ÊTRE VG EN SOCIÉTÉ : LES INVITATIONS

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Ceci est le 2nd article de la série ‘Etre VG en société’ :

Retrouvez le n°1 sur les sorties et le n°3 sur les vacances.

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Tous les véganes le savent, les préjugés concernant une alimentation verte ont la peau dure… Mode de vie de communautés fermées, choix restrictifs et aliénants, moeurs d’individus restant reclus… dur dur, parfois, de lutter pour faire tomber ces clichés. Sans compter le côté lassant, souvent, de devoir prouver au monde entier que non, on peut ne pas manger de viande et avoir une vie sociale bien remplie. 

Pour beaucoup d’ailleurs, ce prétendu obstacle social est la barrière qui vient se placer entre leur volonté d’exclure les produits animaux de leur consommation et leur désir de poursuivre une vie dite ‘normale’. Si certains pays sont plus à même que d’autres de faciliter la vie aux jeunes végés, la France ne semble pas faire partie d’entre eux. Avec notre fier trio croissant/bavette/roquefort, comment imaginer recevoir sans faire la part belle aux produits du terroir ? Et pour les nouveaux comme les plus chevronnés des végés, cela signifie : que manger quand on est invité à une table omni ? 

Alors, rassurons-nous tout de suite : oui, il est tout à fait possible de concilier véganisme et sociabilité. Le tout est simplement d’avoir quelques astuces en tête pour faciliter la vie de ceux qui reçoivent comme de leurs hôtes. Nous avions surfé sur le thème des restaurants la dernière fois, nous voilà à présent du côté des invitations : amis, famille, enfants… comment sortir de son foyer ?

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  • Le dilemme de l’invitation

Qu’on soit végétarien ou végétalien, être invité à une table omnivore ne manque pas de poser une question aisée à deviner : faut-il y aller ?

★ Attention aux omnis qui lisent cet article et se disent : ‘Quand même, ils exagèrent, ils pourraient faire une petite exception ! C’est à nous qu’ils compliquent la vie !’ Alors, non, je vous arrête tout de suite : non, pour une grande quantité de raisons que je ne développerai pas ici, ni un végane ni, à moindre mesure, un végétarien, ne sont souvent prêts à faire exception sur leurs modes d’alimentation. Dites-vous que, de manière générale, vivre dans une société où KFC et Mc Do règnent en maîtres ne rend pas leurs choix toujours faciles à assumer, alors si vous les aimez, un petit effort de votre part sera pour le moins bienvenu !

Revenons-en au dilemme de l’invitation… Si vous savez à l’avance que votre repas se composera très certainement, en tout et pour tout, de trois petites feuilles de salade se battant en duel avec une rondelle de concombre et un quart de tomate cerise vaillamment arrachés à la décoration du buffet, le tout dans des vapeurs de merguez rôties au barbecue, il y un certain nombre de chances pour que vous soyez tenté de décliner l’invitation à dîner.

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Toutefois, avant de refuser… quelques options s’offrent à vous :

Parlez à l’avance avec votre hôte : soyez clair ! Beaucoup de gens sont à mille lieues de penser qu’il existe un univers d’alternatives à la sacro-sainte entrecôte et au traditionnel foie-gras, comme ils ne s’imaginent pas non plus qu’être végane signifie : ne pas manger de plat cuisiné avec du bouillon de viande déshydraté, ne pas manger de chocolats au lait (animal) ou des bonbons à la gélatine de boeuf… De même pour tous ceux qui ont des intolérances, tout le monde ne sait pas ce qu’est le gluten, le lactose, la caséine… Donc, soyez clair !

Non, ça ne marche pas si votre adorable belle-mère vous sert le même plat d’endives aux lardons, en vous proposant de repousser les morceaux de viande sur le côté de votre assiette. Non, dans la plupart des cas, être végétarien ne signifie pas ‘manger du poisson’ : le poisson comme les crustacés sont tout autant des animaux morts que votre filet de boeuf. Sinon, votre invité aurait peut-être seulement précisé : ‘Je ne mange pas de viande, mais le poisson et les fruits de mer : pas de souci !’. Donc, amis végés, soyez clair, je vous en prie : dites exactement ce que vous mangez et ne mangez pas, ni fausse pudeur ni sentiment de gêne !

Tâchez de vous enquérir à l’avance de ce qui sera offert à la table : si votre hôte est ouvert, faites des suggestions de plats avant d’arriver. Comme on informe d’ordinaire celui qui nous reçoit de certains besoins ou particularités (par exemple, dans mon cas, je ne digère que très mal huile et piment), faites de même avec ce que vous aimez ou n’aimez pas (non, vraiment, les choux de Bruxelles, c’est très bon !)

★ Avis aux omnis : ne prenez pas votre invité pour un con grand naïf : si vous lui servez des pâtes au beurre en prétextant qu’elles sont à l’huile, vous vous placez dans une situation dangereuse. Le palais du végé est souvent devenu particulièrement sensible à tout ce qu’il ne mange plus depuis un petit bout de temps et il y a de très fortes chances qu’il ne soit pas dupe de la supercherie. Vous courez ainsi le risque de perdre toute sa confiance. Essayez encore moins avec de la viande, il risque d’être très fâché. Et si vous vous amusez à ce petit jeu avec une personne intolérante ou allergique, préparez-vous à ce que son bidon tourmenté le mette de très, très mauvaise humeur. N’oubliez pas non plus qu’un végétarien ou végétalien ne se nourrit pas exclusivement de salade ! En fait, avant toute chose : tâtez le terrain !

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☛ Et si vous mettiez la main à la pâte ? Si vous voyez que votre hôte n’est pas un grand cuistot et que mettre à bouillir de l’eau pour des pâtes représente déjà un effort surhumain pour lui, proposez donc de cuisiner pour lui ! Repas complet, entrée ou dessert : l’idée est de décharger votre hôte d’une peine supplémentaire autant que de lui proposer un changement de quotidien. Et qui sait, si le mets lui plait, peut-être vous demandera-t-il la recette pour la reproduire une fois prochaine ? Dans ce cas-là, vous aurez marqué un bon point ! 

Attention tout de même ici : il est des occasions où apporter à manger se fait davantage qu’à d’autres. Avant toute chose, commencez par demander son avis à votre hôte et soyez attentifs ensuite à respecter l’esprit du repas qu’il propose. Vous êtes dans une soirée ‘spéciale sushis et tatamis’ et vous apportez des donuts véganes et une choucroute au tofu fumé ? Il y a un certain nombre de chances que vos préparations détonnent…

Si vous êtes invité à un buffet, c’est déjà beaucoup plus facile : assurez-vous surtout de préparer les choses en grandes quantités. D’abord, parce que si l’ensemble du buffet est du genre ‘sauciflard party et chèvre chaud’, alors vous allez certainement vous retrouver à manger uniquement ce que vous avez apporté. Ensuite – je parle d’expérience 😉 – parce qu’il y a un certain nombre de chances que ce que vous avez préparé soit bon et donc que beaucoup de gens vous fassent concurrence pour y goûter : attention à ne pas vous retrouver devant un plat vide une fois le service effectué !

Apporter un plat végétalien présente donc bien des avantages : c’est à la fois une manière de briser la glace, de démystifier l’alimentation végane, de décharger votre hôte d’un poids et de vous assurer d’avoir le ventre plein.

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  • Cocktails, mariages et galas

Etre reçu chez des amis lors d’un dîner organisé pour deux-trois personnes et se rendre à un événement social de grande ampleur sont deux choses très différentes. En conséquence, les gestes à adopter ne sont pas les mêmes mais peuvent se rejoindre sur certains points.

☛ Prévenez vos hôtes : Riri et Nana vous invitent pour leur mariage dans le Gers et vous savez que c’est le papa de Riri, éleveur de canards à foie-gras, qui est aux manettes du dîner ? Ce n’est pas au beau milieu du vin d’honneur qu’il faudra en informer les serveurs. N’oubliez pas de mettre au courant vos hôtes de votre mode d’alimentation particulier bien avant que le dîner n’ait lieu. Un mois avant, puis, une semaine avant, faites une piqûre de rappel – on n’est jamais trop sûr. 

☛ Rien de prévu pour vous ? Si vous êtes invité à un buffet ou à un dîner formel où vous savez à l’avance que rien de végéta*ien ne vous sera proposé, ne vous dites pas qu’il sera possible de manger en rentrant… Ce genre d’événement peut durer des heures et ce ne sont pas les cocktails et verres de champagne qui vous combleront – attention d’ailleurs à ne pas trop boire sur un ventre creux, un risque davantage encouru par un végé affamé que par un omni gavé de petits fours…

Ici aussi, soyez prévoyant et veillez à manger avant d’y aller. Privilégiez des aliments qui vous tiennent au corps et emportez un snack qui vous satisfasse en cas de creux. Quelques poignées de noix ou une barre gourmande feront très bien l’affaire.

☛ Si vous êtes invité à un mariage ou à une conférence, et que vous résidez à l’hôtel une nuit ou deux, n’oubliez pas de prévenir les hôteliers. Appelez l’hôtel une semaine ou deux à l’avance et demandez à parler au restaurateur. Vous aurez peut-être ainsi une chance d’avoir au moins un petit-déjeuner substantiel ou quelques sandwiches à emporter.

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  • Vos petits végés sont invités à goûter ?

Si vos enfants sont encore petits, il y a de fortes chances qu’ils aient encore été peu exposés à la surabondance de sucreries et de junk food qu’il peut y avoir parfois à certains anniversaires. Si vous élevez votre enfant a la vegana, comment faire pour qu’il se rende à des anniversaires sans que cela ne puisse devenir source de frustrations ?

Parlez à votre enfant : tout dépend de la manière dont vous lui avez présenté les choses et comment celui-ci vit son mode d’alimentation, mais si celle-ci est nouvelle (mettons que vous soyez vous-même végétarien ou végétalien depuis peu), mettez avant tout l’accent sur le volet éthique des choses. A trop parler d’index glycémique et de sucres raffinés, il y a de fortes chances que votre bambin s’en contrefiche royalement. La question morale le touchera certainement plus : un enfant réagira beaucoup plus fortement au thème de l’empathie avec les animaux que si vous lui parlez santé.

Parlez-lui également de ce qu’il peut manger chez ses amis plutôt que ce qu’il ne peut pas manger. L’encourager à aller vers ce qu’il aime plutôt que de lui donner le sentiment d’être dans la restriction est une bien meilleure manière d’aborder les choses et de faire que votre enfant les vive bien.

Entretenez-vous avec les parents qui organisent le goûter : est-ce que des options végéta*iennes sont au programme ? Si ce n’est pas le cas, proposez de préparer un ou deux gâteaux qui soient en lien avec le thème de l’anniversaire et dont votre enfant pourra profiter. Respectez également les couleurs/apparences des préparations prévues : si tous les enfants sont aux crêpes au chocolat et que votre petit n’a le droit qu’à un sorbet aux fraises, il y a de fortes chances que sa différence ressorte. Votre hôte prévoie un gâteau au chocolat ? Préparez-en un également.

Veillez à faire manger votre enfant avant de partir : essayez d’avoir la main un peu moins lourde sur les épinards que d’ordinaire et pensez plutôt à lui préparer son plat préféré, histoire que son ventre soit rempli et que ses papilles soient heureuses.

Glissez quelques snacks dans son sac Sait-on jamais que ce qui sera proposé soit peu appétissant ou peu nutritif, laissez-lui l’occasion de pouvoir partager un très bon moment entre amis tout en croquant dans ses gourmandises préférées.

Dans tous les cas, l’essentiel est bien qu’il soit heureux et ne se sente pas délaissé / défavorisé / mis à l’écart ! Et peut-être est-il d’ailleurs plus important pour son bien-être qu’il ne se sente privé de rien en société plutôt que sous restriction complète… Sans doute vaut-il mieux, s’il en exprime l’envie, qu’il mange une part de gâteau à la crème une fois de temps en temps, mais qu’il se sente bien dans sa peau, plutôt qu’exclu et malheureux… Après tout, vous ne serez pas derrière lui toute sa vie et c’est lui qui fera bien vite ses propres choix, en toute liberté.

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Quels sont vos trucs pour combiner au mieux végéta*isme et vie sociale ? 
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111 réflexions sur “ÊTRE VG EN SOCIÉTÉ : LES INVITATIONS

  1. Très intéressant comme la plupart de tes articles (et ton blog que je découvre récemment) ! Nouvellement végétarienne, mes proches sont parfois déroutés car ils ne savent pas quoi me cuisiner d’autre que de la viande ! J’apprends petit à petit à manger végétal au maximum, et quand je saurais bien cuisiner quelques plats en particulier, je penserai à apporter moi même ma nourriture, histoire de faire partager !

    • Merci beaucoup de ton commentaire !
      Oui, c’est toujours difficile au début, autant pour nos proches que pour nous. Quand j’ai arrêté la viande, j’ai eu le droit au poisson, puis aux omelettes… et là, mes parents me disent maintenant d’apporter ‘mes propres ingrédients’ ! 😉

  2. Très intéressant! Malheureusement cela fonctionne avec des personnes ouvertes qui veulent bien faire un effort ou au moins ne pas tenter de prouver par A+B qu’ils ont raison. et bien souvent ce sont les personnes proches.
    Par ex, ma belle-mère ne peut s’empêcher de mettre du thon dans ma salade et cela depuis 10 ans!Elle a été nourrice et a gardé un petit vg à qui elle donnait du jambon en cachette et jetait le repas préparé par les parents, biensûr les parents lui ont retiré la garde. Mais pour elle, ce sont eux qui sont en tort.
    Il y aussi ceux qui s’inquiètent pour nos os, nos muscles…EX:ma grand-mère qui j’adore mais qui me ramène des steacks toutes les semaines pour que je nourrisse ma famille sinon ils vont mourir de faim et j’ai droit depuis 20 ans au « allez un petit bout, penses à ton fer! »Je sais bien que ce n’est pas méchant!
    Maintenant, je trouve que les amis sont plus à l’écoute, ils préparent des salades, des légumes, des fruits et je n’en demande pas plus.

    • Ah, mon Dieu, le coup de la nourrice qui fait manger du jambon en cachette !?! C’est dur, vraiment très dur… En même temps, j’ai très peur de ça avec mes propres parents… :-/

      Oui, la plupart des gens ne se rendent pas du tout compte des choses et agissent seulement en pensant bien faire… ce qui est d’autant plus dur quand ils sont intimement persuadés de vouloir nous ‘aider’ ! Le pire pour moi reste ceux qui cachent des produits animaux en toute conscience, en espérant qu’on ne s’en rendra pas compte. Le mieux est peut-être alors, en cas de doute, de tabler sur l’idée de l’allergie plutôt que les convictions…

      Et tu as bien raison : les amis me semblent souvent plus ouverts que la famille !

      Merci pour ton commentaire et à bientôt !

      • coucou, pour moi c’est pareil. je suis en grand stress :/ j’ai changer ma façon de m’alimentè, il y a moins d’un mois. Et mes enfants ont suivit. Mais voila, pendant les grande vacance. la « gentille » belle mère, nous a invité…
        Le problème, c’est que cette dame à le caractère de « c’est moi qui décide, JE suis le chef de toute la meute et toi, tu n’es que ma belle (ex) fille alors tu n’as rien a dire. »
        Je pourrais pas en placer une…. Et si par malheur, j’ose lui dire de ne pas donner de la viande à mes enfants, je crois que je gâcherais les vacances de tout le monde …..
        Je la vois bien me dire « pas de soucis » et une fois a table devant tout les convives ‘ah oui madame est devenue vege alors restriction pr tout le monde’ (histoire de bien me foutre la honte (parce qu’elle s’arrangera pour que j’en ai honte :/
        ou pire, je suis sur qu’elle cachera la viande pour qu’on la mange… Et qu’est ce que je dis à mon fils de 6ans si elle déballe tout les plats qu’il adorait manger …..

        T___T vivement PAS les vacances….

        • Aïe… pas facile comme situation 😦
          Peut-être pourrais-tu en discuter avec son fils, ton (ex?)compagnon ?
          Tu as deux positions :
          – soit cette situation est exceptionnelle, il y a peu de chances que tu ailles là-bas à nouveau et tu sais que vous priver tous de viande présentera plus de problèmes que de satisfaction, alors ne dis rien et serre les dents pour cette fois.
          – soit cette situation est récurrente et, quoi qu’il advienne, tu ne veux, ne peux, manger de la viande : alors, parle franchement avec ta belle-mère ou, mieux parle d’abord avec son fils ou son mari, pour jouer les intermédiaires. Il faudra surtout ne pas se braquer, faire de la communication non-violente, et essayer de comprendre sa position (et lui demander, surtout, de l’expliquer).
          Bon courage en tout cas !

  3. Bonjour Ophélie et merci pour tes articles tous aussi intéressants les uns que les autres.

    Voici mon histoire en résumé : j’ai été végétarienne pendant un an, à la suite de quoi une grosse anémie m’a « obligé » à reprendre le poisson (j’étais étudiante, je sortais beaucoup, je faisais très peu attention à mon alimentation malheureusement)… J’ai continué à ne pas manger de viande pendant très longtemps, jusqu’il y a environ deux ans quand j’ai rencontré mon mari…et sa grand-mère marocaine qui m’a préparé du poulet ‘parce que je ne mangeais pas de viande’. Ce jour-là, je me suis sentie obligée de goûter, elle s’était vraiment donné du mal pour moi…
    Puis un jour, j’ai fait une bolo avec viande pour lui et des invités, et je l’ai goûtée, pour vérifier l’assaisonnement… et depuis lors, sans doute par facilité je ne précise plus toujours que je ne mange pas de viande et je mange ce qu’il y a à côté ou de temps en temps de la viande si je ne peux pas faire autrement…

    J’ai longtemps dû subir les salades où les trois feuilles se battent, les hôtes qui « oubliaient » que je ne mangeais pas de viande et qui me cuisaient dare-dare un oeuf sur le plat, les amis bienveillants qui me cuisinaient une lamelle de tofu à peine assaisonnée ou encore ceux qui dégelaient un vieux morceau de saumon du fond de leur surgé et le cuisaient comme une semelle.
    Pour moi, ça a été vraiment le plus difficile de gérer les invitations à dîner, j’étais terriblement gênée de préciser (parce que les gens n’appréciaient pas, pour utiliser un euphémisme) et je ne faisais pas « ma difficile » quand on faisait un effort (et qu’ils ne me ressortaient pas le discours de la carotte qui souffre, etc…).

    Je dois bien admettre que j’ai fini quelque part, par céder à la pression… Attention, je ne suis pas redevenue omni mais j’ai tendance à retirer les lardons des pâtes carbo si mon mari les mélange, ou à retirer le jambon de la salade du salad’ bar à la cantoche du bureau. Pour me donner bonne conscience, je me dis que je suis temporairement flexitarienne…

    Donc oui, je suis d’accord avec toi, il faut être clair, suggérer des idées de recettes, proposer de préparer des plats, mais ce n’est pas si simple dans la pratique, les omnis mangent déjà à peine des pâtes complètes, donc les céréales par exemple, c’est rarissime qu’ils connaissent même leur existence et donc encore plus rare qu’ils soient disposés à les découvrir et/ou les cuisiner, et puis finissent tôt ou tard par se lasser de ces « caprices » et finissent par tout bonnement ne plus inviter! J’aspire néanmoins à redevenir végétarienne un jour, et ton blog est une gigantesque source d’inspiration pour moi. Merci pour tes articles bien argumentés, intelligents et drôles qui prouvent que les végéta*iens ne sont pas de doux rêveurs ! 🙂

    • Merci beaucoup Ness pour ton témoignage extrêmement intéressant et pour tes gentils mots.

      Ton commentaire souligne bien les méprises qu’il peut y avoir au sujet du végétarisme, et ne parlons pas du véganisme. Pour nous, ce que ces mots signifient sont simples car nous les avons souvent décidés, et nous savons ce qu’ils impliquent, mais pour le plus grand nombre, absolument pas. Je me souviens d’ailleurs de mon père qui me demandait : ‘Mais des pâtes, par exemple, tu en manges encore ?’ J’ai eu envie de lui demander s’il entendait souvent des pâtes meugler dans les champs… 😉

      La vie en société peut effectivement être dure pour les végétariens et elle peut en faire reculer plus d’un. Pour les végétaliens, c’est encore plus difficile, car si on a un hôte peu attentif, comment vérifier que les préparations qu’il a achetées ne contiennent ni poudre de lait ni blanc d’oeuf ni miel ? Les gens ont parfois du mal à comprendre également qu’on n’ait pas envie de transiger avec nos idées – ce qui est triste, c’est qu’on soit obligé de le faire, par la force des choses… et dans le cas du ‘faire plaisir’ ou ‘ne pas être impoli’ (dans certains pays, il y a des choses qui se font et ne se font pas), il s’agit parfois de véritables dilemmes.

      Je pense que le mieux, effectivement, est d’être clair et, le plus possible, de cuisiner ! Par la cuisine, on montre aussi aux autres ce qu’il est possible de faire et qu’on peut très bien se régaler sans produits animaux. Et puis, on se sent moins pesant si l’on dit qu’on prend en charge les choses… J’avoue, pour moi, le mieux est d’inviter les gens chez soi – ce que j’adore faire ! 😉

      • Merci pour ta réponse ! J’adore également inviter… C’est une solution en effet, je l’ai fait parfois mais avec plus ou moins de réussites…Pas facile quand tu as des proches et amis relativement difficiles en matière de légumes (c’est bien simple, ma mère n’en mange pas et ne m’en a jamais fait manger tout au long de mon enfance, j’ai tout découvert à 18 ans par moi-même…), ou relativement réfractaires au tofu.. Mais ton enthousiasme est définitivement contagieux, ça me donne envie de me replonger dans mes bouquins et de non seulement ré-élargir mes propres horizons (je suis très couscous, burgers à la carotte ou pâtes aux légumes au quotidien) mais aussi ceux de mes proches! Tout simplement merci !

        • Je ne sais pas si c’est mon enthousiasme qui est courageux ou le fait d’avoir autant de retours aussi intéressants et motivants, mais en tout cas, tout cet ensemble, ça donne envie d’être des vg épanouis ! 😉

  4. Très intéressant.
    Au début quand j’étais vegan j’ai connu les plans invitations autour d’omnis avec les cadavres partout à devoir rapporter mes plats. Bah d’ailleurs c’était mon dernier repas de nouvel an avec des omnis (ya 6 ans pour être précise).
    Ils étaient tous skotchés de voir que « je mangeais ! » (et pas que de la salade ahahaha)
    Depuis que je suis vegan, je n’ai jamais été invitée à des évènements comme des mariages qui ne soient pas vegan justement, du coup le soucis ne n’est jamais posé.
    Quant aux invitations chez des amis non VG, j’ai quitté ma province j’en avais pas, j’ai tout créer ici à Paris. Les potes de Mr K sont toujours venu at home et lorsqu’on a été invité, on apportait des plats car :
    – soit c’était convenu par les hôtes que chaque invité vienne avec quelque chose
    – soit afin d’éviter de manger quelque chose de pas vegan (la non expérience des omnis ahahaha).

    Mais le plan de cuisiner chez les gens c’est top ça, Mr K l’a déjà fait, ça facilite les choses 🙂

    Bien vu pour ces astuces, car nous n’avons pas tous la chance d’avoir soit des parents vegan, soit des beaux-parents cuisinant uniquement vegan quand tu passe un WE chez eux (oui j’ai de la chance je sais :)).
    Quant aux amis, c’est toujours chez nous. Ça nous arrange, ça leur fait plaisir de découvrir ce qu’on va leur concocté et en plus, ils sont toujours complexé de nous inviter, pensant qu’on va refusé un simple plat de pâte…
    Sinon c’est au resto et c’est nous qui choisissons sans qu’ils refusent, car voilà, on présentent bien les choses et eux ça leur permet de découvrir et de se dire « ouais en fait, vegan c’est cool ! »

    Bonjour, c’était mavie.com en direct de Paris !

    Nice day 😉

    • Merci beaucoup Laura ! Et tu as très bien fait de témoigner sur ta propre expérience, c’est exactement le but de cette série : échanger les bons conseils !

      Effectivement, ça surprend aussi pas mal de mes amis quand ils me voient manger et que ça ne se limite pas à de la salade verte et des radis ! D’ailleurs, quand je les invite chez moi, je n’ai pas l’impression qu’ils repartent affamés… Et comme j’adore recevoir, ça ne me pose aucun problème de cuisiner pour les gens !

      Là, je pars dans ma famille et ma grande question, c’est : est-ce qu’il y a de la place pour mon ptit Vitamix dans la valise ? (oui, c’est pas moi qui la porterait celle-là…)

      Et il faut quand même que je t’avoue quelque chose : je serais affreusement complexée moi-même de vous inviter à dîner ! 😉

      Bonne journée à toi zossi **

      • Complexée ? Tu veux rire, je suis certaine qu’on se régalerait ♥
        Quand je vois ton Parfait comme j’en suis accro… J’en mange 3 fois par semaine.
        Ça serait top si le vitamix existait en version BB, pour emporter partout sans devoir trop alourdir la valise 🙂

        Bon WE et bonne vacance 🙂

        • Ha ha, Vitamix a bien été emporté dans la valise et on a bien failli le perdre à tout jamais !
          Me voilà de retour de mini-vacances et c’est reparti pour la grande tournée du raw ! 😉

  5. Très bel article, merci !
    Je me souviens d’un Noël où je n’avais qu’une feuille de salade à manger, littéralement… J’ai cru que j’allais pleurer devant la belle famille ! Cet article est très intéressant car il reprend bien les problèmes auxquels on est confronté tous les jours. Je propose toujours d’amener quelque chose, mais grâce à mon blog, généralement mon entourage est bien au courant maintenant et fait même de son mieux pour concocter de délicieux plats végétaliens, c’est vraiment très touchant !!! Bonne journée et merci d’avoir tout posé comme ça sur « papier » ! xx

    • Merci beaucoup de ton commentaire, Lili !
      Nous avons eu des expériences voisines : moi j’ai retenu mes larmes à Noël et j’ai éclaté littéralement en sanglot quand j’ai franchi à nouveau le pas de ma porte ! Lorsque ma famille s’est aperçue que l’écrevisse géante dans mon assiette ne me tentait guère, je n’ai plus eu droit qu’à des châtaignes pendant 3 jours… moi qui adore ça à la base, je ne pouvais plus les voir en peinture !
      Les choses changent petit à petit, heureusement, et mon père fait même des expériences autour du tofu plutôt réussies !

      • Je pense ramener ma gamelle à Noël prochain. Pour moi Noël est synonyme de fête, de trop manger… Ou alors j’invite chez moi et c’est végé pour tout le monde, hihi !!Ton père qui cuisine au tofu… Veinarde !! Le miens me demande encore quand est-ce qu’on mange le steak après le plat principal… LOL. ^^ Bises, Lili

  6. Je ne suis pas végé, mais j’ai pas mal d’amis qui le sont, et je ne conçois pas les inviter sans préparer un plat qui conviendra à tout le monde! Le but c’est de passer un bon moment ensemble, pas ce qu’il y a dans nos assiettes! Est ce qu’on ferait des côtes de porc en invitant un musulman??? Si être VG n’est pas une religion, chacun ses convictions et son alimentation, ceux qui ne le respectent pas, ce ne sont pas des amis!

    • Merci de ton ouverture d’esprit !
      Je suis – évidemment – 100% d’accord avec toi, mais hélas, tout le monde n’est pas prêt à faire un tel effort (même s’il me semble toujours que des pâtes à la sauce tomate, vg par excellence, sont plus simples à préparer que du foie de veau ! 😉 )

  7. Chez des amis, c’est drôlement compliqué. J’ai été longtemps végétarienne avant de devenir progressivement végane. J’acceptais assez facilement les entorses lors des invitations à dîner, par timidité : j’ai toujours eu du mal à revendiquer ce choix, tant les jugements des omnivores sont parfois tranchés et sans appel. J’ai le défaut d’avoir beaucoup de lubies (paraît-il) et j’ai toujours pensé que le végétarisme, à plus forte raison le véganisme, était perçu comme une lubie de plus par mes amis. D’où un certain manque d’assurance dans l’affirmation de mes convictions.

    C’est en lisant des blogs, puis en en tenant un, que j’ai réalisé que je n’étais pas seule dans cette situation, ce qui fortifie grandement, mais je reste absolument isolée dans mon entourage. Au lieu d’en parler à coeur ouvert à mes amis, j’avoue à mi-voix (ou je laisse mon amoureux l’avouer pour moi) que mon alimentation exclut les produits animaux, et ce que cela signifie en pratique… avec des réactions d’incrédulité et d’incompréhension qui me font regretter de sortir du placard.

    Combien de fois me suis-je retrouvée dans la situation que tu décris (quelques feuilles de salade au restaurant), à devoir mâchonner du vilain pain blanc pour tromper ma faim, ou, chez des amis ou de la famille, à repousser sans grande discrétion des morceaux de viande au bord de mon assiette, quand je ne les refile pas, tout simplement, à ma tendre moitié ! Je gère donc très mal les situations que tu décris, aussi vais-je lire et relire cet article et le précédent pour m’en inspirer dès la rentrée, car la situation devient depuis quelques années intenable.

    • Comme je te comprends et, vraiment, ne t’inquiète pas, tu n’es pas la seule !

      J’ai moi-même eu beaucoup de mal au début à assumer mon végétarisme d’abord, puis mon véganisme. Ne pas manger de viande avait déjà été très mal perçu dans mon entourage, alors supprimer les produits animaux m’a définitivement collée dans le tiroir des anorexiques, et voilà ! Ma famille m’a fait payer le prix fort de mes choix, et je parle souvent d’un ‘coming out’ où je me suis sentie rejetée d’une façon extrêmement brutale. Après la tristesse et l’abattement, c’est la colère qui a prédominé et, au fur et à mesure que j’avançais dans ce chemin, j’en ai fait une force et ma fierté.

      Avec mes amis, au départ, je n’osais pas non plus ‘avouer’ mon véganisme. J’avais bien trop peur de leur réaction, et je crois que j’étais encore dans une situation de refoulement… J’étais encore à me brandir la plaquette de chocolat au lait sous le menton pour me prouver à moi-même que je n’étais pas végane et que je ne saurais le devenir. Je me souviens la 1ère fois où j’étais invitée chez les parents de Tistou, combien je lui en ai voulu car, en amont, il les avait prévenus de mes ‘particularités’ – résumées en un mot : végane. Pour moi, ce mot, c’était presque le diable et le comble de la folie ! Bien lui en a pris car j’ai les beaux-parents les plus compréhensifs de la Terre et eux-mêmes ne sont pas loin désormais de devenir véganes… 😉

      J’ai eu beaucoup de chance d’être complètement épaulée par Tistou à qui j’ai d’ailleurs tout le temps laissé la liberté la plus complète et qui a fini, progressivement mais avec vigueur maintenant, par devenir végane lui aussi. A deux, on se sent plus fort ! Surtout que, comme dans ton cas, je n’ai aucun, aucun ami, ni même connaissance végane ou végétarienne à mille lieues à la ronde. En définitive, dès que je me suis sentie plus forte pour assumer mes choix (ne pas avoir peur de regarder la composition d’un paquet de biscuits tendu pour vérifier s’ils contiennent des oeufs ou du lait…), j’ai fait ma ‘déclaration’ à mes amis, chacun séparément, avec toujours une petite boule dans la gorge.
      Et je crois que de voir la clarté de mes choix et de mes convictions, le côté rationnel des choses, la capacité également à aller au-devant de leurs questions… toutes ces choses ont fait qu’ils ont accepté mon ‘statut’ avec beaucoup de compréhension et d’intérêt. Il faut dire que j’ai toujours beaucoup aimé cuisiner alors pas mal d’entre eux m’ont fait confiance pour continuer à leur préparer de bonnes choses ! Pour ceux qui me connaissent de près, ce chemin a été naturel et certains l’avaient déjà vu venir avant moi…

      Je crois que la clef dans tout cela est de ne pas avoir honte, mais de tenter de s’assumer. Etre clair aux yeux des autres permet d’éviter bien des occasions délicates. Si l’on a toujours des doutes au début, c’est normal (mince, est-ce que cela veut dire que je ne mangerai plus de macarons ?.. ^^), mais au fil du temps, au fil des lectures, des discussions… les choses deviennent de plus en plus simples et naturelles. C’est manger de la viande et des animaux qui semble ‘anormal’ justement.

      Avoir ouvert ce blog est l’une des meilleures choses que j’aie jamais faites : je sais désormais que je ne suis pas la seule petite ‘zarbi’ dans mon coin, mais que nous sommes nombreux à avoir les mêmes goûts et les mêmes idéaux. A nous de partager notre richesse maintenant 😉

      • Que je te plains, si le véganisme a été une source de conflit avec ta famille. Mais quelle chance que ton Tistou t’épaule !

        De mon côté, j’ai évité ces derniers temps les vacances en famille pour ne pas que mes parents comprennent l’ampleur de mes choix. Là, j’ai délibérément choisi de passer 1 mois avec eux, je cuisine seule pour chaque repas y compris le petit dej’, en étant didactique sur le pourquoi du comment (céréales/légumineuses, pourquoi cru plutôt que cuit, pourquoi tremper les graines…) et je n’ai que des réactions positives, c’est assez incroyable. Tu as tout à fait raison, il faut parler, clairement, expliquer, c’est indispensable. Je m’entraîne à être fière de mes choix, pour l’être ensuite avec l’extérieur du cocon familial, ie les amis et collègues.

        Je me doute bien qu’après ces vacances, mes parents reprendront beaucoup de leurs anciennes habitudes, mais j’ai vu que j’arrivais à communiquer, qu’ils étaient ouverts, qu’ils ressentaient physiquement les bienfaits de ma cuisine et le reconnaissaient, et qu’ils remettaient beaucoup de choses en question (le lait : une victoire !).

        J’en viens à mon Cro-Magnon : lui, en revanche, ne m’aide pas. C’est vrai qu’au début, il a souffert de mon inexpérience (mmh, le tofu à rien du tout (depuis banni de ma cuisine !)), les haricots secs quasi-crus, les épices à tout va, les gâteaux ratés…). Il a dit stop et désormais, je cuisine séparément pour lui et pour moi. Il me faudra du temps pour changer la donne. Pourtant, je sais qu’il n’aime pas tant la viande que cela, mais est convaincu que c’est viril et indispensable à chaque repas. Il nous rejoint bientôt en vacances, il n’aura pas le choix puisque je suis aux fourneaux, j’espère qu’il voudra bien me redonner une chance

        Merci de tes encouragements et bravo pour ton parcours végan très inspirant.

        • Bravo pour ta décision, je suis tellement admirative : 1 mois complet, tu ne peux pas savoir combien c’est courageux et généreux de ta part ! Au-delà de tes choix, tu sais, tu as de quoi être fière ! A la fois j’aimerais énormément faire cela avec mes propres parents, à la fois je ne sais pas si j’en serais capable… J’ai peur de leur incompréhension et de leurs moqueries, même si, au fond de moi, j’en aurais très très envie… En tout cas, je pense que c’est la meilleure des choses à faire car ce n’est pas à coup de grands discours qu’on convainc quelqu’un, mais on le persuade justement par la pédagogie et… de bons petits plats !

          Mon Cro-Magnon à moi a été plus patient… il a souffert également au début des ratés au chocolat issus de Fatfree Vegan Kitchen… j’ai compris ensuite que ce n’était pas la meilleure voie parfois ! Pendant longtemps, c’était moi exclusivement qui étais aux fourneaux (le pauvre qui aimait bien cuisiner auparavant a été jeté hors de la cuisine), mais – entre autre grâce au crudivorisme – il s’y remet peu à peu, et j’aime bien me faire servir maintenant ;-)… Je suis convaincue que, si tu prépares à ton amoureux des magnifiques plats comme tu as l’air d’en régaler déjà tes parents, il ne saura dire non et il en redemandera bientôt ! Les goûts changent, tu sais, tout comme les idées évoluent… à toi maintenant de montrer que ce que tu vis n’est pas une lubie personnelle, mais l’objet d’un choix rationnel qu’il serait bon qu’un maximum de gens adopte ! A commencer par ceux que tu aimes…

          Merci à toi vraiment, car c’est bien l’échange qui donne envie d’aller de l’avant et qui permet de se dire qu’à plusieurs, les choses prennent une dimension autrement plus forte que lorsqu’on reste dans son petit coin…

      • Quelle splendide réponse ! Tu as vraiment tout résumé. Moi je n’ai sans doute pas eu la force de caractère d’assumer ce choix, et je ne le vis pas sans culpabilité je l’avoue… Les boules dans la gorge ont été plus fortes. Mais effectivement ton blog est une véritable bouffée d’air et d’inspiration, donc encore merci et continue de partager tes délicieuses recettes 🙂

  8. Merci encore pour cet article vraiment très intéressant ! (décidément, ils le sont tous)

    Je commence doucement à apporter des choses chez les gens… Si je sais que l’apéro sera « saucisson-apéricubes », j’apporte 1 ou 2 paquets de Biscrus et des tomates cerises, et pour les plateaux-télé des soirées foot chez les potes, il m’est arrivé de venir avec ma salade (j’en prends une grosse pour partager au cas où d’autres en voudraient !).

    Le weekend dernier, c’était enterrement de vie de jeune fille, à 7 dans une maison. J’ai pris le contrôle du menu, fait la liste de courses pour tout le monde et cuisiné des petites choses. 🙂 (j’ai la chance d’être la seule passionnée de cuisine, en fait). Les filles ont juste ajouté des plateaux de fromage et charcuterie et un gâteau au chocolat au beurre et oeufs, qu’elles ont mangé à part, mais tout le reste était vegan ! Tout le monde a adoré le guacamole et la sauce crudités, personne n’a réalisé que tout était végétalien à indice glycémique bas et quasi sans gluten, j’étais super fière.

    Souvent, quand ils m’invitent mes amis me demandent ce qu’ils peuvent faire pour moi, mais je les sens un peu paniqués et j’avoue avoir tendance à dire « Laisse tomber pour cette fois, je mettrai la viande de côté, essaie juste de cuisiner sans produits laitiers stp ».

    C’est d’autant plus compliqué pour moi que je ne suis pas stricte, et que la plupart le savent. Ce qu’ils ne saisissent pas forcément, c’est que, par exemple, je ne mange des oeufs que s’ils sont bio et élevés en plein air, etc. Et là, ça devient difficile de dire « Oui, il m’arrive de manger des oeufs, mais pas les tiens » (même si au final, ce serait une vraie leçon pédagogique…). Mais bon du coup, sachant qu’il m’arrive de faire des exceptions,j’ai mauvaise conscience à « embêter » mes amis parce que je ne tiens pas à en faire ce jour précis (que ce soit parce que je n’ai pas envie, une journée où la viande me dégoûte particulièrement – alors que j’ai toujours adoré ça, pourtant – ou simplement parce que je considère que j’ai eu ma dose d’exceptions récemment…).

    Quant aux enfants… pfiou, je n’en ai pas, mais c’est vrai que ça doit être difficile. De toute façon, je pense que mon copain serait 100% opposé à ce qu’ils soient végé…
    Le coup de la nourrice, oh mon dieu.

    Et les pâtes qui meuglent : j’ai bien ri, merci pour cet éclat de rire du lundi matin.

    • C’est moi qui te remercie, Smooth, pour nous proposer des témoignages aussi intéressants !

      Tout comme toi, j’adore préparer des petits plats qui font la joie de ceux-là mêmes qui sont les plus virulents critiques de la nourriture vg, soi-disant essentiellement basée sur les carottes et les feuilles vertes. Pour moi, voir quelqu’un se régaler d’une confiture de carottes ou d’une mousse au chocolat à l’avocat est à chaque fois une petite victoire. C’est d’ailleurs comme ça que je me sens le plus ‘militante’ : je n’arriverai pas à prendre la rue pour crier contre les abattoirs, mais ma vraie manière d’inciter les gens à manger moins d’animaux, c’est de leur prouver par la spatule qu’on peut manger vg et se régaler !

      A propos des oeufs, je t’encourage quand même à avoir ce genre de discussions avec les gens, même si cela te paraît fastidieux : le manque d’informations est tellement phénoménal que la disséminer autant qu’on peut est précieux ! (Note à part : fais attention quand même, des oeufs bio de poules élevées en plein air ne signifient pas du tout pour autant que ces poules aient vraiment vécu à la lumière du jour !..)

      Merci encore en tout cas et à bientôt !

      • Oh ben tu vois, je ne me suis pas assez renseignée sur les oeufs ! :S
        C’est vrai que je devrais communiquer plus à ce sujet avec mon entourage, j’ai tendance à ne pas vouloir brusquer les gens et c’est peut-être dommage dans certains contextes (d’autant qu’expliquer pourquoi je ne mange pas d’oeufs de batterie peut se faire en douceur).
        Après, ayant été élevée dans un milieu modeste-moyen et étant aujourd’hui une jeune cadre qui gagne très bien sa vie et habite en plein centre de Paris, j’ai très vite tendance à me faire taxer de grosse bobo et si souvent, ça me fait plus rire qu’autre chose, je préfère me taire sur certains sujets (le bio, l’écologie, la consommation limitée de produits animaux), en me disant que mes convictions ne servent pas la cause que je défends, en fait. C’est triste, mais vrai. Donc typiquement, pour les oeufs, quelqu’un de peu ouvert me rétorquera systématiquement « Non mais tout le monde ne peut s’acheter des oeufs à 3€ la plaquette ! ».

        Quant aux petites victoires sur la nourriture, c’est tout à fait ça ! Mais de mon côté, il faut encore que je progresse en cusine végane pour en remporter plus. 😉

        • Tu sais, si ça peut te rassurer, j’ai été élevée à la boîte d’oeufs la moins chère du supermarché car ‘A quoi bon payer plus quand c’est la même chose ?’ Idem pour le beurre, le lait, etc.

          Mon milieu familial n’est vraiment pas ce que l’on pourrait qualifier de ‘pro-bio’… bien au contraire ! Je suis donc entrée dans cette ‘culture’ et cette manière de vivre de façon complètement exogène, avec les préjugés qu’il faut… Et je me suis moi-même vue ‘bobio’ avant que mon entourage ne s’en moque !

          C’est amusant aussi, avec le temps, combien ce genre de qualificatif fait rire plutôt qu’autre chose… Et puis, je préfère qu’on rigole doucement dans mon dos, mais me sentir bien dans ma peau ! 🙂

  9. Il est effectivement bien plus facile d’inviter que d’être invité… Je ne suis pas végétarienne mais j’évite le gluten et le lait, donc je suis forcément amener à dire non souvent à ce que l’on me propose. Heureusement mes amis sont compréhensifs et j’ose espérer ne pas être la seule dans ce cas là…

    • Non, tu n’es pas la seule ! (je crois que je vais beaucoup répéter cette phrase-là avec ma série d’articles… 😉 )

      Selon les époques et les pays, ces obstacles peuvent être plus ou moins fort, et je pense que plus on ose en parler, plus les gens y sont sensibilisés. Et puis, ça fait un bon test pour les amis 😉

  10. Pour moi de 3 choses l’une; ou bien c’est au resto (relativement facile de manger végé dans les restos) ou bien j’apporte des plats (et avec le temps j’ai appris qu’il fallait en apporter BEAUCOUP! Parce que les carni finissent toujours dans mes plats ;-)) ou mieux; on fait chez moi 😉 C’est ce qui arrive la plupart du temps.

    Pour les enfants c’est plutôt délicat quand ils vont chez des amis… j’ai toujours une conversation avec les parents, avant, pour expliquer le choix de ma fille, et je propose toujours qu’elle apporte ses trucs pour ne pas qu’ils aient à gérer ça.

    • Ha ha, tu m’as fait rire avec ton ‘beaucoup’ ! J’ai toujours la même impression : que les omnis finissent toujours par se détourner de leur bête pizza surgelée pour croquer dans nos plats faits maison…

      J’ai instauré chez moi un système de doggy bag lorsque j’organise une soirée, si jamais il y a des restes : ce sont toujours les plus carnassiers qui sont pourtant les plus heureux de pouvoir en remporter chez eux ! 😉

    • Heu… Pas vraiment facile de manger vg dans les restos moi je trouve! L’autre jour, j’ai retrouvé du thon (!) dans ma salade grecque… Excepté les restos asiatiques, généralement c’est soit viande soit poisson, sinon on a droit qu’au dessert (et encore)

  11. Bonjour Antigone,
    C’est sans doute un sujet récurrent en effet et il est évident que certains pays sont plus favorisés que d’autres.

    En revanche sur Paris, mis à part quelques restaurants bio ou vg friendly et des végétaliens qui se comptent sur les doigts d’une main et encore, les restaurants traditionnels …ça craint !

    Chez les indiens le ghee (beurre clarifié) est utilisé quasi dans tous les plats et ils ne sont jamais très clairs lorsqu’on tente de savoir de quoi il retourne.

    Les asiatiques nombreux ne proposent que très peu de possibilités et leur glutamate est omniprésent. Reste les italiens, les vrais qui pourront servir un plat de pâtes aux légumes ou une pizza sans aucun fromage pour peu de s’assurer que leurs pâtes sont exemptes d’oeufs (si si ça existe de la pâte à pizza avec des oeufs et même chez certains du lait ) une hérésie !

    Sans vouloir casser le moral des troupes, dans les restaurants français donc, de type brasserie ou autre la plupart utilisent des préparations industrielles et les serveurs ignorent donc bien entendu de quoi est composé le plat.
    C’est pour cela qu’ils n’ont pas d’autres alternatives à proposer à des végétaliens : ils n’ont rien d’autre 😦

    Tout est acheté surgelé ou en boîte.
    Les seuls produits frais sont les quelques feuilles de salade pour la déco.

    Je te donne un lien édifiant sur les pratiques qui sévissent dans la capitale.

    http://www.w9replay.fr/#/emissions/enquete-d-action/53594

    • Merci de ton commentaire Virtuelle,

      Je ne sais pas pourquoi, mais je n’arrive pas à accéder à ton lien… peut-être parce que j’habite en Allemagne et qu’il est n’est pas disponible ici, mais ce thème me fait penser à une émission entendue il y a peu sur france inter et qui expliquait justement combien les 3/4 de ce qui tombait dans les assiettes des restaurants provenaient soit de surgelé, soit de lyophilisé, soit de boîtes à assembler… effectivement, rien de très réjouissant !

      Un petit avantage ici si je compare, c’est que les restos chinois doivent indiquer s’ils utilisent du glutamate ou non (du moins, ceux dans lesquels j’ai été jusque là), et que la plupart des restos ont au moins 1 menu végétarien.

      Mais effectivement, en général, pour ce qui est du reste, c’est difficile d’avoir des réponses claires – pour le ghee, c’est quasi impossible !

      Je ne connaissais pas le truc des pâtes à pizza au lait et aux oeufs – je crois que même des vrais italiens pas du tout véganes n’en voudraient pas pour deux sous… 😦

      • Ahah, j’ai pensé à toi ce soir. Forte de notre conversation sur le daal à l’huile, j’ai appelé le resto délicieux où on commandait souvent, et je leur ai demandé si ils cuisinaient au ghee ou à l’huile. Il m’a répondu très clairement « à l’huile », il parlait bien français, pas de souci, j’ai fait confiance. Et superbe : sur la boite qui contenait le daal, je lis « daal au beurre » (évidemment après avoir en avoir mangé la moitié). Voilà pourquoi je ne vais pratiquement plus dans des restaurants pas vegans. A part au resto japonais , c’est impossible pour moi d’avoir confiance 😦

        • Oh noooooooooon !!!

          Je suis hyper choquée par ton histoire et ça me dégoûte d’autant plus que je me sens coupable de ce qui s’est passé !

          Normalement, les dhals sont un plat du pauvre, cuits soit sans graisse soit à l’huile (le ghee étant réservé pour d’autres préparations plus raffinées). En Inde et dans la plupart des restaurants indiens européens, c’est le cas. En Allemagne notamment, la plupart du temps, les ingrédients et la composition sont affichés clairement sur le menu – normalement, le dhal est un des rares plats sur lesquels je me rabats ! Maintenant, ton expérience me fait peur…

          Tu sais, une chose importante : quand j’ai des doutes pour la matière grasse, je prétexte mon intolérance (qui se transforme en méga-allergie pour le serveur…) au lactose pour être sûre de ce qui entre dans la composition du plat. Si jamais il y a un problème, le restaurant peut être pris pour responsable…

      • Pour la pizza aux oeufs, c’est monnaie courante et nous sommes tous d’accord, dans une pizza, ya pas de ça, non méoh, faut pas abuser !
        Mais voilà, ils en ajoutent pour donner du moelleux, alors que si la pâte est bien travaillée…Bref une hérésie totale !
        Je me rappelle avoir fait 10 pizzerias un jour avec ma mère dans le sud et TOUS disaient « Oh bah oui, une pizza c’est AVEC des oeufs »
        Nan mais co**ard, tu te rends compte de ce que tu fais là ? Tu bousille une recette, ya pas d’oeufs dans la pâte bor**l de Biiiiip !
        Finalement on en avait trouvé une toute clean ! Ce fut la meilleure pizza vegan que j’avais pu manger ♥

        Mavie.com bonsoir 🙂

        • Nooooon ?!? Vraiment ?!! C
          C’est vrai que c’est tellement une hérésie pour moi, cette idée de mettre des oeufs dans la pâte à pizza, que ça ne me serait même pas venu à l’esprit ! Pourquoi pas de la pizza vendéenne au beurre, tant qu’on y est ?
          Une raison de plus d’être très attentif aux sorties resto…
          merci beaucoup pour l’info et vive mavie.com ! 😉

  12. Oh, c’est très chouette comme billet ça!
    Je suis végétarienne depuis quelques années, du coup je commence à avoir un peu d’expérience dans le « comment gèrer les invitations » mais c’est encore à chaque fois un peu délicat.. Entre le « non mais c’est bon, tu peux manger du poisson, hein? » ou alors « allez, c’est du jambon, on sent pas la goût », bon, c’est pas gagné..
    Du coup (je viens de lire aussi ton autre billet sur les restos, mais je commente que sur celui ci, histoire de pas faire doublon.) quand je suis invitée chez quelqu’un, je m’arrange toujours pour glisser l’idée de l’apéro dinatoire buffet, comme ça je peux toujours apporter du bon pain, du guacamole fait maison, ou autres trucs à picorer..

    Le plus pénible en fait, ce sont les repas de famille, où pour le coup, il n’y a absolument jamais d’alternative (ils ont tendance à coller des lardons partout) et je finis par me nourrir de pain et de moutarde. Super.

    Enfin bon. Merci pour ces billets, donc! 🙂

    • Merci de ton commentaire Camillou !

      Le plus dur est effectivement d’adopter le ton juste au début : savoir dire ‘non’ quand il le faut, et être poli, gentil, mais ferme.

      L’idée du buffet est décidément la meilleure et, végane ou non, j’ai toujours détesté les longs repas de famille où l’on s’endort sur sa chaise… 😉

  13. Moi je vais profiter de mon anniversaire pour faire goûter à mes invité(e)s des plats vegan de mon invention. Peut-être que je vais faire des adeptes ?
    Je ne mangeais pratiquement que des pizzas surgelées avant d’être vegan. Maintenant je prends plaisir à cuisiner.
    J’ai nourri une fillette de 4 ans dimanche avec des plats genre sarrasin/légumes/tofu/tahin et dessert à base de pommes/bananes/crème de soja/coulis de cassis, ce qui a fait qu’elle s’est régalée et n’a pas arrêté de dire que « miam » c’était « gesund » (sain) parce que j’ai la réputation auprès de certaines personnes de manger sainement et de faire des plats sains (pour d’autres personnes je ne suis qu’une extrêmiste qui se prive de tout ce qui est bon, mue par l’obsession malsaine de vouloir être parfaitement saine (ou un truc dans ce genre)).

    • Oh oui, les anniversaires et les fêtes, il n’y a pas mieux pour faire tomber les préjugés ! A chaque fois qu’il y a une fête chez moi, je prépare des doggybags pour les invités s’il y a des restes, et j’envoie ensuite la recette (souvent réclamée !) et ça marche !

      Rassure-toi, dans ma famille, je passe vraiment pour une extra-terrestre qui passe à côté de la vie dans ma quête pour la nourriture saine ! Tant pis, et ce n’est pas tant d’être vue comme cela, mais bien de voir les autres manger pas gesund du tout qui me fend le plus le coeur… surtout les enfants ! 😦

  14. Je viens de découvrir l’univers végé, je pensais que vous mangier du beurre et du lait, car aucun animal était tué et que le poisson et les crustacés n’étaient pas au menu car animaux tuer.
    Après des fois les gens font des choses naïvement. Ma maman avait invité un ami qui ne mange pas de porc, elle y a penser pour faire tout son repas. Et elle pensait ne pas avoir fait à manger donc au dernier moment elle a fait un cake aux lardons et au moment de servir elle s’en est rendu compte. Prise au dépourvu, elle lui a dit vous n’avez qu’à trier. Il a pris ça avec humour, ma mère était géner. Et maintenant c’est une private joke entre nous. Le reste du diner c’est bien passé.
    Bises

    • Merci de ton commentaire Ciloucr.
      Alors, pour être plus clair :
      – les végétaRiens ne mangent pas de viande, poissons et crustacés, mais, dans la plupart des cas, mangent des oeufs et des produits laitiers.
      – les végétaLiens ne mangent pas de viande, poissons et crustacés, et ne mangent pas non plus de produits laitiers et d’oeufs (et souvent miel) car de nombreux animaux souffrent et meurent pour produire ces aliments.
      – les véganes (dont je parle beaucoup dans l’article) ne mangent, comme les végétaLiens, aucun produit animal, et tentent de ne pas utiliser de produits animaux dans leur vie de tous les jours (cuir, laine, fourrure…)
      J’espère avoir pu t’éclairer !

  15. Perso, je pense qu’il faut rester simple. Essayer de s’adapter au maximum au repas de ceux qui nous invite (tout en restant fidèle à nos valeurs), en général, on cotoie des personnes avec lesquelles on peut communiquer et expliquer, simplement notre mode alimentaire. De même, si les hôtes se sentent jugés par leur façon de manger, je pense que ça n’aide pas. Nous aimons également inviter nos amis et leur faire découvrir nos petits plats vg, ils sont souvent bluffés et repartent avec les recettes qu’ils aiment refaire à la maison ensuite;) Nous, on ne se prends pas la tête et, en général, les choses se passent bien 🙂
    Merci pour cet article en tout cas:)

    • Oui, tu as tout à fait raison, rester simple est certainement ce qu’il y a de mieux pour garder une belle vie sociale et, qui sait, faire passer certains messages… Moi aussi j’adore cuisiner pour les autres : il n’y a pas mieux pour faire tomber les préjugés ! 😉

  16. Bonjour Antigone,
    Voilà la série de l’été que j’attendais! Comme toujours, c’est vraiment très intéressant, et les commentaires sont passionnants également.
    Pour ma part, je viens de fêter mes 3 premiers mois de végétarisme. Et, à ma grand surprise, sans efforts. Mon époux est omni, mes enfants aussi. Je n’impose rien à personne. Je préférerai bien sûr que tout le monde ait la même alimentation, mais ce choix ne s’est pas fait pour moi en quelques jours. C’est une démarche et une évolution personnelle. Au moins, mes enfants voient qu’une autre alimentation est possible (et piquent régulièrement dans mon assiette!). Un jour, peut-être, ils y viendront…. Mon époux mange VG à la maison car il essaie de m’accompagner (trop gentil!), mais mange de la viande le midi au travail.
    Je n’ai eu que peu d’invitations pendant ces premiers mois, mais je trouve que c’est assez facile. Au début bien sûr, il y a des ratés. La première invitation était un barbecue. Je me suis permise d’apporter des « Soycisses »… dont le goût fadasse et la texture mollassonne auraient pu me faire regretter les côtelettes! Sans parler des blagues et moqueries…. Puis, petit à petit, je m’y suis faite. J’anticipe quand c’est possible. J’essaie d’influencer mes hôtes (ou les amis avec qui je sors) : « Vous savez, les pâtes aux légumes, j’en mange… » ou « On peut faire simple et aller à la pizzéria! »…

    Mais la semaine prochaine, je pars pour 8 jours dans un centre de vacances en pension complète. Le restaurant est un self-service. J’espère bien manger relativement équilibré en optant pour de nombreuses entrées (salades, etc.), un mélange d’accompagnements, mais je pense que je risque la frustration! Je vais tenter de « compiler » les conseils de ta série, ma petite « trousse de survie VG » des vacances!
    😉

    • Merci beaucoup de ton commentaire très intéressant et félicitations pour ton ‘trimensiversaire’ 😉

      Oui, au début, rassure-toi, il y a toujours des ratés (pour les saucisses, certaines sont meilleures que d’autres, à toi de voir au fur et à mesure lesquelles te plaisent le plus…), mais on s’y fait relativement très vite. La petite préparation en amont devient naturelle et les choses deviennent plus simples…

      Je trouve ça déjà très bien que ton mari t’accompagne à la maison ! Tu sais, pour ma part, quand je suis devenue végétarienne puis végane, je n’ai jamais tenté de forcer mon ami à suivre ma voie, au contraire… C’est lui qui, naturellement, y est venu… (bien sûr, j’en suis ravie !) et maintenant, il serait presque plus vg que moi ! 😉

      Le tout est d’y aller progressivement, comme pour beaucoup de choses : des petits pas qu’on ne remarque même plus… et je pense également qu’il vaut mieux ajouter plutôt que retrancher au départ : ajouter des graines germées, des faux-mages, des laits végétaux… ensuite seulement penser à supprimer la tranche de saucisson de son sandwich préféré !

      • Vous avez de la chance! Si mon homme mange moins de viande depuis que je suis VG (soit 4 ans) il est encore à me sortir avec mélancolie: « tu te souviens, c’était à l’époque où tu mangeais encore de la viande… » Comme il adore cuisiner (son plat préféré: le boudin blanc) il a l’impression qu’on partage moins de choses ou je sais pas… Enfin, en tout cas il n’essaie pas de me faire changer d’avis c’est déjà ça…

  17. J’ai du pot, la plupart de mes copains sont artistes et donc d’un milieu ouvert à la végé attitude….et plutot du genre auberge espagnole, donc invitation = tu apportes du miam.. Comme ça fini par se savoir que je me débouille en cuisine….je fini inévitablement aux fourneaux pour faire une sauce de légumes pour aller avec les pâtes……Le truc que je n’ai jamais réussi à faire passer c’est le concept du vin végétal…

    • Ha ha, effectivement, le vin vg, peu d’omnis y croient ! Et les gens sont souvent prêts à monter sur leurs grands chevaux dès qu’il s’agit de défendre son verre de Bordeaux ! 😉

        • La plupart des vins du commerce ne sont pas végétaliens, en raison du processus de collage qui implique souvent des produits animaux.

          Le collage, c’est le procédé qui consiste à extraire les impuretés du vin et le stabiliser pendant son vieillissement. On utilise souvent comme agent de collage de la colle de poisson (vessie d’esturgeon), de la gélatine (os/tendons bouillis de boeuf/cochon), de la caséine ou du blanc d’oeuf. Et il en reste souvent des traces dans le vin…

          Alors, les vins véganes, ce sont ceux qui utilisent des alternatives à ces produits animaux peu ragoûtants, comme par exemple de la bentonite (argile naturel). Voilà ! 😉

  18. Ton article résume bien le principal : communiquer, c’est le mort d’ordre dans toutes les relations sociales bien sûr. Et pour les végé, on ajoute : être prévoyant, ça aide beaucoup et ton article donne de bonnes idées en ce sens.

    Pour ma part, comme j’aime cuisiner, je suis toujours contente d’apporter à manger où que j’aille. Il peut y avoir un côté fatigant résultant du casse tête logistique que ça représente parfois, enfin bon, il faut ce qu’il faut. J’adore faire découvrir ma façon de manger et j’adore découvrir d’autres manières de manger, mais bien sûr avec des omnivores c’est difficile.
    Bon, il faut dire aussi que mon entourage est de plus en plus végé voir vegan et c’est vraiment appréciable. On peut se sentir pleinement à l’aise, c’est agréable.
    Pour ce qui est des moments de la vie sociale plus formels, j’avoue que j’ai tendance à les éviter, en même temps, je ne me fais pas inviter de partout tous les jours… hahaha !

    • Merci pour ton commentaire !

      Oui, il faut reconnaître qu’être végane, c’est moins simple que de simplement se taper un burger de chez Mc Do et qu’il faut un minimum de préparation en amont, mais on s’y fait bien, je trouve, et pour moi, j’accepte ces petites contraintes, au vu de ce que tout le reste m’apporte au quotidien ! 🙂

      Ah, un entourage veggie-friendly… moi qui suis pour quelques jours dans ma famille, là, tu vois, j’en rêve !!! 😉

  19. Bonjour,
    Je viens de découvrir ton blog et je voulais te remercier pour tes précieux conseils. Cette série d’articles sur le thème « être vg en société » est une petite mine d’or. Merci! 🙂

  20. Bonjour, je découvre votre blog avec plaisir : les recettes sont très appétissantes et il m’a beaucoup aidé à comprendre la différence entre vegans/vegetariens/végétaliens. Je me suis abonnée à votre blog pour suivre les prochains articles.

    Je songe à m’orienter vers le végétarisme car je suis sensible à la condition des animaux. Je ne connais pas d’intolérance particulière à certains produits. Mon intérêt pour un régime alimentaire sans viande est survenu lorsque j’ai connu une longue période (plusieurs années) de grosses difficultés financières. J’ai dû réduire mon budget alimentation de manière stricte et je me suis rendue compte que je me passais très bien de poissons, de viandes, charcuteries etc. L’idée du végétarisme a donc fait son chemin, étant entendu que je suis révoltée par la manière dont on traite les animaux dans l’industrie agro-alimentaire.

    Pour l’instant, je construis mes repas de manière très intuitive, avec l’objectif d’allier gourmandise, variété des saveurs et équilibre nutritionnel. J’essaie de limiter au maximum l’usage des produits animaux et de cuisiner les œufs de préférence. Mais le fait que mon colocataire ne cuisine pas complique un peu la donne : j’adapte donc les repas à ses envies — même s’il me suit de bon cœur dans ma démarche. Nous nous avons adopté les boissons végétales, mais j’ai encore du mal à me passer de fromages et de yaourts au lait de chèvre ou de brebis… Probablement parce qu’ils font surgir les produits laitiers de ma Corse natale. Pour l’instant, je ne saute pas encore le pas parce que je suis en train d’achever une thèse de doctorat et il me semble que les situations de stress ne sont pas le moment favorable pour changer mes habitudes. J’essaie aussi de manger le plus possible de produits maraichers locaux et de saison, par souci écologique, mais je fais encore une exception pour l’avocat… que j’aime beaucoup !!!

    Pour en venir au sujet de votre article, je n’ai pas une expérience suffisante pour proposer un regard éclairé : je ne rencontre actuellement aucun problème dans ma vie sociale, puisque je m’adapte au régime alimentaire des autres. Et c’est vrai que dans le cas des sorties au restaurant, comme je vis à Paris, il ne m’est pas très compliqué de trouver un restaurant japonais qui convienne à mes amis et à mon goût pour les menus végétariens.

    Bon, je suis désolée pour ce long commentaire centré sur mon nombril^^, mais je me rends compte qu’à l’exception de mon colocataire, je n’ai jamais parlé de ce sujet à quiconque. Vous lire m’a aidé à faire le point sur mes idées présentes et à réfléchir aux changements futurs. Chaque chose en son temps ! En tous cas, votre blog est une source d’inspiration pour des idées de recettes : alors MERCI.

    • Bonjour et merci beaucoup pour ton commentaire très intéressant.

      Je ne peux que t’approuver dans ta décision de prendre ton temps pour faire une transition vers le végétarisme ou végétalisme. Vouloir aller trop vite et ‘tout supprimer’ n’est pas une bonne idée quand on n’est pas préparé et que les petits fromages de brebis nous font encore de l’oeil. Je pense que le mieux est d’ajouter plutôt que supprimer, pour ensuite voir les choses comme des ‘challenges’ à relever. Goûter des nouveaux ingrédients, tester différents tofus ou seitans, expérimenter divers lais végétaux, apprendre à faire des faux-mages de noix (sans avoir en tête de recréer ex nihilo le roquefort traditionnel!)… est peut-être la meilleure démarche avant de décider d’aller plus loin et de faire passer à la trappe la ‘comfort food’ sur laquelle nous nous jetons dès que le moral flanche (mmm… toute la biblio à revoir ? vite, un bon yaourt au miel ! 😉 )

      Ensuite, je dirais que les papilles évoluent : on s’habitue au yaourt de soja, on raffole du lait d’amande, on comprend que faire un cake sans lardons et un gâteau sans oeufs n’est vraiment pas sorcier (et même qu’on peut en manger deux fois plus car ils ne feront pas exploser notre petit bidon !) et on laisse aussi le temps à son entourage de s’y faire… Le goût de la viande et des produits animaux se perd vite, et ce qui pouvait paraître comme des sacrifices au début tourne bien vite en expérience culinaire d’une richesse et d’une nouveauté surprenantes !

      Et puis, tu sais, mieux vaut que tu gardes tes avocats et que, petit à petit, tu manges moins de viande et de produits laitiers… car, en terme d’impact environnemental, même un végétalien non-locavore et non-bio produit moins de gaz à effet de serre qu’un végétarien adepte du bio ! (cf. article ici). Bon, l’un n’empêche pas l’autre non plus et je mange tout le temps bio et au maximum de saison et local !

      Je te souhaite plein de belles découvertes au pays végétal… et plein de courage pour la fin de thèse… je sais ce que c’est 😉

  21. haha pas mal ! en newbie végétarienne, j’apporte ma pierre! Nous nous sommes mariés ce weekend, un buffet/ pique nique participatif…Nous n’avons proposés QUE des aliments végé MAIS nous avons mis à dispo un bbq, pour les omnis (comme tu dis ;)) si on y ajoute tous les aliments « sans » (gluten, plv etc…) on avait un banquet ultra varié, coloré et surtout délicieux…et moi j’ai bien tenu le coups je n’ai mangé aucune viande !! j’étais fière après coups!!

    • Bravo !… et Félicitations !!! 😉
      J’imagine qu’ainsi, tout le monde a dû s’y retrouver et que les invités ont pu goûter à tout un tas de plats vg ! L’idée du pique-nique/buffet est vraiment à garder !

      • merci !! 😉 en fait mon invitation consistait en une invit à un pique nique ou je demandais à tt le monde de participer pour que cela soit convivial…et en tout petit en bas je précisais que l’on se mariait !! ^^ fallait lire jusqu’au bout 🙂

  22. Pour ma part, j’ai observé que mon amie vegan apportait systématiquement sa bouffe, à ma grande frustration. Si j’essayais de faire à manger spécialement pour elle, non il fallait quand même qu’elle apporte son truc ! Si je lui proposais de faire soirée vegan, après tout ça tuera personne ne pas manger de bête pour une fois et de découvrir une nouvelle cuisine, c’était : je veux pas déranger. Oui, eh bien, parfois, il faut déranger ! ça fait plaisir ! Moi je cuisine bien alors ça me vexe de pas pouvoir cuisiner pour elle puisqu’elle refuse de me guider…
    Résultat ? Je n’ai pour ma part plus vraiment envie de l’inviter…
    Et de son côté, elle qui veut promouvoir sa façon de se nourrir, s’y prend mal. Le discours « il ne faut pas manger les bêtes » marcherait bien mieux avec un plat délicieux sans rien d’animal dedans qu’avec une nana coincée dans un coin avec son steack végétal…

    • Aïe aïe… effectivement, telle que tu la décris, la solution de ton amie ne semble pas être la panacée…

      J’avoue que je ne suis pas du tout partisane du discours ‘il ne faut pas manger des animaux’, qui reste beaucoup trop théorique : pour faire tomber les préjugés, rien de tel qu’un bon plat maison qui saura faire tomber les préjugés ! C’est ce que j’essaie de faire au maximum de mon côté – mieux vaut un gâteau que trop de mots !

      C’est un peu dommage que ton amie reste campée ainsi sur sa position… peut-être craint-elle que cela ne chamboule trop profondément tes habitudes et se dit que, pour elle, apporter son bento ne lui est pas d’un grand effort. Le mieux est peut-être de l’inviter seule d’abord ? Ou bien, tout simplement, pourquoi ne lui dis-tu pas que tu te sens vexée quand elle apporte son repas ? Le dialogue n’est pas toujours facile mais aborder les choses de front est peut-être la meilleure amorce à la compréhension ! 😉

  23. Merci, merci pour cet article et pour tous les commentaires commentés !

    J’ai lu et relu tout le contenu avant le 16 août, date à laquelle je rejoignais la belle-famille puis les amis en vacances. Ceux que j’avais reçu à la maison connaissaient déjà mes changements alimentaires mais pour les autres il m’a fallu faire ma « déclaration ».
    J’ai suivi les conseils : à savoir communiquer : prévenir avant de débarquer, répondre sincèrement, calmement et fermement, garder le sourire. Ça a marché à 75%, ouf… mais la remarque la plus dure fut émise par la 1re personne informée : « je ne comprends pas comment tu peux imposer tes choix alimentaires sous notre toit, tu fais ce que tu veux chez toi mais ici… ». Cette remarque sur le coup m’a torturée, elle n’a pas eu de suite car suivant tes conseils, j’ai été prévoyante en ramenant de quoi me faire à diner et cette personne n’a fait aucune remarque sur mon assiette voyant mon « indépendance », et surtout réalisant que je ne cherchais pas à modifier SON assiette !

    Ça m’a rendue plus forte, plus certaine de mes réponses et je fus contente de faire découvrir ma façon de m’alimenter. Belle maman s’est montrée particulièrement intéressée et a voulu que je lui fasse à 2 reprises un repas entièrement végétalien et ce fut vraiment appréciable.
    Par contre, je me suis retrouvée dans une impasse lors d’un déjeuner avec une personne que je connais depuis peu : elle m’a proposé de déjeuner avec sa famille, je l’ai informée de mon végétalisme, et arrivée à table, elle avait cuisiné 3 menus différents : 1 pour les enfants, 1 pour les adultes et 1 pour moi en précisant que la cuisine n’était pas son hobby, mais mon plat s’est révélé être des pâtes aux asperges gratinées à la béchamel (non végétale)… Ces moments de la vie sociale peuvent se révéler pénibles pour tout le monde, jusque là j’ai pu les éviter, en invitant directement chez moi !

    En tout cas un grand merci à toi et à tes lecteurs, sans ton article et leurs interventions, je suis sûre que mes vacances auraient été un peu moins ensoleillées 😉

    BiZ à tous

    • Merci beaucoup à toi Natalie pour un tel retour !

      Effectivement, comme tu as pu en faire l’expérience, annoncer son véganisme dans un entourage peu ouvert là-dessus n’est pas toujours une mince affaire… Chez beaucoup, ça peut même être très dur !
      Je suis heureuse de voir tout de même que, malgré cette première remarque particulièrement difficile à encaisser, tu as su apaiser ton sentiment de culpabilité par la suite et te sentir peu à peu plus forte et sûre de tes convictions. Car tu ne dois surtout pas te torturer, tu fais les bons choix !

      Et puis, je trouve ça très positif également qu’on t’ait proposé de cuisiner. C’est la meilleure chose à faire pour faire taire les préjugés ! Même si, parfois, ceux-ci peuvent vraiment avoir la peau dure… et influer sur la perception du repas !
      Dure expérience avec cette amie… mais, si cela peut te rassurer, c’est toujours au début que les choses sont les plus délicates. Au fur et à mesure, les gens que tu connais s’habituent et s’ouvrent parfois même de plus en plus, et, face aux nouvelles rencontres, tu devrais te sentir plus sûre de toi et mettre les choses au clair très rapidement sans trop te tracasser. Aie confiance ! 😉

      Bonne soirée à toi et merci encore de ton message !

  24. Oh que oui cet article me parle!!!!
    Au début, je me suis retrouvée à manger des desserts bourrés de gélatine parce que j’osais rien dire. Mes parents et beaux parents me demandent encore si je mange des oeufs et du fromage (en l’occurence oui) mais comment leur expliquer que certains contiennent de la présure alors qu’ils s’embêtent à me préparer un repas VG tous les jours où je suis chez eux…
    Quant aux barbecues entre potes, je mange…. des chips.
    C’est pas simple et on fait encore partie des marginaux bizarroïdes dans la tête des gens…
    Mais allez, haut les coeurs; il faut assumer ses choix!

    • Tu as raison ! Mais c’est vrai que parfois, j’aimerais que les choses soient plus simples… avoir des boulangeries vg à chaque coin de rue, pouvoir dîner dans sa famille sans se poser de questions, ne pas inspecter les listes d’ingrédients à la loupe tout le temps… 😉

  25. Ping : Alors ? 5# | L'assiette végétarienne

  26. Je suis profondément choquée par ce que tu dis sur certains omnis qui tentent de faire manger des produits « interdits » à leurs amis/connaissances : quel manque de respect total (sans compter que c’est vraiment prendre les gens pour des cons). Lorsque j’invite, ce sont la plupart du temps des personnes assez proches et je connais leurs habitudes alimentaires (ça va au-delà du vg/pas vg) et je met un point d’honneur à toujours préparer quelque chose qui leur convienne. Et de préférence, la même chose pour tout le monde (sauf si c’est un buffet bien sûr, mais là aussi, je m’assure que la personne aura suffisamment de choix) : ça n’a jamais tué personne de faire un repas sans viande/sans gluten/sans lactose. Bon, tu me dira que c’est peut-être qu’étant moi-même un peu « difficile » sur le plan alimentaire, je suis sensibilisée…
    Surtout, ne jamais hésiter à préciser à votre hôte que vous ne mangez pas quelque chose… J’ai une fois organisé un anniversaire surprise pour une amie, rassemblant des gens que je connaissait pas, et une des invitées avait de nombreuses alergies alimentaires… sauf qu’elle ne m’avait pas prévenue. Heureusement, il y avait de nombreuses alternatives, mais je pense que cela aurait été plus simple pour tout le monde si elle m’avait prévenu à l’avance….(ne serais-ce que parce que comme je cuisine un peu au feeling, je me rappelle pas toujours exactement l’ensemble des ingrédients de mes plats…).
    En tous les cas, merci pour cette série d’articles qui donnent des conseils très pratiques pour tous ceux qui sont un peu pointilleux sur leur alimentation (pour toutes sortes de raisons).

  27. Je ne suis pas vegan mais ayant une alimentation essentiellement végétarienne, qu’est ce que je comprends ce post ! Outre les remarques désobligeantes et la nécessité de s’adapter constamment, parfois ça devient un vrai calvaire. Mais bon…je me dis que ce n’est quand même pas la majorité qui va se plier illico à mon mode de vie, alors je suis conciliante…même si je sais qu’à terme l’urgence environnementale va en forcer certains à changer de mode de vie radicalement.

  28. Ping : Passer Noël avec un végétarien ? | Miam & Trucs vous souhaite de Joyeuses Fêtes !

  29. Je crois que ton article parle à la majorité de tes lecteurs, qui n’a pas un jour vécu l’une de ces situations ??
    Pour les mariages j’ai toujours eu beaucoup de chance pour l’instant, toujours des plats VG car j’en parlais avant avec la mariée (pas de viande, pas de poisson….et je lui donnais des pistes en m’adaptant à son menu).
    Pour les apéros j’ai toujours l’habitude d’apporter des petites choses, d’une parce que j’aime le fait maison et de deux parce que je suis sûre de pouvoir manger un truc autre que du pain !
    Mais en effet, que de remarques désobligeantes ! L’entourage, quand il ne comprend pas, a beaucoup de mal à admettre que l’on ne fasse pas d’exceptions. Pas plus tard que ce midi au pot de Noël du bureau : « Béné, un peu de fois gras? » Ils n’ont peur de rien….
    Pour les restos j’essaie toujours d’orienter vers celui qui sera plus enclin à faire des plats VG, et souvent j’appelle le jour même pour savoir s’il sera possible de me bricoler un plat rien qu’à moi.
    En tous cas, pas d’exception, des grignotis d’apéro qu’on ramène de la maison et on continue gentiment mais sûrement à faire passer le mot entre deux feuilles de salades et quelques graines (oui c’est bien connu, les VG ne mangent que de la salade et des graines 😉 ).
    Je te souhaite un joyeux Noël et une douce année !

    • Moi c’est les blagues… j’ai l’impression que ça n’arrêtera jamais. Pas de mes amis, non, mais mon père, encore et toujours : s’il peut caser le mot ‘viande’ dans chacune de ses blagues et ne s’adresser à moi qu’en faisant des blagues sur la viande, il le fera… Enfin bon, j’essaie de ne pas montrer mon agacement, je l’aime beaucoup, mon papou ! (mais pourquoi toujours me persécuter et vérifier que non, je ne mange ni foie-gras ni abaaaaats ?…) 😉
      Un joyeux Noël à toi aussi, Béné, merci de ton passage et de tes bonnes idées !

  30. Je ne suis pas vegan ni vegetarienne, mais je trouve que chacun devrait respecter les choix des autres.
    Cependant je mange bio, cuisine un maximum a la maison, essaie de reduire ma consommation de viande, reduire mes dechets etc etc. et deja je connais « the look » donc j’imagine ce que doivent endurer les vegetariens et vegans… C’est toujours difficile de tracer la route, surtout quand ca s’eloigne de la facilite, des habitudes et que cela demande de s’interroger sur l’ethique de son mode de vie.

    Meme pour les non-vegan ton blog est une source d’inspiration. Je suis passee au no-poo (et mon cheri aussi!) et a la mooncup des que j’ai lu les articles il y a deux mois et honnetement je ne reviendrai en arriere pour rien au monde. J’ai profite de Noel pour convertir toutes mes cousines et mon frere au no-poo, et je mentionne Antigone a qui veux bien m’ecouter et a tout bout de champs en ce moment! Mon frere m’a meme avoue qu’il aimait bien quand je revenais « avec des idees comme ca »… (j’habite Londres mais ma famille est en France). Pourtant quand j’ai insiste pour qu’on fasse le tri selectif il y a 3 ans ca a ete la revolte!

    J’apprends beaucoup de choses et les alternatives que tu proposes me permettent de limiter ma consommation de produits animals, bien que je ne les supprime pas totalement. Je vais meme aide une de mes collegue vegan a faire la cuisine la semaine prochaine pour dompter tout ces ingredients inhabituels qui me font encore un peu peur 😉

    Courage a vous toutes et tous!

    • Merci beaucoup Raphaëlle de ton témoignage et de ton ouverture d’esprit !
      Et puis, je suis ravie que mon blog fasse des adeptes et qu’il séduise même ton frère ! 😉

  31. Ca y est, je viens de faire ma premiere experience « etre vegetarienne en societe: Mariage ». Bah ca promet… J’ai deja l’impression que ca embete tout le monde, ca ajoute des complications et que chacun agit comme si « je le faisais expres », « j’aime bien me faire remarquer », « si encore j’etais allergique on comprendrait mais c’est juste pour se compliquer la vie »… Je suis a deux doigts de choisir l’option « je suis invitee je suis polie je ne dis rien et le jour-j j’echangerai ma viande avec les legumes de mon cheri… ». 😦

    • Ne me dis pas que tu es la seule végé au mariage ? Mais non, ne t’écrase pas !
      Moi aussi j’en ai un en avril… Heureusement, la mariée est devenue vg depuis peu ! Et elle adore mon blog, ouf ! 😉

  32. Bonjour bonjour, je vais probablement détonner car je ne suis pas du tout végétarienne… Mais j’ai mis la pédale douce sur la viande depuis un moment (je n’aime pas le poisson) et j’y viendrai peut-être un jour mais ne me mets pas la pression pour.

    Simplement pour être naturellement pénible en alimentation (je suis « difficile ») et bien je trouve qu’en France il est extrêmement mal vu de demander un régime de faveur. Grosso modo la seule excuse valable aux yeux des gens c’est l’allergie. Le reste ils s’en foutent, et je m’en suis enquillée du mariage juif à ne rien manger parce que c’était du poisson, ou des repas chez ma marraine où je manque de vomir car je déteste les crustacés…

    Donc tout ça ne m’a pas l’air directement applicable en l’état. Dans mon environnement en tout cas.
    D’abord il y a l’idée que la convivialité exige l’uniformité: on se fond dans le moule et on fait pas chier (perso je ne fume pas et ne bois pas du tout d’alcool 2 hérésies graves pour une française). Et pour les personnes de bonne volonté (il y en a quand même): on n’imagine pas à quel point on a AUCUNE idée des recettes adaptées!!!

    Je le sais, je suis en phase d’ouverture sur le sujet, je regarde, j’introduis de nouvelles choses dans mon alimentation (derniers en date: quinoa, lait d’amande et noisette en lieu et place du lait de vache etc.).
    Moi perso, je n’ai aucun instinct culinaire, j’ai besoin d’être vraiment guidée en la matière et donc si demain un ami végétarien (non identifié à ce jour) me demandait un effort, je me dirai que c’est trop compliqué de les inviter à dîner (bon mais déjà en sois je trouve ça compliqué d’inviter les gens, rien que prévoir un vin m’angoisse!). Bon après comme je suis moins vieux-jeu, le deal ce serait qu’il prépare le plat à cette occase, là c’est tout bénéf pour moi 😉

    Bref, l’évolution des mentalités prend du temps et l’enjeu est de vivre en harmonie en attendant…

    PS- j’aime globalement beaucoup ton blog et le suis régulièrement depuis quelques semaines, comme quoi même les non végétariens peuvent s’y intéresser!

    • Bonjour Sabine et merci beaucoup de ton commentaire !
      C’est très intéressant ce que tu dis sur la convivialité/uniformité : en France, j’ai vraiment l’impression que cette sacro-sainte règle fait la loi, alors que c’est loin d’être le cas dans d’autres pays ! (notamment l’Allemagne, où je vis ! 😉 )

  33. Bonjour!
    Je suis omni mais passionnée de nutrition. A la maison, une consommation de produits animaux raisonnée et raisonnable: pas de produits laitiers, poisson ou viande de temps à autre (à l’envie en fait) et un contrôle strict de la provenance. Du coup, j’ai été très choquée par les commentaires relatant des situations où ils n’ont eu comme repas que quelques feuilles de salades ou un bout de poisson trop cuit sorti du congel… Leurs hôtes sont-ils vraiment leurs amis? Est-ce si compliqué de taper « recettes vegan » sur le net? Les attitudes décrites frisent l’hostilité et je compatis sincèrement. Quand j’invite quelqu’un, j’ai envie de lui faire plaisir. Quel intérêt de tenter de faire manger des pâtes aux œufs à un vegan? L’amitié, c’est respecter l’autre et l’accepter.
    Désolée pour le coup de gueule mais ces témoignages m’ont vraiment indignée.
    Bon courage. 😉

    • Oh, et bien ton message me fait plaisir autant qu’il me rassure, Clotilde !
      Car, je peux te le certifier : il n’est parfois pas facile d’être vg en collectivité… Heureusement, j’ai quelques bons amis qui ne sont ni végétariens ni végans et qui, pourtant, comme toi, ne se verraient pas me servir une tartiflette au reblochon si je viens dîner chez eux… Merci de ton ouverture ! 🙂

  34. Hello sweet Antigone ! Végétariens depuis longtemps (et, en ce qui me concerne, ne consommant pas de lait), Jules & moi sommes passés depuis peu au végétalisme total (découvrir ton blog nous y a bien aidés !) et ce que nous éprouvions souvent dans notre quotidien en tant que végétariens s’est évidemment multiplié. Pour être positifs, disons que ça permet de faire le tri dans ses « amis » ! Pour les invitations à déjeuner (qu’il nous arrive encore parfois de refuser), très souvent nous cuisinons et débarquons avec nos préparations – plus par souci pédagogique que par peur de « déranger » (ce qui a longtemps été l’inverse, hélas). Et depuis quelque temps, j’ai mis un truc en place dont je suis très contente : j’ai fabriqué un petit livret avec des tas d’infos glanées ça et là, et aussi avec les fruits de mes années d’expérience, qui expose les diverses raisons d’être végé et les façons de le vivre au quotidien. Et je dépose ça chez chaque personne qui nous invite à partager un repas ! C’est du boulot, je sais, mais notre mode de vie est une forme de militantisme, et j’ai définitivement décidé d’en être fière plutôt que de devoir m’en excuser. Qui a dit qu’on faisait du prosélytisme ?! Et les pubs pour la viande et le lait qu’on nous assène depuis des générations, c’est pas du prosélytisme, ça ?!! Merci encore pour ton blog, qui fait partie de mon Top5 !

    • Oh, hello Joséphine ! 🙂
      Mais c’est génial cette idée de livret ! Ça marche ? Je te demande car, pour ma part, j’ai fait un gros livre pour ma famille, avec explications du pourquoi du comment, placards végétaliens détaillés et une centaine de recettes illustrées… Et j’ai l’impression qu’il n’y a que moi qui l’ait lu, ce livre !.. 😉

      • Coucou ! Peut-être c’est juste une impression. Parfois, on croit faire des trucs dans le vide… et on s’aperçoit que petit à petit, les choses font leur chemin dans la tête des gens, il faut juste leur laisser le temps de la « digestion ». Pour nous, c’est une évidence, être vg. Ça peut demander beaucoup plus de temps, pour les « cannibales » (depuis mon enfance, c’est le terme que j’emploie, de façon un peu confidentielle, je l’avoue – j’appelais ma grand-mère comme ça quand je la voyais faire mijoter un pauvre animal dans une cocotte … pouah, rien que d’y penser …je précise que ce mot l’amusait plus qu’il ne la vexait !) Pour revenir au livret, il arrive que ça suscite une discussion, au cours du repas, mais le plus souvent, l’attention semble appréciée, et j’ose espérer que ce sera l’amorce d’une réflexion, à défaut de remise en cause totale. Je n’ai pas été aussi ambitieuse que toi, ceci dit : j’ai tenté de synthétiser l’essentiel en précisant bien mes sources et ajoutant une petite bibliographie et, bien sûr, des blogs (à commencer par le tien) et autres sites sur le sujet. Et je n’ai pas encore assez de recul sur ma pratique du livret pour que ça ait une valeur statistique 😉 Mais je vais le faire aussi quand j’inviterai des gens chez moi (depuis qu’on s’est « outé » sur notre végétalisme, les invitations sont pas fréquentes, et on a parfois eu des réticences à les accepter – vestiges d’une vieille culpabilité, absolument pas légitime, mais contre laquelle il faut encore lutter! )

        • Oui, c’es vrai. Mine de rien, je sais que ma famille a pas mal évolué là-dessus : ils ne sont plus juste dans le refus bête de vaguement curieux, mais ils sont davantage dans l’acceptation (bon, on ne va pas leur demander de se cuisiner vg pour eux, mais il y a des progrès !).
          C’est trop gentil d’avoir ajouté mon blog, merci ! 🙂 Je suis sûre que ton livret doit être absolument génial, je me dis maintenant que j’aurais dû davantage axer sur les études, les sources, etc.

      • Chère Antigone,
        Chère Ophélie,

        Végétarienne depuis 8 mois, et complètement végétalienne depuis une semaine (il faut un début un tout!), en phase de véganisation totale (aaaah le pull en laine tricoté par Mamie…), je tiens à te dire que tes articles me sont d’un grand secours : il n’y a pas vraiment de littérature « trucs et astuces véganes – survivre en société » et cela fait du bien de lire que nous ne sommes pas seuls, que l’on peut se serrer les coudes et s’encourager! Si j’aurais sans doute suivi ce même chemin sans croiser ton chemin, il ne fait aucun doute que la lecture de tes articles a grandement accéléré le processus… Merci donc de partager ton expérience et tes connaissances pour rendre ce monde plus beau!
        Bref, moi je le veux bien, ton livre, je le lirai en entier, même les notes en bas de page écrites en tout petit et je l’offrirai à tous (famille, amis, collègues,…). Quand pourra-t-on le trouver dans toute bonne librairie? Hein? Dis? Parce qu’il en faut, des livres comme cela!
        Encore un immense merci!
        Belle soirée! 🙂

        • Oh, merci Anaïs, c’est adorable !
          Ah, j’aimerais bien aussi faire un livre pareil, moi, et qu’il soit disponible partout, car plus on est de vg, plus on est heureux ! 😉

          • Parce que ce mois était bien triste et qu’on a parfois besoin de bonnes nouvelles pour avoir le cœur un peu plus léger : la première semaine de végétalisme évoquée l’an passé était bien le début d’une nouvelle ère puisque je viens de fêter mon premier véganiversaire! Wouhou! Une année pleine de délicieux smoothies, cookies, crumbles (ahlala, celui poire-sarrasin-chocolat du début de saison!) boulettes au tempeh, fromages végétaux et rainbow bowls en tous genres. Du houmous, aussi, beaucoup. Bref, des tas de recettes piochées ici et là, mais beaucoup ici et qui ont su convaincre mes proches de changer aussi le contenu de leurs assiettes (et pas que, la recette du déodorant se propage…)! Encore merci! ❤

  35. Ping : Petit précis de végétarisme (2) – La pratique | Élucubrations d'une jeune idiote

  36. Merci beaucoup pour cet article tellement chouette ! J’ai fait le choix de devenir végétalienne depuis plus de trois mois maintenant. Je fais partie d’une famille d’omnis (j’ai 13 ans 🙂 ), mes débuts dans le végétalisme ont donc été difficiles… Heureusement, ma mère a pu beaucoup se renseigner, et me soutient dans mon choix malgré qu’elle ait décidé de rester omni.
    Ce fût un changement brutal autour de moi, les gens ne me regardaient plus de la même manière, me prenaient (et me prennent toujours d’ailleurs) pour une folle furieuse qui n’y connait rien à la vie et/ou qui essaye de se rendre intéressante. À chaque fois que j’annonce que je suis végétalienne à des proches, tous m’ont dit (mais alors vraiment vraiment tous et ça m’arrive encore) : « Mais tu manges plus rien alors !! » Juste ces 6 petits mots qui ont tendance à m’iriter tellement je les ai entendus. Ma réponse est généralement : « En fin de compte, je mange largement plus varié maintenant, et je cuisine encore plus. »
    Le « pire » c’est qu’entre ces trois premiers mois, je me suis découvert une importante intolérence au gluten. La société a du mal à me comprendre, alors que c’est moi qui regarde bizarrement les gens quand ils me disent : « Mais qu’est-ce que tu viens me raconter, le lait de vache c’est très bon pour la santé et puis il est fait pour nous. En plus, les vaches ne sont pas maltraitées et elles produisent du lait toute l’année, pas pour un veau tu vois » À ce moment-là, je change de sujet de discussion en sachant que je ne pourrais jamais RIEN expliquer à cette personne-là.
    Heureusement, j’ai pu rencontrer des personnes qui m’ont laissé parler et qui étaient intérressées. Lors de ces échanges, je sens enfin que je peux parler librement. Je n’impose pourtant pas mes choix aux autres, contrairement à ce que certains puissent dire. Je ne vais pas trop écrire, mais merci encore pour ton article, ça m’a donné davantage confiance en moi pour continuer à me « battre » pour mes principes !
    Bonne soirée et merci.

    P.S. : Et merci aussi pour la pratique du no-poo, adoptée par ma mère et moi-même (-:

    P.S. 2 : Suis-je la seule à avoir répété le plus souvent « Non, ce n’est pas parce-que je prends des compléments de B12 que je mange mal » « les vaches produisent du lait pour LEURS veaux » et « non, nous avons des mâchoires d’herbivores j’vous dit ! »

  37. Bonsoir et merci pour ce sujet intéressant et utile… je commente tard mais je me suis prise à le lire suite à une expérience où j’étais hors de chez moi pour un événement de trois jour en petite communauté omnivore… on m’a proposé à l’avance de payer pour le « repas végétarien/végétalien » et je me suis dis que pourquoi pas, que s’ils proposent c’est qu’ils doivent savoir ce qu’ils font, et que comme ça je n’aurais pas à amener mes trucs, ne pas savoir si j’aurai accès à une cuisine pour réchauffer ou cuire, bref je pensais me simplifier la vie… eh bien ça m’a juste appris à faire attention à l’avenir et toujours amener mon propre repas, finalement 😥

    J’ai passé trois jours de tristesse seule végé face à des assiettes de riz blanc même pas assaisonnées et de petites quantités de salade, et d’éternels « steaks » végétaux lassants, ils avaient acheté un paquet et m’en ont fait un à chaque repas, et peu de fruits et légumes à disposition… alors j’ai trop rien dit parce qu’ils se sont bien occupés du reste du séjour, ont été adorables et serviables, mais pour un « repas végétalien » franchement j’étais tellement déçue, et de plus j’ai l’habitude de manger beaucoup et très varié, voir assez « lourd » (fruits gras, graines et noix, céréales complètes, légumineuses, légumes etc), et j’ai eu l’impression qu’on se disait que parce que végé je devais avoir l’habitude de manger peu et que ça n’était pas trop grave de ne pas me servir des quantité de folie et de la variété (si bien que je ne pensais plus qu’à la bouffe et ai très peu profité du temps passé là bas !). Peut-être que j’aurais du gentiment aborder la question, mais quelque part j’étais déjà comme reconnaissante qu’ils aient pris mon alimentation en compte et à la fois peut-être que j’étais en droit de remettre cela en question, ne serait-ce que pour les prochains ?… cette histoire me questionne beaucoup.

    En tant que musicienne j’ai aussi souvent affaire à des cas où on nous propose un repas avant ou après un concert, et combien de fois j’ai eu droit au menu végétarien qui contient… du poisson ? voir… beaucoup de poissons différents ?

    Voila, c’est décidé, à l’avenir c’est la gamelle maison ! Tant pis pour les repas gratis à moins d’être sûre à l’avance de ce à quoi je peux m’attendre.

    Merci pour toutes tes recettes, tous tes conseils, tu es une grande source d’inspiration !

  38. Ping : Happy World Vegan Day | Garden & Vegan Diary

  39. Moi ce que je ne comprend pas bien c’est pourquoi ma belle soeur Vegan, quand elle vient manger chez moi, elle emmène ses propres plats et elle refuse que je fasse de même chez elle. Je ne trouve pas ça super tolérant. D’autant que cela ne me gène pas qu’elle soit Vegan.

  40. Merci cet article
    Je suis en pleine réflexion quant à savoir quelle attitude adopter en société…
    Ma fille de 13 ans ne mange plus que du pain à la cantine… les légumes sont cuits dans le beurre… si je lui demande de « faire un effort » comme lui disent les surveillants ça remet en cause des convictions…. la plupart de mes amis sont à fond raclette et fondue et sauciflard et je me sens jugée…
    Alors j’essaye de piocher des idées à droite à gauche…
    Merci

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