COMMENT LE VÉGÉTARISME A CHANGÉ MA VIE

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{I did it!} Comment le végétarisme a changé ma vie : le témoignage de Sarah

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Coucou à tous !

Aujourd’hui, je me suis rendu compte que cela faisait belle lurette que je n’avais pas alimenté la rubrique {I did it !} de ce blog… Et pourtant, ce ne sont pas les témoignages qui manquent ! J’avoue crouler en ce moment sous les courriels (pas que pour cette rubrique, rassurez-vous) et, comme je croule également sous le travail (moi et mon problème de vouloir être sur tous les fronts à la fois…), je me suis plus ou moins mise en grève des mails… Ne vous inquiétez pas, un jour (quand les poules… hum !), je parviendrai à répondre à tous les messages qui m’attendent, notamment tous ceux qui ont trait à cette belle rubrique. En attendant, je tente de rattraper mon retard en vous proposant un magnifique témoignage reçu il y a déjà quelques mois, mais que je ne pouvais plus longtemps garder pour moi.

Vous y rencontrerez Sarah, dont j’ai tout de suite aimé l’enthousiasme et le petit zeste de folie, ancienne professeur d’anglais reconvertie en… je ne vous en dis pas plus ! A vous de le découvrir dans cet article ! 

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J’ai aimé le saucisson.

Adoré le poulet rôti.

Mangé au MacDo.

Vénéré le jambon-beurre.

Tartiné des rillettes sans compter.

Avec délice, sans réfléchir, comme tout le monde.

Il ne m’avait jamais traversé l’esprit qu’il pouvait en être autrement.

J’ai 29 ans alors.  Il me semble avoir fait du chemin pourtant. J’ai quitté Paris. Je vis dans le Cantal. Mon compagnon cultive notre potager. Nous nous intéressons à la culture biologique. Je fais notre pain, des confitures, des conserves lacto-fermentées, je cueille des plantes sauvages… et je continue de manger de la viande deux fois par jour. Je ne me pose pas de question.

Nous attendons notre premier enfant… et ce petit être qui pousse au fond de mon ventre nous questionne et nous bouleverse. Quel monde demain pour ce bébé qui vient ? Et puis, un membre de la famille nous offre We feed the world. Le documentaire, inspiré des travaux de Jean Ziegler, propose une certaine vision de l’agriculture moderne. Je ne me suis jamais remise de ce film. Douze ans plus tard, il est toujours là, inscrit dans ma chair. A l’écran, une femme explique qu’on lui a retiré ses terres. Son mari est parti travailler en ville. Pour tromper la faim de ses enfants, le soir, elle fait bouillir de l’eau, longtemps. Elle mélange patiemment une soupe imaginaire, racontant à ses petits une histoire jusqu’à ce qu’ils s’endorment. J’ai pleuré. De honte, de culpabilité, de chagrin. Je faisais donc partie d’une partie du monde qui, par ses pratiques alimentaires, affamait une autre partie du monde. J’ai réfléchi en boucle, me répétant: « je vais envoyer de l’argent ». Oui, mais à qui ? Je veux aider cette femme. Ses enfants. Je veux changer les choses. Il le faut…

C’est illusoire. C’est vain. Je ne sais pas comment faire. Je suis plongée dans le chagrin.

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Les jours passent. Je digère, j’analyse, je réfléchis. Et je décide de devenir végétarienne. De ne plus manger de viande. Jamais. Pour marquer mon désaccord, ne plus participer à ce système, témoigner d’un autre monde possible. Pour dire à cette femme qu’elle est mon égale, ma sœur, que je ne veux pas qu’elle souffre ainsi.

Et vous savez quoi ? Je n’y parviens pas. Je ne réussis pas, du jour au lendemain, à changer de régime alimentaire. Je tiens trois jours et c’est plus fort que moi, je mange de nouveau de la viande. Je ne suis pas à la hauteur de mes principes… Je me sens minable.

Devant cet échec, je change de tactique – je vais manger de moins en moins de viande, comme on arrête de fumer. Ma viande sera locale et biologique. Pourtant, quelque chose au fond de moi continue de vouloir aller plus loin. Cela me prendra quatre ans. Cuisinière passionnée, je suis complètement perdue : que cuisiner à la place de pot-au-feu, de la blanquette, du poulet-frites ? Que mettre dans les sandwiches ? Que préparer pour les fêtes ?  Mes repères culinaires, tout ce que j’avais appris, cet héritage culturel précieux venu des mes aïeux : rien ne semble plus valable.

A l’époque je n’ai pas entendu parler des protéines végétales, du tofu, encore moins du seitan ou de tempeh.  Je pars de zéro. Je dois tout apprendre, sans sacrifier à ma passion du goût. Au contraire.

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{I did it!} Comment le végétarisme a changé ma vie : le témoignage de Sarah

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Certaines rencontres sont alors décisives.

Ma grande amie Sophie, végétarienne depuis l’enfance, m’aide. Elle ouvre des pistes. Attentive, respectueuse, sans porter de jugement, elle m’accompagne sur ce chemin. Je me souviens de la première fois où je suis rentrée dans sa cuisine… J’ai regardé ses étagères en pensant que j’étais tombée chez des extra-terrestres.  Du gomasio ? Des lentilles corail ? Du tahin ? Des graines germées ?

François Couplan, ethnobotaniste, compte beaucoup aussi. A distance, par les livres, puis dans les montagnes, lors d’un stage de cueillette. Il change radicalement mon regard sur le monde végétal et sa place dans le règne du vivant. Grâce à lui, je ne regarde plus les herbes de la même façon, je me suis prise de passion pour la cuisine des plantes sauvages comestibles et mon admiration pour les végétaux est désormais immense.

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{I did it!} Comment le végétarisme a changé ma vie : le témoignage de Sarah

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Alors 12 ans plus tard ?..

Je suis végétarienne, parfois végétalienne durant plusieurs mois, mais ce qui est sûr, c’est que je ne mange plus jamais de viande. Je n’ai pas encore réussi à me passer totalement de fromage. Je suis bienveillante avec moi-même. Le chemin que je n’ai pas encore fait, je le ferai, le temps va venir. Je dois encore avancer.

Mon entourage proche, mon mari, mes enfants, ne sont pas végétariens. Ils comprennent ma démarche, la respectent, me soutiennent. Ils font des efforts au quotidien pour consommer moins de produits animaux, ce qui est très important à mes yeux. Ce parti pris de ne plus manger de viande a pu sembler radical à certains, surtout sur un territoire d’élevage, mais je l’ai aussi fait pour mes enfants. Pour qu’ils sachent, qu’ils réfléchissent et qu’ils ne considèrent jamais la consommation de produits animaux comme un acquis. Et je vais vous dire : ils raffolent de mon seitan (baptisé par leurs soins « le seitan qui tue sa race »), ils adorent mes bouchées au tandoori, ils se battent pour mes nuggets, ils se damnent pour mes crèmes glacées…. entièrement véganes ! Je suis fière de mes petits.

Car mon amour de la cuisine ne faiblit pas. Il grandit, finit par devenir une très grande passion. La cuisine végétale m’a ouvert de fabuleux horizons, qui nourrissent tous les jours mon imagination débridée, mon besoin quotidien de créer et de combler l’appétit des mes enfants. Les possibilités sont infinies, plus belles les unes que les autres. Arrive alors ce qui devait sans doute arriver, sans préméditation… Après quinze ans en tant que professeur d’anglais dans les collèges et les lycées de France, des années de projets, d’ateliers théâtre, photo, vidéo, des voyages dans toute l’Europe, des rencontres magnifiques, de belles amitiés avec mes élèves devenus grands… je raccroche.

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{I did it!} Comment le végétarisme a changé ma vie : le témoignage de Sarah

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Je suis alors fatiguée de mon travail d’enseignante, j’aspire à une autre vie professionnelle et je réfléchis depuis plusieurs années à changer d’activité… avant que l’amertume ne me gagne, avant que ce métier ne devienne plus qu’alimentaire, avant de ne plus avoir envie.

Plusieurs fois, mes proches, me suggèrent d’ouvrir un restaurant. Et pourtant, ce n’est pas ma voie, je ne me reconnais pas dans ce projet. C’est mon amie Sophie, là aussi, qui parvient à me guider. Elle qui, un jour, devant mon désarroi, me dit: « Sarah, qu’est-ce qui est important ? Quelles sont tes valeurs ? ». Ces deux questions me bouleversent. Je mets un certain temps à y répondre. Plusieurs mois, peut-être une année. Au fond de moi, l’élan est là. Je ne sais simplement pas que je peux en faire quelque chose. J’ai besoin d’encouragements. Sophie me les donne. J’ai besoin de soutien. Marco, mon mari, me l’offre sans compter. J’ai besoin de bonnes fées. Il y a en a et je les remercie infiniment, car ce sont elles qui croient en moi et me poussent alors à me lancer.

C’est ainsi que, par une belle journée, je décide de raccrocher ma blouse d’enseignante et de devenir… créatrice culinaire !

Dès lors et depuis plus d’un an maintenant, dans mon labo-cuisine-de-recherche-expérimentale, je mijote, je cogite, j’invente, je rêve d’une cuisine végétale pour le plus grand nombre. Je transmets mon amour de la cuisine et du végétal, je propose des outils, j’enseigne des techniques pour faire soi-même. J’écris également des articles pour la presse, je prépare des livres, j’aide les restaurateurs à penser des menus aux saveurs végétales, je travaille avec des chercheurs pour les aider à comprendre les enjeux de ces nouvelles pratiques alimentaires et j’interviens en tant que formatrice à la cuisine végétale. Cette activité professionnelle réunit à merveille toutes mes passions. Cuisiner, inventer, écrire, peindre… En deux mots – créer et transmettre. J’ai toujours été toutes ces choses à fois, sans même imaginer un jour qu’il me serait possible de les réunir, et encore moins d’en faire mon activité professionnelle. A mon échelle, j’essaie maintenant de faire ma part, pour que, demain, chacun puisse mettre moins de produits animaux dans son assiette.

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{I did it!} Comment le végétarisme a changé ma vie : le témoignage de Sarah

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Des doutes ? Des peurs ? J’en ai toujours ! Certains soirs, je me couche en me disant que je suis complètement inconsciente, complètement zinzin, que je n’y arriverai jamais. Le lendemain, je me lève et je constate que je suis toujours fofolle, mais que, sans ça, je n’aurais jamais eu eu le courage de mettre ce projet en œuvre !

Voilà, c’est ainsi que je mets désormais toute ma passion dans la cuisine végétale. Pour la faire aimer. La rendre belle, accessible, désirable. Pour aider celles et ceux qui souhaitent mettre moins de viande dans leur assiette à le faire avec simplicité et plaisir. Pour faire en sorte que, demain, j’aie participé à un moindre impact environnemental de notre alimentation, à moins de souffrance animale, à plus de dialogue avec le monde végétal.

Alors, je n’ai qu’une chose à dire… je suis heureuse de mes choix.

Quelle folie… Quelle joie !

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{I did it!} Comment le végétarisme a changé ma vie : le témoignage de Sarah

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Et voilà ! J’espère que vous avez aimé le témoignage de Sarah, que j’ai trouvé particulièrement fort et poignant, tout en étant empli de petites graines de positivité que l’on a envie de semer sans trêve à travers le monde ! N’hésitez pas, si vous avez des questions ou des commentaires, Sarah et moi y répondrons avec plaisir ! Un grand merci à elle, surtout !

En attendant, ne manquez pas de retrouver Sarah :

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Et vous, you dit it ?

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58 réflexions sur “COMMENT LE VÉGÉTARISME A CHANGÉ MA VIE

  1. Quel beau témoignage ! J’apprécie que Sarah nous fasse part de ses difficultés, elle est si sincère !
    On la sent heureuse et apaisée.
    Merci de nous faire rencontrer de si belles personnes !

  2. Les bonnes fees , les belles rencontres j’y crois. Cet enthousiasmant témoignage en est la preuve!
    Sarah je me reconnais dans ton témoignage. Sauf que pour ma part j’en suis a la phase  » changer oui mais pour faire quoi? »
    Merci a Ophélie et toi de nous faire partager ce moment de bonheur et d’espoir!!

  3. Magnifique, j’en ai des larmes dans les yeux et des poils hérissés. Quel beau témoignage!! Merci d’avoir parlé des difficultés, c’est vrai que ce n’est pas forcément simple…
    Je vais découvrir son blog moi aussi

  4. non mais Sarah bravo !!!!
    et que tu es belle !! ton sourire illumine!! bravo à toi !!
    nous n’habitons pas si loin l’une de l’autre, dès que je peux je passe te faire un coucou !!! 😀
    continue et à très vite sur ton blog !!
    merci Ophélie pour cette découverte 😉
    hop!! partagé sur mon groupe fb !!!!!!

  5. Ça fait du bien de lire ce genre de témoignage, de se dire qu’on peut faire différemment. Et si moi je ne pense pas ne plus manger de viande un jour, j’ai conscience qu’il faut diminuer les quantités, changer notre alimentation. Et moi aussi je cherche à ce que je pourrais faire comme activité professionnelle qui ferait avancer les choses. Mais c’est difficile, ça prend du temps. Merci à Sarah !

  6. Je me reconnais dans le témoignage de Sarah : J’ai 72 ans et cela fait une douzaine d’années qu’après une vie sans questions sur mon alimentation de carnivore (que j’adorais), je me prends en plein cœur un reportage sur le transport ignoble des animaux de ferme vers l’abattoir … Une évidence s’impose : plus jamais participer à ça par mon mode d’alimentation . Je n’ai pas eu trop de mal à sauter le pas en ce qui concerne la viande , mais ce fut plus dur pour le poisson . Maintenant totalement végétarienne , j’ai aussi supprimé les fromages et les laitages et je fais gaffe à la provenance des œufs . Je suis heureuse de ce chemin parcouru et pour rien au monde je ne reviendrais en arrière : mon seul regret , avoir pendant tant d’années eu ma conscience cadenassée !

  7. Ce témoignage me touche car je pense depuis plusieurs mois maintenant à ne plus consommer de viande, car cela contrarie mes valeurs, sans pour autant avoir réussi à dépasser le cap de la pensée (ben oui, le saucisson, les burgers..;on est un peu accros et conditionnés à force..!) Ca me fait du bien de lire un article non culpabilisant et sincère sur les étapes qui sont parfois nécessaires pour se tenir à son but (trop de discours moralisateurs-intégristes,lus sur certains sites ou blogs, ont tendance à me braquer et me décourager plutôt qu’autre chose…) Je crois que je vais repenser souvent à cet article, pour « maturer » ma décision et peut-être passer le cap 🙂

  8. Ma prof au collège ! Ce témoignage m’a émue, j’ai l’impression de me poser les mêmes questions, de ressentir la même culpabilité parfois.. Je suis admirative !

  9. Quel élan, quelle passion !!!
    Et je parle autant de Sarah que de toi, Ophélie.
    C’est un autre monde fabuleux que je découvre, un peu le même qu’ici mais en condensé, avec des couleurs qui font ENVIE !!!!
    Merci pour le partage de ce témoignage.

  10. magnifique témoignage, j’en ai presque les larmes aux yeux. Je suis dans la meme demarche à la maison, pas évident avec les enfants, qui mangent aussi souvent chez leurs mamies… J’ai cuisiné hier pour la première fois une sauce type bolognaise avec des proteines de soja. Mon mari a bcp aimé:)

    • Ah les enfants… je leur fait des petites farces de mon cru parfois!!! Ils font leur chemin eux aussi, je voudrais qu’ils trouvent leur voie sans qu’on décide pour eux… Tous mes encouragements!!! 🙂

  11. J’aime beaucoup ce témoignage d’une expérience personnelle vers la liberté d’être , la liberté de devenir vraiment qui on veut être et de mener une vie en cohérence.

    Merci Ophélie de nous partager ce témoignage et merci Sarah pour l’espoir que tu nous donnes par ton exemple.

  12. Bonjour Sarah, félicitations à toi! Bravo pour ton courage! Je me retrouve à travers ton témoignage, à travers ton engagement. Tu parles avec ton cœur et nous transmets plein d’amour. Cela fait un bien fou ! 😃
    Je suis moi aussi une follasse végétarienne/vegetalienne, une éternelle enfant révoltée, curieuse, et assoiffée de connaissances culinaires et autres. J’ai moi aussi, pour but, de mettre en place une activité professionnelle qui soit en adéquation avec moi. La peur me freine un peu, mais quand je lis des témoignages comme le tiens, cela me donne du peps! Merci Sarah ! 👍🙌
    Bonne continuation à toi.

  13. BRAVO SARAH!!!!! Merci pour ce partage! Je suis allée sur le site de Sarah, et vais m’en inspirer dès ce weekend pour préparer de délicieux plats à mes chéris (enfants + mari), qui eux ne sont pas (encore!) végétar(l)ien; Ce témoignage me donne aussi de l’espoir pour trouver ma v(o)ie. Bonne continuation,

  14. Je suis bien heureuse d’imaginer que ce témoignage peut donner l’envie à d’autres d’avancer. C’est parce qu’on m’a montré le chemin un jour, avec douceur, avec respect, que j’ai pu faire le mien. Il continue d’ailleurs, en zigzag, en détours et c’est tous les jours une nouvelle aventure!!! Je vous envoie beaucoup d’affection à tous.

  15. Chouette témoignage. Tout ça fait réfléchir sérieusement et justement, je réfléchi…
    Je suis en plein questionnement: comment faire pour réduire notre consommation de viande (avec 4 carnivores qui se plaignent de ne pas avoir mangé si le repas ne comporte pas de viande)? Comment vais-je nous faire tendre vers le végétarisme? Comment convaincre mes 4 hommes?
    Je fais les choses pas à pas: j’ai commencé à révolutionner la garde-robe (cf le défi du lundi), puis la salle de bain. Jusqu’à présent, tout est bien passé. Mais la révolution dans la cuisine… comment m’y prendre?
    Si vous avez un chouette livre de recette végétarienne avec des ingrédients faciles à trouver et sans trop de tofu (personne n’aime à la maison, moi comprise), je suis preneuse. Merci 😀

    • Florence, pour commencer je te propose de feuilleter l’excellent LES SAVOIR FAIRE DES LA CUISINE VÉGÉTARIENNE de la géniale Clémence Catz. J’ai plein de livres, et c’est toujours celui-ci que je conseille à mes élèves. Si tu veux d’autres références, fais-moi signe. 🙂

  16. C’est vraiment génial ce témoignage. C’est probablement une des rares fois où le temps -long- y est aussi bien décrit. Personnellement je m’identifie beaucoup. Je veux y aller progressivement dans le vg et ça ne m’étonnerait pas que ça mette 4 ans. Je suis aussi dans une phase de remise en cause d’un peu tout : mon job, mon lieu de vie, qu’est-ce que je veux faire dans la vie? J’ai beaucoup d’options et ce n’est pas évident de choisir.

  17. Merci pour ce témoignage qui inspire ! Quel courage ! Abandonner son confort pour assumer ses valeurs !
    Mon mari et moi-même sommes devenus végétariens en janvier 2015 après un repas de fête, celui de trop. On avait fait une première tentative en 2014 qui s’est soldée par un échec. Mais cet échec nous a aidé. La tristesse, la culpabilité et le dégoût qu’il a suscités nous ont aidés à prendre une décision définitive, à laquelle nous n’avons plus dérogée.
    Alors qu’à l’origine, je souhaitais uniquement ne plus contribuer à un système que j’assimilais à des camps d’extermination d’êtres vivants et sensibles, j’ai appris, par la suite, les répercussions écologiques et sociales de ce système. Quel choc d’apprendre que des enfants sont morts de faim à cause de mon steak de viande ! Et pourtant, je me rappelles très bien avoir questionné mes parents sur la famine. Comment était ce possible ?! Qu’est ce qu’on pouvait faire ?!
    C’est une sacrée aventure que le végétarisme, des déboires mais surtout des découvertes qui n’en finissent pas.
    Et nous sommes surpris… d’être plus heureux !!! C’est comme si on avait ouvert la porte, dans notre cœur, à un rayon de soleil. Nous avons les mêmes difficultés de la vie qu’avant, mais elles sont plus légères, plus faciles, moins dramatiques, un peu mieux acceptées et assumées…

  18. merci, merci pour ce témoignage qui résonne en moi,même au loin mais qui résonne tout de même, car oui je suis en désarroi et perdue également, végétariens depuis un peu plus d’un an, avec mon mari et mes enfants ce n’est pas forcément facile, on lit, on se renseigne et c’est moi, seule, qui suis « responsable » de l’organisation des repas, des achats culinaires, cette tâche est lourde, je suis maman au foyer de 4 enfants, mes malgré les lectures, les vidéos, les sites, les blogs, je me sent seule
    donc je réfléchis à diminuer Internet et passer à l’acte mais seule pas si facile que ça, je dois apprendre à me faire confiance
    alors encore merci pour ce témoignage 🙂

    • Belinda, peut-être tu pourrais te rapprocher d’un groupe qui cuisine végé? Est-ce que tu aurais ça près de chez toi? Mes élèves me disent souvent qu’ils passent à l’acte après être venus prendre un cours. Ils refont tout de suite les plats en rentrant. Je crois que cuisiner avec quelqu’un d’autre plus expérimenté aide vraiment beaucoup, surtout à démarrer. Surtout donne-toi du temps, inutile de se mettre la barre trop haut, de se décevoir, et de se décourager. Il faut y aller à son rythme en fonction de ses réalités propres et quotidiennes. Courage, je suis de tout coeur avec toi. Je suis sûre que tu vas avancer!

  19. Superbe témoignage avec tous les hauts et les bas qu’il faut pour arriver à un beau résultat. C’est vraiment motivant de se rappeler qu’on va tous à notre rythme et qu’il faut avant tout suivre son chemin avec bienveillance. Merci à l’interviewée et l’intervieweuse!

  20. Un très beau témoignage qui m’a bouleversé et impressionné aussi, Il faut en avoir de courage pour changer d’activité professionnelle et surtout pour se lancer dans un tel projet… Un seul mot : BRAVO 🙂

  21. Merci pour ce beau témoignage. J’ai un régime similaire au tiens aujourdhui. Sauf que je craque pour du saumon , très rarement mais j’espère pouvoir men passer cplt dans qq mois ..😊

  22. C’est un témoignage très intéressant, et qui rappelle bien que c’est le genre de décision à prendre car on y croit au fond de soi, pas pour suivre ou mode! Je n’ai jamais aimé la viande, et n’en mange actuellement presque plus, et même si j’assume mon choix sans problèmes, il est parfois difficile d’entendre les diverses remarques et commentaires de tout- un chacun!

    Amy

  23. Ping : Graines vertes #4 | Échos verts

  24. Excellent témoignage ! Ca fait rêver. 🙂 Je suis végétalienne depuis deux ans et demi et je réfléchis justement à un changement professionnel pour être en accord avec mes convictions. Sans me lancer dans une activité indépendante, je ne vois malheureusement pas ce que je pourrais faire surtout que j’avance en âge et que la cinquantaine pointe à l’horizon. Merci à vous deux de nous avoir fait partager cette tranche de vie.

  25. Merci Ophélie pour ce témoignage touchant!!! Et à Sarah de nous avoir fait partager son vécu .
    Je vais faire animations culinaires ce week end à Orléans et j’ai acheté ton livre dont je me suis inspirée pour quelques recettes . Je vais le présenter et te citer bien sûr pour toute recette que je vais utiliser mais je voulais tout de même ton autorisation écrite . Dois je écrire également à la Plage pour leur demander l’autorisation?
    Merci de ta réponse
    Colette
    http://savoureznatureetbio-org.over-blog.com/

      • Si ça ne pose pas de problème que j’ai présenté tes recettes ton livre et ton blog sans avoir eu ton accord préalable!! J’espère que ça te fera une bonne pub. En tous cas ça a été une bonne découverte pour beaucoup de personnes, à commencer par moi quand je l’ai reçu et ai testé et fait goûter à des récalcitrants qui ont aimé!!
        à bientôt

  26. Je ne suis pas végétarienne, mais j’y pense de plus en plus. Et comme Sarah, je ne pense pas y arriver d’un coup.
    Cependant, sans vraiment me fixer d’objectifs, j’ai remarqué que je mangeais je moins en moins de viande. Environs 2 fois par semaine…contre 4 (de base je ne suis pas non plus une grosse carnivore).
    J’envisage également de changer de métier dans les années à venir (je m’oriente tout doucement vers la phytothérapie).
    De plus, depuis 2 ans, je couds et tricote mes vêtements. C’est bête à dire mais ça me fait du bien de penser que je n’exploite personne pour fabriquer ce que je porte. Je fais même de plus en plus attentions à la provenance de la laine que j’achète (pour le tissu c’est plus difficile).

    Cependant le changement ça fait peur. Mon entourage adoré la viande et ils se moquent un peu quand je prône le bio.
    Lire des articles comme celui-ci me motive vraiment!
    On vit dans un monde de plus en plus cruel, dominé par l’argent. On mange mal…les gens se bourrent de médocs…mais malgré tout, il y a aussi de plus en plus de gens comme Sarah qui veulent changer les choses à leur échelle et vivre mieux. Et moi, je trouve ça juste génial! Ça donne de l’espoir, vraiment!

  27. C’est merveilleux et très bien raconté. De mon côté cela fait depuis 2007 que j’ai arrêté la viande et le poisson, ma cuisine est beaucoup plus riche aujourd’hui qu’il y a 8 ans sans aucun doute, je me suis ouverte aux cuisines du monde et c’est un régal des sens !

  28. Wahou bravo Sarah ! J’adore ce témoignage, je m’y reconnais autant pour le passage au végétal que pour se donner les moyens d’accomplir ce qui est important pour nous, de concrétiser nos projets ! Merci 🙂

  29. Bon bah voilà, j’ai pleuré. C’est vraiment pas facile ce genre de changements, je pense que ça fonctionne par déclics. Je suis moi-même en transition, le volet qui pêche encore c’est le volet social.. je n’arrive pas à dire à ma famille que je suis végétarienne alors que ça fait plus d’un an qu’aucun animal mort n’a passé l’entrée de ma maison ^^’ Enfin ça viendra… En tous cas voilà une lecture qui fait du bien à mes convictions ! Bravo Sarah 🙂

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