien sûr, connaissant mon histoire, on pouvait être tenté de croire que le végétalisme n’était qu’une autre façon de contrôler mon assiette. Pourtant c’est bien en devenant végé que je m’en suis sortie.

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Comment je suis sortie de l'obésité en devenant végé | Antigone XXI

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Je me souviendrai toujours de mon premier repas végétalien. Il faut dire que j’étais novice et, comme j’avais promis à mon chéri de bien faire attention à ce que je faisais (lui qui avait failli faire une syncope à l’évocation de mon végétalisme), j’avais mis le paquet sur les protéines… Je crois que dans mon assiette, il y avait à la fois des lentilles, du riz complet ET du quinoa, et puis des légumes, bien sûr, une belle portion. Je me souviens avoir pensé : « J’ai le droit de manger tout ça ! ». C’est comme si tous mes soucis s’envolaient. On était bien loin de la restriction souvent associée en préjugé au végétalisme. Cette alimentation me donnait enfin un cadre, en accord  avec mes convictions éthiques, dans lequel je pouvais enfin être libre, m’épanouir et laisser libre cours à ma gourmandise. J’étais enfin libre de manger à ma faim.

Je n’ai pas vraiment perdu de poids en devenant végétalienne, mais aujourd’hui je mange sans trop me poser de question et mon poids est stable depuis plus de 2 ans maintenant. Mon IMC est de 25,6 (surpoids) mais cela me convient tout à fait. J’ai trouvé un équilibre entre ma gourmandise et ma santé. Je mange à ma faim, c’est-à-dire « beaucoup » (il parait que je suis une grosse mangeuse !) mais c’est une notion très relative à chacun. J’ai parfois encore des envies de grignotage, de manger toute la tablette de chocolat noir ou d’avaler des dattes par poignées, mais globalement, comme je mange à satiété pendant les repas, il est rare que je cède à ce genre de pulsions.

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Comment je suis sortie de l'obésité en devenant végé | Antigone XXI

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Mon mari est également rassuré et, par moment, il semble plus concerné que moi par les questions de nutrition. C’est lui qui va à la pêche aux informations et qui me trouve des documentaires à regarder (Comme Fed up ou Forks over Knives). C’est lui encore qui parcourt les rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé et s’offusque qu’il y ait tant de désinformation sur les bienfaits du végétalisme. Il ne comprend pas pourquoi les gens ne sont pas mieux informés et est absolument convaincu que le végétalisme est bon pour la santé. C’est ainsi qu’il a lui-même réduit sa consommation de produits d’origine animale, bien qu’il ne soit pas complètement végé (chacun ses contradictions). Au moins, il se dit qu’il a fait son choix en toute conscience.

Pour satisfaire ma gourmandise (et celle de ma famille), j’aime parcourir des blogs, comme celui d’Ophélie (Oh la la, ta recette de crêpes a fait un tabac à la chandeleur !), de Lili’s kitchen (les muffins sans gluten, les cheesecakes à se taper les fesses par terre…), Végébon (mon Dieu, la tarte amandine !), ou encore chez Melle Pigut (mmm… ses recettes au tempeh !). C’est donc un grand merci que j’adresse à tous les blogueurs qui travaillent dur pour démontrer que la cuisine végétalienne n’a rien de triste (et la grande gourmande que je suis est bien placée pour le savoir !).

Je sais qu’il me reste encore un peu de chemin à parcourir par rapport à tout cela, et je ne parle pas de perte de poids. Je n’ai plus pour objectif de rentrer dans la norme : si mon IMC n’est pas inférieur à 25, quelle importance ? Aujourd’hui, j’ai un bikini et j’exhibe mon corps, mon ventre et ses bourrelets, mes vergetures, mes varices… Pour être honnête, c’est quand même à chaque fois une épreuve. Je vois le chemin qu’il me reste à faire : finir par aimer ce corps que j’ai tant maltraité. Mais j’assume et je montre mon corps en bikini. Je le fais pour moi, je le fais pour donner l’exemple, je le fais pour que les petites jeunes complexées se rendent compte qu’elles sont très bien comme elles sont et qu’il ne faut surtout pas qu’elles mettent les doigts dans l’engrenage des régimes et TCA pour un malheureux kilo qu’elles n’ont pas vraiment besoin de perdre. Je le fais parce que c’est nécessaire pour guérir… Et je peux dire qu’aujourd’hui, je reviens de loin mais je suis plus heureuse que je ne l’aie jamais été.

Tampon4

 Voilà ! J’espère que vous avez aimé le témoignage de Lucie ! Un très grand merci à elle pour avoir eu le courage de témoigner sur ce blog et pour son texte poignant et inspirant. N’hésitez pas, si vous avez des questions ou des commentaires, Lucie et moi y répondrons avec plaisir !

Je rappelle les règles si vous voulez participer à cette rubrique  :

  • Vous avez fait quelque chose dont vous êtes particulièrement fier sur le plan professionnel ou personnel ?
  • Vous avez développé un projet écologique ou engagé ? une entreprise vg ? une école alternative ? une mission humanitaire ?  
  • Vous avez tout lâché pour vivre de votre passion ? pour élever vos enfants autrement ? pour faire de la méditation, écrire, enseigner le yoga, voyager ?
  • Vous êtes devenus végéta*ien alors que tout s’y opposait ? Vous avez vaincu des TCA grâce au végéta*isme ? un problème de santé ?.. 

Alors n’hésitez pas à me contacter ! Les témoignages peuvent être anonymes si vous le souhaitez. Lancez-vous et inspirez à votre tour plein de petits colibris !

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Et vous, you dit it ?

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57 réflexions sur “COMMENT JE SUIS SORTIE DE L’OBÉSITÉ EN DEVENANT VÉGÉ

  1. eh bien Lucie … je n’aurais qu’un mot : BRAVO !!!!
    bravo pour le courage qu’il t’as fallu pour affronter toutes ces dures épreuves qui ont failli avoir raison de ta vie 😥
    bravo à toi ! vraiment ! pour ce chemin accompli bordé de larmes (je me doute…) mais la récompense était au bout !!
    et il y a le mot : heureuse !!! et ça ……. 😉

  2. Superbe témoignage Lucie, merci pour ce partage!
    Tu n’imagines pas à quel point je m’y suis reconnu, enfin, surtout sur la partie sur la « grosseur », les parents surprotecteurs, le corps médical et son manque de tact (un jour un medecin m’a dit « dans 20 ans, vous êtes cardiaque, diabétique ou morte »…)… Heureusement, j’ai échappé à la partie TCA et régimes, pour être dans une relative acceptation, qui dépend un peu des jours ^^
    Je te souhaite le meilleur Lucie!

    • Merci ❤ Je pense que les médecins sont très durs parfois parce qu'ils espérent déclencher un électrochoc chez le patient. Mais je crois que ça la plupart du temps cela a plutôt l'effet inverse. Tout pareil le meilleur pour la suite. ❤

  3. Très beau témoignage. J’ai également des problèmes avec mon poids et avec la nourriture en général, et je me suis reconnue dans une partie de son récit. J’ai encore pas mal de soucis avec tout ça, mais depuis que je lis des blogs végétariens, j’ai l’impression de pouvoir apprendre à manger, apprendre à connaitre la nourriture. D’autant plus que ces blogs que je lis m’amènent à voir bien plus loin, à réfléchir plus en avant, quelque chose de global, qui me fait doucement changer et qui, je l’espère, comme Lucie, me permettront de trouver un rapport plus agréable avec mon corps.
    Merci pour ce témoignage.

  4. quel plaisir de lire ces lignes. Ca respire, j’ai envie de sourire, l’esprit positif qui en émane est bien partagé via la lecture. Merci, inconnue(s) (Lucie et évidemment Antigone sans qui je n’aurais jamais lu ce texte… Et la petite Fougère en Pot qui m’a mis sur le chemin de ce blog!)

  5. quel bel exemple ,je me reconnais dans ton témoignage,au régime depuis plus de 25 ans pour essayer de perdre 15 malheureux kilos avec un imc de 29 !
    pseudo Bikinitropty

    • Cela fait du bien de partager ce genre de choses et de voir qu’on est pas tout seul à voir (ou avoir eu) ce genre de problème.
      Bikini power ! 😉

  6. Waouh ! Très beau témoignage Lucie ! Je suis vraiment heureuse que tu aies pu sortir de toutes ces « conventions » et de tes problèmes 🙂 C’est vrai que le végéta*isme n’est pas très bien vu et très mal connu ! Et je trouve ça génial d’avoir un avis comme le tien sur le sujet ! Ton histoire est bouleversante et émouvante ! Merci de la partager. Et merci également à Ophélie qui publie ces beaux témoignages et qui montre les bienfaits de la savoureuse alimentation végane. Vous êtes géniales !

  7. Bravo a toi Lucie ! Ton témoignage est très émouvant.
    J’en ai pleuré. Je suis ravie que tu ai trouvé ton équilibre.
    je te souhaite une vie heureuse et épanouie.

  8. Oh Lucie…
    Ton témoignage est boulversant… J’en ai la chaire de poule!
    Je te trouve très forte, et magnifique que tu sois encore là, que tu te sois tant battue (et que tu le fasse encore!), magnifique aussi d’apprendre à t’accepter et t’aimer comme tu l’es…
    Et ton « conseil » à la fin, pour les « petites jeunes », me touche également… J’ai 25ans et navigue entre les TCA depuis quelques années, j’en ai conscience donc je m’accroche pour m’en sortir mais n’y arrive pas complètement (je suis en chemin vers le véganisme et j’aime beaucoup manger, contrairement à presque toute ma vie jusqu’à 18-19ans : et je te rejoinds complètement : on peut se régaler en VG !)
    Et je comprend ton désarrois voir ta colère lorsque « les autres » croient pouvoir te dire ce que tu es ou pas, ce que tu devrais faire ou pas… (Quand j’ai découvert à force de recherche que je suis en plein TCA, j’en ai parlé aux personnes les plus proches, mais elles ont toutes cherché à dédramatiser juste parce que je suis plutôt mince. Ils n’ont pas compris l’importance psychologique de ces Troubles… et ce que ma « minceur » implique…)
    BRef, je te remercie du fond du Coeur pour ce merveilleux témoignage, et merci à Ophélie de publier cette super rubrique ! Je ne vous connais pas, mais je vous aime!!!

    • Ho mais tu es adorable. Il est fréquent que les proches ne se rendent pas compte de ce qui nous ronge. Courage. ❤

  9. Super témoignage Lucie ! Félicitations à toi de t’en être sortie !
    On nous assomme avec des clichés de minceur, on nous sert de la me*** à manger en toute légalité dans des supermarchés toujours plus grands, avec des produits toujours plus raffinés, on fait tout sauf éduquer les enfants à manger correctement (quand on voit les cantines scolaires), va comprendre l’erreur !
    Profite bien de la vie avec tes deux amours…

    • Hello, je te rejoins sur tout ce que tu dis. Ca me hérisse le poil quand je regarde la composition de certainnes céréales pour enfant… En effet ça passe par l’éducation de nos enfants.

  10. Wow, le témoignage de Lucie m’a toute chamboulée, il est fort. Je suis de tout coeur à ses côtés, à côté de ceux qui vivent cela. Merci à vous deux. Je ne sais pas quoi dire d’autre tellement je suis émue… ❤

  11. Témoignage très émouvant de Lucie. Je suis impressionnée par son courage. Affronter le regard des gens est très difficile. Je me reconnais totalement dans la phrase « Quelle légitimé avaient-ils pour me dire qu’« un écart de temps en temps n’avait jamais tué personne » ?. »
    Merci Ophélie pour la publication de ces témoignages.
    Bravo Lucie et je te souhaite plein de bonheur.

  12. Très émouvant ce témoignage, et je m’y retrouve tellement dans la description de son enfance et des remarques de chacun et du mal être ..mais quel bel enthousiasme et réappropriation de soi!Merci pour ce partage, et belle vie à Lucie 🙂

  13. Merci pour ce témoignange (petite faute de frappe qui me va bien alors je le laisse… témoign-ange ^_^ ) beau et touchant, dans lequel je me suis reconnu…la lutte pour la reconnaissance de soi.

    Mon parcours est légèrement différent mais le fond reste le même. Lorsque je dis parcours, c’est l’absence de soutien affectif de la part de mes parents. J’en ai donc rejeté l’influence et l’exemple de mon grand frère, et l’affection et la recherche de référence de ma petite soeur. Je me suis isolé encore plus et réfugié dans la nourriture. J’ai toujours été gros moi aussi, ayant dépassé les 100 kg à 2 reprises.
    La première fois je me suis ressaisi et je suis redescendu à 80 kg pour 1m79.

    Je souffrais de boulimie. Difficile à admettre. J’étais malade. Malade et obsédé par la nourriture.
    En 2009 je devenais végétarien. Refusant de continuer sur une voie qui ne m’appartenait pas. Manger de la chair animale alors que je les aimais très fort était devenu pour moi une aberration, et un moyen de creuser encore plus fort le fossé qui me séparait de ma famille. Pourtant je continuais de refuser d’admettre qu’ils m’acceptaient malgré tout……

    C’est en 2012 que j’accédais pour la 2ème fois aux 100 kg. Même en étant végétarien. Oui.
    Je suis tombé à genou, malade et n’en pouvant plus, je me suis tourné vers le silence de mon coeur, où j’ai pu y puiser toutes les ressources qu’il me manquait et que je cherchais désespérément à l’extérieur. Tout était déjà là!
    J’ai lâché prise. Complètement. Tout lâché. Mon histoire, qui je suis, mon image.. j’ai tout accepté, pardonné. je me suis surtout pardonné moi-même de m’avoir tant fait souffrir. J’ai enfin accepté mon poids et mon corps que j’ai tant rejeté.
    Une fois tout démoli en soi, règne un silence sacré. Au sein des ruines qui se dressent en son coeur circule un souffle chaud et annonciateur d’un renouveau.
    Face à moi-même il a fallu que j’apprenne à écouter. Et à observer sans juger.
    Ah le jugement! Désapprendre le jugement n’est pas chose aisée. On nous apprend dès la naissance à juger toute chose. A y apposer des images et des symboles qui ne nous appartiennent pas. Or ce n’est pas ce que nous voyons, ce que nous observons. Qui je suis n’est pas celui que je voyais, que je jugeais trop gros, trop idiot, incompétent et que je condamnais sévèrement. Ce que je suis, Est. C’est tout.
    Un être en recherche de la vraie compassion. De la voie de la Lumière et de l’Amour. C’est tout. Et je ne doute plus aujourd’hui de ce qu’est vraiment l’humanité.
    Alors c’est avec évidence que je suis passé du végétarisme au véganisme. Que j’ai commencé en novembre 2012.
    J’ai guéri. Très rapidement mes plaies ont commencé à se refermer. Et c’est en 5 mois seulement que j’ai perdu 30 kg, tout comme les poids que je portais sur mes épaules et que je posais petit à petit.
    Et là encore je me suis abandonné. A qui je suis réellement!! Un être joyeux et gourmand! Et la cuisine végétale est propice à la joie et à la gourmandise!
    Je suis tombé amoureux de la Vie! Et le végétalisme y a grandement contribué!
    Aujourd’hui j’ai 33 ans. Je pèse 67 kg. Depuis avril 2013 mon poids n’a pas bougé. Et Dieu sait que je me prépare tellement de bons petits plats!
    Moi aussi je tiens à remercier du fond de mon coeur tous les blogueurs et blogueuses qui partagent avec tant de générosité leurs passions de la cuisine! Sans le savoir ils ont contribué à mon combat et à mes espoirs.
    Ils m’ont tant donné! Et j’en profite pour dédier ces petits mots à ma blogueuse préférée, Lili! ^_^
    Qui sachez-le à confectionné ce qui est devenu mon gâteau préféré: le gâteau de tofu!!! Miam!

    Bravo à toi Lucie. Bravo à nous! Et courage à tous ceux et celles qui mènent le même combat! Nous y arriverons! 😉
    Amoureusement,
    Cedryck

      • Merci à toi Lucie! Et bravo à toi aussi!
        Merci pour ton témoignage qui fait du bien. Cela met du baume au coeur de savoir que l’on n’est pas seul.
        Je te souhaite de tout coeur que la voie que tu as empruntée te mène vers toujours plus d’équilibre, et de bonheur surtout! Bonheur d’être qui tu es! ❤

  14. Le témoignage de Lucie m’a beaucoup beaucoup touchée, émue… aux larmes. Ton histoire, Lucie, a beaucoup de similitude avec la mienne et c’est peut-être pour ça que je suis profondément touchée par ce que tu as écrit. J’ai ressenti tes angoisses, ta douleur mais aussi ton espoir… et quel magnifique témoignage ! Certes, il te reste peut-être du chemin à parcourir, mais regarde tout ce que tu as déjà fait… Je n’ai pas encore la force que tu as (mais peut-être l’aurai-je un jour, qui c’est 😉 ) et je t’admire pour ça ! Continue à t’épanouir comme tu le fais et je te souhaite plein de belles choses à venir. Bises xxx

    Merci Ophélie pour ces témoignages que tu partages… Merci… vraiment ! Bises xxx

  15. Après la lecture de ce témoignage, j’ai envie de pleurer. Si je connaissais Lucie, je lui dirais que je suis vraiment fière d’elle, de tout ce chemin parcouru et de sa bataille. Merci à elle.

  16. Bonjour à tous,
    Merci Lucie pour ce beau témoignage. Bravo ! Merci Antigone pour le blog.
    J’ai envie de partager avec vous un texte dont lequel je me retrouve beaucoup et qui est similaire à mon expérience. Je vous souhaite une belle journée et une vie en amour !

    Titre: Ce dont je suis certaine
    Auteur: Oprah Winfrey
    Page: 45

    Tout le temps et toute l’énergie que j’ai consacrés à réfléchir à ce que sera mon prochain repas sont incalculables : quoi manger, ce que je viens de manger, combien de calories ou de grammes de glucides mon repas contenait, combien d’exercice je devrai faire pour les bruler, si je ne faisais pas mes exercices, combien de temps faudra-t-il avant qu’elles se transforment en kilos supplémentaires, et ainsi de suite. La nourriture a occupé une grande place dans mes pensées au fil des ans.

    J’ai encore le chèque que j’ai libellé à l’ordre de mon premier médecin spécialisé en régimes amaigrissants – Baltimore, 1977. J’avais vingt-trois ans, je pesais soixante-sept kilos, je portais des vêtements de taille moyenne et je me croyais grosse. Le médecin m’a fait suivre un régime amaigrissant de mille-deux-cents calories, et j’ai perdu quatre kilos en moins de deux semaines. Deux mois plus tard, j’en avais repris plus de cinq. C’est ainsi que s’est amorcé le cycle du mécontentement, le combat que j’ai mené dans mon corps. Contre moi-même.

    Je me suis jointe à la brigade des régimes amaigrissants – m’inscrivant aux régimes Beverly, Atkins, Scarsdale, soupe au chou, et même à celui à la banane, aux hotdogs et aux œufs. (Vous croyez que je fais des blagues. Et j’aimerais que ce soit le cas.) Ce que j’ignorais, c’est qu’avec chaque diète, j’affamais mes muscles, je ralentissais mon métabolisme et je m’arrangeais pour reprendre encore plus de poids. Vers 1995, après avoir passé près de deux décennies à prendre et à perdre constamment du poids, j’ai fini par comprendre que la gratitude envers mon corps, peu importe la forme qu’il avait, constituait le moyen de m’aimer davantage.

    Par contre, même si je saisissais intellectuellement ce concept, il ne m’était pas facile de le mettre en pratique. Ce n’est qu’environ six ans plus tard, au terme de six mois de palpitations inexplicables, que la réalité a fini par m’apparaitre clairement. Le 19 décembre 2001, j’ai écrit dans mon journal : « Une chose est certaine – le fait d’avoir des palpitations durant la nuit me rend consciente du bonheur que j’éprouve à me réveiller chaque matin, plus reconnaissante pour chacune de mes journées. » J’ai cessé de tenir mon cœur pour acquis et je me suis mise à le remercier de chacun des battements qu’il m’avait donnés au cours de ma vie. Je me suis émerveillée devant cette réalité : en quarante-sept années de vie, je n’avais jamais réfléchi consciemment à ce que moncœur fait, c’est-à-dire oxygéner mes poumons, mon foie, mon pancréas, et même mon cerveau, un battement à la fois.

    Durant tant d’années, j’avais négligé mon cœur en lui refusant le soutien dont il avait besoin. En mangeant avec excès. En le stressant avec exagération. En lui en demandant trop. Il pouvait bien ne plus s’arrêter de battre à toute vitesse lorsque je me couchais le soir ! Je crois que tout ce qui nous arrive dans la vie comporte une signification, que chaque expérience de vie renferme un message, si nous sommes disposés à l’entendre. Alors, que voulait me dire mon cœur lorsqu’il s’emballait ? Je l’ignorais encore. Reste que le simple fait de me poser la question m’a amenée à regarder mon corps et à constater que j’avais négligé de l’honorer. Et je me suis rendu compte que toutes les diètes que j’avais pu essayer tenaient au fait que je voulais entrer dans quelque chose – ou simplement me faire accepter. Je n’avais jamais accordé la priorité à mon cœur, qui était pourtant la force de vivre de mon corps.

    Je me suis assise dans mon lit par une matinée froide et ensoleillée et je me suis promis d’aimer mon cœur. De le traiter avec respect. De le nourrir et d’en prendre soin. De le faire travailler, et de le laisser ensuite se reposer. Puis un soir, en sortant de la baignoire, je me suis regardée dans le miroir pleine longueur. Pour la première fois, je ne me suis pas abandonnée à mon autocritique habituelle. J’ai éprouvé un sentiment chaleureux de gratitude pour ce que j’y voyais. Les cheveux tressés, pas une seule trace de maquillage, le visage propre. Les yeux brillants, vivants. Les épaules et le cou forts et fermes. J’étais reconnaissante pour le corps dans lequel je vivais.

    Après m’être évaluée de la tête aux pieds et avoir reconnu qu’une grande amélioration était encore possible, je n’ai plus rien détesté de mon corps, pas même la cellulite. Je me suis dit : Voilà le corps que l’on t’a donné – aime ce que tu as reçu. J’ai alors commencé à aimer véritablement le visage avec lequel j’étais née; les rides que j’avais sous les yeux à deux ans s’étaient approfondies, mais c’étaient mes rides. Le nez large que j’essayais de relever lorsque j’avais huit ans en dormant avec une pince à linge et une boule de coton de chaque côté, c’était le nez avec lequel j’avais grandi. Les lèvres pulpeuses que j’avais l’habitude d’amincir en souriant sont celles qui me servent à parler à des millions de gens chaque jour – il est nécessaire que mes lèvres soient charnues.

    À cet instant-là, me tenant devant le miroir, j’ai vécu ma propre « révélation spirituelle ou une renaissance fondamentale de quelque amour » au sujet de laquelle Carolyn M. Rodgers écrit dans un de mes poèmes préférés : « Some Me of Beauty » (La beauté en moi).

    Ce dont je suis certaine, c’est qu’il est inutile de vous battre contre votre corps alors qu’il vous est possible de faire la paix avec lui, par amour et par reconnaissance pour lui.

    • Merci pour le post de ce magnifique témoignage d’Oprah ! Merci beaucoup pour le partage! Je me retrouve dans ces lignes, lorsque l’on prend conscience c’est là que les choses changent vraiment! Merci a chaque petite cellule de mon corps pour faire que je sois envie, merci à mon coeur de battre encore ce jour pour me permettre de partager ces moments merveilleux avec mes proches….Merci la vie! Merci les filles pour ces mots partagés, chargés de votre vécu, de vos émotions… Namaste

  17. Waouh quel témoignage poignant !!!
    Pour tout te dire je crois que tu as découvert toutes les clés pour réussir dans la vie.
    Ton témoignage m’a beaucoup touchée car j’ ai moi-même été victime de TCA et je sais que la vie ne tient parfois qu’à un fil mais des gens comme Ophélie nous ouvre les yeux sur une nouvelle façon de voir la vie et c’est pour cela que je remercie toute la « blogosphère végé » car c’est grâce à leur travail colossal qu’ils ouvrent les yeux aux gens (dont moi)et le remette sur le droit chemin. Le regard des autres est si dur mais qu’importe puisque tu as trouvé ton équilibre et le BONHEUR.Je voulais simplement te souhaiter plein de bonheur à toi et ta petite famille car tu es une personne qui le mérite beaucoup!!!( ce n’était pas prévu que je commente mais pour une personne si courageuse oui!!!)
    Peut-être une dernière petite chose destinée plutôt à Ophélie: Ton travail est toujours parfait et super attrayant tu me donnes l’envie plus tard( quand je serai adulte, et oui je n’ai que 14 ans mais ça viendra j’attends:)) de créer un blog pour montrer aux gens que vivre c’est aimer les hommes autant que toute la vie qui règne sur la terre.
    Voilà j’espère que je n’ai pas été trop longue et je vous souhaite un super bon week end !!!
    Bisous à vous deux!!!

  18. Encore un magnifique témoignage sur un sujet tellement problématique. Notre société (le marketing, la pub) veut nous gaver de produits inadaptés riches en sucre et gras, et il faudrait qu’on soit maigre comme le modèle imposé par la TV, les magasines… Et la santé dans tout ça ? Ton témoignages est d’autant plus intéressant qu’il aborde les problèmes liés au jugement extérieur et au manque d’aide réel de la société. Tu as été tellement courageuse ! Tu peux vraiment être fière de ton parcours et de toi, et j’espère que tu auras de moins en moins de mal à assumer le bikini : contrairement au modèle unique de la maigreur, j’ai pu constater que les hommes préfèrent vraiment les formes, les vraies et les femmes bien en chair :-). Alors, profite de la bonne nouvelle : tu es belle !

  19. C’est une histoire vraiment touchante et je me suis reconnu dans le parcours de Lucie sauf que pour moi c’est l’arrêt du gluten qui a changé ma vie et mon corps. En effet, j’ai également toujours été grosse et aucune des tentatives que j’ai faite sous le contrôle de nutritionnistes n’a fonctionné, et je pensais que mon cas était désespéré et que je garderais mes kilos en trop toute ma vie. Mais, malheureusement ou heureusement je suis tombé malade et je ne pouvais quasiment rien manger sans que cela me provoque des douleurs atroces dans la poitrine, et a force de chercher des solutions, j’ai lu un article qui conseillait aux personnes qui avaient mes symptômes d’essayer de faire un régime d’au moins quinze jours sans gluten et c’est ce que j’ai fait. Aujourd’hui, je n’ai plus aucun problème de digestion et j’ai perdu en un an et sans effort plus de vingt kilos, je re-vie et plus jamais je ne reviendrais en arrière.

  20. Un magnifique témoignage! J’espère, Lucie, que tu arriveras bien vite à t’aimer totalement, à ce que le port du bikini ne soit plus une épreuve mais une « évidence » & que tu sauras être fière de ton corps 🙂
    Car je suis sûre que tu es magnifique 🙂

    J’ai vécu une expérience du même type, le végétarisme me permet de vaincre mes soucis par rapport à la nourriture, d’adoucir mon rapport à la nourriture:)
    Et ça fait beaucoup de bien 🙂

  21. J’ai un parcours similaire à celui de Lucie et j’ai versé des larmes en lisant son témoignage !!! Bravo Lucie, je te souhaite d’être une femme et une maman heureuse …

  22. Très joli article ! Je suis bien contente pour cette jeune femme ! Mais j’ai une question (qui du coup est confirmée par l’article) : est-ce que le fait de devenir vegan a pas tendance à faire maigrir? Je m’explique : moi j’ai le problème inverse, c’est à dire que j’ai fait de l’anorexie pendant un certain nombre d’années, et qu’aujourd’hui encore, au moindre coup de stress je fonds, ce qui est pas génial pour la santé (je fais beaucoup d’hypoglycémie, si je mange trop léger j’ai des étourdissements, je mange des féculents matin / midi / soir pour tenir, je me balade partout avec mon goûter… bref j’ai vraiment pas un régime « normal » quoi T_T) Du coup comme j’ai l’impression que la nourriture vegan est beaucoup plus légère, je me dis que ça serait peut-être pas très adapté pour moi. Ou bien y a-t-il moyen de manger bien consistant et végan? J’ai une tante qui est végan, et à chaque fois que je vais en week-end chez elle je reviens en étant morte de faim, ça m’aide pas trop à me convaincre.. Je veux bien vos avis en tout cas 🙂
    Merci pour la lecture ^^

  23. je dois avouer qu’ayant toujours vécu dans une famille ou mes soeurs et moi étions presque battues si on avait le malheur de prendre un kilos, tant ma mère était obsédée par la maigreur, j’ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre comment des gens pouvaient devenir obéses et j’étais persuadée que c’était uniquement la faute à un laisser aller sans limite.
    comme tu le disait je pensais que « ceux qui ont les oreilles décolées, c’est pas leur faute, mais ceux qui sont gros, si ». ton article m’a vraiment aidée à changer cette mentalité et à comprendre ce que les personnes obèses peuvent ressentir.
    merci beaucoup et bravo 🙂

  24. Merci pour ce témoignage. J’ai cependant une petite remarque à faire: j’ai l’impression que la morale de l’histoire c’est que le végétalisme est la clé de la guérison, et je ne suis pas vraiment d’accord par rapport à ça. Tout le monde ne peut/veut pas devenir végé et pourtant les gens en surpoids ne sont pas forcément soumis à un malheureux destin s’ils n’empruntent pas eux aussi cette voie…

    Personnellement j’ai grandi dans une famille pauvre avec une culture gastronomique « généreuse » (=grasse/sucrée) française, italienne et orientale ce qui impliquait une alimentation complètement déséquilibrée… Et puis en prenant mon indépendance financière pendant mes études j’ai réalisé que je pouvais perdre ces habitudes mauvaises pour ma santé, et pas uniquement au niveau du poids mais aussi au niveau de l’aspect de ma peau et mon bien-être général.
    Ça met du temps à se mettre en place et encore maintenant j’apprends petit à petit à composer des repas équilibrés, variés et économiques. Je découvre/apprends à utiliser beaucoup de nouveaux aliments ou bien j’apprends à me réconcilier avec ceux que je ne mangeais pas du tout avant 🙂
    Pour ma part je suis les principes de l’indice glycémique parce que c’est simple à appliquer et j’essaie en même temps d’augmenter mon activité physique. Pour l’instant la perte de poids est très progressive mais je sais que je suis sur la bonne voie ! Ma peau s’est déjà beaucoup améliorée au niveau inflammation: avant j’avais une petite dizaine de boutons en permanence même en utilisant des remèdes bio et maison, à l’heure actuelle j’en ai maximum 1 hors période de règles, ce qui est un exploit pour moi ! Je croyais que ça n’arrivait qu’aux autres ^^
    Ça a mis au moins deux-trois mois pour arriver à ces résultats.
    Personnellement je ne vise pas la minceur (parce que je me doute que je n’y arriverais pas et que je me sens plus « moi » avec des formes) mais plutôt un poids de forme qui me permette de me sentir bien et d’être en bonne santé au quotidien et sur le long terme. Parce qu’au bout du compte, c’est bien la seule chose qui soit importante 😉

  25. ça faisait longtemps que je n’étais venue ici (shame on me!!!)

    Je ne pouvais que réagir à ce magnifique témoignage! Comme Lucie j’ai quitté 28 ans de problème de poids et de TCA en devenant végétalienne voilà bientôt 1 an et demi !

    La morale de l’histoire n’est pas que le végétalisme est la fin de tous les maux, la morale c’est que la solution peut se cacher partout. Le végétalisme est une façon de s’alimenter (je déteste le mot régime car ça n’en est pas un), c’est aussi un engagement éthique et écologique, une autre façon de voir le monde, et les gens…

    Bravo Lucie et bon courage !!! 😀

  26. Bonjour,

    Merci Lucie pour ton très beau témoignage qui a résonné dans l’esprit de beaucoup d’entre nous, moi comprise. J’aurais aimé voir ton visage sur ces quelques photos, car tu dois être magnifique. Le corps est d’abord amas de fonctions physiques, tandis que le visage laisse transpercer ce qu’est vraiment la personne, son âme. La maternité et la confiance en toi que tu as certainement acquises récemment doivent illuminer ce visage.

    J’en profite pour témoigner également.

    Aujourd’hui, j’ai 20 ans et je pèse 66 kgs pour 1,72 m. Rien d’extraordinaire, sauf que, tout comme Cedryck, j’ai vécu 1,5 ans de boulimie. Rembobinage.
    J’ai toujours été plutôt mince, se nourrir m’était tout simplement quelque chose de banal : je n’étais pas tellement gourmande (étant petite, je n’aimais pas les bonbons, le chocolat, le lait et les oeufs), mais j’aimais me faire plaisir de temps en temps, et j’aimais beaucoup les légumes, pour le plus grand plaisir de ma mère.
    Adolescente, j’ai fait du sport à haute dose : je passais entre 10h et 15h par semaine « au club », à m’entraîner pour des compétitions d’aviron : en plus des entraînements coachés sur l’eau, nous faisions du renforcement musculaire et des footings, ce qui fait que je ne passais pas une semaine sans courbatures. Par conséquent, je mangeais beaucoup. Puis, à la fin de ma troisième, je me suis cassée le coude, ce qui a terminé ma saison avant même qu’elle n’aie commencé. Je n’ai jamais repris l’aviron.
    Cet incident est survenu 4 mois après que mes parents aient décidé de se séparer, mais mon père est resté vivre à la maison encore un an, jusqu’à la fin de ma seconde. Ma mère, un soir de septembre 2011, alors que je venais de faire mon entrée en première, m’a dit : « Maintenant que ton père est parti, nous pourrions arrêter la viande ! ». Je l’ai prise au mot, et nous avons fait un pari. Au fond de moi, je me disais que ce serait une bonne solution pour réguler mon apétit qui ne s’était pas réduit. Mais j’ai pris conscience qu’il y avait sûrement de bonnes raisons pour lesquelles certaines personnes faisait le choix d’arrêter la viande, et je m’y suis intéressée. Depuis, je n’ai jamais remangé de cadavres.
    A la même période, entre 2010 et 2011, ma mère a vécu une véritable période de libération : elle s’est mise à la danse et sortait absolument tous les soirs. Elle s’est aussi trouvé un travail, alors que je l’avais presque toujours connue mère au foyer. Elle a beaucoup minci, et même maigri : elle traversait une période d’anorexie et ne dormait casiment pas. En parrallèle, j’ai entamé la descente dans le déni le plus total. Chaque soir, je ne savais pas si elle allait rentrer. Parfois, je prenais en encas en me disant qu’elle serait bientôt de retour et que nous allions manger ensemble. Puis d’encas en encas, elle ne rentrait pas et j’avais mangé n’importe quoi. De son côté, elle était dégoûtée de la nourriture, elle faisait les courses très irrégulièrement et elle n’achetait rien qui puisse constituer un repas. En plus de ces soirées vides de relations humaines, je mangeais beaucoup et n’importe quoi dans dans la journée, dès que j’étais chez moi. C’est devenu une compulsion, mais je l’ignorais totalement, persuadée que je mangeais sainement, puisque les écarts que je me permettais étaient compensés par mes repas désormais végétariens, donc, dans mon esprit, extrêmement sains. Le besoin de manger n’était plus lié à la faim, et, petit à petit, j’ai perdu la sensation de satiété et le goût. Je pouvais manger des gâteaux de gouter avec du fromage, le tout le plus vite possible, pour que je « me remplisse ». Ma mère n’a rien remarqué. De mes 58 kgs de sportive, je suis montée à 70 kgs, mais c’est dans le regard des autres que j’ai compris que je n’allais pas bien : j’ai commencé à entendre des remarques sur ma corpulence, des conseils complètement innapropriés et vexants, souvent de la part de ma famille et d’amis proches. Les complexes naissants, j’ai remarqué que le besoin de manger était devenu incontrôlable. Quand j’étais en présence de nourriture, j’étais quelqu’un d’autre, une vraie tornade, et dès que j’étais remplie et les placards ravagés, j’étais morte de honte.
    Le déni a duré un an, les crises se multipliant de plus en plus, et j’ai pris conscience de mon problème environ 6 mois avant la dernière crise, celle qui m’a permise d’arrêter. C’était un après-midi où je finissais tôt les cours. Ma mère devait rentrer vers 18h30, comme d’habitude. En rentrant, j’ai pris un « goûter » avant d’aller travailler. Seulement, je n’ai jamais pu aller travailler, puisque le goûter… ne s’est jamais arrêté. J’ai tellement mangé, que j’ai dû aller vomir, naturellement. Mon corps ne pouvait plus rien absorber et rejetait le surplus. J’ai fondu en larmes et je suis retournée dans la cuisine. J’ai continué à manger en pleurant pour atteindre le « remplissage ». Je n’arrivais plus à m’arrêter. En tout, j’ai dû aller vomir trois fois, avant que ma mère ne rentre. Je crois que je ne lui ai rien dit ce soir-là. Cependant, en 2013, l’année de ma terminale, elle était avec quelqu’un que j’appréciais beaucoup et qui parlait sans arrêt de son nouveau métier : hypnothérapeute. Il passait beaucoup de temps à la maison et elle avait commencé une thérapie avec lui. J’ai compris que si je voulais me sortir de cet enfer, il fallait que je fasse les premiers pas moi-même. D’abord, j’ai dû en parler à ma mère, à qui j’en voulais énormément de n’avoir jamais rien remarqué. Puis j’ai entamé une thérapie avec le copain de ma mère, environ 5 séances, qui furent chacune un vrai chamboulement émotionnel, mais qui ont été parmi les plus grandes fiertés de ma vie. Je suis complètement sortie de la boulimie et j’ai découvert beaucoup sur moi-même. J’ai perdu environ 8 kgs : c’est un corps de 62 kgs et un esprit sain qui ont pu tenir fièrement le diplôme du bac devant les mamans devenues photographes !

    Aujourd’hui en deuxième année de licence de philo, j’ai experimenté la vie seule en studio : j’ai toujours du mal à me réguler lorsque je mange seule, donc j’invite souvent des amis et j’essaie de faire des plats cuisinés, de plus en plus végans ! J’ai fait une petite rechute récemment, suite à une période difficile car je connais pour la première fois l’échec scolaire. Mais j’ai tout de suite eu le réflexe de retourner momentanément chez ma mère pour parler de ce qui n’allait pas et faire des repas ensemble. J’ai refusé de replonger. Retournée chez moi, j’ai pris la résolution de me remettre à faire du sport, pour réguler mes apétits et mes émotions : j’ai commencé à apprendre le yoga, je vais à la piscine et je fais un peu de renforcement musculaire, en plus de la passion de la danse que ma mère m’a transmise. J’ai 6 kgs à perdre pour retrouver un poids idéal de 60 kgs pour 1,72 m. Je voudrais être mince comme avant, et non « dans la norme ». Mais avant tout, j’aime mon corps, tout aussi imparfait qu’il est ! J’ai mis en place plein de petites techniques pour m’aider à trouver un rythme équilibré entre sport, alimentation, scolarité et vie sociale. Et j’ai eu la chance de rencontrer récemment un garçon adorable, la cerise sur le gâteau qui m’a permise de passer de la simple motivation… aux actes !

    Merci pour votre lecture, si vous êtes arrivés jusque-là. C’est la première fois que je raconte cette histoire et c’est un vrai soulagement. La plus grande leçon que je puisse tirer de tout cela, c’est d’apprendre à s’écouter : écouter son corps, son esprit et leurs besoins : se dépenser, se défouler, se confier, s’exprimer, créer, et surtout, (s’)aimer !

  27. merci pour ce beau témoignage qui rappelle que l’important est de s’aimer, de s’accepter et que pour les apparences il est grand temps qu’elles soient reléguées en dernier car elles font tellement de dégâts, merci

  28. Je suis en larmes …. Merci Lucie pour ce magnifique récit, tellement bien écrit (avec tes tripes)! Je me reconnais dans tous tes mots et sais ce par quoi tu es passée, c’est pourquoi je pleure, de me souvenir de ce qui m’a fait également souffrir, mais aussi du fol espoir que tu transmets par ces mots !! Quelle belle âme tu as ! Je te souhaite la guérison complète et je suis certaine que tu y arriveras.

  29. Très beau témoignage, merci de l’avoir partagé !
    Je pense que toutes les filles peuvent s’y retrouver un peu, on a toutes des complexes qui pouffent la vie et une obsession de notre image !

  30. Bravo et merci pour votre témoignage … C’est comme une bouffée d’amour envoyée à toutes les femmes, dans une société qui nous répète à longueur de journée que nous n’avons pas de raisons de nous aimer telles que nous sommes.

  31. J’ai toujours eu des problèmes avec mon poids, et j’ai continué de prendre du poids très longtemps. Il y a 3 mois, je me suis décidé à devenir végétarien (pour la cause animale) et depuis un mois je suis végétalien (végan). Au début c’était dur, j’avais l’impression qu’il manquait un élément à mes repas… Du coup, je me prenais des galettes de blé. Maintenant, je m’en passe, j’ai réappris à manger correctement, à ma fin, sans excès. J’ai perdu 9 kilos en 3 mois, j’en suis fier, je me sens bien, pas frustré comme j’avais pu l’être pendant mes « régimes ».
    J’ai adopté le véganisme et mon corps me remercie 🙂

  32. Bonjour, je suis une élève de 1ère St2s et je fais mes activités interdisciplinaires sur le thème de l’obésité (infantile) et j’aimerais savoir si vous voudriez bien répondre à un questionnaire si dessous car nous voudrions avoir l’avis d’une personne qui a été touchée :

    1. Comment vous vous sentiez quand vous étiez obèse ?
    2. Qu’est-ce que vous avez mis en place pour lutter contre l’obésité ?
    3. Est-ce que votre famille vous a soutenu ? Pour vous la famille était-elle importante pour lutter contre cette obésité ?
    4. Pour vaincre l’obésité qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur ?
    5. Avez-vous consulté des spécialistes pour ce problème ?
    6. Comment avez-vous perçu le regard des autres personnes ?
    7. Si vous avez des enfants, est ce que ils ont eu le même problème ?

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