TOUCHE PAS À MA LAINE !

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Végétalienne depuis plusieurs années, je ne porte ni fourrure, ni cuir. Je fais attention à ce que les cosmétiques et produits ménagers que j’utilise ne contiennent pas de produits animaux ou ne soient pas testés sur les animaux. Et pourtant, jusqu’à il y a peu encore, je ne faisais pas vraiment attention à une chose : la laine.

Je savais que les véganes ne portent pas de laine, en invoquant comme raison de ce choix la maltraitance des animaux. Même si j’adhérais à cette idée, au fond de moi une petite voix faisait : ‘Mais on leur prend juste leurs poils ! On ne les tue pas !’. Et puis, je suis une grande frileuse et, depuis toujours, le lien était clair : ‘laine = chaud’ / ‘pas laine = pas chaud’ (et puis, ‘pas qualité’ accessoirement). Et lorsque le sujet tombait sur la table, je refusais de trancher : mes idées n’étaient pas claires là-dessus. Ce n’est que relativement récemment que j’ai décidé d’accepter de regarder les choses en face et ai décidé de faire des recherches sur ce fameux débat.

Une seule heure a suffi pour me convaincre.

J’ai alors compris que je ne reviendrai pas en arrière. J’ai eu honte, honte de m’être fermée les yeux à ce point, malgré mes belles déclarations, mes beaux principes. Et je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt. J’aurais peut-être sauvé quelques vies, ou du moins, j’aurais peut-être été plus ‘vraie’ à mes propres yeux.

Quand on ne s’est pas penché sur le sujet, on vit dans le doux rêve que l’homme, être aussi gentil que généreux, ’emprunte’ aux moutons, agneaux, brebis et chèvres leur toison pour s’en vêtir en échange de nourriture et de bons traitements. Après tout, quel mal y aurait-il à tondre un mouton ? En quoi prendre sa laine serait-il un acte cruel ? N’y a-t-il pas là un échange de bons procédés au terme duquel tout le monde est gagnant ? Je te donne caresses et carottes et, en retour, tu me donnes un peu de ta chaude laine pour me couvrir quand vient l’hiver… et tout le monde il est beau et tout le monde il est content.

Oh oh ! Welcome back les Bisounours ! On est loin de la réalité, là.

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Qui donne sa laine ?

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Admettons-le : à moins d’être né et d’avoir vécu toute ou partie de sa vie à la campagne, il y a peu de chance que l’on ait une fine connaissance des moutons. Certes, le jardin zoologique fréquenté en classe de CP-CE1 nous a donné un bref aperçu des ovins, mais était-ce bien suffisant pour faire le lien entre l’agneau qui, en venant croquer la carotte à même la main, a rempli notre coeur d’enfant de bonheur, et l’agneau qui, découpé en côtelettes et passé au grill, nous remplit le ventre de joie ?

Saviez-vous, à ce titre, que les moutons sont des êtres tout aussi intelligents et affectueux que votre épagneul (vous savez, celui que vous n’envisageriez jamais de manger) et qu’ils ont même une sensibilité à fleur de peau, ainsi qu’une sociabilité très complexe ?

En matière d’amitié, les moutons sont de grands fidèles : ils sont capables de reconnaître le visage d’au moins 50 autres moutons et de 10 humains en les ayant juste vus en photos ! Alzheimerou non, je doute que votre grand-mère fasse mieux… Tout comme chez les hommes, la sensation de l’absence n’est pas étrangère à ces animaux qui sont capables de penser aux individus absents : une brebis privée de son agneau le pleurera très longtemps. Les moutons ont également la capacité de reconnaître les émotions : ainsi préfèrent-ils nettement qu’on leur sourie plutôt qu’on ait l’air renfrogné !

Les ovins ont aussi d’étonnantes capacités mémorielles. Donnez-lui un nom et, même perdu parmi plus de 300 de ses congénères, un mouton répondra en entendant celui-ci. De façon encore plus étonnante, on a découvert les capacités d’apprentissage et d’enseignement transmis de génération en génération : les moutons sont en effet capables de se soigner en choisissant les plantes appropriées (de vrais phytothérapeutes !) et, surtout, c’est parce que la mère transmet ce savoir à son petit que, une fois adulte, le mouton est capable d’utiliser ses connaissances acquises. Les connaissances des ovins s’enrichissent donc de bouc ou, plutôt, de vieille brebis en jeunes agneaux.

Bête comme un mouton ? On voit que l’image du troupeau bêlant bêtement n’est guère fondée…

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http://www.mcttelecom.com/~planter/fun/dog_lamb.html

 

Une laine tachée de sang

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On croit souvent, avant de se pencher sur la question, que la tonte de la laine est une activité inoffensive qui n’implique ni la souffrance, ni même la mort des animaux. Et pourtant, rien ne saurait être moins vrai…

Une grande partie de la laine dont sont faits nos pull-overs, nos tapis et nos moufles provient de moutons mérinos. Plus de la moitié de cette laine est produite en Australie, pays du mouton par excellence. Or ce pays est également réputé pour une chose assez particulière que l’industrie lainière locale pratique, à savoir, le mulesing.

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Qu’est-ce que le mulesing ?

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Il s’agit d’une pratique, originaire des années 1930, qui consiste à découper à coup de cisailles la queue et l’arrière-train du jeune agneau, afin de lutter contre l’incidence des myases – des mouches pondant des larves sous la peau. Le tout sans anesthésie, bien sûr. Notons que le procédé ne concernait au départ que les bêtes plus âgées, car on le jugeait ‘trop douloureux’  pour les agneaux.

Signalons ici que le mouton mérinos est une espèce qui a subi un grand nombre de manipulations génétiques afin de produire une quantité phénoménale de laine. Sans ces procédés, les moutons produiraient juste assez de laine pour se protéger du froid comme de la chaleur. Dans un climat qui peut parfois atteindre des pointes de chaleur impressionnantes comme l’Australie, ce surplus de laine n’est pas le bienvenu et, ajouté au manque d’hygiène des exploitations ovines de masse, il favorise le développement de myases qui menacent de littéralement dévorer le mouton à petit feu. La pratique du mulesing y trouve sa justification.

Pourtant, de nombreux pays producteurs de laine y voient une pratique obsolète et elle a déjà pratiquement disparu en Nouvelle-Zélande. Ainsi peut-on plutôt choisir de tondre l’arrière-train des animaux de façon régulière, de contrôler biologiquement les mouches, ou bien encore de prodiguer des traitements locaux qui font montre de succès dans l’éradication des myases (l’huile d’arbre à thé détruirait ainsi 100% des larves dès la première application !). Mais n’est-il pas plus simple de découper les fesses des moutons à coup de sécateurs ?

Cherchez l’erreur.

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(je suis vraiment désolée de la dureté de ces images, mais elles ne sont que le reflet de la réalité).

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S’ils échappent au museling, sachez que les agneaux, à peine âgés de quelques semaines, ont la queue coupée sans anesthésie et que les jeunes mâles sont castrés de la même manière. On choisit soit de pratiquer une ablation à vif pour ôter leurs testicules, soit d’entourer ceux-ci d’élastiques en caoutchouc afin de couper l’afflux sanguin – l’une des méthodes de castrations les plus douloureuses qui soit. Messieurs, serrez les jambes.

Des centaines d’agneaux mourront avant même d’avoir atteint deux mois, faute de soins et de nourriture appropriée. La négligence, les sévices et les maladies auront raison de nombre d’adultes également. Ceux qui parviennent à survivre seront régulièrement tondus jusqu’à un certain âge… où ils ne sont alors plus jugés assez ‘rentables’ – et cet âge n’est pas élevé, croyez-moi. Que se passe-t-il alors ?

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Le long voyage des moutons vers l’abattoir

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Chaque année, ce sont près de quatre millions d’animaux qui sont envoyés par bateaux au Moyen-orient pour y être abattus selon l’abattage rituel musulman. Bien qu’il existe de plus en plus d’abattoirs pratiquant les rites de l’Islam en Australie, il semble moins coûteux d’expédier les moutons à bord de cargos et les faire exécuter dans des pays où la main d’oeuvre est moins chère. Business is business.

Evidemment, les longues semaines de traversée dans des coques sans aération aucune, entassés les uns sur les autres, en proie au manque de nourriture et d’eau, ainsi qu’à des températures extrêmes, ont raison d’un grand nombre de moutons. Selon le Meat and Livestock Australia, c’est entre 1% et 28% des animaux qui meurent à bord de ces navires, de faim, de soif, d’étouffement ou de maladie.

Arrivés à destination, les moutons sont directement transférés des bateaux vers les camions qui les mèneront à l’abattoir. Et comme il s’agit d’abattage halal, les animaux ne seront pas assommés avant d’être tués : tandis que les moutons sont conscients, on leur tranche la gorge et on commence à les dépecer alors qu’ils sont souvent tout à fait vivants. Ils ne mettront que de longues – et effroyables – minutes à mourir.

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Pas clean pour la planète, ma laine ?

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Outre les souffrances infligées à des êtres qui n’ont rien demandé d’autre que de garder leurs poils pour eux, il faut savoir que l’exploitation massive des ovins pour leur laine et leur viande a un impact environnemental considérable.

De tous les animaux, la production d’agneau est en effet la plus polluante : la consommation d’1 kg d’agneau est responsable du rejet de près de 40 kg de CO2 dans l’atmosphère, soit presque 50% de plus que le boeuf ! En Nouvelle-Zélande d’ailleurs, les émissions de méthane, provenant en majorité des élevages de moutons, constituent plus de 90% des émissions de gaz à effet de serre du pays !

A cela, on ajoutera les dommages affectant les sols : les exploitations intensives de moutons sont en effet extrêmement destructrices envers la végétation et la terre, entraînant avec elles de vastes problèmes d’érosions des sols.

C’est sans compter enfin la pollution des eaux générée par de telles exploitations. Une étude menée en Nouvelle-Zélande a d’ailleurs montré que la contamination des eaux par matière fécale ovine était telle, même dans des fermes de taille moyenne, qu’elle dépassait tous les niveaux recommandés en matière d’usage de l’eau – qu’il s’agisse d’eau à boire comme d’eau destinée aux activités de récréation. Oui, car dans les eaux, on retrouve aussi tout un tas de produits chimiques visant à prémunir les troupeaux d’infections parasitaires… qui filent donc dans l’eau que nous buvons, dans laquelle nous nous baignons, et où évoluent les poissons… que nous mangeons.

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Et les autres ?

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Et puis, s’il n’y avait que les moutons, ce serait presque trop beau, pas vrai ? De nombreux êtres vivants sont en effet utilisés pour nous vêtir, et nombreux sont ceux qui en souffrent, quand ils n’en laissent pas tout simplement la vie.

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Le cachemire

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Nos si doux pull-overs en cachemire proviennent de chèvres qu’on trouve dans la région du Cachemire, entre l’Inde et le Tibet. Cette fibre si soyeuse n’est d’autre que le pelage d’hiver de la poitrine de ces caprins : une fois tondues, les chèvres n’ont plus leur toison naturelle qui les protège du froid et des maladies. Bien sûr, parmi les souffrances qui leur sont infligées, on les écorne et les castre sans anesthésie – une fois n’est pas coutume. Un certain nombre d’animaux, jugés ‘défaillants’ (comprendre : leur laine n’est pas parfaitement pure), sont tués avant l’âge de deux ans. Avec l’âge, leur pelage devenant moins doux, on pratique le shearling, autrement dit on tue les animaux et on tanne leur peau avec la laine intacte : vous connaissez bien les fameuses Uggs ?..

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Le karakul

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Il s’agit-là d’une race de moutons à poils noirs originaires de Chine et le terme désigne, par extension, la fourrure de cet animal. Attention à vos yeux et vos oreilles ici… car on trouve ici l’une des pratiques les plus barbares qui soit.

En raison de l’extrême douceur de leur laine, les agneaux karakuls sont tués, dans le meilleur des cas, alors qu’ils n’ont qu’un ou deux jours. Pour une fourrure de plus grande qualité encore, on n’attend même pas que ceux-ci aient vu le jour… On choisit une brebis enceinte et, lorsque le fœtus (et normalement futur petit) commence à donner des signes d’agitation, on tranche la gorge de la mère et lui ouvre l’abdomen : il ne reste plus ensuite qu’à découper dans le placenta et dépecer l’agneau. 

Environ 4 millions d’agneaux karakuls sont ainsi tués pour leur laine chaque année.

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L’antilope chiru

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Les si renommés châles de shahtoosh (le nom signifie ‘roi des laines délicates’ en perse) sont tissés à partir de la laine d’une antilope tibétaine, appelée chiru. Cet animal vit à une altitude de 5000 m. et sa fourrure, à la fois légère et chaude, lui permet de survivre dans des conditions extrêmes d’un bout à l’autre de l’année.

Cette fibre est d’autant plus précieuse pour les tisseurs de la région du Cachemire que la demande est élevée, sa vente et sa possession ayant été jugées illégales selon la Convention sur le commerce International des espèces en voie de disparition. Oui, parce que le problème, c’est qu’on ne peut ‘juste’ tondre les antilopes pour leur prendre leur laine, il faut la fourrure dans son entier et, pour cela, pas de miracle : il faut les tuer. 

Chaque année, ce sont donc 20,000 chirus qui sont tuées strictement pour leur laine, et leur corps abandonné dans la nature (cette fois-ci, je vous passe les photos que vous pouvez trouver ici). 

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Il y a tant d’autres animaux qui souffrent et que l’on tue pour se vêtir de leur pelage, parmi lesquels les lapins angora, les alpagas et vicuñas, que je ne peux tous les citer ici. La liste est – hélas – très longue…

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Une liste longue, comme l’est cet article qui ne vise ni à juger ni à condamner ceux qui, parmi vous, portent de la laine. Moi aussi, j’en ai longtemps porté et, parmi mes vêtements d’hiver, nombreux sont ceux qui contiennent de la laine. Un jour pourtant, j’ai décidé d’ouvrir les yeux et j’ai cherché l’information. Celle-ci n’est pas toujours simple à trouver et heureusement qu’il existe des individus prêts à tout pour nous la fournir et, par-là même, nous éclairer sur ce qu’on ne nous cache que trop bien.

Derrière les images des bonnes vieilles pelotes de grand-mère ou des tricots ‘tendance’ proposés par les grandes marques à la mode, se cache une réalité bien sordide. Si sordide que l’on préférerait sans hésiter garder les paupières closes plutôt que de regarder les choses en face. Et pourtant, ce serait un si grand pas si une majorité d’entre nous décidait, une fois pour toutes, de les ouvrir et de commencer à faire bouger les choses.

Vous vous dites sûrement : ‘Mais comment faire sans laine ?’ Je me suis posé la même question au départ, et j’ai pourtant depuis trouvé nombre de matériaux qui la remplacent parfaitement : chauds, éthiques, écologiques… il suffisait de le vouloir pour me rendre compte qu’il y avait l’embarras du choix. Il fallait simplement accepter d’ouvrir les yeux. 

Nous avons le choix de vivre sans faire souffrir : pourquoi ne le faisons-nous pas ?

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Pour aller plus loin : One Voice, PETA, Environmental Working Group, Occupy for Animals et Wikipedia (mulesing).

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Pour les alternatives à la laine, c’est ici :

Chaud, Ethique, Ecolo ? Yes we can !

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403 réflexions sur “TOUCHE PAS À MA LAINE !

  1. Bonjour,
    Je suis tombée sur votre article en cherchant des informations sur la laine (je travaille en agronomie). Je n’ai pas les connaissances pour parler des autres animaux mais votre article ne semble pas contenir d’éléments sur la production de laine européenne. Les élevages français n’ont en aucun cas ces pratiques et produisent énormément de laine qui est bien souvent considérée comme un déchet de la part de éleveur (prix d’achat ne couvrant même pas le prix de la tonte) et la plupart des industrie de lavage et filage ont fermé durant le siècle dernier à cause de l’arrivée des fibres synthétiques et de la main d’oeuvre à bas coût en Asie. Je n’irai pas jusqu’à dire que la tonte est agréable pour la brebis, mais ce n’est pas pire que du toilettage pour un chien.

    Je pense qu’avant de juger l’élevage ovin aussi sévèrement, il serait intéressant d’aller en visiter car, en France, ce que vous décrivez n’existe pas et les mouton et les vaches en pâturages ne provoque pas d’érosion lorsque les rotations sont maîtrisées. Au contraire ils participent au maintient de paysages ouvert et bien souvent de biodiversité.

    Alors si vous souhaité continuer porter de la laine, privilégiez des circuits courts et français 🙂
    http://www.francetvinfo.fr/economie/a-la-decouverte-des-secrets-de-la-filiere-laine_1103999.html

    Bonne journée

    PS : Je n’ai pas réussi à retrouver les sources concernant la caractère polluant de l’élevage ovin. Si vous les avez encore je serais contente de pouvoir les lire car contrairement aux tissus synthétiques dérivés du pétrole la laine entièrement produite en France aura un impact environnemental faible. Merci d’avance.

    • Tout à fait, j’habite un très beau village d’Ardèche qui produit localement des vêtements et de la literie en laines, laines provenant de moutons francais d’Ardèche et de Haute Loire. Il est possible de visiter le site et d’en apprendre beaucoup sur les techniques de production, le traitement des animaux et le respect d’une filliaire d’un point de vue écologique et humain.
      http://www.ardelaine.fr
      C’est un débat passionnant et je reste convaincu que l’on peut encore porter de la laine, de manière responsable et éclairée, sans que cela n’engendre pollution ou/et terrible maltraitances.

  2. C’est dommage de tomber sur ce genre d’article aussi faux et loin de la réalité.
    comme le dit Noune avant moi, le prix que la laine peux être payé au éleveurs ne rentabilise pas les frais de tonte. Là je vous pose une question simple: Alors pourquoi les éleveurs tondent-ils leurs moutons???

    Pour la simple et très bonne raison qu’un mouton peut mourir étouffé si sa toison est trop grosse. (je suis prête à mettre ma main à couper que tout végétarienne et certainement écologiste que vous êtes, vous n’en aviez pas le moindre idée).
    si résume tondre est de la maltraitance mais ne pas le faire serais plus grave encore

    les anciens étaient loin d’être con, s’ils le se faisais chier à le faire c’était qu’il y avait une raison.

    alors merci de vous renseigner avant de poster ce genre d’article. Merci d’avance

    • Suite à votre commentaire, j’ai une question : La nature est donc tellement mal faite qu’elle a créé un animal qui, sans l’aide de l’homme s’étoufferait dans sa propre toison ? Cela me paraît hautement improbable, on ne me fera pas croire que c’est l’homme qui maintient le mouton en vie, celui-ci se débrouille probablement parfaitement bien dans son milieu naturel, sans étouffer avec ses poils… Comme tous les autres animaux du monde.

      • Le mouton n’existe pas à l’état sauvage. Pas plus que le chihuahua, le percheron, le paon blanc et autres races créées par l’homme, ou la carotte orange, la laitue, les fraises, dérivés d’espèce sauvage et améliorées par sélection… Il existe des cousins du mouton, qui n’ont que peu de laine. L’homme a sélectionné des moutons avec beaucoup de laine (ou de viande, ce ne sont pas les mêmes races) au fil des siècles. Et c’est de la SÉLECTION, pas de la « manipulation génétique » (ne pas confondre, merci). Alors OUI, un mouton ne peut pas survivre sans l’homme, car sa laine le gênera, voire finira par bloquer les articulations ou l’étouffer. Maintenant, on peut ne plus élever de moutons du tout. C’est possible aussi. Ça va manquer pour entretenir les paysages, mais bon, on les remplacera par des tondeuses ou des lamas (très français, le lama).

  3. L’humanité ne se limite pas à la France , le % de la production Française représente combien par rapport au monde ? Donc la pratique Fr est minoritaire et n’est pas caractéristique de la pratique mondiale, désolé. Essayer de recentrer la problématique au niveau locale ne fera pas disparaître la catastrophe globale et surtout , cela ne vous donne pas raison. Maintenant , de ce que j’ai cru comprendre , c’est le point de vue vegan qui est défendu ici. Et selon le points de vue Vegan , tant que ça viens de l’exploitation animal , c’est à proscrire. Donc comme on est bien d’accord que la laine provient d’animaux et que ses animaux de part les ressources qu’ils produisent pour l’humanité ( Laine , viandes , progéniture ) ne vivent plus librement afin que les hommes puissent les exploiter au maximum , c’est « mal » pour quelqu’un de vegan ( ou tout simplement qui se préoccupe de la souffrance animale ) d’en acheter.

    • Tout à fait d’accord, et la philosphie végan est tout à fait respectable. Mais je regrette que les végans n’aillent pas plus loin dans leur réflexion, et ne réfléchissent pas à une façon de sortir de l’élevage. Et non, on ne peut pas juste « ouvrir les portes » et laisser « retourner à la nature » des animaux qui ne sont pas faits pour vivre à l’état sauvage. On peut juste ne plus les faire reproduire, et attendre que les populations s’éteignent d’elles-mêmes. PAr contre, comme il est dit plus haut, cela aura des conséquences lourdes sur les paysages, surtout en Europe (ou le paysage « naturel » n’existe plus depuis des siècles, sauf en haute montagne).

  4. Ping : Où acheter des vêtements éthiques et véganes ? | -Eco vegan choice-

  5. Bonjour, je suis musulman et je peux vous dire que même si ce n’est souvent pas respecté, dans la religion, on ne peut pas qualifier de viande halal de la viande qui vient d’un animal blessé. Cette viande qui provient de ces moutons n’est donc pas halal.
    Pensez vous qu’il existe un moyen de tondre la laine sans couper l’arriéré train et qu’il n’y ait pas de ver?
    A BAS LA TONTE BARBARE DES MOUTONS!

    • En effet dans l’islam il est interdit de faire souffrir les animaux ( la chasse est d’ailleurs interdite) en particulier lors des abattages. Les musulmans égorgent en effet les moutons mais doivent le faire à un point précis qui a justement pour but de les faire mourir presque instantanément. De plus les dépecer vivant ne peut être tolérer et la viande issus de ce type d’abattage n’est pas halal. Bien sure certains abattoirs ne sont pas correctement surveillés. Mais veillez à être plus mesuré lorsque vous écrivez ou renseignez vous plus.

  6. Bonjour, justement oui je me demandais, si on achète chez un petit artisan, éleveur de notre pays, lui il fait pas ces pratiques barbares ?

  7. Ping : Qu'est-ce qu'être végane ? - Trendy-Show

  8. Bonjour. Nous avons deux petit mouton d’ouessant (moumoute et Marguerite)race ancienne et rustique. Qui perdent leur laine toute seule comme une sorte de mue. Donc si tu veux de la laine ecolobioresponsable tu es la bienvenue.

  9. Ping : S'habiller sans tuer d'animaux ! - La mode vegan éthique.

  10. Bonjour,
    je me permets de vous demander par quoi remplacez vous la laine? Parce que si vous faites comme certains de mes amis et choisissez du synthétique made in china pakistan ou que sais je, sachez que l’exploitation d’être humain n’est pas plus joyeuse que l’exploitation animale. Il serait peut être judicieux lorsqu’on écrit un article sur le fait d’arrêter de porter de la laine, de dire qu’il faut aussi faire attention aux conditions déplorables que vivent les personnes qui fabriquent bcp de vêtement à travers le monde…
    Je trouve ce type d’article intéressant même si certains de vos arguments sont faux, votre point de vue est clair. Par contre lorsqu’on parle de souffrance animale je trouve dommage de ne pas aborder la souffrance humaine également. Les deux ne vont ils pas ensemble après tout? En particulier à notre époque ?

    • Les usines qui fabriquent des vêtements en laine se trouvent aussi pour la plupart au Pakistan et compagnie, donc choisir l’un ou l’autre c’est finalement d’une importance seconde pour la situation du travail humain. Acheter un pull H&M avec de la laine revient au même au niveau conditions de travail qu’acheter un pull H&M en viscose (même si on peut y retirer les travailleurs en abattoirs). La question du matériau et la question de la marque ou du lieu de fabrication, ce sont deux questions séparées. Et évidemment les veganes sont des personnes qui s’informent, et qui prêtent une certaine attention à ce qu’ils achètent, donc cherche souvent des alternatives plus respectueuses du travail humain. Le problème étant malheureusement d’ordre financier la plupart du temps, car autant ne pas acheter de cuir, de cachemire et de viande, ça a plutôt tendance à alléger le porte-monnaie. Autant, consommer bio, fair trade ou acheter des vêtements made in France dans des conditions de travail optimales, ça demande un certain budget, que tous les veganes, et notamment les jeunes, n’ont pas. Donc bon, on est pas parfait mais crois moi on fait toujours de notre mieux dans la limite du possible pour avoir une consommation raisonnée.

  11. Article très intéressant, mais il me semble que vous n’expliquez pas pourquoi, nous humains, castrons, mutilons les moutons par exemple ? En fait je n’ai pas compris le rapport entre ça et la laine… Pouvez-vous m’éclairer ?

    Pourquoi est-il nécessaire de leur infliger cette souffrance par rapport à la production de laine ?

    Merci

  12. Ping : Etre végan, végétarien, végétalien, ça veut dire quoi?

  13. je ne comprends pas cet article…bon alors par contre j’avoue avoir commencé à le lire scrupuleusement, puis j’ai fini par le lire entre les lignes car d’une part il est très (trop) long, et d’autre part, et bien je ne le comprends pas. Je ne comprends pas le lien entre l’article et la laine et le veganisme. Tu veux parler de la « honte » et « l’atrocité » de porter de la laine, mais au final on se demande toujours pkoi tondre un mouton est démoniaque? Ce n’est pas tondre le mouton qui est criminel, mais bien la façon dont il est traité, autre que pour sa laine! tu parles des abattoirs (donc pour la viande), de leur couper la queue etc…rien à voir avec la tonte de la laine? non vraiment je ne comprends pas, moi demain si j’ai une ferme et des moutons, si je les tonds je ne serai pas en train de les maltraiter! ils n’auront pas mal que je les tonde…Ce qui est condamnable n’est pas la tonte des moutons si elle es réalisée dans de bonnes conditions, car la tonte n’est pas un acte de violence (sinon les coiffeurs pour les humains seraient des assassins), mais bel et bien les actes de barbarie qui n’ont rien à voir avec la laine. Oui cette maltraitance est ignoble, mais la tonte en soi, mise à part, en dehors de la façon dont les animaux sont traités à côté, la tonte elle toute seule n’est pas un acte de barbarie. Je pense. Ce n’est que mon point de vue. Mais je n’ai pas compris l’article c’est peut etre pour ça.

    • Ce n’est pas un acte de « barbarie », tout comme ramasser les oeufs d’une poule n’est pas un acte de « barbarie ». C’est un mot trop fort, il faut en effet faire la part des choses.

      Par contre, il y a bel et bien un problème dans l’acte de tondre.

      Pour comprendre quel est ce problème, il faut te mettre dans la peau du mouton pendant quelques secondes. Imagine que tu es dans ton lit en train de dormir, et que là, un type te réveille, avec une tondeuse allumée à la main, et te rase entièrement les cheveux (sans que tu n’en aies jamais formulé la demande). Il ramasse ensuite tes cheveux, les vend et récupère tout l’argent de la vente. (Là, c’est sans même parler de tout le système industriel que ça engrangé et qui brasse une tonne d’argent.)

      Je ne dis pas que c’est pareil, loin de là, mais je pense qu’il est bon de se mettre dans leur peau pour comprendre à quel point on les repousse plus bas que terre en se servant d’eux à leur désavantage.

      • Eh beh, tu n’as jamais été en contact avec des moutons, toi. Quand la tonte est bien faite (sans violence), ils y viennent tous seuls! Parce qu’ils en ont besoin. Ils savent (même si un mouton, c’est assez stupide, par rapport à une vache par exemple) qu’ils se sentiront mieux après. Donc ils sont contents, et ne cherchent pas dut tout à échapper à la tondeuse. J’ai beaucoup tondu, et je n’ai jamais violenté un mouton. Quant l’histoire de l’argent, excuse-moi, mais c’est de l’anthropomorphisme ridicule. Et il faut des sous pour payer les vermifuges, la nourriture en hiver, etc…. Penses-y!

  14. Ping : Hircus : de la laine éthique ? - Sweet & Sour | Healthy & Happy Living

  15. bonjour j’ai bien ,envie de continuer à tricoter mais j’aimerais que vous me donniez des conseils ,,à savoir ou acheter ma laine afin de respecter les animaux ? je vous remercie

  16. Bonjour , à la base j’ai lu l’article pour comprendre pourquoi certaines personnes arrêter de porter certains vêtements. Et la j’ai eu l’impression que vous profitiez du sujet pour lancer un pique aux musulmans . A voir ce que vous avez écrit je pense que vous connaissez vraiment pas le rite musulman concernant le sacrifice du mouton . Deja c’est religieux donc vous n’aviez même pas à parler de ce sujet et de plus le vrai rite musulman doit tuer un mouton vivant et en bonne santé sans que celui ci ne soit blessé . Il doit être egorgé par un homme de bonne foi et l’animal ne doit en aucun cas voir l’outils qui va permettre de le tuer . Cela est fait sur un point particulier pour que l’animal meurt sur le coup . Alors oui certain abattoir ne sont pas exemplaire mais éviter de faire passer ca comme une généralité ou tout simplement éviter d’en parler tout court ca parle meme pas de laine ce passage. Ou du moin pesez vos mots !

    • Vous ne semblez pas avoir compris ce que vous avez lu. La mort est présente dans le processus de récupération de la laine. Comme expliqué dans l’article, les moutons qu’on utilise pour la laine sont envoyés à l’abattoir quand ils ne sont plus assez productifs. Il y a donc bien un lien entre les deux.

      Ensuite, je vous cite : « C’est religieux donc vous n’aviez pas à en parler ».
      Ah, parce que parler d’une pratique religieuse c’est interdit maintenant ? Tout est permis du moment que « c’est religieux » ?
      Je ne suis pas d’accord avec vous.

      « Pour que celui-ci ne soit pas blessé », j’ai souri. Ca sonne si joliment… On ne le blesse pas, mais on l’égorge pour le tuer.
      Il ne voit pas l’outil, donc il n’a pas peur. Croyez-moi, les animaux ont peur dans les abattoirs. Ils sentent le stress des autres, ils entendent les cris des autres…

      Certains abattoirs ne sont pas exemplaire ? Aucun ne l’est, c’est l’horreur absolument partout. Réveillez-vous.

  17. Ping : Se sentir soi et être végétaBien en famille…Lectures gourmandes ! – Qu'on se le dise…

  18. Merci beaucoup . Je me reconnais tout à fait dans ce que vous dites . Je viens juste d’ouvrit les yeux sur la filière laine et pourtant je suis végétarienne et « presque  » vegan ‘ ni cuir ni produits laitiers , mais je me suis aveuglée sur la laine et je le regrette . Merci pour les infos

  19. Ping : Et si on recyclait ? – Wonder Stories

  20. Ping : Et si on recyclait ? – Les Exceptionnelles

  21. Merci pour cet article très complet qui m’a ouvert les yeux sur cette industrie de merde!!
    Dans quel monde vit on ?
    Je suis écœurée …

  22. Ping : Choisir ses pulls chauds – Happy new green

  23. Ping : Le veganisme ( et pourquoi pas?) – For the Mermaids

  24. Ping : Mon chemin vers le végétarisme – Quartier des Curiosités

  25. Ping : Promenons-nous dans les bois… | Et pourquoi pas Coline ?

  26. Ping : Promenons-nous dans les bois… | Oel

  27. Merci pour ton article si bien documenté. J’ai le coeur chamboulé, il va être temps de revoir ma consommation de laine, je n’ai plus envi de participer à tout ça en faisant semblant de ne pas savoir.

  28. Je suis moi-même à l’état d’aveuglement volontaire où je ne vois pas comment faire sans laine, j’habite en écosse, il fait FROOIIID, je me voile la face en me disant que je n’achète qu’une ou deux fois par an des produits en laine, où j’investi réellement, parce que comme toi avant « chaud de qualité » ne résonne qu’avec « laine chère » dans mon petit crâne.
    Tu ne crois pas qu’il soit possible de trouver un marché lié à la ferme du bonheur décrit dans tes premières lignes ? Qui donne des caresses et des carottes, et revend quelques jolies pelotes ?

    • Bonjour, il existe le label Mohair des fermes de France, et je vous assure que les animaix n’ont aucune maltraitance. L’élevage se fait dans le respect de l’animal et de l’environnement. La tonte est effectuée à la main, la laine est magnifique et traitée de façon écologique.

    • Dans le monde des Bisounours peut-être 😉
      Pour te vêtir chaudement et sans souffrance, il existe des alternatives végétales comme le lin, le chanvre, l’ortie (oui, oui)…
      Alors évidemment, les prix ne seront pas toujours aussi bas de gamme que la laine, mais bien plus éthique et souvent bien plus résistants !
      Je ne sais pas si tu as lu l’article suivant qui parle des alternatives possibles : https://antigonexxi.com/2013/02/19/chaud-ethique-et-ecolo-yes-we-can/

  29. Bonjour,
    Je comprends tout à fait le teneur du propose auquel j’adhère sans hésitation.
    Néanmoins………… car il y a un mais …………. conaissez vous le label mohair des chèvres de France ?
    Ce sont des élevages de chèvres angora, qui produisent une laine mohair de grande qualité. Je connais très bien ces exploitations et la filière qui va avec : les chèvres grandissent en France, dans des conditions qui feraient envie à bien des humais , la laine est tondue 2 fois par an à la main, aucune maltraitance animale, et lavée, peignée, triée, teinte, filée dans des conditions qui respectent à la fois l’animal, l’environnement, et le travail des gens (travail effectué en France dans le respect des lois sociales). C’est toute une démarche globale, assortie d’un savoir faire ainsi qu’une démarche militante de réappropriation de la ruralité.
    Et cette laine là, et bien ça ne remplacera jamais une autre fibre.
    Alors oui, c’est sur, c’est plus cher que le pull du supermarché fabriqué au Bengladesh, mais c’est plus beau, et au moins on sait ce que l’on achète.

    • Bonjour
      Le véganisme prônant la fin de l’exploitation animale, j’ai du mal à comprendre comment on peut la vanter aussi gentille et bucolique soit-elle.
      Il existe des alternatives végétales, locales, non polluantes, éco-responsables, éthiques et j’en passe. Elles ne viennent pas du Bangladesh et elles ne sont pas forcément trouvables n’importe où et à bas prix non plus, mais seront bien plus durables et surtout sans cruauté ni exploitation animale. Que demander de plus ?
      Plus d’infos dans l’article suivant :
      https://antigonexxi.com/2013/02/19/chaud-ethique-et-ecolo-yes-we-can/

  30. TOUCHE PAS A MON AIR !

    Ma copine est végétarienne à tendance végétalienne. Je suis omnivore. Je porte du cuir (chaussure, veste) modérément mais pas de fourrure. Je ne suis pas attiré par cela.

    Nous vivons en harmonie, elle a son régime, j’ai le mien. Je respecte ses choix, elle respecte les miens.

    Mais j’ai découvert récemment que l’air que l’on respire est plein de micro particules, de rejets de pots d’échappements et j’en passe et des meilleurs. Moi qui ai toujours fais mes 50 pompes, 2000m de craxl je tombe des nues ! C’est ignoble. C’est inhumain. Welcome back à la réalité.

    Alors avec mes petits bras j’ai décidé de faire ce que je peux pour inverser/limiter la pollution de l’air : je ne rejette plus de CO2 ! Forcément quand j’en ai parlé à ma copine elle m’a applaudi.
    Plus de voiture ? Non.
    Plus de chauffage ? Non.
    Plus de produits industriels inutiles (smartphone, tv, ordinateur etc) ? Non.

    Depuis un mois on va au travail à pieds (3h a/r de marche), on mets 2 polaires dans le séjour pour avoir chaud et on écoute la radio. C’est une radio que j’ai fabriqué à partir de matériaux récupérés.

    Elle est pas belle la vie ?

  31. Ping : #1 PARLONS UN POCO…VEGAN – AFFECTUEUSEMENT VOTRE

  32. Ping : Sauvez Willy – Cider & Frog

  33. Ping : Was stimmt nicht mit der Wolle? / Pourquoi tant de laine? – go vegan!

  34. Bonjour, j’ai adopté un mode de vie vegan depuis 4 ans maintenant mais je ne me considère pas végane.
    En effet, je considère que nous faisons partie d’un tout, que nous sommes tous inter-dépendants et que l’exploitation animale n’est pas quelque chose à abolir partout et à tout prix.
    Pour exemple, je trouve normal que des humains se nourrissent d’animaux quand leur lieu de vie ne leur permet pas de se nourrir autrement.
    Concernant la laine, je trouve dommage de refuser catégoriquement d’en porter. Je suis complètement contre toutes les pratiques décrites dans l’article et je n’irais pas acheter ou porter de la laine sans savoir d’où elle vient. Du coup, j’en achète pas et n’en porte pas.
    MAIS je pense qu’on peut trouver des gens, amoureux et respectueux des animaux, qui produiront de la laine sans jamais faire de mal aux moutons, qui ne les enverront pas à l’abattoir etc. Des personnes qui ont des moutons pour entretenir de façon non bruyante et écologique leur terrain… et qui souhaitent que la laine serve à faire des vêtements écologiques et non toxiques.
    Après, je comprend tout à fait la philosophie du veganisme. Les animaux devraient être libres et ne plus être à la botte des humains… qu’il y aura toujours des dérives etc.
    J’avoue tout… je rêve de vivre près de moutons (je suis totalement fascinée par le monde animal) et de créer des vêtements avec leur laine. Tout ça en étant au plus proche de mes convictions véganes.

    Merci pour cet article qui, contient peut-être des erreurs, mais dénonce aussi et surtout de terribles vérités!

    • Complètement d’accord !

      Concernant la viande et la laine, je réserverai les mêmes remarques.
      Il me paraît complètement aberrant, ou du moins discutable, de condamner la consommation de viande dans certains groupes ethniques et sociaux, dans certaines micro-sociétés (Indiens d’Amazonie, bien évidemment). Surtout que leur consommation de viande s’effectue dans un cadre bien différent du nôtre. Sa consommation sera un acte sacré, l’animal sera honoré et véritablement « sacrifié » (au sens étymologique du terme, ou du moins originel : mourir pour les dieux, pour être « consacré).
      Bref, ça fait plaisir de lire des commentaires dont la pensée semble faire écho à la mienne.

      Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée et de bonnes fêtes, ravie d’avoir lu un commentaire tel que le vôtre 🙂 !

  35. Article intéressant, mais comme je l’ai observé dans les commentaires précédents, il y a différents points abordés dans l’article qui m’interpellent.
    Le premier : vous évoquez les élevages australiens. Quid des élevages français et européens, quid des élevages de « petite masse » (Vs « grand masse ») provenant de petites fermes qui tondent les moutons et produisent de la laine dans des conditions respectueuses des nécessités éthologiques de l’animal et comprenant une démarche éthique incluant le respect des conditions et de la juste rémunération du travail humain ?

    Je suis d’accord : dès que l’on aborde l’élevage de masse et peu réglementé, il y a problème, telles que les atrocités que vous nous relayez. Cependant, on ne peut nier l’existence européenne de petits productions fermières ou non (du particulier) qui tondent leurs animaux et produisent de la laine à petite échelle, sans engager une surexploitation des ressources provenant de celles de l’animal, son corps, ses besoins éthologiques, dans des conditions respectueuses de l’individu non-humain en question et sans brutalité.
    Certes, acheter des vêtements en laine issus d’une production autre qu’européenne est risqué : l’accès aux informations concernant les conditions de production sera bien plus obscure et difficile à connaître. Pour l’instant, par égard envers ma méconnaissance, je m’abstiens de tout achat de vêtements en laine, tout comme je m’abstiens de tout achat de ressources animales ne nécessitant pas l’abattage et l’élevage intensif de l’être non-humain (mais aussi humain : vêtements zara, h&m et j’en passe, « abattage » indirect si l’on peut le nommer ainsi, lorsque Zara et h&m sous-paient leurs employés et les font travailler dans des conditions médiocres, déplorables, mortellement dangereuses c.f. l’accident d’il y a quelques années, m’en souviens plus de quand et du nom, mais aussi terribles pour de si grandes marques, dont h&m soit-disant « éthique).

    Ainsi, il est évident que, pour l’instant, ne pouvant vérifier complètement les conditions de production des ressources d’origine animale ne nécessitant pas une forme « d’extermination » intensive, tels que les oeufs, la laine, le lait, le fromage et le miel, je m’en abstiens.

    Néanmoins, si j’ai un jour l’occasion d’avoir des poules et de les traiter correctement, leur offrant un espace de « mouvement » assez conséquent, je ramasserai leurs oeufs vides (sans poussin bien évidemment) et les cuisinerai. Si un jour j’ai un mouton et que je dois le tondre (car trop de chaleur, question d’inconfort, bien sûr sans passer par les méthodes atroces que vous avez décrites), je le ferai et réutiliserai avec plaisir sa laine pour tricoter quelques pulls. Si un jour j’ai une petite chèvre, qu’elle est grosse (je ne la mettrai pas bien évidemment enceinte chaque année pour obtenir du lait, ce que je considère, sur ce point, comme un début de surexploitation des ressources corporelles de l’être non-humain en question), je la trairai avec plaisir (aussi question d’inconfort, vache ou jument lorsqu’elles sont enceintes peuvent, je crois ou préjugé, appeler à la traite, qui se fait sans brutalité et encore une fois sans surexploitation) et composerai avec ce lait trait tout en respectant les besoins éthologiques de l’animal du bon lait à boire ou du fromage. Pour le miel, idem. Du miel sauvage très parcimonieusement récolté et sans surexploitation, ni dégradation de l’habitat animal, ne me pose pas de problème. Bien évidemment, il faut que la récolte reste rare et encore une fois, respectueuse de l’environnement biologique de l’animal et / ou de l’insecte (ou de l’insecte-animal, je ne sais pas exactement qu’est-ce que sont, d’un point de vue biologique, les abeilles).

    Sur la question de la consommation de viande, je reste bien évidemment très sceptique, puisque je considère : de 1) qu’elle n’est pas nécessaire (compléments alimentaires, etc…), de 2) que les conditions dans laquelle sa production est effectuée ne correspond ni aux revendications éthiques de la plupart d’entre nous (même si nous le savons pas : lorsque nous parlons de « maltraitance animale » ou autres arguments de ce genre), ni même aux revendications philosophiques de pas mal d’individus, même si on ne peut, forcément, comprendre les propres contradictions de ses revendications, de 3) il y a quelque chose dans l’abattage de l’individu non-humain qui me gêne définitivement et que je ne pourrai expliquer. La mort, l’identification dans le regard de l’animal d’une indicible et insupportable souffrance, quelque chose de ce genre. Comme l’humain, lorsque je vois ces photos représentant des enfants syriens sortis des décombres. Les larmes coulent sans que je ne puisse les contenir, de même lorsque vous nous aviez évoqués les pratiques barbares effectuées en Australie. Atroce, des salauds.

    L’on pourrait penser que la consommation de fruits de mer ou de crustacés serait une alternative possible, juste. Malheureusement, non. Leur consommation implique indirectement, et encore une fois, la surexploitation et la forte et très rapide dégradation (j’aurai bien voulu dire « très lente ») de l’environnement et de l’habitat des espèces marines, ainsi que de leur survie et du respect de leurs besoins éthologiques (requins, autres mammifères marins, etc…). De plus : qu’est-ce qui justifierait la consommation des crustacés, des huîtres (selon le sacro-saint critère de la sensibilité, que l’on destituerait à ces mi-animaux, mi-plantes), mais non pas la consommation des animaux ? Pourquoi pourrait-on établir une différence entre certains animaux (fruits de mer) et autres (mammifères), incluant une différence de considération et de définition ? Une contradiction cognitive et / ou philosophique qui serait intéressante à considérer.

    Tout ce long message pour dire que je ne suis pas fondamentalement contre la consommation de produits issus de ressources animales, s’il n’y a pas surexploitation et main mise sur le cycle de vie de l’animal (l’abattage).
    Cependant, je salue tout de même l’émergence croissante du « véganisme », ainsi que du « local » et du « bio », qui ont le mérite d’offrir à nous, consommateurs, d’autres alternatives bien plus respectueuses de certains impératifs écologiques, éthiques mais aussi, et surtout (bien que l’on l’oublie souvent), de santé. Alternatives que j’essaie, sans cesse, d’adopter, tout en supprimant complètement les produits d’origine animale, tant que je ne pourrai vérifier leurs conditions de production (or abattage, pratique dont je suis très peu, voire pas du tout en faveur), mais aussi tous les autres produits ne respectant pas la pensée éthique d’un travail humain respecté et correctement rémunéré (h&m, et toutes ces conneries, etc…). Bien évidemment, c’est cher. Bien évidemment, c’est un mode de vie plutôt compliqué à organiser et nécessitant, au début, et lorsqu’on ne connaît pas encore tous les « tips », des ressources financières assez importantes.
    Cependant, cela revient aux personnes aisées de dépenser leur argent et de l’investir dans des alternatives économiques bien plus intéressantes et nécessaires à la réflexion des habitats et habitudes sociétales, que celles nous connaissons aujourd’hui. ll y a quelque chose de crucial, de fondamental, dans la manière dont nous abordons actuellement nos habitudes de consommation fondés en démesure et en déraison (de même que cette « prise de conscience », cet éveil sociétal de ces habitudes, ne semble pas spécialement nécessaire, voire important, pour consommer, de même que certains pourront arguer qu’il est tout à fait vain de s’interroger à ces contradictions et que s’adonner à un mode de vie lié à la démesure, à la mégalomanie, à la nécessité d’une recherche uniquement liée à une satisfaction individuelle n’est pas plus ou moins éthique que ce que le « véganisme » ou autres (altermondialistes, etc…) cherche à transmettre. A tort ou à raison, je ne sais pas, et j’y réfléchis encore.).

    Une seule chose, cependant, contre laquelle je lutterai toujours : le manque d’impartialité et d’exhaustivité des informations, ainsi que le manque de prise en compte des opinions, des avis et des réalités contraires à propos de faits sociaux, culturels et sociétaux. Comme dire que le mariage forcé au Yémen cause des ravages, sans parler des changements croissants, par rapport à cette pratique, dûs aux associations locales gérées par des hommes et des femmes, ainsi que de la (très lente, parfois inexistante, mais il y a quelque chose qui bouge un peu) évolution des lois par rapport à la condition des hommes (oui, l’homme aussi est « marié » de se forcer, on l’oublie souvent, même s’il est beaucoup moins, voire presque pas du tout, victime des violences conjugales liées à ce genre de « mariage », le « mariage » forcé) et des femmes (une misère, leur condition, :/, pfff…) dans certains pays.

    En espérant ne pas avoir écrit un article trop long et trop ennuyeux à lire (bien qu’il est évident qu’il est effectivement très long et peut parfois provoquer quelques crises soporifiques), je vous souhaite à tous et à toutes une bonne soirée, et de bonnes fêtes… (blablabla…)

  36. (* quelques crises de soporifie, de sommeil, d’endormissement, des « assauts de Morphée », etc, je ne sais pas trop comment le dire, bref.)

  37. Mon Dieu… Je suis végétalienne depuis 3ans, je n’achète plus de cuir ou de fourrure depuis des lustres, j’évitais la laine sans vraiment savoir pourquoi… Mon Dieu merci pour cet article.

  38. Ping : Ma garde-robe minimaliste – Ma Copine Pauline

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  41. Ping : LA LAINE, LES MOUTONS ET LES AUTRES | #BEVGIE | Coline - We Vloggers

  42. Bonjour

    Merci pour votre article. Je suis une folle de tricot mais totalement effrayée par ce que je lis. Avez-vous des infos sur les marques dites françaises? Sont-elles ok au niveau éthique ? Je parle de Bergère, Cheval blanc, Phildar… Impossible de trouver de l’info. J’ai même acheté du MORELFIL lors d’un salon et je n’ose l’utiliser maintenant… Merci.

    • Malheureusement, ce n’est pas parce qu’une marque est française que sa laine est produite en France. La majeure partie de la laine produite dans le monde provient de Chine, d’Australie et de Nouvelle-Zélande, qui produisent à eux trois près d’un milliard de tonnes de laine annuellement et représentent presque 50% de la production mondiale. La France, quant à elle, produit moins de 5000 tonnes de laine par an, ce qui représente une goutte d’eau dans la production de laine mondiale. Donc la laine qu’on achète en France provient presque toujours de pays étrangers. Par exemple, la laine merinos est quasiment toujours originaire de Chine, Nouvelle-Zélande et, surtout, Australie (où l’on pratique le mulesing).
      D’autre part, la production de laine est toujours associée à la production de viande : soit les animaux sont élevés pour leur viande et leur lait, et la laine est alors un moyen de plus de générer des profits, soit ils sont élevés pour leur laine et sont envoyés à l’abattoir dès que leur rendement décline. Dans les deux cas, on aboutit à la mort de l’animal.
      Enfin, si le mulesing est peu pratiqué en dehors de l’Australie, on coupe tout de même la queue des moutons dans la plupart des autres pays producteurs de laine, France comprise…
      Donc, où qu’elle soit produite, la laine de mouton ne peut guère être assimilée à une pratique éthique. Heureusement, des alternatives existent ! 🙂

      • Je prends connaissance de vos points de vues. Je suis partie prenante dans votre discussion puisque je suis à la fois tondeur de mouton et filateur lainier. Je suis très attaché au bien être animal (quoique pas autant qu’au bien être humain!). Je vais vous faire part de mon expérience. Comme il a été dis précédemment le mouton est une création de l’homme par sélection (non modification génétique) à partir du mouflon sauvage d’Asie Mineure. C’était il y a 8 OOO ans environs. Le mouton existe dans un premier temps pour vêtir les hommes, puis pour les nourrir. Il y a en France aujourd’hui 6 millions de moutons, donc une production annuelle de 15 millions de kg soit 15 OOO T de laines. (et non 5 000 comme vous l’affirmez. Rendez vous sur le site de la FAO). Par ailleurs, je tonds des brebis a qui on a coupé la queue et d’autres qui ont toujours la queue longue. Et bien je peux vous confirmez que les éleveurs ne coupent pas la queue de leur bêtes par plaisir. Les queues restées longues ne sont qu’un amas de pisse et de caca qui provoquent plaies et irritations sur la peau desdites queues. Je vous assure que les bêtes sont mieux la queue courte. Par ailleurs l’élastique que j’ai vu poser plusieurs fois n’a pas semblé leur causer de douleurs.
        Le mulesing qui est le centre d’une grosse campagne anti laine n’est aujourd’hui plus pratiqué que par qques éleveurs en australie, mais rarement, et c’est tant mieux.
        Ensuite, si vous connaissez un autre matériaux textile qui est produit partout dans le monde, dont la croissance ne génère aucune pollution, qui repousse tous les ans le plus naturellement du monde, qui s’extraie sans générer aucune pollution, qui se retraite simplement par compostage et qui possède des qualités techniques hors normes qui ne sont toujours pas égalées par les fibres synthétiques, si vous connaissez un tel produit, dites le nous!
        Merci de votre attention
        Simon

        • Bravo Simon. Enfin un commentaire sensé!!!!! Le mouton, tel qu’il est actuellement, ne peut exister sans l’homme. Imaginer les moutons libérés et batifolant dans la nature est une utopie ridicule; ils seraient juste couverts de plaies au niveau de la queue, et étouffés par leur laine. Par contre on peut imaginer un monde sans moutons (et sans poules, ni vaches, ni aucune autre espèce animale que nous avons modifiées et qui ne peuvent guère survivre sans nous). Mais c’est un autre débat.

  43. Ping : Pourquoi La révolution textile est-elle devenue végane ? | Échos verts

  44. Ping : Mode vegan de la tête aux pieds | Vegan Freestyle

  45. Ping : Tricoter plus éthique. | Le Blog Bio

  46. Merci pour cette article qui m’a fait prendre conscience d’une réalité dont je savais l’existence mais que je ne voulais pas voir à cause de la cruauté dont fait, une nouvelle fois preuve, l’humanité !! Merci de m’avoir éclairé.

  47. Ping : « Terriens (Earthlings)  » de Shaun Monson – Loraillou qué faillou ?

  48. Si on ne tond plus mouton, sa laine sera tellement lourde et épaisse qu’il en mourra…alors quoi on le laisse mourir étouffé parce qu’il ne faut plus les tondre? De plus, si on veut favoriser les producteurs et éleveurs locaux, on ne peut pas non plus tenir ce genre de discours trop sectaire….Un membre de ma famille est éleveur de mouton, il n’a jamais maltraité ses animaux et est prêt à tout pour les élever dans les meilleures conditions, il passe sa vie à leurs côtés et se contente de son troupeau sans en faire un élevage intensif…
    Les personnes qui effectuent ce travail ne sont pas toutes affreuses et sans humanité…

    • Le problème comme presque tout quand on parle de consomation, est que les personnes  »bien » sont un pourcentage extrèmement bas par rapport aux travailleurs sans humanité. La plupart des magasins dans lesquels (si pas tous) il y a de la laine, est une venant d’un mouton qui a souffert de sa naissanceà sa mort, naissance et mort, d’ailleurs, très proches..

      Maintenant parlons honnêteté. Les gens que j’entends avoir ce genre de reflexion (assez vrai pour une partie) ne tentent même pas de faire la différence entre la laine éthique et la barbare, car la prochaine excuse sera une question de prix, puis de l’humain à qui on retire du travail…… car toutes excuses sont bonnes pour rester dans son confort.
      Donc également je prèfere ne plus porter de laine du commerce du tout tant que la limite entre les deux productions ne sera pas comprise.

      Pardon pour les fautes, j’écris dans ma minute de pause.

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