ÊTRE VG EN SOCIÉTÉ : LES SORTIES

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Ceci est le 1er article de la série ‘Etre VG en société’ :

Retrouvez le n°2 sur les invitations et le n°3 sur les vacances.

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Qu’on ait abandonné depuis peu les produits carnés ou qu’on soit crudivore aguerri, il y a relativement peu de chances, à moins de vivre dans une communauté fermée assermentée, que l’ensemble de vos proches partage les mêmes habitudes alimentaires que vous. Et quand bien même une majorité d’entre eux le ferait, il reste quand même un ensemble légèrement plus large avec lequel interagir régulièrement,  la société. Certes, vous pouvez être ermite, vivre dans une petite cabane au fond d’une sombre forêt et avoir déjà vécu plus long que Mathusalem sans voir âme qui vive, mais je crains ici que votre chance de vous retrouver parmi les lecteurs de ce blog soit relativement réduite.

Donc, pour ceux et celles qui se meuvent dans l’univers parfois impitoyable de la vie en groupe, gérer ce réseau de relations souvent peu branché graines germées et smoothies verts peut présenter des difficultés. Je n’ai, pas plus que quiconque, de solutions miracles pour bien vivre votre végétarisme/véganisme au quotidien dans un monde carniste, mais comme plusieurs lecteurs m’ont demandé conseil, j’obtempère et vous voici donc au commencement d’une série d’articles intitulée ‘Etre VG en société’.

Comme je ne détiens pas la science absolue, je serais ravie de recueillir vos trucs et astuces dans ce domaine, que vous soyez jeune comme Bambi ou sage comme Merlin, afin de pouvoir en faire profiter toutes celles et tous ceux qui, en raison du regard social et des obstacles dressés sur la route d’une alimentation verte, hésiteraient encore à franchir le pas.

Je me concentrerai ici essentiellement sur les végétaliens & véganes qui souhaitent, au bureau comme chez des amis, continuer à manger selon leur éthique, puisque les options seulement végétariennes sont davantage monnaie courante à l’extérieur. Bien sûr, si vous êtes dans les catégories ‘intolérants au lactose / soja / gluten, etc.’, sentez-vous libre de faire vôtres ces préceptes, en les adaptant à vos besoins. Comme la saison le veut, je vous annonce très prochainement le spécial ‘vacances’ de la série, mais en attendant, concentrons-nous sur les sorties, avec, en premier lieu, les restaurants.

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Manger à l’extérieur, quand on a une alimentation qui s’écarte du chemin de la consommation majoritaire, peut s’avérer un challenge, mais ici comme ailleurs, un brin d’expérience et d’organisation peut faire toute la différence pour bien vivre son véganisme au quotidien. Alors, comment se débrouiller au restaurant ?

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  • Sur place ou à emporter : le resto en amont

Avant toute chose, préparez-vous ! Si vous ne souhaitez pas rester le ventre vide toute la soirée à siroter votre menthe à l’eau en regardant les autres s’empiffrer, un peu de planning est nécessaire.

☛ Si vous avez le choix du restaurant, alors soyez heureux. Selon l’endroit où vous êtes, il se peut très bien que le choix de restaurants véganes ou végétariens soit important, et il est tout à votre avantage de décider parmi ceux qui s’offrent à vous celui qui saura vous satisfaire. Attention cependant à ne pas choisir entièrement selon vos critères : emmener Bob, votre super pote qui ne jure, dans ses périodes de régime, que par l’entrecôte taille baby d’1/2 kg, dans un restaurant de graines germées peut être un choix périlleux et qui risque de mettre du plomb dans l’aile de votre amitié – cela peut aussi être un bon test, à vous de voir… Si la compagnie avec laquelle vous dînez est plutôt dans le genre de Bob, alors orientez-vous peut-être vers un restaurant ‘qui remplisse’ et, pourquoi pas, qui propose de la vegan junk food – voire un restaurant simplement vegan-friendly, si le spectacle de viande à votre table ne heurte pas vos convictions.

☛ Si vous êtes dans une ville que vous ne connaissez pas ou dépourvue de restaurants purement végétaliens, alors n’oubliez pas de faire un tour du net avant toute chose. De nombreux sites existent, qui recensent les restaurants vg ou vg-friendly de par le monde : c’est le cas notamment de happycow ou de vegdining. De nombreux blogs présentent également des revues détaillées de restaurants parisiens ou provinciaux, mais également étrangers : je pense bien sûr à VG-Zone ou La Table Verte, mais je suis sûre que, parmi vos blogs préférés, il est fréquent de trouver des revues de restaurants (rares sont les blogueurs non gourmands !).

☛ Et si vous êtes dans une ville inconnue et que vous n’avez pas accès à internet ? A défaut d’office du tourisme, tentez de repérer un magasin bio et n’hésitez pas à demander conseil auprès des vendeurs, souvent bien renseignés sur les possibilités de manger vert et local !

Si le restaurant n’est pas végane, n’oubliez pas, quand c’est possible, de consulter la carte à l’avance. Bon nombre de restaurants proposent maintenant des menus en ligne que vous pouvez consulter à loisir.

N’hésitez pas non plus à appeler le restaurant à l’avance (dans l’idéal, quelques jours avant, mais le jour même sera toujours mieux que rien) et expliquer précisément vos attentes et besoins. Soyez clair sur ce que vous mangez et ne mangez pas et assurez-vous de l’ouverture d’esprit du personnel. En fait, quand le restaurant est d’un certain niveau, le chef peut même s’avérer content de voir se profiler une demande originale : c’est l’occasion pour lui de préparer quelque chose qui sorte de son ordinaire et de ‘challenger’ sa cuisine classique. Ne soyez pas timide !

Vos craintes d’équilibre nutritionnel sont trop fortes ? Si vous ne parvenez pas à les glisser provisoirement au débarras ou, tout simplement, que vous craignez que la maigre salade verte qu’on vous servira avec des quignons de pain blanc ne vous laisse sur votre faim, deux solutions s’offrent à vous :

  • Amenez de quoi compléter votre repas : noix, amandes ou mélange étudiant, petits crackers… peuvent être une solution pour ne pas mourir de faim. Privilégiez des aliments denses et facilement transportables, dont vous pourrez parsemez votre plat. Et si vous avez encore un peu de place dans votre sac à main, ajoutez une banane ou une pomme pour finir sur une note sucrée si les desserts proposés sont décidément plus du côté du kouign aman que du sorbet de fruits rouges.
  • Mangez à l’avance : un peu triste, certes, mais vous serez ainsi assuré de ne pas passer votre soirée à ronger les miettes de pain sur la table en vous retenant de gargouiller. Etant donné que l’essentiel d’une soirée réussie est tout de même avant tout la bonne compagnie, partez de chez vous le ventre plein ou à demi-rempli et, une fois au restaurant, accompagnez vos amis avec un jus, un cocktail ou une petite entrée.

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  • Où aller ?

Pas de restaurants véganes ? Pas de souci ! Heureusement pour nous, nos voisins sont souvent plus ouverts que nous : privilégiez, si possibles, les restaurants dits ‘ethniques’ ! Ici, vous avez l’embarras du choix (hormis peut-être le barbecue coréen ou la steak-house argentine…) :

  • Indien : vous êtes bénis ! Etant donné que la moitié du continent Indien est à l’heure végétarienne, à moins d’être très, très malchanceux, il y a de fortes chances qu’un restaurant indien satisfasse vos babines affamées. Attention cependant à bien préciser que vous ne consommez pas de produits laitiers : bon nombre de plats indiens sont servis avec du yaourt et sont préparés avec du ghee, un beurre clarifié. Si le dialogue passe mal, rabattez-vous sur les dhals (lentilles ou pois mijotés) et les chapatis natures, préparés traditionnellement sans graisse ni fromage, contrairement aux naans.
  • Mexicain : on croit souvent que manger mexicain signifie automatiquement chili con carne et burritos farcis au fromage, mais soyez ici détrompé ! Crudivoristes, demandez une salade de crudités servie avec de l’avocat, et délectez-vous de guacamole. Véganes, choisissez un chili sin carne, du riz et des haricots rouges, des burritos sans fromage et des tacos sans saindoux.
  • Chinois / Vietnamien : il y a de fortes chances ici que ces restaurants fassent votre bonheur, à condition de lire en diagonale le menu, jusqu’à tomber sur le sacro-saint chapitre des ‘plats végétariens’ : stir-fries au tofu, rouleaux de printemps, raviolis ou nems végétariens, nouilles aux légumes… vous avez souvent le choix !
  • Japonais : qui dit resto nippon dit souvent paradis du poisson cru, oui, mais pas seulement ! La présence de makis végétariens à l’avocat et/ou concombre est désormais monnaie courante dans les restaurants japonais ‘européanisés’, et vous trouverez également souvent du tofu, des edamame ainsi que des salades d’algues qui sauront vous régaler.
  • Thai & asiatique : mmm, salades de pousses de bambou et germes de haricots mungo, mangues fraîches, coriandre et cacahuète, faut-il se répéter ?
  • Libanais / Moyen-Oriental : outre le très cher hummus, vous trouverez ici de quoi vous nourrir – pain pitas, caviar d’aubergine, falafels, salades de crudités et autres mezzés , vous ne mourrez pas de faim !
  • Italien : certes, la cuisine italienne fait souvent une belle place au fromage, mais libre à vous de commander des antipastis délicieux, des pizzas quatre-saisons sans fromage, du minestrone sans lard, ou bien des pâtes préparées dans une sauce simple, comme la sauce al arrabiata. Assurez-vous bien cependant que sauces et pesto sont préparés sans parmesan.
  • et même Français ! Et oui, même dans la plus traditionnelle des brasseries, on peut manger végé ! Salades, pommes de terres, pain ou potée de lentilles… c’est possible ! Vérifiez bien auprès du serveur que tous ces plats sont dépourvus de beurre/lardons/saindoux, et autres délices dont vous vous passeriez bien.

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  • Un plan de dernière minute ? Une fois sur place…

Aïe, vos amis vous ont appelé il y a tout juste 20 minutes pour vous proposer de les rejoindre illico au ‘MégaBBQFolie’s’ ? C’est le mensiversaire de Nono et Lola et vous ne pouvez absolument pas refuser ? N’ayez crainte, il y a toujours moyen de s’arranger une fois arrivé au restaurant !

☛ Une fois installé, faites connaissance avec le personnel et expliquez la situation : soyez clair et précis sur vos besoins, et jouez la carte de la simplicité – remettez à un autre jour l’idée de vous délecter de raviolis de betteraves crues en infusion de lucuma. Dites au serveur qu’une belle salade de crudité, un plat de pâtes à la sauce tomate ou du riz et des légumes vapeur vous conviendront très bien. Ce n’est pas le moment de faire la fine bouche !

☛ Vous pouvez aussi vous amuser à faire des substitutions : je parle en habituée, c’est un petit jeu auquel je suis très forte. Mmm… la salade verte aux gésiers vous tente franchement très moyen ? Et bien, pourquoi ne pas les remplacer par des dés d’avocat ? Pas envie de féta ni de comté mais plutôt de grains de maïs ou de dés de pommes de terre ? Soyez imaginatif et… très gentil.

☛ Déployez effectivement toute votre politesse et votre patience à l’égard du service : si vous râlez dès le début, il y a fort à parier que les serveurs mettent peu d’entrain à satisfaire à vos exigences. Souriez beaucoup et prenez votre mal en patience : un plat qui ne figure pas sur le menu peut prendre plus de temps à être préparé. C’est l’occasion de vous lancer dans un débat passionnant sur l’avenir de la dette publique avec votre voisin de table

☛ N’oubliez pas à la fin de laisser un bon pourboire si vous êtes satisfait du service. En salle et en cuisine, on s’est peut-être démené pour vous : ne soyez pas avare en remerciements. Qui sait, peut-être ainsi le chef sera-t-il incité à proposer une véritable palette végé à l’avenir…

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Avant de clore ce premier volet, un rappel non des moins importants : et si la nourriture n’était pas si importante que cela ? L’essentiel, après tout, ne réside-t-il pas dans la bonne compagnie ?

A trop vouloir manger ‘parfait’ ou être intransigeant, on finit par oublier que ce qui compte, après tout, c’est de passer un bon moment avec des gens que l’on aime (bon, s’il s’agit d’un dîner d’affaire… dites-vous que c’est un moment nécessaire à passer !). Peu importe alors si, pour une fois, notre estomac et nos papilles sont moins comblés que d’ordinaire : vous vous rattraperez le lendemain !

Bien sûr, il ne faudrait pas non plus trop se diminuer : faire savoir que l’on est végé et bien présent est important ! Toutefois, si c’est pour établir une distance infranchissable avec vos proches, alors restez modéré et apprenez à accepter les petits coups du sort avec sérénité. Mieux vaut un mets un tantinet tristounet, mais des sourires et des mains qui se tiennent, plutôt qu’un bête smoothie vert en solitaire…

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Et vous, comment géréz-vous vos sorties ? 
Faites-moi part de votre expérience !
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91 réflexions sur “ÊTRE VG EN SOCIÉTÉ : LES SORTIES

  1. Les restos chinois et thaïs, c’est assez « risqué » parce que les sauces d’huître / de poisson / pâte de crevette ou autre sont monnaie courante dans la cuisine asiatique. Y a toujours du riz nature et des légumes sautés (et encore je suis pas sûre à 100% que ce soit vegan, rapport aux sauces), mais bon. Le tofu (quand il est à la carte, ce qui est assez rare, d’expérience) je le vois toujours avec des viandes ou du poisson, jamais tout seul. La catégorie « plats végétariens » se trouve pas dans les restos de base, malheureusement. Ou j’ai pas de bol.
    Je savais pas que le daal était a priori sans ghee ! Depuis que je suis vegan, je mange plus indien au resto alors que j’adorais ça. C’est ma frustration.
    Le libanais c’est cool, j’adore. Et le japonais on trouve toujours quelque chose, même si c’est répétitif.

    • Ah, c’est vrai ? Il y a souvent tout de même une petite rubrique ‘vg’ dans les restos asiatiques avec nouilles sautées au tofu, ou des légumes simplement sautés dans de l’huile de sésame et du soja. Et sinon, quand effectivement le tofu est dans un plat où il y a aussi de la viande ou du poisson (marmites thaï…), je demande à ce qu’on me le prépare avec du tofu uniquement. Bien vérifier les sauces, effectivement ! En Allemagne, ce qui est pas mal, c’est qu’ils sont souvent assez précis dans leurs informations: nuoc mam ou non, avec ou sans glutamate, etc.
      A priori, le dhaal, dans sa version simple, est sans ghee (expérience en Inde du Nord… 😉 ) mais il faut bien vérifier : les currys sont souvent cuisinés dans de la matière grasse animale en revanche… 😦

      Il y en a un que j’ai oublié : l’éthiopien – un des rares resto africains où trouver de la nourriture vg !

      • bonjour! et deja merci pour cette premiere serie d’article que je vais apprécier de lire! on est tous dans le meme bateau! héhé!
        Je suis d’accord avec déborah: travaillant au kremlin bicetre pres du 13e à paris; je peux dire qu’il y’a très peu de plats Végétariens dans les restos asiatiques… quelques nems aux légumes, quelques légumes ou nouilles… etc. le reste est « aromatisé » au carné…
        pour les brasseries et pizzérias et autres kébabs (mon quartier de boulot n’est vraiment pas top au niveau resto…), idem: il y’a très peu de choses sans viande.
        alors, pour contrer tout cela: je viens souvent avec mon repas du midi et si ce n’est pas possible ou si je vais manger avec mes collègues (car oui tu as raison, on n’est pas des ermites!! 😉 ), mes repas deviennent soit: répétitifs car je prends toujours les memes plats sans viande, soit je joue la carte du « sans »: « c’est possible d’avoir un rouleau de printemps sans crevette SVP? » lolilol. Je n’avais pas encore osé essayer la carte de « substitutions »! a essayer pour une prochaine fois!
        je partage ton article et hate de lire la suite!
        A bientot!

    • Attention dans les restaurants japonais ! Ils ont une sale tendance à mettre du dashi partout: plats de légumes, soupe miso… ainsi qu’une autre sauce à l’anguille. Dans les makis ils peuvent aussi mettre du jaune d’oeuf ou de la mayo en petites quantités et c’est pas indiqué (maki au nato par exemple).

      • Oui, effectivement, je demande toujours s’il y a de la mayonnaise ou autre dans les makis : la plupart des ‘california’ ne sont ainsi pas du tout vegans. Pour le dashi, traditionnellement, il est sans poissons, mais à base d’algues. Après, il y a des versions non vg également…

  2. Super cet article sur les sorties quand on est vg : je suis « seulement  » vgr mais ce n’est pas toujours acquis, selon les restos… Même si la grand majorité des gens sont compréhensifs et font de leur mieux. C’est là qu’on se rend compte qu’il y a un gros gros gros travail d’info à faire auprès des restaurateurs.

    • Merci beaucoup !
      Effectivement, pas toujours facile de s’en sortir dans la jungle omni ! 😉
      Gros travail à faire, pas de doute, surtout quand plus de la moitié des restaurateurs travaillent maintenant quasiment uniquement avec du surgelé et des plats tout préparés… 😦

  3. Dans les resto japonais on peut aussi manger des nouilles ( udon ou soba) froides avec sauce soja ou des soupes de nouilles au bouillon (vérifier la base du bouillon). Dans les resto maghrébins, on peut se débrouiller avec les chorbas si elles sont sans viande ou avec les salades mechouia. Le couscous peut être végétarien mais je pense qu’il est rarement végétalien ( la semoule est souvent au beurre). Au resto géorgien, c’est jouable aussi, ils font des petites entrées à base de haricot lobio ou d’aubergine ( miam!).
    On trouve toujours à manger végétarien, en faisant enlever la viande ou le poisson, mais végétalien c’est difficile, il y a presque toujours du fromage et autres produits laitiers dans les plats.

    • Oui, tout à fait pour les udon, ramen ou soba ! J’ai oublié cela, merci !
      Je ne savais pas qu’on proposait des chorbas sans viande, c’est bon à savoir (de même que la semoule au beurre – j’étais persuadée qu’on en restait à l’huile ou au nature…)
      Je ne connais pas du tout le restaurant géorgien, mais pour connaître assez bien la cuisine russe, je me dis que manger végétalien dans ce type de restaurant est possible (bortsch, pommes de terre à l’aneth, kasha, etc.), à condition de bien demander !

      • Pour les resto russes il faut effectivement bien demander car ils aiment bien la mayonnaise et la smetana ( crème fraiche aigre). Sinon, il y a aussi les fricassées de champignons ou certaines salades à l’huile de tournesol.
        La chorba est malheureusement souvent avec de la viande mais on peut toujours demander! Idem pour le beurre dans la semoule, ça dépend des recettes familiales! Cela peut être cuisiné au smen, sorte de ghee, au beurre ou à l’huile…

  4. Je compatis pleinement car bien que je ne soit pas vegan, mes intolérances et allergies alimentaires ainsi que mes goûts sont de plus en plus des obstacles aux sorties car je suis entourée de carnassiers adeptes de la viande midi et soir et/ou d’adeptes de fast food.
    Même lorsque je ne mange pas à l’extérieur le « mal » rôde à chaque coin de repas… il y a quelques jours j’ai été invité à dîner et le plat se composait notamment d’une sauce achetée en supermarché, avec une liste d’ingrédients pas très claire. J’ai rapidement viré à l’écrevisse avec une sensation de brûlure sur le torse, le visage et les bras puis dans la bouche. J’ai alors fait la tortue et me suis rabattue sur les crudités d’accompagnement et le pain.
    Bien que mes restrictions alimentaires ne soient pas le résultat d’un choix de vie mais la conséquence d’un patrimoine génétique foireux je me trouve dans une situation similaire au végétarien/vegan et lors d’une sortie je stresse toujours un peu ne sachant pas ce qui va m’arriver une fois attablée… Vais-je trouver des plats exempts des aliments que je ne mange pas ? Vais-je faire peur à mes voisins de table en virant au rouge ou en devenant blanche comme un linge car on aura omis de m’informer d’un ingrédient dans le cocktail ou le plat ?

    Je trouve compliqué et fatiguant de devoir systématiquement demander au serveur le détail des plats, les ingrédients etc…Je passe d’emblée pour une emmerdeuse et souvent le serveur ne sait pas du tout ce que contient réellement le plat proposé dans le menu. L’un des rares restaurants où je n’ai pas ce genre de problèmes est un restaurant de salades et plancha où l’on se sert de chaque ingrédient en buffet. Je sais alors exactement ce que je mets dans mon assiette !

    Si on me propose une sortie à la dernière minute il m’arrive de décliner l’invitation. Notamment lorsque je sais que le restaurant choisi n’est pas sérieux et que je n’aurais aucune garantie que mes requêtes seront prises en compte.

    • Aïe, c’est moi qui compatis avec toi maintenant ! Je me dis que l’avantage du véganisme, c’est que le pire qui puisse nous arriver, c’est de repartir le ventre vide, mais pas de faire une crise d’allergie en plein resto !
      Enfin, moi aussi il m’est arrivé des désagréments car je ne supporte ni huile ni piment en trop grande quantité, et j’ai fait une fois un malaise après avoir mangé un plat trop pimenté : la classe de devoir s’allonger par terre en terrasse 😉 Si ça peut te rassurer, je passe aussi vraiment souvent pour celle qui aime embêter son monde… c’est mon petit trait de fabrique 😉

      D’ailleurs, certains véganes prennent le prétexte de l’allergie aux produits laitiers et animaux pour être bien sûrs d’être servis des plats vg : le restaurant est tenu de répondre à leurs attentes, par peur d’être tenu responsable en cas de problème (allergique) en salle.

      C’est ce que je trouve être le plus dur en restauration française, car dans bon nombre d’autres pays, le menu (ou le buffet) affiche souvent la liste exacte d’ingrédients. Mes préférés ? En Angleterre ou aux US, où les mentions Vegetarian / Vegan / Gluten Free / Dairy Free / Soy Free sont clairement indiquées dans la plupart des cas. Qui sait, peut-être ce système viendra-t-il en France où, même dans certains resto végétariens, il n’est pas facile de commander végane ou d’être sûr de ce qui tombera dans notre assiette…

      • Snif, snif, en attendant que les restaurateurs frenchy se mettent à la page, jje préfère préparer mes repas at home et lorsque je dois sortir je dois passer 10 bonnes minutes à passer le serveur à la torture pour savoir le contenu de ma future assiette…Ma mère n’aime pas ces moments là mais au moins elle a le tact de ne rien dire contrairement au reste de ma famille qui préférerait de loin que je ne vienne pas si c’est pour « faire mon cinéma » …no comment 😦

        Pour l’excès de piment à la Réunion quand j’étais petiote et que je me familiarisais avec le côté pimenté des plats créoles on me donnait toujours du pain pour faire passer la brûlure possible du piment mais en réalité ce sont surtout les matières grasse et la caséine des produits laitiers (le lait de coco ça marche aussi car il est assez gras) qui stoppent le plus rapidement l’effet du piment. A défaut je sais qu’on me donnait un truc très acide (un demi citron) ou très sucré (un demi carré de sucre) pour atténuer la sensation de chaleur en bouche. Je supporte assez bien le piment maintenant, youpi ! 😉

        • Ne pas avoir honte de nos demandes au restaurant : c’est vraiment la moindre des choses je trouve !

          Merci beaucoup pour tes conseils avec le piment. Je testerai le lait de coco, mais ce n’est pas tant l’effet sur mes pupilles que sur tout mon organisme : frissons, bouffées de chaleur, corps bouillant et extrémités glacées, maux de ventre… évanouissements… mon corps tout entier n’aime pas cela !

  5. Très intéressant! Merci pour ces infos! J’avoue que j’habite dans le royaume de la saucisse , de la quiche lorraire et du pâté en croûte. Alors un resto pour crudivore, j’ai pas trouvé. Je suis crudivore à 80% depuis plusieurs mois et ça me convient très bien, je m’oriente vers un 100%(il me faut surtout me débarasser du café et ce n’est pas une mince affaire).Il y a une boutique de smoothie, salade où je m’en sors pas trop mal. Mais je confirme les propos déjà dits, je passse TOUJOURS pour l’emmerdeuse de service et pendant les repas du boulot(menu imposé), c’est une catastrophe, je me retrouve toujours avec 3 feuilles de salade et un thé, si vraiment j’ai de la chance , j’a droit à une salade de fruits au dessert. Je rajoute à ça une allergie aux amandes.Les discussions autour de la table finissent par tourner autour de mon alimentation et tous mes collègues me plaignent , pff!
    On m’a même rétorqué dans un resto que dans ces cas là, on ne va pas au resto!
    Je suis partie une semaine en vacances dans un port de pêche , ça n’a pas été simple non plus mais j’ai eu une super surprise, sur un marché, il y avait un stand Sol Semilla, le vendeur était crudivore et j’ai eu pour la première fois l’impression de renconter quelqu’un qui parle la même langue que moi et ça fait vraiment du bien. Dommage que ce soit si rare!.
    Encore merci pour cette article et ton blog passionnant.

    • Merci Ingrid pour ton commentaire !

      Je prévois bientôt le volet amis / travail, alors j’espère que je pourrai te proposer quelques solutions pour bien vivre tes choix au boulot !

      Je ne bois pas de café, mais du thé, et pour moi, ce n’est pas incompatible avec le crudivorisme. Je crois qu’il faut surtout ne pas être trop extrême dans tout cela et que si tu prends plaisir à boire ta tasse quotidienne, alors garde-la, jusqu’à ce qu’un jour peut-être, tu n’en éprouves plus le besoin. Bon, j’avoue que le café me laisse toujours un peu une impression de ‘drogue’, car j’ai été addict à mes espressos pendant longtemps et maintenant, je ne trouve simplement pas que ce breuvage soit agréable en goût. Mais, à petite dose, un peu de café ne fait pas de mal et si c’est ce qui te retient à t’orienter vers encore plus de cru, alors dis-toi que ce sera ton petit 1% de marge… 😉

      Je suis très choquée en tout cas de ce que tu écris : comment, on a osé te dire de ne pas aller au resto ?!? Pour moi, le client est roi au resto et c’est bien pour cela que je n’hésite pas à faire des substitutions et à importuner mon petit monde… je ne vois pas en quoi mes amis seraient embêtés, puisque ça ne regarde pas ce qui tombe dans leur assiette ! J’avoue aussi que j’aime bien pousser le personnel dans ses retranchements : comment, ils ne peuvent pas me faire un citron à l’eau, alors que je vois passer des rondelles de citron sur des bières et coca depuis 1 h ?!? 😉

      Effectivement, quand on tombe sur quelqu’un ‘comme soi’, on revit ! Je me sens des élans d’amour pour des serveurs ou des petits vendeurs de marché parfois !

    • Ha, j’y ai pensé à cet article ! Le problème, c’est que chérichou est maintenant végane 😉
      Mais j’ai gardé l’idée sous le coude : bientôt j’essaie de me pencher dessus davantage !

  6. Ophélie, tu m’as donné beaucoup d’idées, merci ! En particulier, le resto éthiopien, je retiens, c’est original !

    Bouh, c’est vrai que c’est dur, surtout au restaurant et encore plus à l’étranger (sauf aux US ou autre pays où les vg ne sont pas marginalisés !). Pour ma part, j’ai arrêté de chercher à me nourrir au restaurant (où vg = pas de viande, le poisson semble végéta*ien pour les restaurateurs…), je vise systématiquement les salades, en demandant à ce qu’on enlève les éventuels oeufs, jambon, saumon ou poulet, et qu’on serve l’assaisonnement à côté. Mais à moins d’aller dans un restaurant vg ou libanais, je décline les invitations au resto et propose qu’à la place, on dîne chez moi, chacun apportant ce qu’il aime.

    Chez des amis, si c’est un buffet, je trouve toujours des crudités ou une salade de fruits. Pas très nourrissant mais ça fait l’affaire (j’ai tendance à finir le plat du coup, pas très poli !). Le plus souvent, j’anticipe en grignotant quelque chose de protéiné avant. J’évite l’alcool, également, et ai toujours un verre d’eau ou de jus à la main… ce qui suscite aussi des remarques…

    J’ai dû plusieurs fois, en particulier à l’hôtel ou au restaurant à l’étranger, alléguer une fausse allergie (aux produits laitiers) ou un problème de cholestérol pour éviter des aliments indésirables. Egalement, en prépa, j’étais pensionnaire : mes parents avaient fait établir un certificat par un collègue médecin pour m’exempter des repas de la cantine : j’ai eu ma ration de haricots verts / poisson / pain blanc pendant 2 ans, c’était mieux que les abominables plats de viande en sauce et de frites… mais là, c’était une question de vie ou de mort 😉

    Prochain article : vg en famille ? 😉

    • Merci de partager ainsi ton expérience Hélène !

      Oui, tu as raison, je l’avoue aussi : je vais moins au restaurant qu’avant. Mais cela est dû aussi à autre chose : alors qu’avant je prenais beaucoup de plaisir à aller dans tout un tas de restos à petits prix (japonais, chinois, etc.), et bien maintenant je suis très souvent déçue car j’ai toujours l’impression que je peux faire mieux chez moi (mes chevilles enflent…) !
      Je crois que c’est plus général que le véganisme, mais une fois que l’on se plonge d’un peu plus près dans la popote, difficile de trop débourser pour être mal nourri ! Et j’avoue que, pour la même raison, je préfère mille fois inviter les gens chez moi (ça me donne l’occasion d’expérimenter davantage ! )

      J’ai pas mal voyagé à l’étranger, dans des pays pas forcément ‘vg-friendly’, mais tout s’est toujours bien passé – enfin, j’ai également fais en sorte que cela se passe bien, en essayant d’avoir toujours une cuisine à ma portée !

      Si cela peut te rassurer, je bois très peu d’alcool moi-même, et même auprès de mes parents, grands amateurs de vin, je passe pour la puritaine de service. D’ailleurs, je vais faire un petit topo sur les boissons vg/non-vg dans mon prochain article.

      Pas mal le certificat de dispense ! J’aurais dû insister auprès de mes parents… la cantine de mon établissement avait la pire réputation de tout Paris (je crois que nous avons une expérience post-bac assez similaire… 😉 ) Résultat : je ne mangeais rien à la cantine mais j’avais des réserves de douceurs dans ma chambre : 5 caries d’un coup, moi qui n’en avais jamais eu de ma vie !

      Je compte faire très bientôt le volet ‘au boulot / chez des amis’ et suivra ensuite le volet ‘vacances’ – avec, en guest star, les vacances en famille ! Enfin, il me faudra slalomer délicatement, car je pars qqs jours en famille la semaine prochaine : attention à ne vexer personne ! 😉

      • Exactement, aller au restaurant pour être mal nourri, ça n’est plus possible. Mais c’est la preuve d’une relation toute particulière à l’alimentation, n’est-ce pas ?

        Les végans/végétariens plus que les autres analysent la qualité nutritionnelle, voire sanitaire, de leur assiette et délaissent les aliments « vides » ou qu’ils jugent carrément néfastes, ou encore dont l’origine semble douteuse. C’est presque cela le plus incompréhensible pour les omni, qui pensent que la vue d’une assiette de frites ou d’une crêpe au beurre nous met à la torture.

        Ah, j’attends avec une impatience non contenue la suite de la série (j’aime tes séries à thème, by the way). Il faudra que tu nous en dise plus sur ton parcours, je suis intriguée 😉

        • Oui, c’est fou ! On croit toujours que nous sommes en pleine privation d’ascète ! Mais, honnêtement, moi, un croissant au beurre ou un gros burger, ça ne m’a jamais, jamais fait kiffer… 😦
          C’est d’ailleurs une seconde cause majeure d’incompréhension avec beaucoup de gens… dur parfois de devoir expliquer qu’une grosse botte de radis me fait plus d’effet que des beignets de pomme de terre…

          Merci beaucoup pour tes encouragements – je prépare cela ! J’ai peur de lasser les gens, alors j’alterne et puis je vais essayer de glisser d’autres petites recettes, mais la série petits-déj me semble infinie… 🙂

          Disons que je pense que notre parcours a des points communs, même si ce n’est pas exactement le même… Une petite souris me dit qu’une probabilité existe pour qu’on se soit côtoyées à un moment ou un autre… 😉

          • Encore des petits dej, ouiiii !!! J’ai essayé l’avoine entière en porridge cru, qu’est-ce que c’est bon ! J’en fais presque un jour sur 2 depuis le début des vacances !

            Et non, ça n’est pas lassant, d’ailleurs je te dirai que l’on peut facilement transformer tes recettes en dessert. J’ai fait pour ma famille la rayure blanche coco du Tigre en parfait avec de la crufiture de carottes et des lamelles d’abricot et des amandes. C’était fabuleux ! Le reste de crufiture a fini en petits pots de crème à un dîner. On peut faire tes barres abricoco en petites bouchées gourmandes façon doubitchous ;-), bref, pas de lassitude !

            Je crois aussi qu’on a pu se croiser… 😉 même si je parierai que tu as eu un cursus plutôt littéraire ?

            • Oh, je suis ravie que ça te plaise ! Moi aussi j’aime beaucoup l’avoine, je trouve ça tout doux et ça change du sarrasin…

              Effectivement, c’est interchangeable car pour moi le petit-déjeuner est un peu comme un méga dessert gourmand (enfin, pour papilles habituées 😉 ) Et, waow, je suis épatée par ta nouvelle combinaison : il faut absolument que je réfléchisse à des mini-parfaits similaires pour la semaine à venir ! Et oui, pour les barres, moi j’avoue, je les préfère mille fois en bouchées qu’au petit-déjeuner (je crois que je serais un brin tristounette avec juste des petits barres au matin…)

              Bingo – on ne te cache rien 😉
              Et moi… que tu as été dans un internat portant soit le nom d’une sainte, soit celui d’un roi ?

  7. Je suis devenue VGR il y a 4 ans et je suis maintenant vegan ^^
    Et bien je galère (et pourtant je vis en région parisienne). Mais ayant très peu d’amis vegan je me débrouille toujours lors des sorties resto (j’ai toujours des petits trucs dans mon sac et suivant le resto j’appelle toujours 2 fois pour être sûre que le jour ou je viens on se préoccupe un minimum de mes éxigeances…) . Pour les pique nique j’adore car je fais tout maison (et mes amis omnis ou VGR adorent tester mes recettes.
    Mais j’avoue que le plus dur est tout de même de vivre avec un omni qui ne mangerait que de la viande à longueur de temps 😥
    Du coup frigo séparé avec interdiction de mélanger quoique ce soit!! et gare aux produit omni qui s’égarerait sur mes étagères (attention dans ces cas là je hurle et je mords!!) . Idem dans mon entourage familial proche. C’est difficile d’être la seule vegan …
    Je me console tout de même avec la cuisine indo-pakistanaise (monsieur est pakistanais donc c’est vachement facile pour moi de faire les recettes tout bien comme il faut sans avoir a les « franciser » , y’a juste a veganiser quoi )

    Quand à mon boulot…N’en parlons pas … Je passe pour l’illuminée de la boite (nous sommes plus de 500 et il n’y a pas un seul VGR à l’horizon….)

    • Attends, je ne suis pas sûre de te suivre, mais ton ami est un carnassier pur et dur ? Aïe, ça ne doit vraiment pas être facile tout le temps… (pour lui non plus, si j’en crois ton témoignage de bête féroce ^^) Heureusement que mon copain est végane lui aussi, car j’ai déjà assez l’impression d’être le mouton noir de la famille, alors si lui aussi se la jouait sauciflard et steak tartare, je me sentirais très seule… Mais je suis encore plus admirative chez celles et ceux qui, comme toi, ne baissent pas les bras et ne cèdent pas le terrain ! Félicitations ! (hum, si bébés il y a, j’imagine que les débats seront âpres ?..)

      Du coup, je réfléchis encore plus au débat proposé par Pastille : couple vg/omni – comment faire ?

      Et n’oublie pas : courage ! Tu n’es pas la seule ! Et de toute façon, les gens seront bientôt, de gré ou de force, obligés de lâcher leur bout de viande… bientôt la majorité vg ! (j’avais dit que j’aimais les utopies, non ? 😉 )

      • un vrai, un pur, un dur… C’est limite s’il ne me fait pas un malaise s’il n’a pas sa dose de viande… Les légumes? Il ne sait pas ce que c’est … (pourtant avec ses origines il devrait !!!) Et quand il ose s’aventurer dans mon assiette j’ai droit a un « c’est bon mais ça manque de viande quand même …. »
        Il fait tout de même des efforts, je ne peux pas le nier. Il mange un peu moins de viande et essaie de faire plus attention et il s’est mis a manger de la patisserie vegan (alors qu’au début il trouvait ça soit disant moins bon …)
        c’est vrai que je me transforme parfois en bête féroce mais ma passion pour les animaux est loin d’être la sienne malheureusement et contrairement a certains qui aiment leurs animaux mais en mangent d’autres, lui n’en aime aucun (là aussi c’est culturel, au pakistan, c’est comme ça …)donc forcément je ne peux le faire culpabiliser avec cet argument >__< mais encore une fois il fait des efforts et accepte nos loulous.
        Ce n'est vraiment pas évident mais il a compris que je le faisais par conviction mais aussi pour mes problèmes de santé (eczéma variante staphylo, psoriasis et migraines..) du coup il a assez vite pris le pli de lire les étiquettes et de toujours penser que je mange 100% cruelty free 😉

        Dans la famille c'est un peu plus délicat. Ils vivent tous a minimum 500km donc je ne les vois que très peu et certains ne comprennent pas mes choix. J'ai même eu droit à des "Vu que tu fais ça par conviction tu peux bien faire des écarts de temps en temps? allez prends du poulet " No comment …

        Si bébé il y a (ce dont je doute très fort) il sera vegan (pas le choix c'est moi qui décide LOL ) mais si un jour il veut goûter et vient à aimer la viande je ne lui refuserait pas… Mais il naitra , grandira et sera brieffé dès la naissance sur mon amour des amours, et la vie sans torture.

        J'aime tes utopies tu sais <3<3

        • Peut-être avec les temps, petit à petit, les choses évolueront doucement (et dans le bon sens).

          Avec la famille, ça peut toujours être dur – et douloureux – surtout quand elle voit les choses à distance et se permet de juger en appliquant ses grilles de lecture et sans faire preuve d’empathie aucune. Si ça peut te rassurer, dans la mienne, malgré mes convictions bien affichées, on essaie toujours de me faire passer des pâtisseries au beurre pour des gâteaux à l’huile, et mon frère me dit régulièrement de mettre de l’eau dans mon vin pour ‘rentrer dans le moule’… ça fait envie 😦

          Merci beaucoup, beaucoup – mieux vaut des utopies plutôt que de tristes esprits…

          • Holala Ophélie, à chaque fois que je lis comment agit ta famille, ça me rend dingue ! J’ai vraiment beaucoup de chance de ce côté là, ma famille est super cool (et adore tester mes recettes) et celle d’Adrien ça va à peu près, même si ils ne comprennent pas, il sont plutôt sympas dans l’ensemble (je les amadoue à coup de cookies au sirop d’érable).
            Sinon aucun rapport mais… J’ai goûté la caroube, et c’est MERVEILLEUX, j’adore ça !

            • Oh, il faut que j’arrête de me plaindre, ce doit être inconscient… je les aime, c’est ma famille ! mais c’est vrai que ça a été très hard au début, ça reste pas facile tous les jours et même si ça va mieux, ça laisse des traces, c’est sûr… Le plus dur je crois, c’est que la famille de Tistou est géniale : je me souviens, la 1ère fois chez eux, j’ai parlé pendant des semaines de leur ‘petit-déjeuner magique’, des étoiles dans les yeux… 😉

              Le coup d’amadouer avec des douceurs est une bonne chose… je suis en plein préparatifs de départ / alias ‘atelier friandisation intense’ ^^

              Ah oui, tu as vu ça, la caroube… attention, dur d’y résister ensuite ! (un conseil : n’essaie pas ma pâte à tartiner amande/caroube – une fois tombé dedans, c’est pire que la potion magique !)

  8. Avec les allergies alimentaires de mon garçon et son dédain de certains légumes, nous allons peu au restaurant en famille. Nous avons toutefois la chance d’avoir, pas trop loin, un resto végétarien du style buffet. On peut alors choisir selon nos goût et éviter les plats avec produits laitiers, même s’il y a des possibilités de contamination entre les plats.

    En visite dans ma famille, la plupart ayant des régimes alimentaires complexes (diabète, intolérances alimentaires, Coeliac, …) nous avons adopté la formule buffet. Chacun amène des plats qu’il peut manger et partage avec les autres. C’est aussi plus facile car ils ne mangent pas beaucoup de viande et son familier avec le végétarisme.
    Du côté de la belle famille, c’est une autre histoire. Ce sont des mangeurs de viande et il y en a qui ont une ferme laitière….. Encore une fois, j’apporte toute notre bouffe lorsqu’on les visite. Inutile de dire que l’on ne reste jamais en visite très longtemps…

    • Pratique le resto buffet vg ! Je n’en connais pas beaucoup, mais en voyage aux Etats-Unis l’an dernier, j’ai régulièrement dévalisé les salad-bars vg ! Le seul problème ensuite : qu’il ne s’agisse pas d’un buffet à volonté, mais d’un prix au poids… 😦

      Je garde en tête ton idée du buffet-retrouvailles en famille, c’est une excellente solution et qui peut éviter bien des tourments. De toute manière, je ne suis pas difficile à convaincre, j’adore les buffets ! Et puis, je trouve cela autrement plus convivial que de devoir tous manger de façon séparée. Car avoir un mode alimentaire différent, ce n’est pas juste une affaire de nourriture, et, comme tu le dis, les visites peuvent tourner court… ce qui est triste je trouve… mais parfois inévitable 😦

  9. Merci pour toutes ces pistes !
    Ayant dû passer par une période sans gluten (à cumuler avec un végétarisme de plus en plus dominant), j’ai appris à bien réfléchir avant de sortir manger. Et là, je te rejoins : l’indien et le japonais sont nos meilleurs amis. En règle générale, on trouve plus facilement des plats non-carnés dans les restos asiatiques. Et bien moins de blé !
    Pour moi, le vrai problème, c’est la nourriture à emporter : quand on regarde un rayon de Monop’ ou autre supérette, on constate à quel point le poulet et le jambon sont omniprésents (et je ne parle même pas du gluten). Comme toujours, il faut prendre le temps de chercher et accepter de payer un peu plus cher
    Un point positif pour finir : c’est « grâce » à ma période sans-gluten-sans-viande que j’ai pu m’autoriser à remanger des frites ! 😀

    • Ah, pour les plats à emporter, cela peut être difficile, effectivement. Ma solution quand je voyage et que les salades de pâtes qui se battent en duel avec les taboulés jaune paille ne me tentent pas plus que ça : les fruits et légumes frais ! Dans une supérette on trouve des légumes qu’on peut éplucher (si pas bio), et au Monop il y a souvent quelques options bio (dans mes souvenirs, cela fait longtemps que je n’y ai pas mis les pieds…) Des carottes, des radis et de beaux fruits, et je suis au paradis ! Je n’ai pas de problème de gluten, heureusement, mais avec un peu (beaucoup) de chances, on peut trouver un boulanger qui fait des pains à la farine de châtaigne ou autre… mais là aussi, vaut mieux prévoir dans son sac à main !

      Ah oui, tiens, les frites !.. On peut manger vg plus facilement qu’on ne le pense dans les chaînes de restauration rapide (salades + frites+ketchup), mais là aussi… cela fait longtemps que je ne m’y suis pas rendue ! 😉

  10. Ça va aussi dépendre du bon vouloir des serveurs ou des restaurateurs 🙂 J’ai déjà vu des serveurs incapable de dire si un plat contenait du lait ou du gluten par exemple et qui n’avait visiblement pas envie d’aller faire un tour en cuisine pour s’en assurer. Après il faut ses adresses 🙂

    • Oui, les serveurs incapables de dire ce qu’il y a dans les plats… ce n’est pas un signe particulièrement bon sur la qualité générale du restaurant !
      Je me souviens d’un resto végé à Paris qui m’assurait que la salade que je comptais prendre était végane : quand j’ai vu la petite masse de mayonnaise dans laquelle elle baignait, j’ai eu des envies d’étrangler le serveur… 😉

  11. Merci pour ce super article (que j’avais demandé et que j’attendais avec impatience!). Pour moi aussi c’est un peu complexe alors que je ne suis « que » végétarienne » (j’évite au maximum les produits animaux mais pas à 100%)… J’ai hâte de lire la suite des articles car je pars la semaine prochaine dans ma famille et je sens déjà que ça va être compliqué. En plus ces dernières années j’ai perdu un peu de poids (et je ne suis déjà pas épaisse à la base!) alors tout le monde se jette sur l’idée que mon régime alimentaire est mauvais et m’affaiblit (tu sais, la fameuse part de steack sensée « donner des forces »!!)
    C’est vrai que je redoute davantage les invitations depuis que je suis vg, trop peur d’être jugée et que la conversation ne tourne que autour de ça. Et en plus en effet la plupart des gens pensent que les vg mangent du poisson. J’ai d’ailleurs refusé une invit’ chez des amis pour cause de pâtes au saumon (venant de chez Picard, bien entendu…)
    Si on ajoute à ça qu’on ne boit pas d’alcool et qu’on évite les produits industriels, c’est la mort sociale…
    Mon homme est omni mais plutôt tolérant. Je passe mon temps à chercher comment faire en sorte que l’on soit tous les 2 satisfaits à table, et s’il accepte sans souci mon végétarisme, je sais que l’idée du véganisme lui fait très très peur…
    En résumé: j’ai hâte de lire la suite de tes articles, je me sentirai moins seule!!!

    • Merci beaucoup Taïa !

      Tu vas voir, la suite est en préparation, j’ai essayé de prendre en compte un maximum de cas de figure : enfin, je dis bien ‘essayer’ – je ne prétends pas avoir réponse à tout 😉

      Oui, il est courant que les gens saisissent n’importe quelle occasion pour accuser le végéta*isme d’être la cause de tout : j’ai aussi une une période de perte de poids (avant d’être vg!) et dans la tête des gens, ça a coïncidé… le décalage n’y a rien changé.
      Tu sais, au début, on est toujours hésitant, ce n’est jamais facile, on n’ose pas être clair et on a surtout peur d’embêter les gens et qu’ils nous prennent pour une folle… ensuite, on s’habitue et les choses deviennent beaucoup plus simples. C’est normal, à ce propos, que ton chéri ait des craintes et des hésitations sur le véganisme, mais il y a un gros travail d’information, d’éducation et d’habituation qui se fait progressivement… aie confiance ! Je suis sûre que, bientôt, vous fêterez vos anniversaires avec de magnifiques lasagnes végétales et des gâteaux véganes – et c’est lui qui les réclamera 😉

      Les débuts ne sont jamais aisés… mais le jeu en vaut la chandelle !

      • Olala, mais c’est quoi ce pays ? Venant d’Australie tous ces commentaires me choquent ! C’est dans ces moments là que je me demande si je ne devrais pas rester en Australie, où les restos proposent regulièrement des plats vegans, et où tu croises forcément des gens qui mangent comme toi (et où personne ne se fout de toi parce que tu pleures niaisement sur une vache). Et dire qu’on songe à rentrer… je me demande si je pourrais survivre !

  12. Hum…
    J’aime beaucoup ton article, tout du long (sur tous les points) 🙂

    Pour ma part, je te rejoins sur la note de fin : bien souvent, la compagnie des Autres est le plus important.
    Et, j’ai la chance d’avoir autour de moi uniquement des gens qui sont (très) soucieux de me faire plaisir, et donc me demandent toujours si cela me convient (ou me laissent carrément choisir), alors que la très grande majorité de mes amis ne sont pas végétariens, et ne mangent pas toujours sain.
    Et, lorsque je ne suis dans une ville / endroit que je ne connais pas : je trouve toujours un compromis pour m’adapter 🙂

    • Merci beaucoup, beaucoup Mély !

      Tu as des amis effectivement très précieux – garde-les bien !

      Je pense profondément que la nourriture ne doit pas être un facteur de division, mais d’ouverture et d’échange. Les ‘compagnons’, ce sont ceux avec lesquels on partage le pain, et cette notion de proximité est très importante chez moi. La vie est si courte… ce serait trop bête de laisser des histoires de salade verte rompre des liens !

  13. Vraiment super intéressant tes derniers articles sur les sorties végé et l’alimentation vivante. Tu as vraiment une belle façon de transmettre ton message et tes textes sont très captivants. J’aime bien prendre mon temps pour tout lire et m’assurer de ne rien manquer. Il y a du bon  »stock » ici en terme d’info de référence.

    Ouffff…être végé dans mon entourage j’avoue que ce n’est pas de tout repos. J’suis littéralement perçue comme une bizzaroïde avec mes mélanges, mes verdures en quantités industrielles, algues, déshydrateur et autre trucs du genre. Les gens de mon entourage sont vraiment de grands carnivores et en terme de resto, oublions le végé.

    Ahhh attends, j’reviens sur ma dernière affirmation. Ce soir, à ma grande surprise, on a sorti dans un resto et la chef a gentiment accepté de me préparer un plat végé même si qu’il n’était pas sur le menu. Bien sûr, j’n’avais pas l’embarras du choix, mais elle m’a proposé un plat vraiment délicieux. Il faut dire toutefois que je demeure vraiment dans une petite communauté, en campagne alors il ne faut pas s’attendre non plus à de la grande gastronomie végé.

    À date, j’n’hésite pas à poser mes 1001 questions au serveurs sur les plats proposé et faire des demandes spéciales. J’dois dire toutefois qu’il ne m’ait poas arrivé souvent que le chef puisse m’accomoder au niveau végan, sauf bien entendu les éternelles salades vertes et crudités. Mon homme déteste quand je pose 1001 questions. Il dit que je lui fais honte…hi hi!!! J’comprends son point, mais après tout, on va au resto et c’est chouette quand on peut également profiter nous aussi au max de notre repas. Et si on ne demande pas, eh bien, il y a des chances qu’on n’aura pas grand chose.

    Maintenant, j’dois dire que je suis plus flexible au niveau de mon alimentation. Certes, je favorise une alimentation crudivorisme et vegan au max, mais je ne suis pas à cheval là-dessus. Je mange aussi végétarien et parfois même encore des fruits de mer, alors au pire, j’réussi à m’organiser.

    Merci Antigone de nous partager des articles aussi diversifiés, intéressants et motivants. J’te souhaite un beau weekend et à la prochaine.

    • Merci beaucoup pour ton commentaire Jessica !

      Moi non plus je n’ai pas honte de demander : à quoi bon se retrouver avec quelque chose qui ne nous plaît pas dans notre assiette ? C’est même mon chéri qui me pousse à être très claire et affirmative avec les serveurs car, parfois auparavant, sans lui, je crois que je n’osais pas importuner les serveurs à ce point… Maintenant, je n’hésite pas une seule seconde ! En fait, quand ils le prennent bien et que ce sont des gens passionnés, cela peut tourner en une conversation très intéressante même !

      Je ne pourrais pas être aussi flexible que toi, même si je comprends tout à fait ton point de vue : pour moi, c’est végane ou rien ! Après, tant pis si ce que je mange n’est pas tip top, je me rattraperai après !

  14. ANECDOTE : on part au resto portugais avec mon ancien chéri, lui végé et moi un peu mais pas trop ^^
    il explique, voyant la carte qu’il n’y a que des plats carnés ou avec du poisson qu’il ne mange ni viande ni poisson et qu’il va donc prendre une salade et une omelette.
    Arrive l’omelette blindée de carrés de jambon (mais vraiment, je pense qu’il y en avait autant que d’oeufs), il explique alors au serveur que ça ne va pas, le serveur fait venir le chef qui lui dit, mais monsieur, le jambon c’est pas de la viande !

    On a ri, mais ri ! enfin….

    Sinon, pour dire que tu fais bien de préciser d’être sympa avec les serveurs et polie, j’ai une amie végé stricte depuis bien 15, on bosse ensemble et on voyage pas mal, on prévient toujours qu’il y aura 2 végés (en général je préfère quand même) et combien de fois on se retrouve avec le même plat que les autrse mais juste la viande en moins, c’est à dire genre une assiette de frites, ou des courgettes dégueulasses… du coup, elle est en général fort désagréable et très exigeante et j’avoue que même pour moi qui comprend et qui partage ses idées niveau nourriture, ça me gonfle à force.

    A chaque fois ça créer des tensions, et j’ai vu des gens être vraiment embêtés parce qu’ils pensaient avoir bien fait (et fait des efforts) et qu’elle les envoie bouler.

    Du coup, je crois que le plus important, c’est de se souvenir que ce choix, personnel, même si on l’estime tellement mieux pour nous, notre santé, l’environnement, les animaux, est l’aboutissement d’une réflexion, il reste beaucoup de gens qui n’ont pas eu idée de remettre tout ça en question et qu’il faut savoir rester tolérant sur les manques de connaissances et l’imbécilité parfois des autres.

    Surtout lorsqu’ils font des efforts..

    sinon, pour avoir tourné en Allemagne, les caterings de fous ! j’ai jamais aussi bien mangé végé que là-bas ! un pur plaisir !

    • Ha ha, j’ai adoré ton anecdote sur les resto portugais ! C’est tellement vrai ! Je me suis retrouvée aussi parfois avec de la salade avec des dés de poisson fumé ou des morceaux de fromage… reparties directement aux cuisines !

      Je pense qu’en général, effectivement (et c’est dans toutes les situations pareilles), on obtient beaucoup plus avec le sourire qu’en étant désagréable. Bien sûr, il faut parfois être ferme, mais comment avoir envie de servir un client grincheux ? Et puis, quelle image pour les vg… 😦

      Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu écris à propos du chemin parcouru : il n’est, évidemment, pas le même pour tous et il est primordial d’être tolérant. Il y a parfois des océans entiers qui séparent certains omni et des véganes convaincus, et c’est pourquoi il faut mettre l’accent sur le dialogue avant toute chose (un peu de pédagogie ne fait jamais de mal !..). J’ai toujours beaucoup de mal à refuser qq chose à quelqu’un qui a fait un véritable effort : je me retrouve à manger des tonnes de soja (tofu, PST, etc.) sous toutes ses formes dès que je vais chez des gens, moi qui n’en mange quasiment jamais à la maison ! 😉

      Et oui, l’Allemagne… c’est la fête – je vois ça depuis quelques mois ! 😉

          • Oh… oserai-je tenter un random guess : aurais-tu franchi, au milieu de la précédente décennie, le seuil d’une noble institution « prétendue N et dite S », perchée au sommet d’une montagne portant le nom d’une sainte (toujours elle) et sur les bancs de laquelle l’auteur de l’Âge de raison (que tu n’as pas atteint, cf. quiquequoidonc?) a usé ses fonds de culotte ?

            • Wouhou, avec toi Moriarty n’a qu’a bien se tenir ! Nous avons effectivement une sainte en commun, et j’ai marché là où l’homme à l’oeil louche a rencontré sa dulcinée. Pas mal, pas mal… 😉

              De ton côté, j’avoue hésiter quelque peu… les choix sont plus vastes, mais, qui sais-je, peut-être Miss Poirot sommeille en moi ?

              J’avais d’abord envisagé que tu aies pu porté un chapeau biscornu, mais… tu m’as dit être proche de Cérès et, que je sache, on ne cultive pas le blé (même tendre) du côté du Haut Plateau. Alors peut-être tout de même… mais je songe à un lieu plus approprié pour cela, un qui combine à la fois amour des sciences et des industries, et goût pour la vie et la verdure. Serais-je dans le juste ?

              Ensuite, j’avoue, je cale un peu… car comment se retrouver à un bureau entouré de chiffres hauts et de gens de bon conseil ?… Mmm… peut-être un détour de parcours, une spécialisation loin des champs et des ruisseaux, mais dans un domaine où les choses n’en sont pas moins appliquées au réel. Peut-être une année passée à l’étranger – Londres qui sait ? Ou bien une sage école parisienne où les chiffres règnent en roi et où l’on apprend à compter, retrancher, prévoir et calculer autant qu’à bien gouverner ?

              Hey, c’est quand même plus simple du côté de ceux aux genoux qui se croisent que de par chez vous où le choix des possibles est autrement plus large ! 😉

  15. Tu brûles ! J’ai célébré Cérès en un temple situé au pied de ta montagne, non loin de la rue d’Ulm, car la Sainte en sa forteresse imprenable m’avait inculqué les sciences de la vie et celles du sol. Pour cent raisons, j’ai ensuite cherché à satisfaire ma soif d’idéal et de rigueur dans cette école où l’on apprend à quantifier l’avenir, comme tu l’as deviné.

    A défaut d’idéal, j’y ai trouvé l’âme soeur ;-), un individu comme toi N&S mais de l’espèce souterraine au front orné d’une bosse.

    En ce qui te concerne, dois-je croire que tu joues les prolongations, plume à la main, comme beaucoup de tes doctes congénères ?

    • Youuhhh ! Moi qui avais peur de m’être aventurée trop loin ^^

      J’ai la chance d’avoir mes frères qui ont tous deux traîné du côté de Malakoff, ça aide 😉

      Et ton alter ego, serait-ce trop indiscret de demander son année de promotion ? De mon côté, hélas oui, je traîne toujours, la plume à la main, sans trop savoir de quoi demain sera fait… Il est d’ailleurs temps que je mette un terme à ce trop long papyrus (option géographie humaine), mais le blog n’y aide pas 😉

      • Non, tu as vu juste – pourtant, il faut de l’imagination pour deviner !

        2005, à Lyon (un « faux » 😉 )…

        Géographie humaine ? Harvey doit donc faire partie de ta bibliographie 😀 ! Pour l’avoir constaté autour de moi, cela semble difficile de se projeter dans l’après-papyrus, en particulier dans les domaines non-scientifiques. Mais ce blog, bien que chronophage, est déjà un pas en avant, don’t you think ?

        • Ah, 2005 moi aussi (et y a pas de vrais et de faux – tous normaux !). Il était dans le même internat que toi ?

          Oui, c’est ainsi que j’ai découvert Harvey (et d’autres papyrus et scribes non moins intéressant, mais plus difficiles à faire passer sur un blog!)

          Tu as vu juste encore pour ce qui est de m’après-papyrus et de ce nouvel espace virtuel… il faudra que je réfléchisse beaucoup beaucoup d’ici un petit moment ! 😉

          • Non, lui était en prépa à Nice ; il est un peu plus vieux, j’ai passé mes concours en 2006.

            Bonne réflexion, alors ! Pour ma part, c’est un peu la même chose… plus je m’investis et plus mon job me semble… dérisoire ? Think, think, think… !

  16. Un autre excellent article plein de bons TRUCS 🙂 surtout pour les enfants ! C’est vrai que les nourrir avant réduit les dégâts… je prends note ! Merci.

  17. Encore une fois, merci pour ces supers conseils ! Perso, et ça peut paraître vaniteux ce que je dis, mais je mange tellement mieux chez moi, que je préfère invite à la maison et éviter de sortir au resto. Les pâtes au pistou ça va 5 minutes ! LOL. ^^ Je t’embrasse !

      • Oh oui, avec plaisir !! 🙂 Rectif. : hier midi j’ai mangé au resto… Des pâtes au pistou encore, trop cuites. Je confirme : c’est mieux à la maison ! ;p

  18. Super ton article ! Il va aider plus d’un végétarien récemment « converti » ! je trouve qu’il est de plus en plus facile de manger végétarien à l’extérieur. Le midi, entre le libanais, le grec, le japonais, le mexicain et les nombreuses boutiques de bägels qui ont ouvert un peu partout autour de mon bureau (à Boulogne Billancourt), j’arrive à manger équilibré et varié, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années ! Par contre pour les végétaliens, c’est plus compliqué…

    Merci pour le lien vers mon blog 😉 Je vais m’attaquer à l’Allemagne d’ailleurs ! Je pars à Berlin dans 10 jours 🙂

    Et effectivement, la cuisine éthiopienne végétarienne mérite d’être plus connue ! Si vous voulez cuisiner éthiopien chez vous, j’avais proposé des recettes pour une émission française. Elles sont sur mon blog.
    Par contre, dans les restos ils utilisent du beurre clarifié quasiment partout, donc ce n’est pas végétalien.

    • Oh non, vraiment pour le resto éthiopien ? J’avais lu que c’était fait à l’huile (pas beaucoup de vaches en Ethiopie, non ?)… Du coup, j’ai bien fait de ne pas l’insérer dans l’article si c’est au ghee aussi… 😦

      Et Berlin ? Whahouuu, le paradis des veggies ! Ils ont le meilleur resto raw de toute l’Europe, il faut absolument que tu goûtes à leurs faux-mages fermentés au réjuvélac : une expérience ! Non, vraiment, Berlin est déjà le paradis sur Terre pour les véganes, alors pour les végétariens, n’en parlons pas !

      • Et si… Ils appellent ça le niter kibbeh, c’est du ghee mélangé à des épices : http://en.wikipedia.org/wiki/Niter_kibbeh En Europe certains restaurants le remplacent par de l’huile mais dans certains plats comme le gomen (le chou aux épices, souvent remplacé par des épinards en France, est souvent cuit dans du Niter kibbeh ou du ghee). Ils font aussi du fromage, c’est une sorte de cottage cheese mais ça en principe c’est présenté comme du fromage !

        Le resto raw dont tu parles c’est le Mano Verde ou le Lebensfroh ? J’ai trop hâte !!!!!

        • Merci pour l’info, je ne connaissais pas du tout le niter kibbeh… ah, déprime pour l’éthiopien vg… 😦

          Et oui, je pensais à la Mano Verde ! Pas testé le Lebensfroh, mais in nächste Zeist, j’espère bien ! Bonnes vacances et bonnes dégustations ! 😉

  19. Super article! je rajoute une petite contribution: dans la plupart des restau nords africains (par exemple tunisien pour celui que je fréquente), il y a des tajines végétariens (je fais remplacer l’oeuf par des pois chiches et c’est exquis), ou des couscous aux legumes! si ça peut aider 🙂

    • Oh mais oui, tu as tout à fait raison ! C’est super simple de manger un bon tajine ou un couscous de légumes dans les restos maghrébins ! A condition de vérifier toutefois quelle type de graisse est utilisée dans la semoule notamment (j’ai déjà vu des restos où ils utilisaient du beurre !)
      Merci beaucoup Lajiinad !

  20. Et les restaurants Itals ? C’est par essence une cuisine végétarienne (puisque les rasta sont végétariens), sans sel et sans alcool. Il existe une variété de plat très intéressante pour les végétaliens, et dans tous les cas ils sont ouverts à la discussion sur le régime alimentaire…. puisque c’est une particularité de leur religion 😉
    En revanche ce n’est pas si répandu que ça.
    Mon copain est un ancien rasta (comprendre qu’il n’est plus croyant), et si il consomme désormais de l’alcool, il a gardé une bonne quantité de recettes itals sous le coude et elles sont toutes délicieuses !

    • Excuse-moi de mon inculture, mais tu parles de cuisine jamaïcaine ? (oui, parce que, pour moi, les Itals, c’est avant tout un groupe de reggae roots 😉 )
      Euh, peut-être si je n’en ai pas parlé, c’est parce que ça ne court pas tous les coins de rue ! J’adorerais goûter cette cuisine, en tout cas !

      • Pas jamaïcaine, seulement rastafarienne (puisque tous les jamaïcains ne sont pas rasta, loin de là !). Mais étant donné que c’est de cette culture que vient le reggae le nom du groupe est plutôt logique 😄 !
        Leurs concepts alimentaires « ital is vital » sont très intéressants : pas d’alcool, pas de sel, pas de viande, pas de poisson sans arrêtes ni nageoires (sisi), pas de produits contenants des additifs, conservateurs, etc. Et pour certains, pas de produits laitiers.
        Dans tous les cas c’est surtout une excellente cuisine végétarienne, et souvent végétalienne.
        Accompagné d’un verre de bissap, c’est le bonheur.

        J’ai eu l’occaz de bouffer ital en restaurants, ou même en festival, ça doit donc se trouver 😉 !

        • Ah bah, mince, tu m’apprends encore qq chose, je pensais que le bissap ne se trouvait qu’en Afrique de l’Ouest… il faut décidément que je trouve un resto ital pour savourer ça !
          Pour l’histoire des écailles, c’est la même chose que dans le judaïsme (où on distingue également les animaux aux sabots fendus ou non…).

  21. Bonjour, pour ma part je ne suis pas végétarienne mais presque. Je m’explique: suite à une poussée monstrueuse d’eczéma vers mes 18 mois et a l’incompétence de la médecine « classique », ma mère s’est tourné vers les médecines plus douces dont l’homéo. Résultat ni lait (sous quelque forme que ce soit) ni chocolat. A cela on ajoute mon dégout pour la viande et le poisson et le fait que je digère mal les œufs…Bref il a bien fallu qu’elle trouve des solutions pour me nourrir et il y a 25 ans ce n’était pas facile. Mais on y est arrivées 🙂 Enfant il ne m’est jamais venue a l’idée de manger autre chose que des légumes, je disais simplement « je ne mange pas de viande », plus tard j’ai eu envie de re-gouter a certains aliments mais sans grand intérêt. Imaginez la tête des serveurs au resto quand une gamine de 4 ans réclame « champignons, frites » au lieu du traditionnel « steak haché frites » des menus enfant.
    Bref pour revenir au sujet en société c’est compliqué même si ça fait longtemps pour moi on a toujours des surprises et pas forcement des bonnes.
    Ma famille est omni mais depuis le temps ils on l’habitude (petite on faisait des échanges viande/ légumes avec mon cousin pour notre plus grand bonheur 🙂 )
    Du coté de mon beau père ils sont carrément carnivore, et la c’est le drame. J’ai souvent l’impression de les vexer car ils cuisinent beaucoup et pensent que je « n’aime pas » ou alors il font semblant de ne pas voir que je ne mange pas tout; la plupart d u temps ça fini dans l’assiette de mon homme pour son plus grand bonheur.
    Ma belle mère beaucoup plus tolérante fait presque un menu différent pour chacun selon les gouts ou religions (les enfants de son compagnon ne mangent pas de porc) et ça se fini souvent en buffet ou chacun mange ce qui lui convient ce qui est beaucoup plus simple.
    Dans le cas du menu imposé je laisse la partie du repas que je ne mange pas et laisse un gourmand, (ou addo en pleine croissance) finir a ma place comme si j’avais assez mangé et ça ne choque pas ou plus les gens. Et dans le cas ou je ne suis vraiment pas a satiété, je jette un coup d’œil aux assiettes des autres il reste bien souvent l’accompagnement vu que les gens se jettent sur la viande ou le poisson, et la cousine Claire ou la tante Irène sera ravie de vous laisser manger ses haricots « que vous aimez tant » surtout si ça évite le gaspillage 😉
    Pour les enfants, le grand est omni mais il préférè largement les légumes a la viande alors je ne le force pas! Et le petit est au lait de riz/purées de légumes on va attendre pour introduire la viande au max.
    On fait au mieux mais vivre avec un carnassier n’est pas évident tout les jours. Bien qu’il soit ouvert d’esprit (la salade de graines germées lui a bien plus) il n’est pas près a laisser tomber la viande mais respecte mes choix.
    J’arrête de raconter ma vie vous devez avoir mieux a faire que de me lire, mais si mon expérience d’enfant (presque) végétarienne peux aider j’en serai ravie 🙂

    • Tu sais, pour le petit… tu n’es même pas obligée d’introduire la viande 😉
      Tu m’as fait rire en tout cas pour le ‘champignons/frites’ ! C’est sûr que cela devait les perturber, ces pauvres serveurs !..
      Et si tu disais à ta belle-famille que tu es végétarienne par choix ? Même si cela n’est pas tout à fait vrai, cela simplifierait les choses, non ? Je propose cela car j’ai remarqué qu’il est beaucoup plus facile aux gens de savoir comment réagir si on leur dit clairement les choses : si je dis ‘Je ne mange ni viande, ni poisson, ni produits laitiers, ni œufs’, les gens savent et font en sorte de ne rien me préparer qui contiennent de ces produits ; tandis qu’au début, lorsque je n’assumais pas tout à fait mes choix et que je ne disais rien clairement (ou bien seulement ‘Je ne mange pas de viande…’ et que les gens rétorquaient ‘Mais le poisson, oui ?’ et j’acceptais car je ne savais plus où me mettre…), c’était beaucoup plus compliqué pour eux ! J’avais dans mon assiette des choses que je ne voulais pas manger, cela se sentait, mettait les gens mal à l’aise, ils ne savaient plus quoi faire ou ne pas faire… Dire à tous que j’étais vg a grandement simplifié les choses !
      Enfin, c’est une suggestion… ça ne marchera peut-être pas avec les tiens !

      • Dire les choses clairement a toujours été le plus simple en effet!
        Du coté de ma belle famille c’est assez « plat unique de famille nombreuse » et si ça ne va pas « ça en fait plus pour les autres », en fait j’ai plutôt peur de leur réaction, le « ha bon? » qui ne va rien changer… Et puis les animaux c’est pas leur truc, le chien garde la maison point barre! Chez moi c’est plutôt la spa et les animaux font partie de la famille ça dérange pas mal nos proches mais j’apprends a mes enfants a les respecter comme des êtres vivants a part entière, on ne mange pas les chiens et le chat… alors pourquoi les autres?
        (Sorry je m’étale et en plus je suis pas dans le bon topic, mea culpa!)

        • Oh non, ne t’excuse pas ! C’est le but de ce blog, justement : pouvoir échanger, partager, discuter de tous les sujets possibles… donc, pas de souci.
          Si cela peut te rassurer, autant mes beaux-parents sont géniaux et on mange chez eux sans souci (jamais de viande, toujours des produits vg, discussions très ouvertes…), autant il est difficile de manger chez mes propres parents… Quoiqu’il y a eu des progrès récemment… Comme quoi, tout peut évoluer, il suffit seulement d’être clair et patient ! 😉

  22. Quelle galère sans nom les restaurants pour ma part… Je suis commerciale et tant que je peux je me prépare mon petit tupperware que je mange tranquille loin des carnivores. Seulement voilà, au minimum une fois par semaine, et ça peut aller jusqu’à 3 fois, restaurant avec les « chefs » et, pour satisfaire ces messieurs, de la viande, de la nourriture lourde, riche et beaucoup de vin. Je me retrouve mal à l’aise dans ces situations même si souvent une salade composée sans viande/poisson ou bien des pâtes aux légumes se glissent dans la carte ! Mais des fois, catastrophe…. Dernier exemple en date, hier midi, restaurant « traditionnel » français avec au menu 2 plats et rien d’autre (déjà préparés dans les grosses marmites).. Entrée : salade de crudités qui aurait été super si elle n’avait pas été parsemée de boudins noirs et plat …… Tête de veau ou petit salé de lentilles !! Merci bien… J’ai donc pris le petit salé en prenant bien soin de virer toute cette viande fumante de mon assiette, non sans récolter sarcasmes et autres commentaires arriérés de type « tu sais pas ce qui est bon ». Et j’ai cru m’évanouir devant la tête de veau qu’avait prit le collègue. Il est difficile pour moi de me justifier dans cet univers déjà machiste (typiquement carnassier ça…) et graveleux. Je me suis tu et j’ai mangé mes quelques lentilles. Et je me suis vengé sur le dessert. Je songe vraiment à changer de métier.

    • Aïe aïe… Ce ne doit vraiment pas être une partie de plaisir !
      Je te plains, Jade Cherry, la France et certains milieux sont vraiment difficiles à gérer quand on est une femme végé !
      Et le pire, c’est qu’on doit se sentir tellement incomprise… :-/

  23. Pour les 18 ans de ma fille toute la famille s’est réunie dans un chinois en self service et étant vegan je me suis régalée 🙂 pâtes, brocolis et bambou, crudités, fruits et tout à volonté que du bonheur j’ai pu participer sans problème avec ma famille omnivore, mon mari est cuisinier traditionnel et dans son resto le chef est très ouvert et me demande souvent des idées de plats végétariens du coup je sais que je peux y aller sans problème il y a des falafels, des mousses à l’agar agar, des soupes de légumes et un truc qui déchire le gâteau d’aubergines la ratatouille !!! Comme quoi en pleine campagne on peut trouver un resto vg friendly même non recensé 😉

  24. Bonjour, je découvre cette page et je confirme qu’en indiquant sa préférence pour une nourriture non carnée, on rencontre parfois des chefs qui viennent vous proposer, avec plaisir semble-t-il, un plat adapté aux végétariens/liens. Cette habitude qui consiste à définir les cartes et plats du jour autour d’une viande ou d’un poisson passe inaperçue lorsque l’on mange de tout. Or, végé depuis quelques temps (cinq ou six ans ? Je ne sais plus), on se rend compte à quel point le goût du grand public est formaté et orienté, mais également à quel point déjeuner/dîner voire consommer « autrement » est une nouvelle tendance, renforcée sans doute aussi par les remises en cause qu’imposent ces temps de crises… Belle idée cette page !! Continuez ! 😉
    Belle journée 😀
    Didier

    • Vous avez parfaitement raison, Didier, je vous rejoins notamment sur le formatage de la nourriture de restaurant et de la carte du jour… difficile de montrer que le choix viande/poisson n’est pas forcément la normalité !

  25. Ping : Petit précis de végétarisme (2) – La pratique | Élucubrations d'une jeune idiote

  26. Bonjour Ophélie,

    Cela va faire un peu plus de 4 mois que je suis ton blog car tes réflexions m’ont permises de mieux comprendre le vegeta*isme et à accepter mon choix d’être végétarienne. En revanche je t’avouerai qu’en société j’en suis encore à une période ou je n’arrive pas trop à dire non à la viande, non pas par gourmandise (à ma grande surprise d’ailleurs vu que j’ai réussi à me déshabituer petit à petit de celle-ci) mais par politesse, surtout que je DETESTE le gaspillage en matière de bouffe (ouh que cela m’a énervée quand j’ai vu quelqu’un jeter son saumon dans la poubelle alors que la date de péremption n’était même pas dépassée) ma mère a connu des périodes de grandes faims quand elle était jeune donc je ne me permets pas de lui demander de jeter mon morceau mais elle se montre compréhensive envers mes choix surtout qu’elle sait que la viande coute cher, elle la remplace tout naturellement par des légumes ou des pommes de terre. Ça a été un peu plus dur le jour ou je suis allée manger dans un resto dans le sud, GLURPS, il n’y avait QUE des produits animaliers ;_; la phrase qui m’a tuée était celle du serveur « mais puisque vous être végétarienne mangez donc du poissons, les Saint-Jacques elles sont délicieuses »… Tu imagines que j’ai été comblée ce soir-là == » C’est là que ta phrase de fin reflète malgré tout bien l’essence même d’un bon repas je trouve : « Mieux vaut un mets un tantinet tristounet, mais des sourires et des mains qui se tiennent, plutôt qu’un bête smoothie vert en solitaire… », d’ailleurs je vais bientôt être invitée à manger dans un kebab, je ne sais pas trop comment ça va se passer et j’ai un peu le stress…

    Merci encore de ton blog et des ces réflexions et continue ! Ça rassure tellement de voir que l’on n’est pas seul-e-s à vivre « d’herbes et de cailloux » comme diraient certains hihi, je me suis également permise de te tutoyer, on se sent si bien ici ^^.

  27. Ping : Être végétarienne en ville | Basiliculinaire

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