21 JOURS POUR DÉCOUVRIR LE VÉGANISME !

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Hello tout le monde ! 

Non, vous ne rêvez pas ! C’est bien moi, celle qui ne publie rien ici pendant un mois et qui, soudainement, écrit deux articles coup sur coup ! Mais vous allez vite comprendre : j’ai une très bonne raison à cela.

Cette très bonne raison, c’est qu’aujourd’hui débute un défi. Et pas n’importe quel défi : celui de devenir végane pendant 21 jours !

Eh oui, il n’y a pas que le 1er janvier qu’on prend des bonnes résolutions, il y a aussi le 1er mai ! Car c’est ce 1er mai que débute le Défi Végane 21 jours, une initiative née au Québec en 2014 et complètement gratuite, qui propose à qui le veut de découvrir l’alimentation, le mode de vie et la philosophie végane pendant trois semaines. Trois semaines durant lesquelles vous serez accompagné·e en ligne par une équipe de bénévoles, durant lesquelles vous recevrez chaque jour des conseils quotidiens, recettes et astuces, et durant lesquelles vous pourrez échanger avec les autres participant·e·s à travers un forum de soutien. Bref, tout pour relever ce challenge en toute sérénité !

Le Défi Végane 21 jours a déjà été organisé six fois au Québec, où il a réuni plus de 12 000 participant·e·s. La grande nouvelle, c’est qu’il débarque cette année en France à l’occasion de la parution du livre éponyme, écrit par Elise Desaulniers, aux éditions La Plage !

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Je n’ai que l’édition québecoise, mais la couverture est quasi la même !

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Sorti l’an dernier au Québec aux éditions Trécarré, le livre d’Elise Desaulniers a été entièrement revu pour le public français dans sa nouvelle version chez La Plage. S’il s’agit du compagnon idéal pour aborder le défi, c’est aussi un livre qui vaut le détour en soi, qu’on décide ou non de relever au même moment le défi en ligne. Il s’adresse en priorité aux non-véganes, pour qui il constituera une très agréable et intéressante introduction au véganisme.

Vous y découvrirez notamment les principales raisons pour se tourner vers le véganisme, de l’éthique animale à l’environnement ou la santé, mais aussi les conseils d’Elise pour développer de nouvelles habitudes alimentaires et pour apprendre à cuisiner végé. Le tout est accompagné de 21 recettes et de menus équilibrés pour aborder ces 21 jours de transition en toute gourmandise et sérénité !

Véritable succès de librairie au Québec, Le Défi Végane 21 jours est un livre instructif et pédagogique, qui vous donne tous les outils pour faire de votre transition vers le véganisme une réussite !

Et pour marquer le coup du lancement du Défi, j’ai rencontré Elise, à qui j’ai posé quelques petites questions…

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Rencontre avec Elise Desaulniers

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• Un défi pour devenir végane en 21 jours : mais d’où est née cette idée ?

C’est une idée qui a été amenée il y a quatre ans par des organisatrices du Festival Végane de Montréal qui voulaient ajouter un volet « pratique » à l’événement. Elles se sont d’abord inspirées du programme du Physician Commitee for Responsible Medicine (PCRM) qui avait fait ses preuves. Le succès de la première édition a dépassé nos attentes. Les gens racontaient que le défi les avait vraiment aidés à s’initier à l’alimentation végétalienne et au véganisme. On a donc décidé de continuer en améliorant la formule à chaque édition.

C’est en soutenant les participant·e·s à chaque édition du défi, en répondant à leurs questions, en lisant leurs commentaires que j’ai constaté qu’un « guide pratique » sous forme d’un livre serait utile. C’est comme ça qu’est né le livre, paru au Québec en 2016 et en France en 2017.

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• Pourquoi le format « défi » pour découvrir le véganisme ?

Le changement fait peur ! Lorsque je donne des conférences, j’entends souvent des gens me dire qu’ils sont d’accord avec moi mais qu’ils ne pourraient jamais modifier leurs habitudes alimentaires. C’est aussi souvent quelque chose qu’on remet à plus tard (comme faire de la méditation ou de l’exercice physique). Un défi de 21 jours, c’est un peu comme un voyage d’immersion. On ne se dit pas qu’on sera végane pour toujours, mais on se donne une chance d’essayer. Certaines personnes font le défi toutes seules ou en famille. D’autres apprécient l’événement, le fait qu’elles sont quelques milliers à faire les mêmes expériences en même temps et qu’elles peuvent échanger, partager leurs bons coups et leurs difficultés.

On pense à tort qu’il suffit de 21 jours pour changer une habitude. Dans la vie, c’est plus compliqué que ça. Mais 21 jours, c’est assez long pour se donner la chance d’essayer, de découvrir plein d’alternatives à l’exploitation animale, d’apprendre. En même temps, assez court pour ne pas effrayer personne.

Plusieurs ex-participant·e·s ont raconté être devenu·e·s véganes grâce au défi. D’autres ont modifié leur façon de s’alimenter ou de se vêtir et pratiquent le véganisme à temps partiel. Certaines personnes refont le défi à chaque édition, ça les aide à reprendre de bonnes habitudes. Dans tous les cas, on apprend. On évolue. C’est un défi que tout le monde réussit.
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• Le Défi a remporté un franc succès au Québec : quelles conclusions en tires-tu et qu’attends-tu pour cette première édition en France ?

Le défi est un programme important dans le paysage végane québécois. Je pense qu’il contribue notamment à « normaliser » l’alimentation végétalienne, à créer de la demande pour des produits véganes à l’extérieur des grands centres, à faire parler d’antispécisme et de droits des animaux en dehors des cercles intellectuels. On a récemment commencé à communiquer avec les ex-participant·e·s entre les éditions. Pour partager nos recettes coup de cœur, mais aussi pour parler des événements et actualités de la cause animale. Les retours sont excellents.

Les initiatives pour démystifier l’alimentation végétalienne et le véganisme en France sont nombreuses mais un tel programme n’existait pas encore. J’espère que le défi va venir compléter ce qui se fait déjà. Que, pour une jeune fille qui a croisé un stand de L214 ou de Sentience, ou pour un grand-père qui a lu des articles sur les abattoirs dans Libé, ce sera le déclencheur pour enfin essayer de vivre végane. Et peut-être ensuite s’impliquer dans la cause.

Déjà, des militantes et militants français m’ont dit qu’iels réutilisaient notre matériel dans leurs propres initiatives. J’espère que c’est quelque chose qui va se poursuivre. J’espère aussi que cette première édition en France va permettre de créer des ponts entre les participant·e·s des deux côtés de l’Atlantique. Qu’on va s’échanger des trucs, des recettes, des conseils. Enrichir nos cultures véganes mutuelles.

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• Quel regard portes-tu sur l’essor du véganisme en France ? Perçois-tu des différences avec le Québec ?

À chaque fois que je viens en France, je suis surprise de tous les pas qui sont faits par le mouvement animaliste. Ce n’est pas un mouvement qui est en marche. C’est un mouvement qui court. On le voit dans les commerces, on le voit dans les restos, mais aussi par le nombre de livres publiés, dans la presse, dans les universités. Les associations se multiplient et au-delà du véganisme, le mouvement devient politique. On montre, on débat, on parle. Je suis vraiment admirative.

J’ai l’impression que les assos et la question politique sont beaucoup moins présentes au Québec. En même temps, il y a aussi moins de résistance. Nous n’avons pas réellement d’intellectuel·le·s ou de médecins anti-véganes. La révolution se fait tout en douceur. J’ai aussi l’impression que tous les antispécistes sont ami·e·s. Ça a permis l’émergence de tout un courant de réflexion, la création du magazine Véganes, l’introduction d’options végétaliennes sur les campus, par exemple.

Je m’inspire beaucoup du travail de L214 et des autres assos françaises dans mon militantisme. Je veux aussi amener des items du programme du Parti Animaliste dans les partis québécois. La suite des choses ne sera pas facile, ni au Québec ni en France. Il faut souhaiter qu’on puisse continuer de travailler ensemble pour devenir encore plus forts.

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• Pour toi, le véganisme, c’est quoi ?

Une façon d’aligner mes pratiques à mes valeurs. Peut-être un des seuls moyens que les citoyennes et citoyens ont à leur portée pour sauver des vies et de lutter contre les changements climatiques.  Un outil qui contribue à la justice sociale.

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Voilà ! J’espère que vous avez aimé cette entrevue et que vous être prêt·e·s à vous lancer dans ce défi ! Vous allez voir, 21 jours, ce n’est pas si long, surtout quand on est bien accompagné·e !

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Inscrivez-vous vite sur le site du Défi Végane 21 jours !

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N’oubliez pas non plus de participer au concours pour gagner un exemplaire de la revue Véganes ! Vous avez jusqu’au 5 mai !

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Alors, prêt·e·s à relever ce défi ?

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