LE PARADOXE DE LA VIANDE

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Nous sommes nombreux à avoir autour de nous des animaux de compagnie, que nous protégeons, chérissons et considérons comme des membres à part entière de nos familles. Nous sommes également nombreux à avoir grandi entourés d’animaux en peluche, de jouets représentant des tigres, des éléphants ou des lapins, et les yeux rivés devant des dessins animés mettant en scène nos amis favoris. Dans notre société, les animaux semblent être partout. Nous grandissons avec eux, en faisons des camarades de jeu, les aimons parfois avec passion.

Et pourtant, aimons-nous tous les animaux ? Non, puisque, parallèlement, la consommation de viande n’a cessé d’augmenter dans le monde ces dernières années. Comment expliquer que nous passions notre vie devant des vidéos de chatons mignons sur internet et que nous nous délections d’autres petites bêtes à quatre pattes, à nageoires ou à plumes, non moins mignonnes, intelligentes et sensibles ? Nous aimons les animaux et, pourtant, nous aimons les manger. C’est ce que l’on appelle le « paradoxe de la viande ».

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A l’origine de ce paradoxe se trouve un phénomène psychologique un peu particulier, la dissonance cognitive, auquel le philosophe Martin Gibert a consacré un excellent livre. La dissonance cognitive, c’est un état d’inconfort psychologique qui survient lorsque deux éléments de connaissance entrent en contradiction chez un individu, souvent lorsque une information extérieure vient mettre à mal ou démentir une connaissance intérieure.

Par exemple, vous avez toujours considéré que boire du lait de vache était normal, nécessaire à votre bonne santé, et que cela ne posait aucun souci aux vaches qui en faisaient bien volontiers don. Vous regardez une vidéo sur les abattoirs, faites quelques recherches et vous rendez compte que boire du lait de vache pour un humain n’est pas du tout naturel (nous sommes la seule espèce animale qui boit le lait d’une autre espèce, et ce, même à l’âge adulte) ou nécessaire (certains aliments végétaux constituent d’excellentes sources de calcium), et que l’exploitation des vaches laitières est une cause de souffrance animale. Vous ne vous sentez peut-être pas très bien, remué-e dans tout ce que vous avez cru jusque là et vous avez alors trois types de réaction possibles :

  • Soit vous changez votre comportement : stop, plus de lait de vache, c’est fini ! 
  • Soit vous essayez de réinterpréter l’information : non, mais attends, mon voisin à la campagne a un petit veau qui tète sa mère, et puis, en théorie, ça ne devrait pas faire souffrir une vache qu’on lui prenne un peu de lait, non ? 
  • Soit vous réinterprétez votre comportement : mais tout le monde boit du lait, c’est donc que c’est normal, et puis, non, c’est vraiment indispensable à ma santé, je ne peux pas faire autrement.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la première réaction est la plus difficile à mettre en oeuvre, contrairement aux deux autres, ce qui explique pourquoi tant de gens ont du mal à se tourner vers le véganisme… Et puis, si cette première réaction est aussi difficile à mettre en oeuvre, c’est également parce que beaucoup de choses, dans notre société, concourent à faire taire ce sentiment de dissonance cognitive et faire en sorte que ces questions ne nous tourmentent pas trop.

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Beaucoup de choses et, en premier lieu, les promoteurs de la consommation d’animaux (agro-industriels, entreprises, lobbies…), dont les messages jouent sur les représentations des consommateurs pour réduire leur inconfort. Il ne faudrait pas que nous nous sentions mal tout le temps, surtout au moment du repas ! Pour cela, les publicitaires de l’agro-alimentaire tentent de nous faire oublier en permanence que, ce que nous avons dans notre assiette, c’est un animal, qui a été sensible, qui aurait eu le droit à une vie heureuse et digne, au même titre que Médor qui vient lécher nos restes après le dîner. Ainsi, il leur faut tout le temps rappeler qu’il existe des animaux à manger et des animaux à ne pas manger. Il y aurait, d’un côté, une catégorie supérieure d’animaux, les animaux domestiques, dignes de notre amour et de notre compagnie quotidienne, et, de l’autre, une catégorie inférieure d’animaux, ceux qui ne sont bons qu’à finir en côtelettes ou en filets. Et puis, à force de voir et revoir ce type de représentations, nous finissons par oublier qu’il s’agit là de constructions culturelles et nous les adoptons comme faisant partie du bon sens et de la nature des choses. Si ces animaux sont là, c’est bien pour que nous les mangions, pas vrai ?

Aujourd’hui, j’aimerais déconstruire avec vous cet ensemble de représentations et analyser les différentes stratégies d’atténuation de la dissonance cognitive mises en place dans notre société pour consommer de la chair animale sans avoir mauvaise conscience.

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La première de ces stratégies, c’est l’abstraction. C’est simple : il faut faire oublier que ce que l’on mange (l’individu que l’on mange) était un animal vivant, sensible, ayant eu une trajectoire et une existence propres. Pour cela, on l’abstrait et on le désindividualise. On ne parle plus de Médor ou Minette, pas plus que d’un cochon ou d’une vache, mais de porc ou de viande de bœuf. L’animal n’a plus de nom, plus d’existence particulière, plus d’individualité propre. Il ou elle est invisibilisé-e, réduit-e à un terme générique et abstrait, la « viande ». De plus, si l’on vient à parler de ces animaux morts pour notre plaisir culinaire, il faut les déprécier : tandis que les chiens sont intelligents et les chats perceptifs, les vaches sont bêtes et les cochons sales. Et si, à un certain animal, est attachée une image trop positive, il faut l’en détacher, ainsi que le montre l’exemple de Cyril le lapin.

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Ensuite, il faut transformer quelqu’un en quelque chose : c’est l’objectification. Il existe deux façons d’objectifier un individu. D’abord, on le fragmente : un cochon devient du « jambon », des « saucisses », des « andouillettes ». Privé de son existence propre, il est réduit à un objet de consommation tout aussi banal que le pain, les bananes ou un plat de spaghetti. Ensuite, on le démentalise, c’est-à-dire qu’on lui retire ses capacités mentales. Une expérience a ainsi montré que des gens auxquels on donne à manger de la viande de bœuf avant de répondre à un questionnaire sur les animaux prêteront moins de capacité mentale à ce même animal (vache) que ceux qui auront consommé un aliment végane. Une expérience similaire a montré que l’on nie la sensibilité et la souffrance de l’animal dont on consomme la chair. Notre cerveau ajuste ses croyances pour que nous puissions avaler notre steak sans trop de mauvaise conscience.

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Autre stratégie majeure pour faire taire ce sentiment de dissonance : rendre naturel, normal et nécessaire le fait pour les humains de consommer la chair d’autres animaux, pour reprendre les termes de Melanie Joy. Tout ce que l’on apprend à l’école, à la télévision ou dans les médias joue sur l’idée que 1) l’humain est naturellement omnivore et que les animaux sont « faits » pour être mangés par celui-ci, 2) la plupart des gens mangent de la viande et il est donc normal de le faire, 3) la viande est nécessaire à la survie humaine.

Pour preuve, le slogan dont nous avons été abreuvés depuis notre enfance : « trois produits laitiers par jour », faute de quoi, c’est la mort assurée ! L’idée même d’un « repas sans viande », utilisée dans des messages médiatiques pro- ou anti-carnistes, sous-entend qu’un repas « normal » se doit de comporter de la viande. Et puis, pour rajouter une couche de naturalité, de normalité et de nécessité à tout cela, on joue sur la tradition. On consomme de la viande parce qu’il en a toujours été ainsi. Et c’est le message qu’entendent véhiculer de nombreux publicitaires lorsqu’ils affichent fièrement « poulet traditionnel de Loué » ou « saucisses traditionnelles », mais également quand ils recourent à un fond culturel commun, comme le sentiment national, alors présenté comme gage de qualité.

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Enfin, dernière stratégie : le dessin. Plutôt que de représenter les animaux tels qu’ils sont, par la photographie, la publicité préfère bien souvent utiliser le dessin. Car le dessin et, à proprement parler, la caricature, permettent d’échapper au réalisme et, par-là même, à la réalité de la souffrance et de la mort animale.

Pour représenter l’animal que l’on mange, on va donc le stéréotyper, lui prêter des traits ou des attitudes grotesques et, si possible, le ridiculiser. Par là-même, on l’éloigne de ce qu’il est réellement et on fait en sorte qu’il ne soit pas pris trop au sérieux. On lui donne les attributs de la jeunesse (c’est la néoténie) : un petit corps, des grands yeux, un visage rond… L’animal est ainsi rendu plus attractif aux yeux du public, mais aussi plus ignorant, privé de tout pouvoir. C’est une forme d’âgisme carniste : nous rajeunissons l’animal pour maintenir notre contrôle sur lui, renforcer notre supériorité sur son espèce et ainsi justifier de son oppression. La caricature nous soulage, elle fait de l’animal réel une métaphore et nous permet d’accroître la distance émotionnelle entre l’humain et l’animal.

L’animal est parfois rendu si ridicule qu’on lui prête la plus impensable des idées : il veut être mangé. L’animal qui veut être mangé, c’est ce que l’on appelle la suicide food, autrement dit « la nourriture suicidaire », celle qui donne à voir des animaux qui se mangent eux-mêmes. Et la publicité regorge de ces animaux fous au point d’en devenir cannibales.

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Ainsi, il semble clair que, si le phénomène de dissonance cognitive à l’égard des animaux peut être diminué, ce n’est malheureusement pas parce qu’une majeure partie des humains décident de ne plus consommer de chair animale, mais bien parce que notre société est nourrie de représentations culturelles basées sur le carnisme et le spécisme, auxquelles contribuent grandement les médias et la publicité. Grâce à cet ensemble de représentations, nous éprouvons moins de difficultés à manger certains animaux, puisque ceux-ci sont constamment représentés de sorte à ce que nous oublions qu’ils sont des êtres vivants, sensibles et ayant le droit à une vie heureuse.

Renverser ces paradigmes passe par plusieurs choses, en premier lieu changer notre représentation des animaux. Pour cela, il faut les désobjectifier, les ré-individualiser et, surtout, avoir une vue plus réaliste et plus juste de qui ils sont. Cela peut se faire par une meilleure connaissance des animaux, une plus grande capacité à écouter et comprendre leur comportement, leur langage, leurs attitudes et ce qu’ils ont à exprimer. C’est par exemple possible, dans notre société actuelle, en se rendant dans des sanctuaires d’animaux ou dans des cafés à chats (avec quelques réserves dans certains cas) et, dans un futur que j’espère proche, en offrant une meilleure place à tous les animaux dans notre géographie quotidienne, c’est-à-dire une liberté de mouvements, de socialisation et d’activités propres. Parce qu’il est grand temps que nous ébranlions les fondements spécistes et carnistes de notre monde et que nous aspirions à une société plus juste, plus égale et plus solidaire !

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Cet article est une version abrégée et largement modifiée d’un article académique que j’ai écrit et qui devrait prochainement être publié dans la revue Transverse. S’il vous a intéressé, retrouvez la première version de cet article en intégral, avec ses références, sur Academia

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110 réflexions sur “LE PARADOXE DE LA VIANDE

  1. Bonsoir,
    Je suis donc un être très cruel.
    Je mange un peu de viande, certes bien élevée, mais abattue comment ? Je ne le sais pas.
    Je mange du poisson, uniquement sauvage, ou provenant d’un élevage local et je sais comment on les traite.
    J’ai 2 chiens de chasse (qui ont peur des coups de fusils), et que je suis allée récupérer à la SPA et bien que cela puisse déplaire à certains, ou certaines, il s’agit de 2 chiens qui étaient enfermés dans une cage depuis plus d’un an et qui avait droit à 1/2 heure de sortie hebdomadaire. Alors oui , ils sont « à moi », forcément c’est moi qui les nourrit, les caresse, les promène, et ils n’ont pas vraiment l’air malheureux, surtout quand on les amène en ballade à la mer ou à la montagne !!!!

    Je peux entendre le fait d’être « végan » mais je trouve le végétarisme une belle hypocrisie. Pourquoi ne pas aussi s’offusquer devant l’élevage de poissons ou de crustacés, devant la barbarie de ces pêches avec chalutiers qui déciment les fonds marins, les homards ou les langoustes cuits vivants. Les oeufs, sont des ovules de poules, qui deviendront des poussins……

    Donc, je resterai un être cruel en continuant à manger un peu de viande, du poisson et des oeufs, et en gardant mes chiens pour leur offrir une belle vie faite de câlins, de promenades et de jeux.

    • Euh les végétariens ne mangent pas de poissons… Ils ne mangent pas d’animaux morts et aux dernières nouvelles les fruits de mer et autres mollusques sont des êtres vivants.

      • Les végétariens ne mangent pas de poisson, les flexitariens peuvent le faire en revanche.

        Quand aux oeufs qui deviendront poussins… Renseigne-toi, ils ne le deviennent que lorsqu’ils sont fécondés, si tu trouves un poulailler de poules pondeuses sans coq et dont l’élevage est respectueux, ce n’est pas dramatique de manger les oeufs…

        Au passage, je trouve ton jugement extrêmement dur et taxer d’hypocrite les personnes qui modifient leur comportement (ce que tu ne fais pas) avec pour visée une amélioration de la condition animale c’est quand même remarquable.

        Et personne n’a dit que tu étais cruelle !

        Merci Antigone XXI pour cet article de très grande qualité que je vais m’empresser de partager!

  2. Je pense que le meilleur argument pour promouvoir le véganisme c’est celui de la santé. Les gens pensent d’abord à eux-mêmes, ce qui est somme toute humain, et personnellement quand j’en parle autour de moi c’est le sujet que j’évoque le plus et j’ai l’impression que ça touche beaucoup plus que les arguments éthiques. Il y a aussi un aspect social : chez les exploités, manger de la viande peut paraître comme un luxe dont on n’a pas envie de se défaire. Mon père par exemple est totalement hermétique à tout ça, il a même tendance à hurler quand j’ose parler de véganisme ou simplement de cuisine bio. Quand il était jeune, s’il mangeait du poulet le dimanche c’était un peu Noël, le reste du temps c’étaient patates, patates et patates, on avait souvent faim et on louchait beaucoup sur l’assiette des nantis. N’oublions pas ça non plus. Quant aux cafés à chats, je suis surprise de les voir loués ici : cette pratique est odieuse, on se fait simplement du fric sur le dos des animaux, comme toujours, en jouant la carte gnan-gnan girly ridicule de la mignonnitude, ça reste une forme d’exploitation animale et j’ai été choquée que ça soit autorisé en France.

  3. Hello j’avais quelques questions à propos de l’article que j’ai trouvé hyper bien au passage j’aimerai devenir totalement végétarienne mais le pb c que je suis hyper anemié lorsque je ne mange pas de protéines animales j’aimerai tellement régler ce pb en n’ayant une alimentation végétarienne équilibrée mais mes parents n’ont ni le temps ni l’argent pour me faire repas à part et en plus il ne font que me dire  » si tu as arrêter ta croissance c’est à cause de ça et en plus tu vois bien l’Homme n’aurait pas survécu si il n’avait pas mangé de la viande ou regarde les prédateurs mangent aussi de la viande » enfin voilà les trucs que j’entend tout le temps

    • Dans les légumineuses, comme les pois chiches, les lentilles ou les haricots, il y a beaucoup de fer (et si ton anémie n’est pas due à un manque de fer par contre l’alimentation n’y changera rien. Y a aussi pas mal de filles qui ont des anémies à cause des règles. Sois bien sure que ton anémie est due à un manque de fer dans l’alimentation quand même, ce serait dommage d’aller au devant de problèmes de santé). Les légumineuses ont aussi l’avantage d’être plein de protéines, dont certains acides aminés essentiels qu’on retrouve pas dans les autres sources de protéines végétales il me semble. Et puis c’est carrément moins cher que la viande.

      [Les arguments de tes parents sont un peu nuls quand même. La croissance des filles a tendance à s’arrêter assez tôt (bon je sais pas quel âge tu as, si tu as 8 ans ok là c’est louche haha), après ça varie d’une personne à l’autre c’est sûr, mais c’est totalement normale d’être petite (ou petit d’ailleurs), c’est le cas de plein de monde et ça arrive même aux meilleurs (perso j’ai arrêté ma croissance très tôt alors qu’avant j’étais plutôt dans les plus grands, et aujourd’hui je suis assez petite, et pourtant je mangeais de la viande rien à voir avec ça). Et on est pas à l’époque de cro magnon, en France au 21ème siècle pour la plupart d’entre nous on a suffisamment de nourriture à disposition pour qu’on ne soit pas obligé de manger de la viande pour survivre, l’argument de la survie n’est donc pas valide, ce n’est plus une obligation mais un choix : tuer ou non des animaux pour notre plaisir gustatif. Quant aux prédateurs, ils font plein de trucs qu’on accepterait pas du tout de faire nous autres humains (et à juste titre je dirais), genre l’infanticide chez les lions, alors est-ce qu’on veut vraiment les prendre leurs comportements comme base de notre morale ? …]

  4. Bonsoir, et merci c’est l’un des meilleurs articles que j’aie lu sur le sujet. Comme d’habitude très fouillé, très documenté, très exhaustif, bravo ! Je voulais juste ajouter que l’on trouve parfois aussi les termes de congruence et non congruence employés en lieu et place de la dissonance cognitive mais ça revient à peu près à dire la même chose. La personne congruente est en harmonie avec ce qu’elle dit et ce qu’elle fait. A bien y réfléchir il y a peut-être une nuance : certaines personnes ne sont pas en situation d’incongruence en mangeant de la viande car elles n’ont pas besoin d’avoir recours aux tours de passe-passe intellectuels dont il est question dans l’article (trois types de réaction en connaissant la vérité sur le lait de vache). Elles n’ont juste aucune conscience et pour parler clairement, elles savent mais elles … n’ont aucun ressenti sur la souffrance animal, ça ne les touche simplement pas. Malheureusement ces personnes ne sont donc pas en situation de dissonance. Et non plus en situation d’incongruence puisqu’elles font bien ce qu’elles disent : « j’aime la viande, je ne pense pas que le niveau de souffrance animal soit à mettre sur le même plan que celle des humains, je mange de la viande. »
    Loin de moi l’idée de déclarer de montrer du doigt les carnivores. En revanche beaucoup d’entre-eux ne sont pas en situation de dissonance, faute de conscience. J’ai espoir que la deuxième catégorie (les dissonants), diminuent au moins leur consommation drastiquement, ne s’approvisionnent plus n’importe où et ne cautionnent plus ces génocides d’une ampleur inégalée (oui ce sont des génocides pour moi), grâce à des voix qui s’élèvent comme la vôtre. A ma petite échelle j’essaie simplement de montrer l’exemple en étant végé (en passe de devenir vegan, mais les oeufs j’y arrive pas …). Au plaisir de vous lire dans les prochains articles.

  5. bonjour
    je suis en accord avec vos dires. Je me sens de plus en plus mal quand j’ai de la viande dans mon assiette, je vois effectivement l’animal. Mais je le susi aussi quand je mange des végétaux car pour moi ils ont également vivants… Tout est vivant dans la nature ! que faire ?

    • Bonjour,
      La différence entre les animaux et les plantes, c’est que les animaux ont un cerveau (à quelques exceptions près), qui leur permet de ressentir la douleur, des émotions, une subjectivité, etc. (pas la peine de faire un dessin, si tu as déjà eu des animaux de compagnie tu vois ce que je veux dire). A l’inverse, les plantes ne disposent pas de cerveau, elles ne ressentent rien de tout ça (car c’est le cerveau qui permet tout ça), elles ne ressentent rien du tout d’ailleurs, elles n’ont pas de conscience ni rien. C’est pour ça qu’on (les végan) ne considère pas ça cruel de manger une plante, pas plus que ça ne l’est de casser des cailloux.

      • Bonjour,

        Désolée, il a été démontré que les végétaux ressentent aussi, ce n’est pas le cerveaux tel que nous l’avons nous, ou le système nerveux du type que nous avons nous qui est le seul existant.

        Les végétaux communiquent entre eux, sentent le danger, se protègent de la sécheresse (en fermant leur pore pour éviter l’évaporation de l’eau), peuvent se défendent en augmentant un de leur composant chimique pour se rendre toxique… :

        http://www.inra.fr/Chercheurs-etudiants/Biologie-vegetale/Tous-les-dossiers/Sentir-bouger-communiquer-les-plantes-aussi/La-sensibilite-au-vent-le-toucher/(key)/1

        http://la-sorciere-et-le-medecin.com/plantes-sensibles-plantes-intelligentes-ce-qui-devait-etre-dit/

        Donc non, on ne peut pas dire que les plantes ne soient pas douées d’intelligence ni de cette fameuse « sentiente » (de l’anglais sentient = sensible), puisque une plante est sensible à la lumière, au vent, à l’agressivité… au danger…

        Pour ce qui est de cet article, très bien écrit, je ne suis pas complètement d’accord. Il y a beaucoup de peuple qui respectent (respectaient) les animaux, reconnaissaient leur intelligence, mais les mangeaient quand même, car c’est nécessaire à notre organisme! Pas de viande = déficit en B12 = complément obligatoire… Partez vivre dans un pays qui ne vous permet pas de vous supplémenter en B12… vous n’aurez pas le choix!

        A l’origine, l’homme mange de la viande bien avant l’arrivée du feu (oui… on mangeait les reste de ce que tuaient d’autres animaux, ou des animaux morts, même avant d’apprendre à chasser… on était des charognard…)

        Personnellement, je ne considère pas les animaux que je mange comme de la vulgaire viande, j’ai vu naître un petit veau, à la montagne / campagne, on voit des vache, des moutons… mes enfants savent qu’ils nous fournissent la laine, la viande, le cuir… que c’est le petit veau qui tête sa mère qu’on retrouve dans notre assiette, que le boudin noir c’est du sang… et aucun souci! Et nous ne regardons pas la TV… Je peux avoir des poules, des lapins, sans objectif alimentaire, et en acheter pour les manger… et en conscience…

        Si un jour une guerre civile éclate, on mange quoi? quand notre corps réclamera des protéines?

        Les protéine animale vs végétales ne sont pas les même, on peut manger des protéine végétales sans risque de mal dormir, pas les animales (pas dans l’idée de dire que les animales soient « moins bonnes » mais juste différentes)

        Pour autant oui, le lait c’est pour les veaux, nous avons éliminés 99% des produits laitiers, il reste de la crème fraîche ou du fromage de temps en temps…

        Par contre, je suis pour le respect de l’animal dans l’élevage, l’abattage…

        Question santé aussi : ma mère si elle mange les protéines végétales, elle se vide… et souffre… (elle est sans lait, sans gluten… il ne lui reste plus grand chose qu’elle peut manger…)

  6. Bonjour,
    Un bel article, comme d’habitude. Je l’ai lu dès sa parution, mais depuis le 9 juin, plus aucune publication…
    Le blog est il en pause?
    A bientôt j’espère.

  7. Ping : ANTIGONE XXI EST DE RETOUR ! | Antigone XXI

  8. Salut,
    Je ne suis ni vegan, ni végétarienne. Mais même si je mange de la viande, je considè les animaux comme des être vivants ayant des sentiments, des émotions et des pensées. J’admire les vegan/végétarien. Je pense qu’on a le droit de manger de la viande, vu que les indiens(d’Amérique) en mangeait aussi, et ils avaient un respect inconditionné de la nature en générale. Ils remerciaitent l’animal de leurs donner sa viande et utilisait tout le corps de l’animal (os,cuir etc…). C’est aussi pour ça que je porte du cuir, vu que je sais que rien(ou presque) n’est gaché. Ça c’est mon avis, et je respecte celui des autres.
    Tamara

  9. Intéressant.
    Mais une question me taraude : de quoi nourrir les animaux que l’on récupère des centres SPA ou autres ?
    Pour l’instant, pour mes deux petits chats, il n’y a absolument pas d’autre alternative que les croquettes à base de sous produits-animaux, de pâtés à base de boeuf ou autres.
    Et je ne peux pas leur donner des légumes, ce sont des animaux essentiellement carnivores. Je pense que c’est une question à exploiter, l’entretien et la nourriture des animaux que l’on récupère de centres d’adoption (je ne plussoie pas personnellement l’élevage, ni les animaleries, tandis que l’adoption me semble importante).
    L’entretien et la nourriture des animaux dits « domestiques » tout simplement, car si rien ne démontre la nécessité irrémédiable d’une nourriture carnée pour les hommes (je n’en mange quasiment pas et je m’en sors bien), que dire des animaux carnivores que nous recueillons, qui eux semblent avoir une préférence nettement marquée, voire nécessaire pour les produits carnés ?
    A réfléchir…

  10. Article complet et bien formulé. J’aime beaucoup ! Je suis végétarienne et petit à petit je « rentre » dans le « monde » du véganisme. Je veux faire mon possible pour épargner la souffrance aux animaux. Et inciter (sans forcer) mon entourage à y venir également. Votre article est parfait et contient de bons arguments pour défendre cette cause. Merci.

  11. Ping : A propos du véganisme . | La maman des P'tits Pois

  12. Merci beaucoup, j’ai beaucoup apprécié et relayé cet article auprès de mes amis. Surtout l’aspect « suicide food », j’avais toujours ressenti une sensation d’inconfort face à ça, mais je n’avais pas de mots à mettre dessus ni d’analyse.
    Alors voilà, je vais continuer de te lire, et je vais essayer de te commenter plus souvent.
    Sioux laiteur! 🙂

  13. Ping : Tribulations d'une carnivore | La Petite Culotte

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