L’ORDONNANCE OU LA VIE

Oh la la… tant de temps est passé depuis mon dernier article… je suis mille fois désolée, mais là, c’est sûr, je suis de retour !

Et comme je vous l’avais promis, avant de reprendre le flambeau et de revenir aux manettes, je vous livre la toute dernière interview de la série… Je laisse la parole aujourd’hui à Ludivine Buhler, interne en médecine, qui signe les articles d’un blog passionnant : L’ordonnance ou la vie !

Si vous ne connaissez pas encore son blog, je vous encourage à aller y faire un tour : une magnifique découverte, pleine d’informations précieuses et de réflexions intéressantes sur votre santé. Alors, aujourd’hui, place à la médecine et à la nutrition !

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Bonjour Ludivine, vous êtes interne en médecine et vous avez fait le choix d’une alimentation dépourvue de produits animaux – un mode d’alimentation à contre-courant des recommandations habituellement prônées par la médecine occidentale conventionnelle, comment expliquer ce choix ? Quel a été votre cheminement ?

Bonjour Ophélie, effectivement j’ai fait le choix d’une alimentation dite végétalienne il y a pratiquement deux ans. Je me suis tournée vers ce type d’alimentation grâce… à mon blog ! En effet, dès le début, j’ai eu des questions de lecteurs touchant à l’alimentation pour lesquelles je n’avais pas de réponse. De là, j’ai commencé à effectuer des recherches dans les bases de données médicales sur l’alimentation. En parallèle, je me suis posée beaucoup de questions sur le fonctionnement de notre société, sur tout ce qui nous semble « naturel et normal » de faire ou de ne pas faire. J’ai commencé à démonter dans mon esprit pas mal de réflexes acquis sans réflexion et le choix de ce que je mettais dans mon corps par l’alimentation en faisait partie.

Mes recherches qui portaient sur le thème « peut-on vivre sans viande sans danger pour notre santé ? » m’ont amenée à lire des études qui non seulement indiquaient que c’était tout à fait possible, mais et c’est là où j’ai été scotchée, que ce type d’alimentation permettait d’améliorer plusieurs paramètres sanguins reflétant l’état de santé de notre corps.

De là, après avoir réfléchi longuement aux implications dans ma vie quotidienne, notamment au niveau de mon activité professionnelle, j’ai décidé de franchir le pas pour tester par moi-même le végétalisme.

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Vous citez dans votre blog trois livres qui ont joué un rôle particulier dans cette décision, parmi lesquels deux traitent spécifiquement de la relation santé/alimentation : Anticancer, du Dr. David Servan-Schreiber, et Le Rapport Campbell, du Dr. T. Colin Campbell. Ces livres ne sont pourtant pas particulièrement répandus sur les bancs de la faculté de médecine, pourriez-vous nous en dire plus ?

La lecture de ces livres ne s’est pas faite sans une certaine résistance au début. Plusieurs personnes m’avaient conseillé Anticancer, pensant que cet ouvrage pourrait m’intéresser. Malheureusement mon premier mouvement, a été de penser que c’était un livre « grand public » qui ne concernait donc pas les médecins comme si nous parlions de deux univers distincts, comme si il y avait deux types d’êtres humains. Je crains que beaucoup de mes confrères raisonnent encore de cette manière. Mais heureusement, cette pensée n’a duré que quelques secondes et je me suis souvenue que l’on ne pouvait prétendre juger la pertinence de données sans en avoir pris réellement connaissance.

Ce fut finalement une des meilleures décisions que j’ai prise car cela a été une sorte de déclic. Premièrement les concepts avancés étaient étayés par des études cliniques dont les références étaient citées, donc retrouvables. Ensuite, les argumentaires reprenaient les connaissances que j’avais apprises à la faculté de médecine, on me parlait donc avec un langage connu. De là, j’ai commencé à douter du fait que l’on m’ait enseigné l’essentiel sur le corps humain et la santé. Cela a été comme ouvrir une porte dans mon esprit. Je me suis rendue compte brutalement que devant moi venait de se dérouler une liste infinie de nouvelles connaissances qui n’étaient pas comprises dans mon programme officiel universitaire. Après, cela a été la course à la lecture d’autres ouvrages sur le même sujet. Au bout de quelques mois, j’ai commencé à reprendre ma vie en mains, en commençant par mon alimentation.

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Quand j’étais petite, j’avais un très bon pédiatre, mais qui avait une habitude intéressante : celle de nous donner des bonbons à la fin de la consultation si nous avions été sages… D’un côté, les connaissances scientifiques sur la relation entre alimentation et santé progressent à pas de géant, mais de l’autre, elles semblent généralement dédaignées par la médecine conventionnelle : comment expliquer un tel paradoxe ?

Le vrai paradoxe ne vient pas des connaissances, mais des humains qui en disposent. La médecine occidentale a quelque chose de très schizophrénique en ce sens qu’elle veut tout découper. D’un côté le corps, de l’autre l’esprit. D’un côté le cœur, puis les poumons, puis les intestins, puis le cerveau etc. Nous sommes officiellement fragmentés alors qu’en réalité c’est tout l’inverse, car l’un ne peut pas fonctionner sans l’autre dans le vivant.

L’esprit des médecins est éduqué un peu de cette manière. On nous apprend à classer les choses, à tout formaliser, notamment nos connaissances. Je me souviens de la peine que j’avais en dernière année de fac à faire la synthèse de mes connaissances. Rien ne collait avec rien lorsque j’essayais de voir les interactions entre le foie, les reins, les intestins ; il n’y avait pas de lien dans ma représentation du corps. C’est une des raisons pour lesquelles il est facile de séparer les connaissances acquises « le sucre ça donne des caries » de « je vais lui faire plaisir en lui donnant un bonbon ». Ce qui au passage associe les sucres rapides à une récompense et au plaisir. Lien qui restera toute la vie… Une méthode idéale pour créer des dépendances aux sucres rapides plus tard. Mais ceci est une autre histoire, moins glorieuse de notre société de « consommation ».

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Les recommandations officielles en matière de nutrition soulignent la nécessité de ‘manger moins gras, moins salé, moins sucré’, ou encore de ‘bouger’ – ce qui est très louable… mais elles continuent de recommander 3 produits laitiers par jour et ne jurent que par les sacro-saintes ‘protéines animales’ : ces gammes d’aliments ont pourtant été incriminés dans la pathogénèse de nombreuses maladies… pourquoi un tel hiatus ?

Difficile pour moi de donner une réponse claire à cette question étant donné que je ne suis pas à l’origine de ces recommandations, mais à force de lecture et de recherches, j’oscille entre ignorance et mauvaise foi. C’est dans ce genre de positionnement officiel que l’on peut soulever la question du lobbying agroalimentaire. De même que le lobbying pharmaceutique fait mettre sur le marché et rembourser des molécules totalement inutiles mais non dénuées de risques, l’alimentation est un immense marché économique qui ne voit plus que son propre intérêt, sa propre croissance. Même si les connaissances avancent et soulignent la nécessité de réduire nos consommations de produits animaux, -dont la production est très couteuse pour la santé de la planète-, il n’y a pas d’attrait pour des entreprises bien portantes à abandonner leur activité. C’est un peu « tant que ça marche, il faut foncer ». La santé n’est pas l’intérêt économique. Au contraire, une société en bonne santé n’engendre pas un PIB élevé. La maladie en revanche, est très lucrative.

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Vous travaillez vous-même à l’hôpital et êtes donc témoin des plateaux-repas servis aux patients, notamment cancéreux : il semble qu’on soit à mille lieues de l’idée d’une alimentation thérapeutique. Qu’en pensez-vous ?

En effet, les premiers repas que j’ai vu servir m’ont laissée dubitative. Puis je me suis dit qu’ils savaient ce qu’ils faisaient… puis j’ai réalisé que non. L’alimentation n’étant actuellement pas reconnue comme thérapeutique, donc ayant un rôle au moins aussi efficace que les médicaments, celle-ci ne va pas différer pour une personne cancéreuse. On y trouve beaucoup de protéines animales de qualité médiocre (viande cuite et réchauffée), yaourts bon marché… mais aussi des sucres rapides et des graisses animales. Bref, tout ce qui fait « pousser » les cellules cancéreuses. Difficile également pour les patients d’avoir des repas sur mesure. Etre végétalien à l’hôpital et bénéficer de repas équilibrés, c’est pratiquement impossible ; tout du moins dans les hopitaux où j’ai eu l’occasion de passer.

Paradoxalement, certains aliments sont reconnus comme augmentant l’apparition des cancers. Si vous préférez nous avons les connaissances, mais nous ne faisons pas – volontairement ? – le lien entre avant et après. Si nous acceptons l’idée que l’alimentation puisse jouer un rôle dans la survenue des maladies, pourquoi n’accepterions-nous pas l’idée on ne peut plus logique qu’elle puisse jouer un rôle dans la guérison des maladies ? Et je ne parle pas ici que du cancer.

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Dans Anticancer, S. Servan-Schreiber rapporte les paroles d’un cancérologue auquel il venait demander conseil en matière d’alimentation au cours de sa chimiothérapie : ‘Mangez ce que vous aimez. Ca ne change pas grand chose’… Vous avez-vous-même écrit un article très intéressant sur la chimiothérapie, dans lequel vous consacrez une partie entière à l’alimentation à recommander lors de ces traitements. Pourriez-vous en rappeler les grandes lignes ?

L’alimentation lors des cancers doit jouer sur les ressources naturelles anti-cancéreuses présentes dans la nature. Et ce sont les plantes qui en sont porteuses. Les cellules qui vont nous défendre et nous construire sont à notre image : elles ont de petits organes (organelles) qui ont besoin d’outils. Et les outils pour nous réparer ont besoin pour fonctionner de tout ce qui contient des antioxydants, des vitamines, des minéraux. Ces outils se trouvent dans les fruits et légumes frais cuit à la vapeur, consommés crus pour ceux qu’il est possible de manger de la sorte (graines germées également) et bio pour ceux qui n’aiment pas trop le goût des pesticides… Les graisses végétales ont toute leur place, qu’il s’agisse d’huiles en première pression à froid qui contiennent également des vitamines, des graisses insaturées (omega-3/6) ou de fruits à coques s’il n’y a pas d’allergie ; les petits poissons sont également des sources de graisses insaturées, pour peu qu’ils ne soient pas chargés en métaux lourds et en antibiotiques.

A cela, il faut éliminer les sucres rapides qui favorisent la croissance des cellules cancéreuses, les graisses animales chargées en hormones, antibiotiques, pesticides favorisant également la croissance des cancers. La viande est dans ce contexte d’hormones, antibiotiques, pesticides également à restreindre, surtout si elle est issue de la grande distribution qui cherche trop souvent le rendement plutôt que la qualité.

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En plus de l’alimentation il faut également souligner l’importance cruciale de l’état d’esprit de la personne dite « malade ». Je n’aime pas ce terme car une fois de plus il sépare les êtres humains en plusieurs catégories les malades et les non-malades. En réalité, nous ne sommes jamais ni l’un ni l’autre ; nous avons toujours en nous des cellules malades qui sont éliminées par notre système immunitaire et nous avons toujours de nouvelles cellules en pleine santé qui naissent. Et c’est sur ce dernier point qu’il faut se concentrer lorsque l’on est affaibli : il y a toujours quelque chose de vivant qui nait continuellement en nous. Il s’agit de faire grandir cette partie positive afin qu’elle prenne le dessus. L’alimentation nous aide dans cette voie. Elle n’est pas la réponse absolue, mais elle a un rôle non négligeable à jouer. Comme le dit le dicton : nous sommes ce que nous mangeons.

Merci Ophélie pour ces questions.

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J’espère que cette interview vous aura intéressé : un grand merci à Ludivine pour ses réponses complètes et passionnantes !

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58 réflexions sur “L’ORDONNANCE OU LA VIE

  1. Bravo bravo pour cette belle et très instructive interview ! Cela rassure de constater que certains futurs médecins parviennent à conserver leur esprit critique malgré le « formatage » de l’enseignement reçu. Le pédiatre homéopathe très connu qui s’occupe de mes filles me narre à chaque consultation des exemples navrants d’idées « toutes faites » véhiculées en fac de médecine, de conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique, agro-alimentaire etc… par exemple cet endoctrinement concernant les produits laitiers ! Comment peut-on laisser aveuglément de côté les voix qui s’élèvent contre ce diktat des 3 produits laitiers par jour, avec des arguments solides à l’appui de leurs doutes ??? L’alimentation est notre carburant, la chose la plus intime en rapport avec notre corps, et on écoute aveuglément les grands et beaux discours des géants de l’agro-alimentaires, qui, sous couvert de cautions scientifiques financées par eux-mêmes, nous dictent le bien et le mal en matière d’alimentation. On ne progresse guère en la matière, voire même nous reculons il me semble. Il se pourrait que nous soyons la 1ère génération depuis bien longtemps qui ne voit pas son espérance de vie augmenter : en cause bien sûr il y a aussi d’autres facteurs que l’alimentation, mais tout de même, comment ne pas s’interroger sur les changements alimentaires des dernières années et leurs conséquences ??
    A titre personnel, cela ne fait que peu de temps que j’ai complètement remis en question l’alimentation de ma famille, mais avec quel bienfait d’ores et déjà, et quel bonheur de sentir que l’on se fait du bien !! Je constate chaque jour sur mon bien-être général l’impact de ce changement, chaque repas est un plaisir réel…
    Quant à la « nourriture » en milieu hospitalier, pour l’avoir connue de très près au travers de ma Maman atteinte d’un cancer, c’est incontestablement un facteur très défavorable : peu de moments positifs dans une journée à l’hôpital : les repas se devraient d’apporter un peu de réconfort, or c’est bien souvent au contraire une épreuve qui se rajoute à celles endurées par ailleurs. Sans parler bien sûr de l’hérésie qualitative et nutritive de ces plateaux-repas !!
    J’espère que Ludivine parviendra à convaincre de nombreux confrères de s’interroger sur ces différents aspects 🙂
    Bravo Ophélie pour tes billets, qui font mouche à tous les coups !

    • Merci beaucoup Brittounette pour ton témoignage,

      Effectivement, cela me dépasse aussi : comment penser que quelque chose qui entre dans notre corps au moins 3 fois par jour pourrait n’être d’aucun effet ?… Hélas pour nous, les discours majoritaires n’encouragent pas vers cette prise de conscience…

      Heureusement, tu as bien raison, que certains professionnels de santé, à l’exemple de Ludivine ou de ton pédiatre, sont plus ‘éclairés’ que d’autres… dommage que ce ne soient souvent pas ceux qui décident des menus hospitaliers !

  2. Merci bcp de parler de l alimentation, un sujet qui me touche.
    Je suis vegetarienne depuis qq années ( j’ai 28 ans), et j’essaie de cuisiner en respectant les aliments, c’est à dire éviter les fritures principalement.
    Ce serait bien qu’à l’hôpital on ait de la bouffe respectable, bio, car c’est vraiment essentiel.

  3. Certains de mes élèves font des stages en cuisine centrale d’hôpital. Les repas y sont préparés 3 jours à l’avance (voire 5 jours pour le lundi !) et stockés au frigo. A part certains aliments comme les frites…
    Ca explique en partie le goût des plateaux repas d’hôpital ! Sans compter leur teneur nutritionnelle, par exemple quand on sait combien la vitamine C se dégrade vite même au frigo. Mais ce qui me fait le plus enrager, c’est le traitement de faveur injustifiable de certains aliments comme les frites !!

    • Oui, tu as tout à fait raison et le témoignage de tes étudiants est éloquent !

      Après une semaine passée à l’hôpital, j’ai bien compris que la notion de ‘santé dans l’assiette’ est complètement étrangère au monde hospitalier (en France, du moins)… 😦

      Mais voyons, les frites, ils faut qu’elles soient bien fraîches ! Pas comme les légumes et les fruits… (crudités interdites d’ailleurs !)

  4. Merci pour cette interview très intéressante. J’étais déjà passée par le blog de Ludivine mais ton article me donne envie d’y retourner ! 🙂

    • Merci beaucoup Cerisah !

      N’est-ce pas ? C’est un blog tout à fait passionnant et très riche : j’encourage tout le monde à y jeter un coup d’oeil (et même plus qu’un seul !) 😉

  5. En Belgique aussi, la nourriture est détestable à l’hôpital. Mais « rassurez-vous bonne gens, tout est aseptisé… » Hum.
    Outre le fait que c’est mauvais (de goût), peu équilibré, plein de produits animaux… en plus, même dans les services qui prennent en charge des personnes devant manger avec un régime spécial à cause de la pathologie qui les mène à l’hôpital, le repas ne convient pas (un ami a été hospitalisé car crise, maladie de Cröhn, à peu près rien de ce qu’on lui a présenté ne faisait partie de ce qu’il avait le droit de manger…).
    C’est comme dans la plupart des cuisines de collectivités (et pire). Bref, à éviter…

    • Ah, il n’y a donc pas qu’en France que les choses clochent…

      Peut-être un jour reviendra-t-on vers l’idée qu’il vaut mieux prévenir que guérir… et que l’hygiène de vie est capitale ici.

  6. Tiens, voici une interview que je ferais bien de communiquer à ma famille de médecins sceptiques… C’est hallucinant de voir comme l’alimentation est dissociée du reste par le corps médical, et même les plus jeunes. C’est réellement du gâchis car lorsqu’on ne s’appelle pas « docteur », on n’a pas l’argument d’autorité pour élever notre voix contre la leur… Grrr !

    Citation de mon frère médecin lorsque je lui ai parlé d’un médecin végétalien (pas Ludivine !) : « il y a des fous partout ». Ouch…

    • Ouch en effet ! Ah, que veux-tu, il faut bien que jeunesse se passe… 😉

      Et encore, si tu voyais les règles de diététique en oncologie, tu ouvrirais grand les yeux… entre le babybel, les miel pops et les crèmes dessert archi-sucrées, il ne reste plus franchement de la place pour une feuille de salade !

  7. Que c’est intéressant et encourageant/rassurant de lire que des médecins commencent à comprendre le lien entre la santé et notre alimentation et prennent les choses de manière globale !

    Sans raconter ma vie, je vais vous livrer un témoignage !

    Mon fils a toujours eu des problèmes de peau depuis la naissance et nous lui mettions des crèmes quasi tous les jours. Comme le problème évoluait dans le mauvais sens (boutons de plus en plus irritants, impossible à faire partir..), nous sommes allés voir un dermato qui nous a expliqué qu’il avait une maladie de la peau et qu’il devrait mettre des crémes matin et soir, certainement toute sa vie.

    Pendant l’échange avec le médecin, je lui ai demandé s’il fallait que mon fils (qui avait 6 ans à cette époque) mange certains aliments et en évite d’autres pour justement atténuer ses problèmes de peau. Il a rigolé et m’a regardé avec des yeux très surpris ! Finalement, nous décidons de suivre les recommandations du médecin avec ses crémes mais …l’horreur, sa peau s’abimait de plus en plus et le faisait souffrir.

    Comme j’ai une très bonne amie indienne, médecin ayurvédique, je lui ai parlé de notre problème et elle a ausculté mon fils….. Elle l’a surtout massé et a « écouté » son corps. A la fin de ce massage, elle m’a expliqué qu’il fallait que nous arrêtions tout de suite les crèmes car elles alimentaient la maladie et que le problème n’était pas un problème de peau mais un problème de rate ! Donc, elle nous conseille un sirop ayurvédique détoxifiant, un massage tous les soirs avec de l’huile d’amandes douces et seulement une banane pour le gouter…… Et bien, au bout de 3 jours, ses boutons sont partis et depuis….plus aucun problème alors que l’on nous expliquait qu’il en aurait pour toute sa vie avec la maladie !

    Notre médecine occidentale ne prend pas le corps dans sa globalité et ne tient pas compte des interactions des fonctions des organes les uns avec les autres……

    Ceci dit, il y a plus à gagner pour les labos de vendre des crémes plutôt que d’avoir des patients qui mangent des bananes et se massent avec de l’huile d’amandes douces !
    Pour moi, la médecine ayurvédique (avec toute son approche yoga/méditation) est une véritable piste que nous devrions découvrir en Europe mais ….si des médecins occidentaux, comme dans cette interview, commencent à prendre en compte le corps dans sa globalité….je suis (un peu) rassuré !

    • Effectivement, quel témoignage !

      Merci beaucoup Grégoire, c’est fou ton histoire, et pourtant elle ne m’étonne pas tant que cela… (moi qui n’ai jamais eu autant de boutons que depuis que j’applique la crème savamment recommandée par ma dermato… keuf !) Mais il est sûr que des bananes et de l’huile d’amande, c’est sacrément moins lucratif pour l’industrie pharmaceutique que ses onguents et médicaments hors de prix qu’on fait tôt de présenter comme absolument indispensables ! Quel gâchis…

      D’ailleurs, à titre personnel, je souffrais de très fortes migraines depuis le début de la puberté. Après mille et une consultations, j’étais en mode dopage aux aspirines et médicaments spéciaux qui, certes, apaisaient mes maux de tête sur le coup, mais n’empêchaient pas que ceux-ci reviennent… Sans y voir un lien de cause à effet, il se trouve quand même que depuis que je mange bio et vg, je n’ai plus une seule migraine ! Envolés, ces tourments ! 🙂

      • Pareil pour les migraines, et mes boutons viennent enfin de partir apres un traitement pour aider mes hormones a refaire surface apres plus de 15 ans de pilule. Ma naturopathe m’a prescrit du Vitex (agnus castus : http://en.wikipedia.org/wiki/Vitex_agnus-castus) et c’est bien simple j’ai retrouve ma peau de bebe. A part cette petite intrusion dans votre discussion (Gregoire, l’histoire de ton fils est tout simplement dingue), je voulais te remercier Ophelie pour cet article au combien passionant. Je decouvre ainsi un nouveau blog que je lis entre deux projets au taf 😛 (ce sont mes boss qui sont contents).

        • Merci pour ton témoignage Charlotte !
          Il va falloir que je tente ta super plante anti-boutons ! (enfin, d’après ce que j’ai lu, ma libido en prendra un coup aussi… mais c’est peut-être le prix à payer pour une peau de bébé ;-))
          Heureusement de mon côté que je bosse de chez moi, sinon je crois que je rendrais dingue tous les patrons du monde… enfin, il me faudrait peut-être justement un boss pour se pencher sur ce que je fais… 😉

          • Ahhh, bosser de chez soi, le rêve ! Tu as de la chance 🙂
            Pour la plante : je la prends depuis deux semaines, et mes boutons sont déjà partis, c’est fou, non ? Franchement je n’ai pas vu de variations concernant ma libido, donc tu seras peut être épargnée toi aussi. La seule chose un peu relou (enfin, ça dépend de tes attentes) : ma naturopathe m’a prévenue que je risquais d’être très fertile avec cette plante. Voilà, renseigne toi quand même, ça vaut le coup ! 🙂

            • J’avoue, bosser de chez soi a du bon, et je ne me vois pas maintenant partir pour un bureau de bon matin et ne revenir qu’à la nuit tombée… mais il faudrait que je réfléchisse à installer une clef sur internet : m’interdire complètement l’accès aux blogs et facebook ne serait pas déraisonnable… 😉

              Je me renseigne pour cette plante des moines : en même temps, si ça se trouve, peu de libido et une fertilité en hausse, ça se combine plutôt bien façon zéro effet 😉 Merci beaucoup en tout cas, je rêêêêêêve de retrouver une peau douce…

  8. Merci Antigone pour cette interview, je suis le blog de Ludivine avec beaucoup d’intérêt, merci à elle aussi pour ces réponses !
    C’est intéressant cette constatation du découpage des connaissances.
    Pour ce qui est de l’alimentation et des maladies, j’ai vu conseillé à un cancéreux en chimiothérapie (au « stade très avancé ») de regagner du poids le plus rapidement possible en mangeant des produits laitiers, de la viande et des sucreries… quand j’ai mentionné les fruits et légumes, on m’a ri au nez !
    En tout cas, j’espère que les médecins du futurs seront comme Ludivine plus actifs dans leurs recherches de connaissances et dans leur manière de les appliquer…

    • Merci beaucoup Mlle Pigut !

      Effectivement, le blog de Ludivine est une mine d’or et elle s’est volontiers prêtée au jeu des questions réponses pour notre plus grand intérêt.

      Et que dire des conseils que tu cites… j’ai feuilleté les recommandations faites aux patients en chimiothérapie : en première ligne, l’idée d’enrichir tous les plats avec du beurre ou du fromage, de grignoter des biscuits et des sucreries en cas de baisse d’appétit, et, bien sûr, de consommer de la viande à chaque repas – pour le fer ! Bref, le trio sucre-mauvaises graisses-protéines animales : tout pour alimenter la maladie ! 😦

  9. et oui, tant que les dépenses de santé entreront dans le PIP et conteront dans les  » points de croissance » on a tout intérêt à avoir un maximum de malades qui consomment un max de médicaments…Si les gens avaient des comportements sains (bon, ce n’est pas leur tendance naturelle ….) l’économie se casserait la figure encore plus rapidement…Les olibrius de notre genre qui prennent en main leur santé ne sont pas majoritaires  » ils faut bien mourir de quelque chose  » disent mes patients qui préfèrent les pilules aux modifications de leurs habitudes alimentaires..

    • Et quand on sait que le moral des ménages est indexé sur les chiffres de la consommation, on voit comment le serpent se mord la queue : soyons heureux et achetons tout plein de pilules magiques !
      Et puis, si c’était seulement une question de ‘mourir de quelque chose’, certes… mais, en attendant la fin, je préfère que ma vie se passe en bonne santé plutôt que happée par tout un tas de maux pas rigolos…

  10. Merci beaucoup pour cette super interview ! 🙂

    Une précision que j’aimerais ajouter concernant : « l’alimentation est un immense marché économique qui ne voit plus que son propre intérêt, sa propre croissance. Même si les connaissances avancent et soulignent la nécessité de réduire nos consommations de produits animaux, -dont la production est très couteuse pour la santé de la planète-, il n’y a pas d’attrait pour des entreprises bien portantes à abandonner leur activité. C’est un peu « tant que ça marche, il faut foncer ». »

    Les produits animaux (viande, lait…) bénéficient beaucoup des subventions agricoles ! Donc leur prix dans le commerce est plus bas que leur prix réel (s’il n’y avait pas ces subventions)… à l’inverse les fruits, les légumes, les légumineuses sont très peu subventionnés, alors que pour notre santé, ce sont eux qui sont à favoriser !

    • Merci beaucoup Séverine !

      Tout à fait ! Les subventions dont bénéficient les produits animaux sont très importantes, et souvent même les produits tout préparés finissent par coûter moins cher que les matières premières… et l’on s’étonne ensuite que les ménages à faible revenu investissent plutôt dans des frites surgelées ou des steaks hachés que dans des fruits et légumes frais… et ne parlons même pas du bio ! 😦

  11. Je suis heureuse de lire cet article, de voir que je ne suis pas « seule ». Je n’ai pas de problèmes particuliers, je suis en bonne santé mais comme cité au dessus je pense qu’il est essentiel et j’irai jusqu’à dire vital que nous donnions à notre corps une nourriture saine qui peut être gourmande (terme que reprend Mely souvent!!). Imaginez, tout les jours, plusieurs fois par jour nous « ingurgitons » des aliments et ce tout notre vie. Je me suis rendue compte que cela avait forcement un impact sur notre santé. Pour faire court, mon ami à souvent mal à la tête, une dermite dermatite?? atopique, des douleurs abdominales……semble t-il un syndrome du colon irritable. Je lui demande à chaque fois qu’il consulte le gastro de lui demander quel types d’aliments pourrait le soulager…. » »ah vous mangez des pates et de la viande?? » » c’est très bien restez comme ca…..
    J’ai lu récemment, « Régénérez votre foie », et « dangers, additifs alimentaires ». J’ai regardé pas mal de documentaires sur France 5 par exemple sur les labo pharmaceutiques, les dangers du sucre. Ce dernier particulièrement intéressant. Je me sens « manipulée » par l’industrie et je me révolte. Je traque les additifs sur les étiquettes….Je ne veux pas être extrémiste mais je refuse d’avaler n’importe quoi. Cela est difficile en société, les gens ne comprennent pas, se moquent…..Quand je pense qu’on fait croire aux enfant et parents!! que le pot de Nutel*** et le paquet de miel pops ont leur place sur la table d’un petit déjeuner équilibré…
    A bientôt!

    • Mais évidemment une alimentation saine peut être gourmande ! Je n’ai jamais pris autant de plaisir à savourer mes petits plats et mes desserts que depuis que j’ai adopté une alimentation dite ‘saine’ ! 😉

      Et c’est vrai que je suis attristée quand je vois certains de mes proches se plaindre de douleurs ou de fatigues inexpliquées… plutôt que se doper à l’aspirine ou aux anti-inflammatoires, il serait tellement plus simple (et moins coûteux) d’avoir une meilleure hygiène de vie ! Mais c’est vrai que ce terme est souvent négativement connoté et qu’on imagine tout de suite qu’il implique un sacrifice total jusqu’à en être réduit à ne manger que des fanes de carottes… C’est tellement faux ! J’ai peut-être abandonné le Nutella et les céréales du commerce, mais je ne dis pas non à de la Choconette ou des céréales maison !

  12. Et bah, il claque cet article. Du vrai, ça fait du bien 🙂
    Un grand merci Ophélie pour ce travail, je suis vraiment ravie de désormais connaitre Ludivine et son blog. Ca promet plein de connaissances riches à venir !!

    Passe un beau weekend 🙂

  13. J’ai beaucoup aime cet interview tres bien construit et plein de bon sens ! Figure-toi que vers 17 ans, j’ai commence a avoir la phobie d’avoir un cancer du sein. Je ne sais pas comment ca m’est venu, mais ca m’est venu tout simplement… J’ai donc epluche tous les livres et articles a ce sujet. Et figure-toi que ce qui revenait le plus souvent etait la viande et les produits laitiers. Pour lutter contre le cancer, les medecins conseillaient a leurs patients de supprimer la viande et les produits laitiers de leur alimentation et d’augmenter la part de fruits et legumes bio ainsi que les legumes secs. Plus tard, j’avais un ami qui etait atteint d’un cancer et lorsque le cancerologue le lui a conseille de boire du coca pour eviter les vomissements, je lui ai tout de suite dit d’arreter ! Je lui ai conseille a la place des compotes de fruits et cela passait nettement mieux. Malheureusement en France, 1er consommateur de medicaments au monde, on prefere soigner a coups d’antibiotiques que de prevenir par l’alimentation. C’est bien dommage car ainsi, on pourrait relever notre systeme d’assurance maladie, qui est bien mal en point…

    • Merci beaucoup Julie de ton témoignage très intéressant !

      Effectivement, aussi étrange que cela puisse paraître, beaucoup d’études pointent du doigt les protéines animales dans la pathogénèse du cancer du sein… ça fait froid dans le dos ! Ce que je trouve positif en revanche, c’est qu’il y a vraiment une capacité d »empowerment’ avec ça : le cancer semble moins le fruit de coups du sort dont nous serions d’impuissantes victimes, qu’une maladie chronique dont on peut se prémunir en adoptant les bons gestes. Bon, c’est vrai qu’il reste hélas des cas où, prévention ou non, on ne peut pas grand chose…

      Et le coca, mon Dieu, il a sévi dans ma famille pour le cancer également… Mais c’est fou ce truc !!!

      • Savais-tu que l’on utilise le coca pour desencrasser le moteur d’une voiture ? Non mais franchement, ca fait vraiment peur… Dire que des millions de personnes en boivent chaque jour… Pas etonnant que l’on se tape des ulceres et autres gros desagrements du tube digestif apres cela…

        • Je savais qu’on pouvait utiliser du coca pour nettoyer ses toilettes… alors plus rien ne m’étonne !
          Il ne faut pas oublier qu’à la base, c’était un ‘médicament’ – enfin, un vrai poison, oui !

  14. Enfin c’etait la plante qui etait un medicament. Aujourd’hui, ca n’a plus rien a voir avec la plante… Caramel, eau gazeuse… Euh la plante de coca est ou ? 😛

  15. Sans aucun doute ! 😉 En tout cas, pour en revenir a ton itw, notre corps n’est pas une poubelle et c’est la seule chose que l’on ne peut pas echanger, reparer, renouveler… Tant de personnes encore ne font pas la difference entre leur alimentation et leur sante. Et c’est a coups de medicaments qu’ils pensent aller mieux… Ca me revolte ! Merci les bandes publicitaires, merci les industries pharmaceutiques, merci notre ministere de la sante, merci nos tres chers medecins qui n’ont suivi que 2 semaines de cours de nutrition en 8 ans de faculte de medecine… Heureusement, il y a certaines personnes qui commencent a parler tout comme Ludivine !

    • Que dire sinon que je suis 100% d’accord avec toi ?
      Et qu’une des premières mesures à prendre, ce serait peut-être d’introduire un parcours Diététique obligatoire digne de ce nom en fac de médecine (et non subventionné par l’industrie agro-alimentaire, svp !)
      Oui, heureusement qu’il y a des médecins comme Ludivine !!!

  16. On peut toujours rever, mais j’espere que ton parcours sera un jour propose ! Imagine… Si tout le monde fait attention, les medecins et autres specialistes auront moins de patients… Qui dit moins de patients, dit moins de benefice… Et crois-moi, ca coute cher de payer les murs d’un cabinet medical (j’en parle en connaissance de cause !)

    D’un autre cote, le corps medical se plaint de ne plus pouvoir traiter dignement leurs patients. Et de l’autre, ils manifestent dans la rue si on leur propose une loi qui permettrait de desamplir les hopitaux… On est bien loin d’y arriver avec une telle attitude…

    Alors, que faire ? Que faire ? Je ne sais pas !

    • Oui, mais moins de déserts médicaux également… puisque moins de malades !

      Et puis, je suis sûre que beaucoup d’entre eux seront ravis d’aller faire un tour dans des pays où l’on a vraiment besoin d’eux : un peu de soleil, de grand air et d’autres conditions, et on relativise déjà mieux ! 😉

  17. merci pour cet édifiant témoignage, du côté du « potentat » c’est à dire le coprs médical.
    on dirait que plus de patients sont informés sur les bienfaits d’une alimentation saine que les professionnels de la santé.

    pour y aller de ma petite anecdote aussi, j’ai été hospitalisée 4 jours il y a quelques années, et je me suis apporté un gros stock de nourriture « coup de fouet », ce qui a fait halluciner/sourire le personnel médical.
    (j’ai aussi refusé tous les médicaments de confort n’étant pas strictement nécessaires à l’intervention)
    j’avais pris de fruits secs, du chocolat noir, du lait de soja aromatisé, et une boisson ayurvédique revigorante home made.
    quel réconfort!!

    les plateaux des hopitaux sont tristes à pleurer, vides de toute substance vivante et vitamine, c’est du surgelé, de l’industriel, de l’infantilisation, du premier prix.
    c’est vraiment aussi mauvais pour le moral que pour l’organisme, et quand on sait le rôle que joue le moral dans le processus de guérison….

    bref on marche complètement sur la tête, puisqu’il est admis tout de même que l’alimentation est la première médecine.
    bref, dieu me garde des hopitaux, mais si j’y retourne, il n’y aura pas qu’une culotte propre et une brosse à dents dans mon sac.

    et au passage un énorme soutien à Ludivine pour faire passer ses « inepties » auprès de ses collègues. 😉

    • Merci à toi Valkyrie pour ton témoignage !

      Comme je te comprends pour ta petite trousse ‘gourmande/santé’ lors de ton hospitalisation ! J’ai passé ces dernières semaines à m’occuper d’un de mes proches à l’hôpital qui ne réclamait pas grand chose à manger si ce n’est… de grosses salades vertes ! Je ne te raconte pas les difficultés posées par les infirmières devant le sac de laitue (emballée – hygiène sanitaire oblige !) et l’huile et le vinaigre… Il fallait tout faire en douce !

      Et à propos des plateaux repas, c’était bien simple : si l’on soulevait la cloche posée sur le plat, l’odeur était telle qu’il n’était plus question d’avaler une bouchée de quoi que ce soit ensuite ! 😦

      Oui, un grand merci à Ludivine, sacrément courageuse !

  18. Cela fait un peu de temps que cet article a été posté, mais tant pis… C’est mon premier commentaire sur ce site – que je trouve génial d’ailleurs, et merci beaucoup de nous informer comme ça!
    je voulais réagir par rapport à cet article car, ayant 16 ans, il faut que je me décide concernant mon orientation. je suis en 1ère S et je souhaite plutôt m’orienter dans les sciences, et la médecine (tout comme l’agronomie!) m’intéresse vraiment. Seulement, quand je m’aperçois que les médecins généralistes signent des ordonnances à longueur de journée, je me dis qu’il n’y a pas besoin de bac +8… mais quand je vois (ou plutôt lis!) ce qu’a fait Ludivine, ça me rassure quand même, et, peut être, ferais-je médecine? . Merci encore pour ce passionnant article et ce super-site!!

    • Merci beaucoup Gaelle !
      C’est génial qu’à ton âge, tu aies autant d’envie et de motivation ! Effectivement, être médecin, c’est bien plus que t’écrire ordonnances sur ordonnances… si je pouvais revenir en arrière, je ne dis pas que je n’aurais pas aimé me lancer dans de longues et passionnantes études de médecine !

      • La médecine est, comme vous (tu?) le dites, un passionnant domaine, encore faudrait-il que les médecins s’en « servent » correctement. Justement, le problème est que dès que l’on sort du « conventionnel », on est rejeté par la majorité de la communauté (scientifique, artistique, littéraire, agricole…). Et lorsqu’on vient de terminer ses études, ça ne doit pas être la meilleure solution! Mais en persévérant, on va pouvoir changer les choses, non?

        • ‘Tu’ me va très bien !
          Ce qui compte, surtout, c’est de ne pas baisser les bras et de toujours y croire ! Il n’y a que comme ça qu’on parvient à quelque chose… les idées révolutionnaires et progrès majeurs de sont-ils pas souvent nés à la marge de la société ? Il y a toujours un moment où la majorité finit par les inclure et même leur faire une place en or… patience ! 😉

  19. Merci de cette interview, qui permet d’avoir accès à Ludivine et ses idées très intéressantes alors même que son blog est « indisponible ».
    J’ai toujours été convaincue de l’action complémentaire de la nourriture sur les soins, sans doute parce que mon livre médical de chevet est un vade-mecum d’homéopathe qui donne des indications en ce sens pour chaque pathologie. Ce n’est hélas pas pour autant que je suis les régimes indiqués…

    Depuis que cet article est sorti, j’ai eu l’expérience de mon père, qui a été opéré d’un cancer colo-rectal et à qui la médecine classique n’a donné aucune préconisation alimentaire à la suite de l’intervention. Heureusement, il a dans ses relations un proche d’un médecin naturopathe très connu dans le coin, qui lui lui a donné un régime a suivre (supprimer définitivement ceci et prendre un peu de cela). Et voilà mes parents convertis à ce que j’essayais timidement de leur faire savoir ! 🙂
    Et depuis aussi, j’ai découvert les interviews décapantes du professeur Henri Joyeux. La vérité sur l’alimentation se ferait-elle mieux entendre ?

  20. Merci beaucoup pour cet article qui m’a permis d’avancer sur mon chemin vers le végétalisme! J’ai également découvert le blog de Ludivine que je vais étudier avec beaucoup d’attention 🙂

  21. Bonjour,
    tout d’abord, un grand merci pour votre blog. Je suis en train de changer de style de vie, et je trouve beaucoup de réponses à mes questions dans vos articles. Concernant le blog de Ludivine, savez-vous s’il existe encore ? J’ai l’impression que non…

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