4 BONNES RAISONS DE NE PAS COMMANDER CHEZ AMAZON

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Quatre bonnes raisons de ne pas commander chez Amazon - Antigone21.com

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A chaque fois que je vous parle d’un livre sur ce blog, j’attache beaucoup d’importance à vous rediriger vers le site de la maison d’édition. Jamais je ne vous redirige vers Amazon. Pourquoi ? Pour de très nombreuses raisons, que l’une de mes meilleures amies, Katia Pérou, a choisi de vous exposer ici.

Katia est libraire depuis douze ans. Avec son mari Jean-Philippe, tous deux ont monté en 2011 leur librairie, L’Usage du Monde, dans le quartier des Épinettes à Paris. A l’occasion de la sortie de mon nouveau livre, Katia a très gentiment accepté d’écrire un article pour vous expliquer pourquoi il est préférable d’acheter vos livres en librairie, et non sur Amazon. Découvrons avec elle les 4 bonnes raisons de ne pas commander sur le fameux site de vente en ligne.

{Rappel}

  • Katia ne représente pas tous les libraires de France, mais parle ici de son expérience et ce que sa librairie pratique comme délais et services.
  • Il n’est question ici que du circuit des livres neufs, format papier, en France, et non du marché de l’occasion, de l’auto-édition, des ebooks et de la situation du livre dans d’autres pays.

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Super-Katia à l’oeuvre dans sa librairie*

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Quand on flâne en librairie, on se rend rapidement compte que chacune d’elle a une identité. Certes, on retrouve les grandes maisons d’éditions, les prix littéraires, les auteurs à succès, mais on peut également découvrir de nouvelles maisons d’édition qui font un travail remarquable, se laisser surprendre par la mise en avant d’un titre oublié ou acheter le dernier coup de cœur du libraire qui n’est pas forcément celui dont tout le monde parle dans les media.

Si on jette un coup d’œil aux meilleurs ventes Amazon en littérature, on y trouve en ce moment L’horizon à l’envers de Marc Lévy chez Pocket, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle de Jean D’Ormesson aux éditions Gallimard et un bon vieux Ken Follett, Aux portes de l’éternité, en livre de poche. Je n’ai rien contre ces livres qui figurent également dans ma librairie. Mais c’est amusant de voir que chez nous, les meilleures ventes diffèrent radicalement : Mademoiselle Haas de Michèle Audin, aux éditions de l’Arbalète, L’autre Joseph de Kethevane Davrichewy, chez Sabine Wespieser Editeur ou, enfin, L’attente du soir de Tatiana Arfel, aux éditions Corti. Des textes de qualité, publiés par des éditeurs moins connus et que nous soutenons.

Amazon a lancé sa première librairie physique le 3 Novembre dernier à Seattle, une librairie constituée à partir des meilleures ventes sur le net, et on peut douter que nos auteurs favoris y figurent… Récemment, Pete Fromm, auteur américain de grand talent publié aux éditions Gallmeister, nous expliquait justement son désarroi face au marché du livre américain : il est très heureux de l’accueil français et, surtout, de la diversité si précieuse que nous maintenons avec conviction et envie.

Ne mettre que des best-sellers en avant revient à imposer une forme de dictature. Il suffit de prendre le modèle anglo-saxon pour s’en apercevoir. Les librairies ont quasiment disparu, laissant place à de grandes surfaces dépourvues de titres de fonds.

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Entrepôts d’Amazon

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Sans même parler de conseils et de contact humain, la librairie est d’abord un commerce. C’est à dire un lieu ouvert dans un quartier. Je ne sais pas vous, mais moi, j’apprécie quand je rentre le soir chez moi, souvent à la nuit tombée, de trouver des cafés, des cavistes, des librairies ouvertes qui me rassurent et me font me sentir moins seule. La vie d’un quartier se retrouve dans ses commerces, les animations organisées pour les plus jeunes, les conseils aux parents, un sourire aux plus anciens. Un lien qu’on ne trouve pas derrière son écran.

Dans ma librairie, on organise en moyenne deux rencontres par mois, on fait aussi un prix des lecteurs, c’est devenu un lieu d’échanges, un repère pour les amoureux des livres. On ouvre tous les jours, le dimanche aussi. On essaie, autant que possible, de satisfaire les gens, d’orienter, de proposer et de commander ce que l’on n’a pas.

Parfois, c’est dur, les livres n’arrivent pas. Pour une raison ou une autre, ils peuvent être défectueux, mal imprimés, oubliés dans un carton. Chaque fois, on explique calmement, on rembourse quand on est en tort, on échange pour arranger le client (parfois même quand il a oublié son ticket de caisse, parce qu’à force on le connaît, le client, on le reconnaît même). Commander sur Amazon, c’est faire fermer un lieu comme le nôtre, où les collégiens d’en face viennent se réfugier et où les clients découvrent parfois un livre qu’ils ne cherchaient pas.

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Rencontre avec l’équipe de Charlie Hebdo à l’Usage du Monde en décembre 2014

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On entend souvent à la radio, à la télé aussi, qu’Amazon est le premier employeur… On ne sait pas trop ce que ça veut dire, mais ça a l’air important. C’est une petite phrase qu’on peut ressortir dans les dîners un peu mous, quand on ne sait pas quoi dire.

Amazon est en réalité une entreprise qui viole en permanence les droits fondamentaux de son personnel et exerce une pression constante à l’égard des employés, mais aussi de toute la chaîne éditoriale. Amazon impose une remise de 50% aux éditeurs (contre les 30% – 35% habituellement alloués aux libraires), pourquoi ? Parce qu’Amazon refuse de vendre des livres en deçà de cette remise. Comment refuser pareil chantage ? Ajoutons par ailleurs que cette belle société est passée maître dans le recours à la fraude fiscale.

A contrario, les librairies indépendantes paient leurs impôts et emploient du personnel qualifié, le plus souvent en CDI. C’est d’ailleurs dans l’intérêt de notre commerce : qui aime se faire conseiller par un vendeur interchangeable ? L’Usage du Monde emploie aujourd’hui quatre personnes. Nous avons créé deux postes en cinq ans d’existence. Deux libraires d’exception qui ont fidélisé une autre clientèle et ont, de ce fait, grandement participé au développement de la librairie.

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Rencontre du Club des Jeunes Lecteurs avec Marie Desplechin

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Je lis souvent dans les commentaires des acheteurs qu’ils privilégient Amazon car « c’est moins cher », plus rapide aussi. Et je me rends compte qu’il y a un vrai lavage de cerveau de la part d’Amazon et une méconnaissance aussi de la loi Lang.

En France, depuis 1981, nous avons la loi Lang sur le prix unique du Livre. Cette loi nous protège, elle permet d’éviter ce qui se passe aux Etats Unis et en Angleterre, où deux librairies disparaissent chaque semaine, et elle maintient notre diversité culturelle (qui devient une exception par la force des choses).

Pour faire simple, chez nous, le prix du livre est le même PARTOUT, que ce soit à la Fnac, dans les librairies de quartiers et sur les sites en ligne de livres neufs. On a le droit de pratiquer une remise de 5% (les fameux 5% systématiques chez Amazon et avec la carte de fidélité payante à la Fnac). Je ne vais pas faire un cours sur la librairie, les charges, les marges, etc., mais vous dire simplement que 5%, ça n’a l’air que d’une poignée de centimes, mais pour un commerce physique avec des marges serrées, ça représente une sacrée perte.

Pourtant, presque toutes les librairies de quartier (la mienne comprise) proposent une carte de fidélité gratuite avec une petite réduction au bout d’un certain nombre d’achats, ainsi qu’un service de commande gratuite dans un délai moyen de 3 jours. On ne peut bien sûr pas rivaliser avec un géant comme Amazon en faisant les 5% systématiques, mais est-ce que cela ne vaut pas la peine de payer deux centimes de plus pour un conseil personnalisé, un beau paquet cadeau gratuit et un magasin en bas de chez soi ouvert le dimanche et les jours fériés ? Et si vous habitez dans un village qui ne dispose pas de librairie, sachez que vous pouvez commander n’importe quel livre depuis une simple presse.

Si on pousse le raisonnement, on peut aussi s’attendre à une volonté de la part d’Amazon de casser le marché pour obtenir le monopole et ensuite pratiquer leurs propres conditions (ce qui est « gratuit » aujourd’hui chez eux ne le sera sans doute pas demain).

J’ajouterai pour finir que j’exerce ce métier depuis 12 ans. J’ai la chance d’avoir une librairie dynamique avec des collègues enthousiastes et des clients curieux qui me font aimer mon travail et oublier Amazon chaque jour un peu plus !

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Retrouvez Katia et Jean-Philippe dans La Grande Librairie !

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Un immense merci à Katia pour cet article très clair qui, j’espère, aura su vous convaincre ! Si vous êtes francilien-ne ou venez faire un petit tour à Paris, n’hésitez pas à passer par sa librairie ! (mot de passe « Antigone »…) 😉

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Pour en savoir plus sur le système Amazon :

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La librairie de Katia et Jean-Philippe :

L’Usage du Monde
32, rue de la Jonquière
Paris 17è

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Et pour tous les lecteurs qui se posent des questions :

  • Vous pouvez vérifier la disponibilité d’un livre en librairie sur le site Place des Libraires et, sinon, le commander en trois jours ouvrables dans toute librairie qui ne l’aurait plus en stock.
  • Katia l’a déjà dit, mais je le répète : si vous habitez à la campagne et que votre village ne dispose pas de librairie, vous pouvez commander un livre dans une simple presse.
  • Vous pouvez normalement commander n’importe quel livre publié en France depuis une librairie située à l’étranger, en en faisant la demande auprès de votre libraire. De nombreuses maisons d’édition françaises (dont celle de mon dernier livre) ont des accords de distribution préférentiels avec la Belgique, la Suisse et le Canada.
  • Où que vous soyez, vous n’êtes donc pas obligés de passer par Amazon !

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245 réflexions sur “4 BONNES RAISONS DE NE PAS COMMANDER CHEZ AMAZON

  1. J’ai eu une mauvaise expérience avec Amazon, le livre en question manquait une trentaine de pages. Le mal à été réparé car le vendeur a été honnête, mais j’aurais pu tomber sur un vendeur malhonnête, quoi que sur Amazon il existe un service après vente ???
    Il y a aussi après cet achat, on nous a mis d’office une assurance qu’il a fallut payer après réception de la facture et qui a bien entendu été annulé , je crois que c’était 50€ l’année , décocher la case avant de validé votre commande 🙈🙉🙊👀👽

  2. C’est un sujet que nous avons déjà abordé avec le libraire de ma ville. Je serais vraiment attristée de le voir fermer boutique. Quand je discute avec mes amis d’un bouquin, je remarque qu’effectivement, leur premier réflexe est de dire « Tiens, je vais le commander sur Amazon », ce à quoi je réponds « ah bon ? Il n’y a pas de librairie chez toi ? » et ça lance le débat.

  3. Chère Ophélie,
    Cela fait plusieurs années que je suis votre blog, sans jamais commenter pourtant. Bien que n’étant pas vegan (je ne sais jamais s’il faut l’écrire avec ou sans accent, malgré votre article à ce sujet), chacun de vos articles m’inspire, me fait rêver, réfléchir, et surtout, réveille en moi cette faculté d’indignation dont cette société souvent nous spolie. Votre discours, engagé sans jamais être moralisateur, fait de cet espace un vrai lieu de ressources où chacun, quelles que soient ses tendances alimentaires, se sent accueilli et respecté. Effectivement, même si toutes vos recettes sont sans produits animaux, elles ne sont pas simplement « sans », mais surtout « avec » : avec beaucoup d’amour et de joie. Je n’ai pas fait de retour sur celles effectuées, parce que je n’en ai pas pris le temps, mais aussi car votre travail d’écriture et de chorégraphie gourmande nous emmène sur un chemin poétique qui fait qu’on lit vos recettes comme on lirait une jolie histoire. La vie contemplative qu’elles éveillent nous détourne parfois de l’action du commentaire 🙂
    Pour l’article en question, il m’a touché car la librairie reste un lieu essentiel de mon bonheur. Elle nous pose à la fois hors du monde tout en nous reliant aux autres, une sacrée performance ! De mon côté, acheter en grande surface, sans connaître ses produits, et en cautionnant un système d’exploitation des petits, m’a toujours paru incompréhensible. Comme vous le faites si justement remarquer, la question des prix bas annoncée par tous les grands distributeurs est une fausse approche. Le prix sera toujours trop élevé pour un article de mauvaise qualité, conditionné par des employés mal payés et au mépris de toute humanité. Moins, mais mieux !
    En tout cas, merci ! Des sites comme le vôtre permettent de penser qu’un autre monde est possible. Longue et belle continuation à vous.

  4. Bonjour! J’ai trouvé votre article fort intéressant. J’ai publié mon premier roman issu d’une probable trilogie en octobre 2015 chez Edilivre à Paris. ¨Le secret de Myriam¨ Tome 1 par Michaël De Pierfort. Mon roman est disponible chez Edilivre et sur Amazon.fr. Le hic c’est que cette maison d’édition n’a pas de réseau de distribution au Canada et malgré une approche de distributeurs au Québec, ceux-ci refusent à cause des frais de transport exorbitants. Pas facile de faire la promotion d’un premier roman lorsqu’on est un auteur Québécois et qu’on a eu la brillante idée de publier en France.

  5. Coucou Ophélie !
    J’avais lu ton article avec attention lorsque tu l’as publié et je m’étais juré de ne plus acheter de livres à des enseignes comme Amazon.
    Je suis donc allée hier dans une presse pour commander des livres, le patron m’a malheureusement dit que ce n’est pas possible, il ne vend que des magazines et ne peut donc pas commander de livres. Je pense donc que c’est plus compliqué que d’aller « dans une simple presse » pour commander des livres. A mon avis seules certaines presses proposent ce service, mais encore faut-il savoir lesquelles. J’ai cherché sur Internet et je n’ai encore rien trouvé à ce sujet.
    Quand on vit à la campagne comme moi, sans librairie dans les environs, la FNAC ou AMAZON sont malheureusement les seules options…
    Bonne journée

    • Il y a également le site « La Librairie » qui permet de commander des livres qu’on reçoit chez le libraire (ou chez le buraliste) le plus proche:

      http://www.lalibrairie.com/info/qui-sommes-nous.html

      Cela étant dit, on ne peut nier que pour ceux qui n’habitent pas en ville, le commerce sur internet de manière générale (qu’il s’agisse de livres ou d’autres choses) est rudement pratique. Ce qui ne devrait pas empêcher Amazon de respecter ses salariés ni de payer ses impôts honnêtement.

      • La plupart des personnes qui commandent sur Amazon habitent en ville. C’est une question d’habitude de consommation : on achète en drive, on commande des pizzas via son portable, on préachète des tickets de cinéma via son smartphone, on préfère les caisses automatiques etc.et quand on déjeune avec quelqu’un ona les yeux fixés sur son téléphone ..Bref une vie sans se parler, à être là sans être là

        • Aïe, Victoria, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! Évitons les clichetons du « pot de terre contre le pot de fer », de grâce ? Il y a énormément de clients d’Amazon qui y sont venus, comme moi, par lassitude de ne pouvoir commander des livres très spécialisés / rares / en langues étrangères, via leurs libraires locaux. Lorsqu’on ne lit pas du « tout venant », il est proprement acrobatique de commander, et on nous justifie généralement cela par des excuses dignes du grand-guignol. J’ai déjà eu droit à des scénarii complètement loufoques, dont un se rapportant à une maison d’édition *pour laquelle je travaillais* (je savais donc à quel point le conte que l’on me servait était de la fiction).
          J’ai travaillé dans l’édition durant plus de quinze ans, et suis auteur pro depuis 1998, et j’ai vu tous les avers et revers de la chaîne du livre, et notamment en ce qui concerne les librairies. Le mépris envers les véritables artisans du livre (auteurs et éditeurs) est collégial. Nous ne sommes pour eux que des fournisseurs, dans la plupart des cas. Interchangeables, non-indispensables.
          Je crois qu’il faut arrêter l’angélisme concernant les librairies de quartier. Il en va de ce secteur comme de tous les autres : il y a de bons libraires (bonnes personnes derrière le comptoir) et d’exécrables. Ce débat est, fondamentalement, le même que celui qui a longtemps agité le milieu bien avant l’émergence d’Amazon : à savoir celui concernant la Fnac et la défunte chaîne Virgin. On les présentait, avant que toute l’attention se focalise sur Amazon, comme des chaînes déshumanisées qui allaient « tuer la petite librairie » (ah bon ?). Il y avait pourtant, dans ces chaînes, d’excellentissimes chefs de rayons, qui faisaient un véritable travail de *libraire*. Mais ainsi va l’adage : « si c’est petit, c’est gentil ». Or, rien de saurait être plus faux. Et contrairement aux librairies indés, la Fnac, Amazon et Virgin payaient à *l’heure*, eux. Je me souviens encore des heures dépensées par le service comptable en relances sur factures ! Pour les petites librairies, régler à 90 jours ne suffit pas : il faut encore qu’elles nous obligent à 3 à 10 mois supplémentaires de relance, pour des commandes de 1 à 10 exemplaires. Lamentable !. On ne peut pas compter le nombre d’éditeurs qui ont dû mettre la clef sous la porte parce que la plupart des librairies ne payent jamais à l’heure.
          Pour ce qui est des conditions de travail et évasions fiscales, c’est un autre souci (si on boycotte Amazon il faut, alors, boycotter *toutes* les structures coupables des divers errements – faisons-le, mais en masse, alors, et sans flancher). Mais pour ce qui est du profil des acheteurs de cette enseigne, il est ici dramatiquement faux. Il était surtout constitué, à la base, de personnes en ayant ras de bol de devoir se contenter d’une offre limitée, et populiste. faire d’eux un « ramassis de citadins branchés sur leurs portables » est passablement orienté (et merci pour les citadins, au passage ! Temps de gravement réviser cette étude sociologique 😀 ). Si les librairies de quartier faisaient convenablement leur travail, les citadins seraient au contraire extrêmement minoritaires, dans la clientèle d’Amazon, car l’occasion créé de larron, n’est-ce pas ?

          C’est un puzzle compliqué, j’entends bien, mais au bout de ses longues décennies en tant que lectrice vorace (plus de 30 000 livres dans ma petite bibliothèque « physique »), puis travailleuse de l’édition et auteur publié, mon avis est documenté, et est devenu *partisan* : priorité à l’auteur (n°1), priorité aux lecteurs, qui doivent pourvoir acquérir facilement les livres qu’ils désirent (n°2), soutien aux éditeurs *qui en valent le coup* (n°3). Pour le reste de la chaîne, je lui rend la politesse qu’elle adresse à nos corps de métier = je m’en tape royalement. Je ne soutiens donc que les libraires dont j’ai pu constater, de visu, que ce sont des gens formidables. Ils ne sont pas légion, hélas.
          Quant à certaines plate-formes en agrégat citées en commentaires à ce blog, j’ai eu récemment l’occasion de lire la façon proprement vendéenne dont ils ont reçu mon éditeur, lorsque celui-ci leur à signalé de graves erreurs de référencement sur certains de mes titres. Je n’ose imaginer comment ils doivent accueillir les auteurs auto-publiés (que je soutiens sans réserve) dans des circonstances similaires. Il neigera donc probablement en Enfer avant que je ne donne ne serait-ce qu’1 centime à ces gens-là. En revanche, les auteurs sont toujours très bien reçus et écoutés chez Amazon, et leur SAV est impeccable. C’est un rouleau-compresseur, sans doute, ok, mais sans eux, j’en serais encore à *supplier* pour obtenir les livres rares que je poursuis.
          La librairie terraforme et tue la créa. Et ce n’est pas, hélas, l’apanage d’Amazon ; Bien au contraire, même : l’offre est assez large pour être presque exhaustive.
          Il me semble que le rôle de tout commerce est de satisfaire ses clients, et pas de leur répondre, comme un libraire le fit récemment à une de mes lectrices s’enquérant chez lui de mon dernier titre paru : « je suis un prescripteur. Dans ma librairie, je vends *mes* choix. Si vous voulez autre chose, allez sur *Amazon* » (véridique).
          Cette lectrice a beau être une grande supporter de l’économie équitable, devinez ce qu’elle a fait ? (réponse évidente : elle est allée chez… Amazon). Qui lui jettera la pierre ? *Pas moi* !
          Que les libraires se démarquent de leurs concurrents, simplement, et cessent de demander aux lecteurs de réduire et réguler leurs envies pour coller à une offre restreinte (et très souvent soumise à tractations avec les diffuseurs, et à des paramètres de rentabilité sur lesquels je ne m’attarderai pas ici, bien que cela le mériterait, au chapitre « désenchantement et compagnie »).

          Pour conclure : le livre est dépendant des auteurs, et d’eux uniquement. Je ne me préoccupe pas des boutiquiers si eux ne se soucient pas, principalement, de ces créateurs. Si les petites librairies veulent survivre, qu’elles cessent de pleurer que les « mastodontes » les écrasent, et jouent un rôle différent dans le schéma, comme cela a été très justement suggéré par un autre commentateur ici. Qu’elle laissent le « mass market » à ces enseignes commerciales, et se démarquent véritablement de cette offre lassante à force d’hégémonie. Et qu’elles se rapprochent, enfin, de la seule catégorie indispensable de ce système : les créateurs. Ne serait-il pas temps ?
          Faute de cela, je comprends et rejoins les lecteurs qui iront là où on leur proposera *tous* les livres qu’ils recherchent, rapidement et facilement, et sans aucune prétention fallacieuse de « défendre la littérature ». Il n’y a pas ici de « méchants » et de « gentils », comme on veut si souvent nous le faire croire. Tout ceci n’est pas monobloc. Alors du moment que cela ne lèse pas les auteurs, c’est ok pour moi.
          J’assume. 😉

          • Bravo ! Enfin quelqu’un qui ose rabattre le caquet de ces libraires qui, non contents de ramasser la plus grosse part de la vente d’un livre (en moyenne 35 à 40%), se permettent maintenant, en prime, de facturer les retours à l’éditeur ! « Oui mais nous, nous avons des charges ! » C’est vrai. Charges dont vos salaires font partie, Messieurs les libraires. Un auteur, lui, a aussi des charges (loyer, factures, nourriture, santé, transports, etc.) mais pas de salaire et à peine 10% de la vente de son livre – dans le meilleur des cas !

  6. Certains arguments son valides, mais il est réducteur de ne pas parler des auteurs indépendants, qui ne pourraient pas se faire connaître sans Amazon… et qui participent autrement plus à la diversité que l’offre des maisons d’éditions. Quel libraire a seulement ouvert mes mails, quand j’annonce la sortie d’un de mes livres ? Aucun. Quel libraire accepte d’organiser des dédicaces pour les auteurs indépendants ? Quasiment aucun. Quel libraire promeut les auteurs indépendants ou simplement lit trois pages d’un roman qu’on lui présente ? Aucun. Les libraires vendent la même chose qu’Amazon, mettent en avant les navets littéraires de telle star télévisuelle, mais ne proposent rien d’inédit. Si les cavistes vendaient les mêmes vins que Carrefour, ils fermeraient tous ; or, ils prospèrent grâce à une offre différente. Les libraires devraient s’en inspirer, faute de quoi, ils disparaîtront. Alors, qui veut commencer ? Je suis à la disposition de tout libraire qui le souhaiterait, pour dédicacer mes livres, en région PACA, et je serais ravi d’être contacté par l’intermédiaire de mon site Internet : http://www.patricedumas.com

  7. Ping : Violette and Co – La Culbute

  8. J’ai travaillé à amazon,rien qu’avoir la photo de l’etnrepot, ca me rappel des amers souvenirs pendant mon travail en Allemagne à amazon, non seulement les conditions etaient pathétique et mauavaise,mais le climat du travail etait juste cruel avec des collegues qui vous renvoyaient l’image de venir voler leur emploi, un emploi de merde où on ne vu plus comme des machines que comme des humains, sans oublier des moquerie provocantes aux vestiares sur mes origines, les raillerie,j’ai vu plutot un monde fuustré qui cherchaiet a se defouler sur leur sort. Chaque jours j’ai remplissait mon chariot des livres et d’autres articles. Je vais montrer ici le coté humain qu’il y’a derrire tous ca.C’est juste cruel. Les librairies doivent se defendre c’est normal, en emme les maisons d’edition doivent etre plus ouvert aux nouveaux auteurs. J’ai finis par quitter amazon, chaque jour etait un défis, defois je me demander si j’étais aumillieu des humains, j’ai essayer d’en parler a un collegue dans l’entrepot,apparemt j’etais pas le seul à s’interroger sur le climat du travaller lui meme s’interroger sur la mechancete de certains ici,alors qu’en faisait le meme travail. J’ai quitter avec dignité amazone et surtous pour preserver ce qui mon humanité,j’ai pleins juste les deux collegues qui sont resté et qui devront faire face aux prejugés. Les entrepots etants eloigner de la ville,je me demande comment on ne saurait respecter des salariers qui passe des heures dans le transport pour venir travailler comme des machines. Quand au salaire j’en parle meme pas, parecque ca me fait un truc.

    • En tout cas, vous n’étiez pas au rayon de la langue française, c’est certain, vu votre français très approximatif. Oui, Amazon n’est pas forcément très moral avec ses employés mais ce n’est pas le seul. Toutes les grosses entreprises sont maintenant ainsi mais bizarrement, c’est « tendance » de taper sur les plus célèbres. C’est surtout triste.

      • Très constructif, ce commentaire, sans aucun doute. Et, toujours aussi très « tendance » de taper sur les gens dont l’orthographe est, comme vous dites, approximatif. Ceux ne maîtrisant pas l’orthographe pour quelle que raison que ce soit, ne sont-ils pas en droit de s’exprimer également ?

        • Si, ils ont le droit de s’exprimer mais en 2016, c’est si simple de se corriger et c’est aussi une question de respect et de crédibilité, ne vous en déplaise. De plus, cela dénote un manque potentiel de connaissances sur le sujet. Cela étant, le fond du message était correct bien qu’un peu léger côté argumentaire, tout simplement.

  9. Bonjour
    Je me permets un petit commentaire sur votre diatribe Amazon
    Si je ne peux qu’être d’accord avec les propos tenus, pas tous objectifs, mais dénonçant l’impérialisme américain, je vous oppose un droit de réponse sur les libraires et Amazon.
    Je viens d’écrire un recueil de nouvelles contemporaines, je pense, d’après les retours de lecture, de bonne facture. J’ai adressé le manuscrit à de nombreux éditeurs qui ne sont pas intéressés ou ne répondent pas du tout. Il parait que les nouvelles sont un genre peu lu en France. Mais étant peu édité, cela semble logique!
    Je ne voulais pas d’édition à compte d’auteur, je me suis donc tourné vers Amazon et son service CreateSpace, lequel me permet de le vendre en ligne et d’avoir surtout un vrai livre papier.
    Ce faisant, j’ai proposé des séances de dédicaces à de nombreuses librairies…indépendantes….Aucune réponse positive de leur part malgré une centaine de demande! En raison de l’auto-édition!
    Dans ce cas, les librairies font le jeu des grandes groupes de maison d’édition, qui privilégient souvent la finance à la culture. Est-ce mieux finalement qu’Amazon?
    Je sais pertinemment que le nombre de livre publié chaque année est impressionnant, mais un artisan de la vente du livre ne peut-il pas de temps en temps donner un coup de pouce à un artisan de l’écriture…Qui sait?
    Mais je vous rassure. Je vends beaucoup plus mes livres en direct que sur le site d’Amazon. Et je n’ai aucune action dans le groupe Amazon!
    Malgré cela, je continuerai de défendre le petit commerce coûte que coûte

    • Je pense que les libraires ont déjà énormément de travail avec les livres qui sortent dans le circuit classique.
      Et il serait quand même ironique pour eux, de faire une signature avec un auteur Amaz*n…..

      Souvent, les signatures sont des coups de coeur. Le libraire est demandeur d’une animation autour d’un livre qu’il a aimé et qu’il a envie de défendre.
      Le métier d’éditeur est, quoique vous en pensiez en tant qu’auteur, est un métier important : de filtre, de corrections, de mise en avant (via le diffuseur). C’est un gage de qualité pour le libraire.

      • Permettez-moi quelques remarques, Eugénie :
        Vous reprenez l’argumentaire des éditeurs (filtre, correction, etc.) Quand un filtre retient (sur des critères qui restent nébuleux) 99% de la production, ce n’est plus un filtre, c’est un bouchon ! Quant à la correction, de plus en plus d’auteur indépendants s’adressent à un correcteur, point besoin d’éditeur pour cela.
        Vous acceptez de vendre des livres édités qui figurent au catalogue d’Amazon, mais vous refusez de vendre des livres auto-édité parce qu’ils sont vendus par Amazon ! Soyez cohérente !
        Quasiment TOUS les auteurs indépendants ont démarché des libraires, et quasiment TOUS se sont fait envoyer promener. Je parle d’expérience. Vous ne croyez quand même pas que nous allions pleurer sur l’hostilité des libraires et rester les bras ballants !
        J’ai tendu une main, en me tenant à la disposition des libraires, sur votre site, pour une dédicace. Comme je l’attendais, je n’ai eu aucune réponse. Ah, oui, j’oubliais, je vends mes livres sur Amazon, mais les livres des auteurs dont vous acceptez les dédicaces ne le sont-ils pas aussi ?
        Vous n’aimez pas l’auto-édition, alors qu’elle ne demandait qu’à travailler avec vous, c’est votre droit ; le nôtre est de rester indifférent à votre sort. Vous n’avez jamais rien fait pour nous aider, pourquoi devrions-nous vous plaindre, alors que vous restez figés dans un schéma dépassé ?
        Pour terminer, je suppose que vous pensiez à « 50 nuances de Grey » comme exemple d’un « gage de qualité pour le libraire ».

  10. Je viens d’être très mal servi par Amazon, j’ai commandé 5 livres différents, mais il m’ont servis un en double et c’était urgent, donc maintenant je vais m’adresser à une maison plus sérieuse pour avoir le livre manquant !

  11. Bonjour !
    Article intéressant, dommage juste qu’il ne cite pas les sites de libraires qui permettent de commander en ligne tout en faisant vivre les libraires indépendants…
    Il y en a surement d’autres, mais pour ce que je connais http://www.leslibraires.fr vous permet de commander même sans avoir de libraire à proximité auprès de 160 libraires (y compris Belges) !

  12. vous oubliez qu’Amazon n e paye quasiment pas d’impot ebn France et que donc nous sommes tous ceux qui en payent penalises

    • Comme beaucoup d’autres géants d’Internet, amazon est hors la loi sur de nombreux points et détruit de l’emploi local au profit de main d’oeuvre low-cost délocalisée. Et leur modèle économique n’est même pas rentable : ils ont sans cesse besoin de réinjecter de l’argent dedans (levées de fonds) pour que ça fonctionne, un peu a la manière de beaucoup de nos stations de ski françaises…
      Du coup le jour ou les investissements s’arrêtent, le système n’est plus capable de fonctionner.
      La question est : veut on soutenir ce modèle qui détruit une diversité , des emplois locaux, etc… et qui peut s’arrêter a tout moment ?

  13. Je n’aime pas non plus Amazon mais, pour ce qui est de l’étranger, c’est malheureusement plus compliqué que ça : personnellement, la dernière fois que j’ai commandé un livre français là où j’habite, je l’ai payé plus de 30 euros au lieu de 20 et ça fait mal (et j’habite en Europe….). Tout le monde n’a pas les moyens de payer un livre 50% plus cher que ce qu’il n’est déjà, or c’est très problématique pour tous ceux qui vivent à l’étranger et qui ont une grosse soif de lecture. En France j’allais toujours dans des librairies indépendantes, aujourd’hui je commande parfois sur Amazon – une à deux fois par an – tout simplement parce que je n’ai pas encore trouvé d’autre solution. Acheter des machins faits en Chine, en Roumanie ou je ne sais où, c’est aussi soutenir des emplois précaires, pour ne pas dire l’esclavage, parfois, mais certaines personnes ne peuvent pas faire autrement non plus.

  14. Bel article! Je suis au Canada et en effet des libraires indépendants il n’y en a pas beaucoup, et dans les chaînes de librairies, pas facile de sortir des sentiers battus!! Par ailleurs je suis intéressée par ce que vous dites: je devrais pouvoir aller en librairie ici pour demander qu’il me fasse venir un livre publié en France? Comment savoir quelles maisons d’édition ont passé un accord?
    Par ailleurs votre article m’a amusé car quand je demande à ma mère qui habite en campagne française de m’acheter des livres pour qu’elle me les amène….. Elle me répond toujours « très bien j’irais les commander à la maison de la presse… » 🙂

  15. Merci pour ce texte, merci pour cet article. J’ai appris plein de choses. Oui j’avoue que j’ai commandé sur Amazon même si je savais que « c’est pas bien », je ne savais pas EXACTEMENT pourquoi… Avant je mangeais de la viande même si je n’aimais pas ça et que je savais que « c’est pas bien »… mais aujourd’hui c’est fini, j’évolue grâce à des articles, des informations qui me convainquent. Voilà l’article qui me manquait pour que le cheminement soit complet. Au lieu de passer et repasser devant la librairie, je vais maintenant rentrer, m’imprégner de son ambiance, aller à la rencontre… et y acheter des livres 😉

  16. 4 bonnes raisons et plus de commander sur amazon:
    – on y trouve des livres introuvables ailleurs, et la question de la diversité vient à point nommé , car si le libraire se contente de vendre le dernier Goncourt à la mode ou le dernier bouquin de machin truc bidule célèbre, Amazon publié TOUT
    – contrairement au gentil libraire si généreux en conseils intéressés pour vous vendre un truc, Amazon propose une évaluation non pas de Mr Amazon qui s en contrefiche que vous lui achetiez un bouquin parce qu’il est pas à ça prêt, mais des clients qui ont vraiment lu le livre et ne cherchent pas à faire de la pub. Et moi je préfère 15 avis éclairés sur une question qu’un seul avis commercial d’un monsieur qui si gentil soit il ne peut pas tout connaître. (Allez, faisons un jeu : qui a suffisamment de connaissances pour me parler de livres sur les zombies, les champignons, l’hygiène naturelle des bébés, l’économie chinoise du 18es et du féminisme dans la littérature anglo-saxonne?)
    – le service après-vente vente est extraordinaire et si on n’aime pas un produit on peut le renvoyer.
    – on peut précommander un livre attendu avant même sa sortie et le recevoir dès sa parution.
    – Amazon favorise et soutient la création littéraire grâce à l auto édition qu’ils proposent.
    – pour autant que je sache, chez Amazon c’est fermé le dimanche et les jours fériés , du moins en France. Une librairie qui oblige ses employés à travailler le dimanche ou tard le soir pour moi ce n’est pas un argument pour, mais contre (et en plus c’est un truc de bobos parisiens qui m’agace…)
    – Amazon traitemal ses employés et c’est mal. J’aimerais que des lois changent ça. Mais je rigole doucement en tappant ces mots sur ma tablette Google ( qui paye des cours de yoga à ses employés) en pensant à tous ceux qui vont lire ça sur leur iPad, iphone, mac et autres machins Apple (et je suis pas sûre que Samsung soit beaucoup mieux, ou autre sous marque produite par des petits nenfants nexploités en Asie entassés et sous payés voire sous nourris. ) non mais sérieusement, le sort des libraires est il pire que celui de ces enfants ? Et pourtant j’ai pas vu grand monde qui boycottait la technologie moderne moi. Ah, oui , mais ces petits nenfants ils font pas de présence chaleureuse quand on se promène tard le soir dans les rues parisiennes, alors c’est pas si grave…
    – ça aurait été marrant si,au 19eS, les gens avaient boycotté l’installation de l’électricité publique parce que cela signait la mort des allumeurs de réverbères. Remarquez, ça aurait évité à des sites de vente internet d’exister, et les petits libraires auraient eu bien plus d’utilité à éclairer le pavé des rues à la lueur de leur lampes 🙂

    • Merci pour votre commentaire! Car personnellement je lis aussi bien des livres sur la forge, l’apiculture, le travail des scrimshaws, le tir de précision, la construction en pierres sèches que des livres pour ados, bref impossible de trouver ça chez le libraire lambda du coin. La dernière fois que j’y ai commandé un livre, cela à pris plus de 2 semaines et de nombreux appels pour savoir si il avait reçu le précieux livre…bref il ne faut pas être pressé…..De plus pour connaître tous les livres sur le sujet qui m’intéresse et bien…. je vais sur Amazon, comme ça je peux faire mon choix sur quel ou quel ouvrage prendre. Les avis sont de gens ayant lu le livre et qui en général connaissent le sujet.
      Alors expliquez moi pourquoi le samedi soir, je vais me dire : ok je veux ce livre, alors je marque son titre, son isbn, et dès lundi je vais aller chez mon libraire, là il faudra que je parte avant la fermeture du magasin de mon boulot, que je prenne ma voiture , me tape l’embouteillage…que je me gare, que je paye 2 euros de parcmètre , prier pour que le magasin ne soit pas fermé…..que je commande un livre qu’il n’aura pas en stock, avec un libraire plus ou moins sympa…car oui, même chez les libraires, il y a des têtes de khons , que je me retape un embouteillage pour rentrer chez moi….puis deux semaines plus tard, je repars plus tôt du boulot….je reprends ma voiture, je tourne 15 min pour finalement atterrir dans un parking Vinci où je vais payer 5€, marcher 20 mn jusqu’à la boutique, et avoir finalement un livre qui n’est pas au niveau de mes attentes…et parlementer avec le libraire pour qu’il me permette un échange…..qu’il m’accordera peut être de mauvaise grâce ….alors oui, pourquoi cliquer sur achat le samedi soir et l’avoir à mon retour du boulot le lundi dans ma boite aux lettres…oui pourquoi?!? Faudrait vraiment être idiot pour se priver de 15 jours d’enquiquinements…..bref vive Amazon ne vous en déplaise !

    • Ce lien pointe effectivement sur les livres d’Ophélie vendus sur Amazon (à ma connaissance, on ne peut pas s’y opposer) et non sur des publications Amazon. Nuance…

  17. Je ne suis pas quelqu’un qui apprécie Amazon car il vendent beaucoup trop de choses. Moi, j’aime flâner dans une bibliothèque ou dans une librairie pour lire un livre. Il m’arrive de lire des fichiers pdf sur ma tablette de livres mais je préfère le format papier.

  18. Et suite à cet article, j’ai décidé de varier mes sources d’approvisionnement, je suis donc allée chercher le livre No steak en librairie; en me trompant, je suis allée dans une 1ere où je suis tombée par hasard sur le livre de Martin Winckler, le choeur des femmes. C’était il y a une semaine et 700 pages : une fois tombée dedans pas moyen d’en sortir, j’ai trouvé ce livre génial !
    Au final, j’ai trouvé le livre que je voulais, mais j’en ai acheté 3 autres en plus … pour mon plus grand plaisir !

  19. Ping : Mes favoris du mois de Mars | Le renard et les raisins

  20. Contrairement à ce texte, bien rédigé et « venant d’une passionnée », je suis pro-Amazon. Aucun libraire ne m’a jamais permis de trouver la bibliographie d’Alexandre Dumas, en version originale. Au mieux, pouvais-je l’avoir sous 3 semaines. J’ai fait 5 librairies. Puis, dépité, je suis allé sur mon smartphone, ai cliqué sur l’application Amazon et 48h après, j’avais cette édition en mains, et pour un prix raisonnable. Ca, ça vaut tous vos arguments pour les clients exigeants. C’est logique que votre copine défende son bout de gras mais encore faudrait-il que les libraires soient tous aussi fiables qu’elle le dit/le fait. Ne rêvez pas non plus, le CDI n’existe quasiment plus, au fait. Surtout pas en boutique/librairie. Dommage mais c’est ainsi. Vive Amazon, son choix, sa réactivité, sa fiabilité et tant pis pour les commerces de proximité, qui ont eu des années pour s’adapter mais que peu ont appliqué vraiment. Darwin a encore une fois montré que sa théorie est vraie, tout simplement.

    • Bjr Lecteur Az
      Et le fait qu’Amazon ne paie pas d’impôts ne vous gêne t-il pas même si ils ne sont pas les seuls? Et les conditions de travail des employés?

      • J’ignorais que les fonctionnaires des services fiscaux et de l’inspection du travail négligeaient à ce point leur fonction ! Comment cela est-il possible ? Vite, des sanctions !

      • Non, ça ne me gêne pas. Quant aux employés, ils n’ont qu’à se rebeller ou partir, si c’est si dur. Mais j’ai des sources qui disent que beaucoup de gens se plaignent pour se faire connaître mais qu’en fait, ça va.

    • Les derniers livres achetés dans une librairie, deux tomes sur les netsuke à un prix prohibitif 250€ , bref ma mère me les offre et en ouvrant le deuxième tome je m’aperçois qu’il est en allemand , bref impossible pour moi de le lire…..aucun remboursement possible, seul un avoir , sauf que chez ce libraire il n’y a rien qui m’intéresse….que des livres d’art moderne ( je me suis dans mes goûts arreté à la renaissance, désolé, je ne sais pas comment il a pu avoir celui sur les netsukes ), certes très intéressants , mais 250€ d’avoir dans un magasin où rien ne vous intéresse c’est un peu lourd….bref, je plaide ma cause à la maison mère à Paris, où là un abruti de première m’explique la chance que j’ai pauvre provincial inculte d’avoir une de leur succursale m’apportant une once de savoir dans ma province pourrie ( nous sommes la 3 même ville de France) …bref vive Amazon , car dès l’observation d’un des deux livres en allemand , je l’aurais renvoyés et j’aurais été remboursé……

  21. Bonjour tout le monde 🙂

    Pour ce qui ont tendance à oublier ce monstre qu’est amazone lorsque vient l’heure de la commande voici une extension à ajouter à votre navigateur : Amazonkiller.org
    Cette merveilleuse initiative nous vient d’Elliot
    Lepers et permet de garder Amazon comme moteur de recherche mais d’être redirigé vers un libraire près de chez vous qui propose le livre lors de la commande.

    De plus, il a également récemment créé une application téléphone : ’90 jours’ qui nous propose des défis pour réduire notre impact écologique, la réduction de la part de produits animal en est un… 😉

    Belle journée

    Flavie

      • Les cyclistes végétariens vous saluent bien bas môsieur Dumas et sont très heureux de prendre leur bicyclettes pour se rendre chez leur libraire préféré récupérer les livres qu’ils ont réservés avec Amazonkiller dont j’avais parlé plus haut déjà… et par la même occasion échanger avec des gens qui connaissent leur métier, puisque c’est d’un métier qu’il s’agit…

    • Ha ha ha. Parler de monsieur lepers ainsi que de son application ce magnifique pseudo-gauchiste qui dénonce des choses mais travaille quand même avec. Il combat Amazon mais fait publier ses bouquins dessus, il critique Apple mais met son appli dessus. Bref, il n’a aucune crédibilité.

  22. Pourquoi je continue à aller chez la libraire de mon patelin, malgré que les livres sont (un petit peu) plus chers que chez Amazon ?
    Parce qu’ainsi, je fais vivre une commerçante passionnée par son métier. (Est-ce qu’il ne vaut pas mieux soutenir les gens qui font le métier qu’ils aiment plutôt que l’employeur de gens mal payés, mal considérés et proches du burn-out ?)
    Parce qu’elle fait le maximum pour trouver les livres que je lui demande, et qu’elle est toujours souriante et chaleureuse (même quand elle a passé son temps à chercher, mais ne sait pas les recevoir parce que ce sont des petites maisons d’éditions et que c’est pas au catalogue de son grossiste en Belgique)
    Parce que je peux aller chercher mes livres quand je veux chez elle, je ne dois pas surveiller l’arrivée du facteur (et devoir faire la file à la poste quand je le rate … ). Et c’est ouvert le samedi toute la journée, contrairement à la poste. Par contre, le dimanche, faut pas pousser… elle a bien le droit à son dimanche aussi !
    Parce que j’aime l’atmosphère de cette petite librairie et feuilleter les livres tranquillement

    • Ce que vous écrivez est charmant, mais vous auriez pu parler de cette petite librairie de la même manière, il y a deux siècles. Les libraires n’ont strictement rien changé à leur schéma de vente. Par paresse intellectuelle, incompréhension des évolutions, ou par sûreté d’eux mêmes, ils ont ignoré, voire méprisé, l’arrivée des liseuses, l’émergence des auto-édités, et l’impression à la demande. Amazon, entreprise novatrice, a tout compris, et elle a exploité à son avantage leur immobilisme. A qui la faute ?

  23. Article très intéressant avec lequel je suis fondamentalement d’accord , toutefois comme souvent dans ce genre d’article la démagogie est de mise et c’est dommage car le message ne passe plus aussi bien.
    Par exemple, La réduction de 5 % ne correspond pas de tout à deux centimes comme mentionné dans l’article mais bien à 50 centimes pour un livre de poche et 1€ pour un livre grand format

    Il est je trouve dommageable quand on écrit un article à charge de ne pas être très précis dans ces propos en s’appuyant sur des faits
    Alors que , comme dit précédemment , je suis prête à payer cet euro supplémentaire pour avoir un conseil et l’opportunité de feuilleter le livre en question.

    • On rappellera que, dans ce qu’il est convenu d’appeler le « système actuel », le libraire touche 35 % du prix du livre, et l’auteur, moins de 10 %. J’ignore quelle est la marge d’Amazon, dans le cadre de Create Space, son programme d’impression à la demande, en revanche, je suis bien placé pour savoir que l’auteur touche 35 % du prix du livre. Cette rémunération est autrement plus équitable que celle mise en place par la chaîne (la bien nommée) du livre traditionnelle. J’ajouterais, à l’intention des cyclistes végétariens, qu’ils défendent fort bêtement (mais sont-ils autre chose que des idiots utiles des magnas de l’édition) un système qui envoie au pilon des centaines de milliers d’invendus chaque année, avec le gâchis de papier et de transport que cela génère. On aimerait connaître leur positon à ce sujet, il faut bien rire, parfois.

      • Non non non non non… Pas 35 % pour les libraires : entre 40% et 60% de marge (exigence de…. Gibert, je crois, pour ce dernier chiffre, mais négociable si on bataille assez fermement). Quant au % des Royalties chez les éditeurs traditionnels, elles sont généralement bien inférieures à 10%. Nous sommes davantage dans un 5 ou 6%, élevé dès le cap des 10 000 exemplaires passé (9 à 11 % avec de la chance). Selon mon expérience sur une petite cinquantaine d’éditeurs, il faut courir après plus de 60% d’entre eux pour obtenir les redditions de compte annuelles (sans parler du paiement des droits !). La marge chez Create Space (ou autres POD) dépendant du prix de vente fixé par l’auteur ou l’éditeur, on ne peut établir de comparaison, mais il est en effet possible de dégager 35 % et plus. Infiniment plus équitable, c’est vrai.

        En revanche, un bémol : Amazon n’est absolument pas épargnée par le système des retours (et donc du pilon) — qu’elle pratique en surcommandant certains titres à des confrères du POD. La gestion des commandes, laissée à la discrétion d’un algorithme qui se base non seulement sur les pré-commandes sur un titre en particulier mais aussi sur le flux de commande constaté sur l’ensemble du catalogue de *l’auteur* (!) est a sérieusement repenser.

        J’ai bien noté les attaques méprisantes sur les « cyclistes végétariens » et les « gauchistes », et puisque vous aimeriez « connaître leur position sur le sujet »… La voilà : Amazon (en particulier) ou le POD (en général) ne nous épargne pas le gâchis de papier. Mais l’exploitation des forêts, si tant est qu’elle soit durable, est pourvoyeuse d’emplois, ainsi que l’imprimerie (et tout le reste de la chaîne). Et tous ceux qui ont suffisamment creusé le sujet savent que l’édition numérique génère elle aussi sa dose de pollution et contribue à l’effet de serre.
        Et, donc, oui (n. b.)… Je suis absolument une de ces « gauchistes végétariennes ». Et dans la mesure où vous avez plus haut qualifié mes analyses de « parfaites »… à votre tour de sortir des clichés ?
        Le fait de prendre en compte tant les données écologiques que sociales dans le cadre de nos petits shoppings ne fait pas de nous des attardés ou des marionnettes, que je sache. Et j’oserais dire : bien au contraire.
        Par contre, dans la mesure où l’objectif premier de la littérature est *culturel*, je refuse d’inféoder tant ma façon de publier mes ouvrages que mes achats à un système complètement obsolète, qui ne cesse de demander une solidarité et une gentillesse dont il ne dispense, pour sa part, pas une once. La création, et tout ce qui en découle pour le lecteur en termes de plaisir / éveil / réflexion (etc. etc.) ne peuvent être prisonniers d’aucun système commercial. Et la librairie n’est que cela : la branche commerciale « traditionnelle » du système de diffusion de cet art en particulier. Rien de plus.

        Le cinéma a pesté sur la vidéo.
        Le commerce de détail a pesté sur la grande distribution / les supermarchés.
        L’analogique conspue le numérique.
        Et ainsi de suite, en rond, en rond… (manège interminable)
        Il n’y a que la Poste qu’on n’entend pas gémir sur la concurrence des e-mails (mais c’est normal : ils veulent se délester de cette branche peu lucrative pour devenir, essentiellement des banquiers ! 😀 )
        Mais qui, dans ce secteur livresque, s’inquiète ou se bat pour les *auteurs*, alors que sans eux rien de tout cela n’existe ? Qui enrage de la façon dont ils sont traités : de plus en plus ligotés par des clauses contractuelles constrictives ; de plus en plus téléguidés pour produire « ce qui se vend » et non ce que leur dicte leur inspiration (produisant donc toujours davantage de la littérature commerciale et mercenaire, de basse qualité) ; de plus en plus mal payés sous prétexte de la crise ; et inlassablement méprisés par tous les maquignons de la chaîne ? Pas grand monde. Et en tous cas pas les libraires.

        Amazon est un moulin à vent, un épouvantail commode. En fixant notre ire sur les débordements du Maléfique Grand Commerce nous nous donnons bonne conscience à bas prix. Mais les véritables problèmes et enjeux sont autres, et infiniment plus complexes à envisager, et contrer.
        Je crois que, fondamentalement, je suis choquée que l’on se soucie toujours davantage de ceux qui vendent l’art que de ceux qui le produisent. C’est là, de la part des auteurs, un joli syndrome de Stockholm, et de la part des lecteurs / consommateurs, un massif contresens.

        C’est aux politiques de s’occuper des impôts non payés d’Amazon. A ceux de cesser de se coucher devant les pressions, les lobbies et les solutions immédiates. Les consommateurs, eux, devraient peut-être cesser de pleurer sur le sort des vendeurs de volailles alors que *toute* la profession souffre de grippe aviaire. En bref : si vous voulez vos oeufs demain, pensez un peu plus aux *poules* que nous sommes, nous autres « gens de plume ». Demandez-vous, avant de pleurer sur les commerciaux, comment survivent les artistes, et quel est le dur chemin que doivent braver les livres pour vous parvenir. Le reste… « c’est de la littérature » (selon l’expression), et de la littérature… de m****, oserais-je dire.

        • Je pense que vous incluez dans la marge du libraire celle du diffuseur et du distributeur. Je persiste : l’impression à la demande génère infiniment moins d’invendus que les tirages souvent très optimistes des éditeurs. Pour le reste, j’avoue n’avoir jamais envisagé d’être un jour d’accord avec « une cycliste végétarienne », mais quand cela arrive, il faut bien le reconnaitre. Alors…

          • Eh bien Patrice… disons que lorsqu’un éditeur n’a _pas_ de distributeur / diffuseur, la marge demandée en première négociation est équivalente aux chiffres que je vous ai donnés. Notre structure fut, un long temps, auto-distribuée, et j’ai pu voir cela en direct. On ne nous a jamais proposé des marges aussi sympathiques (toutes proportions gardées) que du 35%. Du coup… lorsqu’un libraire réclame à un éditeur une marge allant de 40 à 60% de marge (qui serait en effet plus raisonnable comme somme des différentes marges détaillant + distributeur + diffuseur) il me semble que cela revient au même = considérations sur la part prélevée par la chaîne commerciale vs ce qui revient à l’auteur ?

            Pour ce qui est du tirage des éditeurs… (sachant que nous n’avons jamais rien envoyé au pilon, et réimprimions régulièrement), le problème est évidemment le seul de rentabilité à l’exemplaire. A moins de 1500 ex, c’est impossible, et à 4000 ex (chiffres que nous appliquions) on commence enfin à dégager assez pour ne pas trembler devant le comptable.
            Il ne faut pas considérer que les éditeurs impriment en quantité par « optimisme » (je connais peu de professions plus pessimiste et pleurnicharde que la nôtre 😉 ) d’autant que les invendus sont portés en actif, et donc que nous payons les impôts sur ces exemplaires en stock *comme si nous les avions vendus* + que les distributeurs nous font payer un ‘loyer’ pour les exemplaires en stock chez eux, au-delà d’un certain nombre. Nous le faisons parce que, sinon, cela nous revient trop cher à l’exemplaire.

            Mais dans l’absolu, je suis d’accord sur le POD. Nous sommes passés à ce système et ce n’est pas pour rien. Si la qualité suivait (ce qui n’est pas le cas, amha) et que certaines prestations n’étaient pas tarifées de façon ridicule (par exemple le prix de fabrication d’un « poche », totalement surévalué par rapport à un exemplaire grand format, ce qui est proprement crétin !) ce serait vraiment un principe idéal (pour tout le monde, y compris la Nature 😉 )

            / *gauchiste végétarienne*, s’il vous plaît ! Il y a des voitures électriques très bien, maintenant — pas de vélo pour moi 😉 )

            • Alors, les libraires qui ont pris mes livres (jadis) étaient aimables, car ils ne me réclamaient « que » 35 %. Pour ce qui est de la fiscalité des livres en stock, elle est aussi idiote que celle des stocks en général (on paye de l’impôt sur une valeur invendue… une belle connerie, mais la France, en matière économique, n’en n’est pas à une près !). Oui, l’impression à la demande est très coûteuse, mais 1/ mon garage n’est pas assez vaste pour stocker mes romans en attente de vente et 2/ Amazon est infiniment moins cher que la Poste pour l’envoi d’un livre au lecteur. Le prix du port balançant plus ou moins le surcoût de l’impression. La voiture électrique, j’aimerais, mais l’extraction du lithium pour les batteries bouzille le Chili, et il n’y en pas assez sur terre pour fabriquer toutes les batteries nécessaires au parc automobile mondial… Vaste débat, que nous n’ouvrirons pas ici.

  24. Quand j’ai un livre en français à acheter, je me renseigne sur amazon mais je le commande en librairie. Par contre en tant qu’anglophone, je n’ai pas trouvé le moyen de commander des livres ici en France sans passer par amazon. Des idées ?

  25. J’ai une « librairie fétiche », où je vais une fois par an (elle est à 600km de chez moi), et d’où je repars les bras chargés de livres. Ce libraire connaît CHAQUE livre qu’il met en vente, je peux le certifier… Tous les ans, mon plaisir est d’y passer près de deux heures à éplucher les nouveaux titres, à discuter avec lui pour obtenir des conseils (et prendre des nouvelles de son commerce qui malheureusement n’existera bientôt plus).
    Là où j’habite, en région parisienne, j’ai voulu boycotter Amazon et me rendre chez une libraire y commander mes livres. Elle se les procure sur… Amazon. J’ai laissé tomber…

  26. J’aimerais bien ne pas commander de livres sur Amazon. MAIS : je lis en anglais (c’était mon métier), et des livres en VO, d’occasion, à 4 ou 5 € l’exemplaire (frais de port compris), avec un choix énorme, je n’en ai trouvé nulle part ailleurs, librairies françaises locales ou sur Internet comprises.

    • Bonjour, ayant fait des études d’Anglais j’ai du lire beaucoup en anglais, à l’époque les professeurs nous recommandaient la librairie Galliliani à Paris, j’y ai trouvé tout ceux que je cherchais et plus, et continue à passer chez eux.
      En espérant que ça peut aider.

  27. Merci pour ce rappel, ce qui me semblait évident…bien sûr, pour les cas particuliers, ok(voir au dessus) mais certains en ont vite fait un réflexe, achats-sur-internet oblige. .
    Il est temps de peser le poids de chacun de nos actes.

  28. Hi, Would be happy to avoid to buy my books on amazon however there is only big retailer, here in UK and very little bookshops. It is very sad! Any solution to suggest? 🙂 Thanks

  29. J’apprécie sur la toile vos commentaires. Le prix du livre en France est très encadré par rapport aux autres pays. Cependant j’ai l’impression d’assister aux même combat qui a opposé celui de la grande distribution aux commerces dit de proximité. Comme le poulets aux hormones, la particularité littéraire finira sans doute dans la soupe nauséabonde de l’uniformité et de la médiocrité de l’amazonie. De là, à croire que d’ici une vingtaine d’années des robots écriront les best de la dernière soupe d’amazon. Moi, le ringard des causes perdues, le personnage qui ne veut pas vivre avec son temps, je vais chez le libraire… Je combat Amazon après avoir combattu E.Leclerc.
    L’histoire n’a pas fait que des siècles glorieux… Il a même créer la démocratie quand le peuple l’investissait.

  30. Je viens de lire l’article et les commentaires et je suis partagé. Car en fait, je pense qu’il ne faut pas juste opposer Amazon aux libraires indépendants, les services rendus ne sont pas les mêmes. je suis entièrement d’accord que de voir les meilleures ventes peut laisser perplexe mais on n’empêchera jamais les gens à acheter des mauvais livres suite au matraquage marketing. Si ce n’est pas sur Amazon, ce sera au supermarché ou à la FNAC… Pour ma part, j’achète un maximum de livres en librairie mais je peux utiliser Amazon pour des livres rares ou épuisés que je ne trouve que là, d’où la complémentarité. Mais je suis conscient que si Amazon ne faisait que du « second marché » il ne vivrait pas longtemps. Le problème est bien compliqué et je crois qu’il faut faire confiance aux bonnes librairies et à leurs clients éclairé, je connais des librairies qui se portent bien et dans lesquelles on se rend toujours avec grand plaisir.

  31. Bonjour,
    Personnellement Amazon est entrain de tuer le boulot de mon copain. Il travaille pour une petite libraire en ligne spécialisé en BD, créée à la suite des librairies dites « physiques » du même nom. Malgré les avis et les coups de coeurs de libraires, les conseils (même sur un site en ligne!), des frais de ports offert à une association caritative, sa « boite » ferme très certainement à la fin de l’année. C’est dommage, je trouve, car cette start-up (même si elle est en ligne) avait la possibilité de toucher un public qui n’a pas forcément accès à ce type de librairie spécialisée (il y en a peu en France au fin fond de la creuse par exemple). Ils sont 3 pour faire tourner le site. Ils vendent plus qu’une librairie traditionnelle mais impossible de tenir tête face à Amazon, ça coule. Toujours plus de choix, toujours moins cher avec des frais de ports à 1 centimes partout dans le monde…

    Comme il le dit, Amazon ne leur fait pas concurrence, Amazon essaye juste de tuer la concurrence.

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