TOUCHE PAS À MA LAINE !

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Végétalienne depuis plusieurs années, je ne porte ni fourrure, ni cuir. Je fais attention à ce que les cosmétiques et produits ménagers que j’utilise ne contiennent pas de produits animaux ou ne soient pas testés sur les animaux. Et pourtant, jusqu’à il y a peu encore, je ne faisais pas vraiment attention à une chose : la laine.

Je savais que les véganes ne portent pas de laine, en invoquant comme raison de ce choix la maltraitance des animaux. Même si j’adhérais à cette idée, au fond de moi une petite voix faisait : ‘Mais on leur prend juste leurs poils ! On ne les tue pas !’. Et puis, je suis une grande frileuse et, depuis toujours, le lien était clair : ‘laine = chaud’ / ‘pas laine = pas chaud’ (et puis, ‘pas qualité’ accessoirement). Et lorsque le sujet tombait sur la table, je refusais de trancher : mes idées n’étaient pas claires là-dessus. Ce n’est que relativement récemment que j’ai décidé d’accepter de regarder les choses en face et ai décidé de faire des recherches sur ce fameux débat.

Une seule heure a suffi pour me convaincre.

J’ai alors compris que je ne reviendrai pas en arrière. J’ai eu honte, honte de m’être fermée les yeux à ce point, malgré mes belles déclarations, mes beaux principes. Et je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt. J’aurais peut-être sauvé quelques vies, ou du moins, j’aurais peut-être été plus ‘vraie’ à mes propres yeux.

Quand on ne s’est pas penché sur le sujet, on vit dans le doux rêve que l’homme, être aussi gentil que généreux, ’emprunte’ aux moutons, agneaux, brebis et chèvres leur toison pour s’en vêtir en échange de nourriture et de bons traitements. Après tout, quel mal y aurait-il à tondre un mouton ? En quoi prendre sa laine serait-il un acte cruel ? N’y a-t-il pas là un échange de bons procédés au terme duquel tout le monde est gagnant ? Je te donne caresses et carottes et, en retour, tu me donnes un peu de ta chaude laine pour me couvrir quand vient l’hiver… et tout le monde il est beau et tout le monde il est content.

Oh oh ! Welcome back les Bisounours ! On est loin de la réalité, là.

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Qui donne sa laine ?

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Admettons-le : à moins d’être né et d’avoir vécu toute ou partie de sa vie à la campagne, il y a peu de chance que l’on ait une fine connaissance des moutons. Certes, le jardin zoologique fréquenté en classe de CP-CE1 nous a donné un bref aperçu des ovins, mais était-ce bien suffisant pour faire le lien entre l’agneau qui, en venant croquer la carotte à même la main, a rempli notre coeur d’enfant de bonheur, et l’agneau qui, découpé en côtelettes et passé au grill, nous remplit le ventre de joie ?

Saviez-vous, à ce titre, que les moutons sont des êtres tout aussi intelligents et affectueux que votre épagneul (vous savez, celui que vous n’envisageriez jamais de manger) et qu’ils ont même une sensibilité à fleur de peau, ainsi qu’une sociabilité très complexe ?

En matière d’amitié, les moutons sont de grands fidèles : ils sont capables de reconnaître le visage d’au moins 50 autres moutons et de 10 humains en les ayant juste vus en photos ! Alzheimerou non, je doute que votre grand-mère fasse mieux… Tout comme chez les hommes, la sensation de l’absence n’est pas étrangère à ces animaux qui sont capables de penser aux individus absents : une brebis privée de son agneau le pleurera très longtemps. Les moutons ont également la capacité de reconnaître les émotions : ainsi préfèrent-ils nettement qu’on leur sourie plutôt qu’on ait l’air renfrogné !

Les ovins ont aussi d’étonnantes capacités mémorielles. Donnez-lui un nom et, même perdu parmi plus de 300 de ses congénères, un mouton répondra en entendant celui-ci. De façon encore plus étonnante, on a découvert les capacités d’apprentissage et d’enseignement transmis de génération en génération : les moutons sont en effet capables de se soigner en choisissant les plantes appropriées (de vrais phytothérapeutes !) et, surtout, c’est parce que la mère transmet ce savoir à son petit que, une fois adulte, le mouton est capable d’utiliser ses connaissances acquises. Les connaissances des ovins s’enrichissent donc de bouc ou, plutôt, de vieille brebis en jeunes agneaux.

Bête comme un mouton ? On voit que l’image du troupeau bêlant bêtement n’est guère fondée…

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http://www.mcttelecom.com/~planter/fun/dog_lamb.html

 

Une laine tachée de sang

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On croit souvent, avant de se pencher sur la question, que la tonte de la laine est une activité inoffensive qui n’implique ni la souffrance, ni même la mort des animaux. Et pourtant, rien ne saurait être moins vrai…

Une grande partie de la laine dont sont faits nos pull-overs, nos tapis et nos moufles provient de moutons mérinos. Plus de la moitié de cette laine est produite en Australie, pays du mouton par excellence. Or ce pays est également réputé pour une chose assez particulière que l’industrie lainière locale pratique, à savoir, le mulesing.

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Qu’est-ce que le mulesing ?

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Il s’agit d’une pratique, originaire des années 1930, qui consiste à découper à coup de cisailles la queue et l’arrière-train du jeune agneau, afin de lutter contre l’incidence des myases – des mouches pondant des larves sous la peau. Le tout sans anesthésie, bien sûr. Notons que le procédé ne concernait au départ que les bêtes plus âgées, car on le jugeait ‘trop douloureux’  pour les agneaux.

Signalons ici que le mouton mérinos est une espèce qui a subi un grand nombre de manipulations génétiques afin de produire une quantité phénoménale de laine. Sans ces procédés, les moutons produiraient juste assez de laine pour se protéger du froid comme de la chaleur. Dans un climat qui peut parfois atteindre des pointes de chaleur impressionnantes comme l’Australie, ce surplus de laine n’est pas le bienvenu et, ajouté au manque d’hygiène des exploitations ovines de masse, il favorise le développement de myases qui menacent de littéralement dévorer le mouton à petit feu. La pratique du mulesing y trouve sa justification.

Pourtant, de nombreux pays producteurs de laine y voient une pratique obsolète et elle a déjà pratiquement disparu en Nouvelle-Zélande. Ainsi peut-on plutôt choisir de tondre l’arrière-train des animaux de façon régulière, de contrôler biologiquement les mouches, ou bien encore de prodiguer des traitements locaux qui font montre de succès dans l’éradication des myases (l’huile d’arbre à thé détruirait ainsi 100% des larves dès la première application !). Mais n’est-il pas plus simple de découper les fesses des moutons à coup de sécateurs ?

Cherchez l’erreur.

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(je suis vraiment désolée de la dureté de ces images, mais elles ne sont que le reflet de la réalité).

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S’ils échappent au museling, sachez que les agneaux, à peine âgés de quelques semaines, ont la queue coupée sans anesthésie et que les jeunes mâles sont castrés de la même manière. On choisit soit de pratiquer une ablation à vif pour ôter leurs testicules, soit d’entourer ceux-ci d’élastiques en caoutchouc afin de couper l’afflux sanguin – l’une des méthodes de castrations les plus douloureuses qui soit. Messieurs, serrez les jambes.

Des centaines d’agneaux mourront avant même d’avoir atteint deux mois, faute de soins et de nourriture appropriée. La négligence, les sévices et les maladies auront raison de nombre d’adultes également. Ceux qui parviennent à survivre seront régulièrement tondus jusqu’à un certain âge… où ils ne sont alors plus jugés assez ‘rentables’ – et cet âge n’est pas élevé, croyez-moi. Que se passe-t-il alors ?

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Le long voyage des moutons vers l’abattoir

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Chaque année, ce sont près de quatre millions d’animaux qui sont envoyés par bateaux au Moyen-orient pour y être abattus selon l’abattage rituel musulman. Bien qu’il existe de plus en plus d’abattoirs pratiquant les rites de l’Islam en Australie, il semble moins coûteux d’expédier les moutons à bord de cargos et les faire exécuter dans des pays où la main d’oeuvre est moins chère. Business is business.

Evidemment, les longues semaines de traversée dans des coques sans aération aucune, entassés les uns sur les autres, en proie au manque de nourriture et d’eau, ainsi qu’à des températures extrêmes, ont raison d’un grand nombre de moutons. Selon le Meat and Livestock Australia, c’est entre 1% et 28% des animaux qui meurent à bord de ces navires, de faim, de soif, d’étouffement ou de maladie.

Arrivés à destination, les moutons sont directement transférés des bateaux vers les camions qui les mèneront à l’abattoir. Et comme il s’agit d’abattage halal, les animaux ne seront pas assommés avant d’être tués : tandis que les moutons sont conscients, on leur tranche la gorge et on commence à les dépecer alors qu’ils sont souvent tout à fait vivants. Ils ne mettront que de longues – et effroyables – minutes à mourir.

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Pas clean pour la planète, ma laine ?

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Outre les souffrances infligées à des êtres qui n’ont rien demandé d’autre que de garder leurs poils pour eux, il faut savoir que l’exploitation massive des ovins pour leur laine et leur viande a un impact environnemental considérable.

De tous les animaux, la production d’agneau est en effet la plus polluante : la consommation d’1 kg d’agneau est responsable du rejet de près de 40 kg de CO2 dans l’atmosphère, soit presque 50% de plus que le boeuf ! En Nouvelle-Zélande d’ailleurs, les émissions de méthane, provenant en majorité des élevages de moutons, constituent plus de 90% des émissions de gaz à effet de serre du pays !

A cela, on ajoutera les dommages affectant les sols : les exploitations intensives de moutons sont en effet extrêmement destructrices envers la végétation et la terre, entraînant avec elles de vastes problèmes d’érosions des sols.

C’est sans compter enfin la pollution des eaux générée par de telles exploitations. Une étude menée en Nouvelle-Zélande a d’ailleurs montré que la contamination des eaux par matière fécale ovine était telle, même dans des fermes de taille moyenne, qu’elle dépassait tous les niveaux recommandés en matière d’usage de l’eau – qu’il s’agisse d’eau à boire comme d’eau destinée aux activités de récréation. Oui, car dans les eaux, on retrouve aussi tout un tas de produits chimiques visant à prémunir les troupeaux d’infections parasitaires… qui filent donc dans l’eau que nous buvons, dans laquelle nous nous baignons, et où évoluent les poissons… que nous mangeons.

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Et les autres ?

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Et puis, s’il n’y avait que les moutons, ce serait presque trop beau, pas vrai ? De nombreux êtres vivants sont en effet utilisés pour nous vêtir, et nombreux sont ceux qui en souffrent, quand ils n’en laissent pas tout simplement la vie.

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Le cachemire

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Nos si doux pull-overs en cachemire proviennent de chèvres qu’on trouve dans la région du Cachemire, entre l’Inde et le Tibet. Cette fibre si soyeuse n’est d’autre que le pelage d’hiver de la poitrine de ces caprins : une fois tondues, les chèvres n’ont plus leur toison naturelle qui les protège du froid et des maladies. Bien sûr, parmi les souffrances qui leur sont infligées, on les écorne et les castre sans anesthésie – une fois n’est pas coutume. Un certain nombre d’animaux, jugés ‘défaillants’ (comprendre : leur laine n’est pas parfaitement pure), sont tués avant l’âge de deux ans. Avec l’âge, leur pelage devenant moins doux, on pratique le shearling, autrement dit on tue les animaux et on tanne leur peau avec la laine intacte : vous connaissez bien les fameuses Uggs ?..

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Le karakul

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Il s’agit-là d’une race de moutons à poils noirs originaires de Chine et le terme désigne, par extension, la fourrure de cet animal. Attention à vos yeux et vos oreilles ici… car on trouve ici l’une des pratiques les plus barbares qui soit.

En raison de l’extrême douceur de leur laine, les agneaux karakuls sont tués, dans le meilleur des cas, alors qu’ils n’ont qu’un ou deux jours. Pour une fourrure de plus grande qualité encore, on n’attend même pas que ceux-ci aient vu le jour… On choisit une brebis enceinte et, lorsque le fœtus (et normalement futur petit) commence à donner des signes d’agitation, on tranche la gorge de la mère et lui ouvre l’abdomen : il ne reste plus ensuite qu’à découper dans le placenta et dépecer l’agneau. 

Environ 4 millions d’agneaux karakuls sont ainsi tués pour leur laine chaque année.

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L’antilope chiru

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Les si renommés châles de shahtoosh (le nom signifie ‘roi des laines délicates’ en perse) sont tissés à partir de la laine d’une antilope tibétaine, appelée chiru. Cet animal vit à une altitude de 5000 m. et sa fourrure, à la fois légère et chaude, lui permet de survivre dans des conditions extrêmes d’un bout à l’autre de l’année.

Cette fibre est d’autant plus précieuse pour les tisseurs de la région du Cachemire que la demande est élevée, sa vente et sa possession ayant été jugées illégales selon la Convention sur le commerce International des espèces en voie de disparition. Oui, parce que le problème, c’est qu’on ne peut ‘juste’ tondre les antilopes pour leur prendre leur laine, il faut la fourrure dans son entier et, pour cela, pas de miracle : il faut les tuer. 

Chaque année, ce sont donc 20,000 chirus qui sont tuées strictement pour leur laine, et leur corps abandonné dans la nature (cette fois-ci, je vous passe les photos que vous pouvez trouver ici). 

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Il y a tant d’autres animaux qui souffrent et que l’on tue pour se vêtir de leur pelage, parmi lesquels les lapins angora, les alpagas et vicuñas, que je ne peux tous les citer ici. La liste est – hélas – très longue…

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Une liste longue, comme l’est cet article qui ne vise ni à juger ni à condamner ceux qui, parmi vous, portent de la laine. Moi aussi, j’en ai longtemps porté et, parmi mes vêtements d’hiver, nombreux sont ceux qui contiennent de la laine. Un jour pourtant, j’ai décidé d’ouvrir les yeux et j’ai cherché l’information. Celle-ci n’est pas toujours simple à trouver et heureusement qu’il existe des individus prêts à tout pour nous la fournir et, par-là même, nous éclairer sur ce qu’on ne nous cache que trop bien.

Derrière les images des bonnes vieilles pelotes de grand-mère ou des tricots ‘tendance’ proposés par les grandes marques à la mode, se cache une réalité bien sordide. Si sordide que l’on préférerait sans hésiter garder les paupières closes plutôt que de regarder les choses en face. Et pourtant, ce serait un si grand pas si une majorité d’entre nous décidait, une fois pour toutes, de les ouvrir et de commencer à faire bouger les choses.

Vous vous dites sûrement : ‘Mais comment faire sans laine ?’ Je me suis posé la même question au départ, et j’ai pourtant depuis trouvé nombre de matériaux qui la remplacent parfaitement : chauds, éthiques, écologiques… il suffisait de le vouloir pour me rendre compte qu’il y avait l’embarras du choix. Il fallait simplement accepter d’ouvrir les yeux. 

Nous avons le choix de vivre sans faire souffrir : pourquoi ne le faisons-nous pas ?

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Pour aller plus loin : One Voice, PETA, Environmental Working Group, Occupy for Animals et Wikipedia (mulesing).

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Pour les alternatives à la laine, c’est ici :

Chaud, Ethique, Ecolo ? Yes we can !

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343 réflexions sur “TOUCHE PAS À MA LAINE !

  1. Bonjour,
    Je suis tombée sur votre article en cherchant des informations sur la laine (je travaille en agronomie). Je n’ai pas les connaissances pour parler des autres animaux mais votre article ne semble pas contenir d’éléments sur la production de laine européenne. Les élevages français n’ont en aucun cas ces pratiques et produisent énormément de laine qui est bien souvent considérée comme un déchet de la part de éleveur (prix d’achat ne couvrant même pas le prix de la tonte) et la plupart des industrie de lavage et filage ont fermé durant le siècle dernier à cause de l’arrivée des fibres synthétiques et de la main d’oeuvre à bas coût en Asie. Je n’irai pas jusqu’à dire que la tonte est agréable pour la brebis, mais ce n’est pas pire que du toilettage pour un chien.

    Je pense qu’avant de juger l’élevage ovin aussi sévèrement, il serait intéressant d’aller en visiter car, en France, ce que vous décrivez n’existe pas et les mouton et les vaches en pâturages ne provoque pas d’érosion lorsque les rotations sont maîtrisées. Au contraire ils participent au maintient de paysages ouvert et bien souvent de biodiversité.

    Alors si vous souhaité continuer porter de la laine, privilégiez des circuits courts et français:)
    http://www.francetvinfo.fr/economie/a-la-decouverte-des-secrets-de-la-filiere-laine_1103999.html

    Bonne journée

    PS : Je n’ai pas réussi à retrouver les sources concernant la caractère polluant de l’élevage ovin. Si vous les avez encore je serais contente de pouvoir les lire car contrairement aux tissus synthétiques dérivés du pétrole la laine entièrement produite en France aura un impact environnemental faible. Merci d’avance.

  2. C’est dommage de tomber sur ce genre d’article aussi faux et loin de la réalité.
    comme le dit Noune avant moi, le prix que la laine peux être payé au éleveurs ne rentabilise pas les frais de tonte. Là je vous pose une question simple: Alors pourquoi les éleveurs tondent-ils leurs moutons???

    Pour la simple et très bonne raison qu’un mouton peut mourir étouffé si sa toison est trop grosse. (je suis prête à mettre ma main à couper que tout végétarienne et certainement écologiste que vous êtes, vous n’en aviez pas le moindre idée).
    si résume tondre est de la maltraitance mais ne pas le faire serais plus grave encore

    les anciens étaient loin d’être con, s’ils le se faisais chier à le faire c’était qu’il y avait une raison.

    alors merci de vous renseigner avant de poster ce genre d’article. Merci d’avance

    • Suite à votre commentaire, j’ai une question : La nature est donc tellement mal faite qu’elle a créé un animal qui, sans l’aide de l’homme s’étoufferait dans sa propre toison ? Cela me paraît hautement improbable, on ne me fera pas croire que c’est l’homme qui maintient le mouton en vie, celui-ci se débrouille probablement parfaitement bien dans son milieu naturel, sans étouffer avec ses poils… Comme tous les autres animaux du monde.

      • Le mouton n’existe pas à l’état sauvage. Pas plus que le chihuahua, le percheron, le paon blanc et autres races créées par l’homme, ou la carotte orange, la laitue, les fraises, dérivés d’espèce sauvage et améliorées par sélection… Il existe des cousins du mouton, qui n’ont que peu de laine. L’homme a sélectionné des moutons avec beaucoup de laine (ou de viande, ce ne sont pas les mêmes races) au fil des siècles. Et c’est de la SÉLECTION, pas de la « manipulation génétique » (ne pas confondre, merci). Alors OUI, un mouton ne peut pas survivre sans l’homme, car sa laine le gênera, voire finira par bloquer les articulations ou l’étouffer. Maintenant, on peut ne plus élever de moutons du tout. C’est possible aussi. Ça va manquer pour entretenir les paysages, mais bon, on les remplacera par des tondeuses ou des lamas (très français, le lama).

  3. L’humanité ne se limite pas à la France , le % de la production Française représente combien par rapport au monde ? Donc la pratique Fr est minoritaire et n’est pas caractéristique de la pratique mondiale, désolé. Essayer de recentrer la problématique au niveau locale ne fera pas disparaître la catastrophe globale et surtout , cela ne vous donne pas raison. Maintenant , de ce que j’ai cru comprendre , c’est le point de vue vegan qui est défendu ici. Et selon le points de vue Vegan , tant que ça viens de l’exploitation animal , c’est à proscrire. Donc comme on est bien d’accord que la laine provient d’animaux et que ses animaux de part les ressources qu’ils produisent pour l’humanité ( Laine , viandes , progéniture ) ne vivent plus librement afin que les hommes puissent les exploiter au maximum , c’est « mal » pour quelqu’un de vegan ( ou tout simplement qui se préoccupe de la souffrance animale ) d’en acheter.

    • Tout à fait d’accord, et la philosphie végan est tout à fait respectable. Mais je regrette que les végans n’aillent pas plus loin dans leur réflexion, et ne réfléchissent pas à une façon de sortir de l’élevage. Et non, on ne peut pas juste « ouvrir les portes » et laisser « retourner à la nature » des animaux qui ne sont pas faits pour vivre à l’état sauvage. On peut juste ne plus les faire reproduire, et attendre que les populations s’éteignent d’elles-mêmes. PAr contre, comme il est dit plus haut, cela aura des conséquences lourdes sur les paysages, surtout en Europe (ou le paysage « naturel » n’existe plus depuis des siècles, sauf en haute montagne).

  4. Ping : Où acheter des vêtements éthiques et véganes ? | -Eco vegan choice-

  5. Bonjour, je suis musulman et je peux vous dire que même si ce n’est souvent pas respecté, dans la religion, on ne peut pas qualifier de viande halal de la viande qui vient d’un animal blessé. Cette viande qui provient de ces moutons n’est donc pas halal.
    Pensez vous qu’il existe un moyen de tondre la laine sans couper l’arriéré train et qu’il n’y ait pas de ver?
    A BAS LA TONTE BARBARE DES MOUTONS!

  6. Bonjour, justement oui je me demandais, si on achète chez un petit artisan, éleveur de notre pays, lui il fait pas ces pratiques barbares ?

  7. Ping : Qu'est-ce qu'être végane ? - Trendy-Show

  8. Bonjour. Nous avons deux petit mouton d’ouessant (moumoute et Marguerite)race ancienne et rustique. Qui perdent leur laine toute seule comme une sorte de mue. Donc si tu veux de la laine ecolobioresponsable tu es la bienvenue.

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