COMMENT LE VÉGÉTARISME M’A SORTIE DE L’ANOREXIE

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I did it ! Pauline TCA | Antigone XXI

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Bonjour à tous !

Je n’avais pas prévu de publier un nouveau témoignage dans la rubrique I did it ! sitôt après le premier, mais il semble que vous ayez tellement apprécié l’idée que je n’ai pas pu résister à vous en proposer un second… que j’ai particulièrement aimé !

Aujourd’hui, c’est encore une Pauline (non, toutes mes lectrices ne s’appellent pas ainsi) que j’accueille sur mon blog, mais pour un récit très différent et non moins fort. Le récit d’une jeune femme parvenue à sortir de l’anorexie et des troubles du comportement alimentaire grâce à sa rencontre avec le végétarisme, puis le végétalisme. Après des années où manger était devenu synonyme de souffrance morale et physique, Pauline s’est tournée, par empathie et choix éthique, vers le végétarisme : aurait-elle imaginé que ce chemin de vie allait la guérir des troubles qui la rongeaient ? Je vous laisse avec son très beau texte.

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Bonjour, je m’appelle Pauline, j’ai 20 ans, et j’ai des troubles du comportement alimentaire. (bonjouuur Pauliiine…) Je vous rassure tout de suite : ça appartient plutôt au domaine du passé, même si ce genre de choses laisse, je crois, une empreinte permanente sur la vie. Ca a commencé en seconde, alors que je rentrais au lycée avec quasiment deux ans d’avance sur mes camarades de classe, et venant d’un collège éloigné de plus de 75km, ce qui réduisait mes chances de croiser des visages familiers à virtuellement zéro. N’ayant jamais été très à l’aise dans la vie en général, toujours en décalage de par mon âge et mes expériences, j’ai très mal vécu cette coupure, ce changement d’environnement. J’avais 13 ans, c’était la période nulle de l’adolescence, de la puberté, du corps qui change et ça ne se mélangeait pas bien du tout dans ma tête. Comme au lycée, je n’avais (toujours pas) d’amis avec qui partager mon temps, que je subissais du harcèlement scolaire de la part d’élèves et de profs, j’ai fait une légère (grosse) dépression, et j’ai arrêté de manger.

Comme ça, pof.

Dans ma petite tête d’ado rationnelle et pas stupide, j’ai décidé que c’était une perte de temps. Tant que je pouvais me lever le matin et vivre mes journées, je n’avais pas besoin d’ingérer plus que le strict minimum, et je passais tout ce temps gagné à ne pas manger le nez dans mes livres, là où c’était le plus confortable d’exister. Comme je n’avais pas du tout envie de maigrir — au contraire, je ne savais que trop bien que je maigrissais trop — j’ai mis plusieurs années à me rendre compte que ce que j’avais vécu, à cette période-là, c’était de l’anorexie. Selon l’Inserm, l’anorexie « correspond à des critères bien précis » et j’étais loin de les remplir tous. Si je refusais de manger trop, je mangeais quand même. (Un peu. Surtout des liquides, et plus tard, des quantités astronomiques d’œufs sous toutes leurs formes) Je n’avais pas une perception déformée de mon corps : le fameux cliché de l’anorexique ultra maigre qui se voit grosse dans le miroir est non seulement offensant pour les personnes grosses, mais surtout pas symptomatique de toutes les formes d’anorexie. J’avais un très faible IMC, mais j’étais toujours réglée (l’aménorrhée est un symptôme très fréquent de l’anorexie et souvent révélateur pour les personnes extérieures attentives), et puis surtout, je n’avais pas l’impression d’avoir un comportement anormal. Ça, par contre, c’est un symptôme très parlant des TCA (Troubles du Comportement Alimentaire).

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Quand j’ai arrêté de m’alimenter, je n’avais aucune idée de ce que je faisais, et j’ai mis très longtemps à me rendre compte que ce n’était pas normal, parce que ça ne correspondait pas à ce que je lisais sur l’anorexie ou la boulimie. Je n’avais pas envie de maigrir, et je ne me forçais pas à m’affamer. Mais j’étais bien en réalité dans le contrôle de moi-même, ce que je n’ai réalisé que bien plus tard, avec une thérapie et beaucoup de soutien. Je vivais une période très difficile où les changements se bousculaient beaucoup trop vite. Projetée en dehors de ma zone de confort, mon comportement alimentaire était une manière pour moi de contrôler ce qui m’arrivait, et de rester maîtresse de certaines choses, alors que j’avais l’impression que tout le reste m’échappait.

Ce petit manège n’a pas duré très longtemps, à peine quelques mois. Mes parents, très inquiets et avec raison, m’ont inscrite dans un autre lycée, dont le fonctionnement ressemblait plus à mon collège (après tout, j’étais encore une enfant), et où je n’avais pas la possibilité de passer les déjeuners. Ce n’est pas pour ça qu’ils l’ont choisi — plutôt parce qu’il avait une équipe d’enseignants spécialisés dans l’accompagnement des enfants précoces — mais ça m’a peut-être un peu aidée. J’ai recommencé à manger doucement, mais pendant un an encore mon comportement alimentaire était vraiment erratique. Je mangeais jusqu’à trente œufs par semaine, et quasiment rien d’autre à part des tasses de bouillon. A la cantine, je faisais acte de présence, mais je ne mangeais que les féculents. Non, rien de tout ça n’avait de sens sur le plan nutritionnel, mais c’était tout ce que j’étais capable d’ingérer.

J’ai mis littéralement trois ans à accepter que j’avais souffert d’anorexie. Pendant un moment encore, j’ai pensé que tout ça était derrière moi, mais cette période d’anorexie puis de troubles alimentaires divers (binge eating, restrictions, dysmorphisme…) avaient évidemment laissé des séquelles. Je n’avais plus aucun plaisir à manger, je voulais toujours expédier ça le plus vite possible et la saveur des plats ne m’intéressait pas. Je n’aimais pas mâcher, je n’aimais pas les textures fibreuses, je n’aimais pas le gras… avec le recul, je n’aimais pas grand-chose, et je mangeais sans en avoir le cœur. Quand je mangeais « trop », j’avais envie de vomir et je me trouvais très grosse, écœurante. Ironique, pour quelqu’un qui avait sombré dans l’anorexie sans ce problème de dysmorphisme. Il y avait encore du chemin à parcourir.

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Trois ans après le début de mes problèmes alimentaires, je suis rentrée à la fac, le bac en poche, persuadée que j’allais faire une brillante carrière universitaire. J’ai emménagé dans un petit studio étudiant à 1 minute de ma fac, mon frigo était soigneusement rempli par ma maman qui m’aidait à faire les courses, et on y trouvait quelques viandes, beaucoup de produits laitiers, et des trucs facile à faire en peu de temps, pas très sains mais que voulez-vous. Je mangeais beaucoup de pâtes à la crème, de semoule au beurre, et de nouilles japonaises instantanées, de toute façon je n’avais pas le temps. En effet, même si je ne suis pas restée longtemps à la fac, j’ai rencontré sur ses bancs celui qui est depuis devenu mon fiancé, et on avait autre chose à faire que cuisiner, vous pensez bien.

Cette période a elle aussi été marquée de difficultés, plus vraiment alimentaires, même si j’avais tendance à « oublier » de manger dès lors que j’étais seule. Je n’avais en réalité qu’un seul pied en dehors des TCA, et il m’arrivait encore de manger trop et trop vite, d’en pleurer, ou de ne pas manger pendant plusieurs jours, par oubli, par désintérêt. Je ne reconnaissais plus mes sensations de faim et de satiété depuis longtemps. Ma passion pour les œufs s’est calmée, remplacée par rien, aucun aliment ne m’enthousiasmait vraiment. Même mon sacro-saint Nutella n’était qu’un vestige de souvenirs réconfortants : ceux de l’enfance. (je n’ai jamais trop voulu grandir, encore aujourd’hui c’est un sujet à prendre avec des pincettes avec moi)

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Le temps a passé. J’ai emménagé avec mon chéri, ma belle-sœur et une amie sont devenues végétariennes (je me suis un peu moquée…) et j’ai arrêté la fac. Et puis un jour, je me suis dit « pourquoi pas ? ». J’ai acheté le livre No Steak, du journaliste Aymeric Caron, que j’ai lu d’une traite lors de vacances en Normandie. J’ai regardé Gary Yourofsky, et puis Earthlings. J’ai réalisé plein de choses : que les produits carnés, que je n’avais jamais vraiment aimés, n’étaient pas indispensables à ma survie, voire qu’ils étaient carrément mauvais pour ma santé. Qu’ils participaient plus que largement à la destruction de la planète… et que l’exploitation animale, je ne voulais pas y participer. Si je me doutais de certaines choses, je ne réalisais pas le quart de la vérité qui m’était désormais étalée sous les yeux. J’avais à présent toutes les informations en main, et j’étais face à un choix : continuer dans mon « non-choix » alimentaire (qui ne m’avait pas apporté beaucoup d’épanouissement jusque-là) ou bien changer, pour coller le plus proche possible à ce que je pensais être juste.

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Attention, certaines images de cette bande-annonce peuvent choquer

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Et j’ai arrêté de manger de la viande ainsi que du poisson. Au bout de quelques temps, je l’ai annoncé à mes parents. Ça n’a pas trop surpris ma mère, qui m’a dit « De toute façon, tu n’as jamais aimé ça, la viande, le poisson… alors bon, ça ne changera pas grand-chose pour toi, j’imagine ». Aujourd’hui, je serais incapable de vous dire si elle s’est inquiétée d’un retour du boomerang de mes TCA à cause de cette décision, si elle s’est méfiée, si elle s’est dit « Eh merde, ça recommence ». Si c’est le cas, elle a eu l’immense délicatesse de ne jamais me le faire sentir.

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Quant à moi, j’ai dû changer mes habitudes alimentaires. C’était super fun : tant d’expérimentations, de nouvelles saveurs, de découvertes ! Moi qui ne cuisinais pas du tout, je me suis mise à adorer ces moments en cuisine, j’ai découvert les épices, les légumineuses, beaucoup de légumes que je ne connaissais pas, je me suis tout simplement éclaté. Je me suis découvert la passion de la cuisine, l’amour de préparer un plat, mais aussi de le manger ! Toutes ces nouveautés dans mes placards et sur mon palais avaient réveillé ma curiosité et mon entrain, je me suis sentie revivre.

Honnêtement, c’était aussi un pari un peu risqué : après des années de chaos, et avant de passer au végétarisme, j’avais trouvé des bases à peu près stables au niveau alimentaire. J’avais mes petits plats réconfortants que je pouvais préparer en 2 minutes les jours de déprime, parce qu’il était important pour moi de ne plus rater un repas. Donc j’ai pris le parti d’y aller doucement, et pendant les premiers mois de mon végétarisme, j’ai « craqué ». Une fois croqué dans les aliments délictueux, j’ai tout de suite regretté, évidemment. Ce dont j’avais envie, c’était de réconfort, et après avoir pris conscience de ce qu’impliquait la consommation de viande, croquer dans un morceau d’animal mort et assaisonné ne m’apportait plus beaucoup de réconfort. Ces « craquages » (je ne suis pas fan du terme) m’ont toujours permis de confirmer que le souvenir que j’avais de ces aliments n’était plus conforme à ma réalité actuelle, et que je n’avais plus du tout envie de manger de produits carnés.

J’ai donc trouvé d’autres aliments et d’autres plats réconfortants. J’en ai profité pour me réconcilier avec le gras, et j’ai découvert avec joie que je n’avais rien contre les graisses végétales, et qu’au contraire, elles me ravissaient ! Mon aversion pour le gras de viande et le beurre est toujours bien présente, mais je me régale d’huiles végétales, d’avocats et d’aliments riches en graisses saines, à présent consciente que mon corps en a besoin pour bien fonctionner.

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Je ne suis pas capable d’abandonner mes habitudes du jour au lendemain. Mes habitudes alimentaires ont été difficiles à construire, elles ont toujours été les bases très fragiles d’une stabilité plus que précaire, qui m’a beaucoup coûté. J’admire les gens qui ont pu devenir vegan du jour au lendemain. Moi, j’avais besoin de savoir que si un jour, ça n’allait vraiment pas, je pouvais manger un morceau de fromage si je pensais que ça allait me remonter le moral. Je savais tout ce que ça impliquait, je savais que ce sont des produits de la souffrance, je savais tout ça. Donc je sais aussi que manger un morceau de fromage en période de rechute de dépression, c’est un acte qui a des conséquences pour moi. Mais je sais surtout que plus le temps passe, moins ces envies presque irrépressibles se font sentir. Cela fait presque deux ans que je suis végétarienne et je n’aurais plus l’idée de manger de la viande ou du poisson maintenant, ça ne me fait plus jamais envie. En étant douce et patiente avec moi-même, je sais que dans quelques années, ce sera pareil pour le fromage.

Avec le recul et toutes les lectures que j’ai emmagasinées, je peux dire aujourd’hui que je ne suis pas devenue végétarienne pour soigner mes TCA, mais que mon comportement alimentaire est très intimement lié à la personne que je suis, et que le végétarisme était une voie presque logique.

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Je suis une personne qui « souffre » d’hypersensibilité. Ca regroupe plein d’aspects super sympa (je suis sûre de pleurer à tous les coups devant mon film préféré, comme la toute première fois !), et d’autres beaucoup moins cool, d’où le terme « souffrir ». Parmi tous les symptômes de cette petite particularité, il y a une tendance très nette aux troubles du comportement alimentaire (je vous invite à lire cet article qui explique un peu ce que je veux dire), et puis une empathie décuplée, que dis-je, centuplée ! L’empathie, et dans mon cas, l’hyperempathie, ce n’est pas un phénomène conscient, et ça influe sur beaucoup d’aspects de la vie sans qu’on s’en rende compte. Je n’avais pas l’impression d’être particulièrement intéressée par le sort des animaux et de la planète, et pourtant aujourd’hui, il me serait impensable de faire un retour en arrière, et ces causes sont devenues très importantes à mes yeux. Et encore ! Je dis « sont devenues » mais c’est plutôt… « se sont révélées ». J’ai découvert des convictions qui avaient toujours été en moi, mais en sommeil, n’attendant que d’être autorisées à se révéler. J’ai découvert pendant cette période-là la bienveillance universelle, la non-violence éducative… et finalement c’est ça, la personne que je suis. Pas particulièrement défenseuse des animaux, pas écolo dans ma moelle, juste très soucieuse d’être le plus bienveillante possible, avec un gros besoin de cohérence entre ce que pense ma tête, ce que ressent mon cœur, et ce que fait mon corps au quotidien. Je suis devenue végétarienne par souci de cohérence, tout comme j’essaye d’être non-violente et de minimiser mon impact écologique dans la même démarche.

Paradoxalement, devenir végétarienne impliquait de garder un contrôle sur mon alimentation — donc on pourrait croire que je suis restée dans la même logique qu’avant — mais c’était un choix tellement… naturel ? Logique ? Profondément bon ? Les bonnes raisons de prendre un tel chemin étaient tellement nombreuses que je me suis sentie libérée. Et c’est sûrement dû au fait que, à cause de (ou plutôt grâce à, cette fois) mon hyperempathie, j’avais besoin de sentir une complète adéquation entre ce que je mangeais, et ce en quoi je croyais, au fond de moi-même.

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Le végétarisme m’a permis de découvrir de nouvelles saveurs, couleurs, odeurs, de nouvelles manières de manger, de dresser mes assiettes… Ce changement a fait appel à tous les sens qui avaient été endormis pendant mes TCA. De plus, très soucieuse de ne plus faire n’importe quoi avec ma santé, j’ai enfin appris à reconnaître la faim, la soif, la satiété. J’ai acquis quelques notions de nutrition, je sais que je mange bien, que je mange à ma faim, sainement.

C’est très symbolique, la nourriture. D’un côté, il faut la cuisiner. Je ne sais pas vous, mais moi je ne cuisine jamais mieux que lorsqu’il faut partager, avec des amis, de la famille, des gens que j’aime. Depuis que j’ai un blog, je partage aussi mes recettes, et c’est un plaisir immense que d’avoir les retours de mes lecteurs et lectrices ! De l’autre, il faut la manger, cette nourriture. Pour l’hypersensible que je suis, l’acte très symbolique de mettre dans mon corps des aliments doit se faire en accord avec la personne que je suis. Et puis, pour être tout à fait honnête, c’est une grande fierté pour moi, qui ai eu si longtemps un rapport aussi hostile à la nourriture, de me régaler et de régaler les autres avec ce que je cuisine. Le bonus, c’est que ce que je nourris mes amis et mes proches avec de la nourriture saine et dont l’impact sur d’autres êtres vivants est le plus réduit possible. Avec le végétarisme, je me suis réellement épanouie dans ma cuisine et dans mon assiette.

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Aujourd’hui, je cuisine plus que jamais ! J’ai beaucoup de temps, donc je fais quasiment tout maison, et j’adore particulièrement pâtisser (mention spéciale pour le pétrissage de la pâte à brioche, qui me détend et me donne la sensation de bien mériter ma part de brioche dorée), ainsi que cuisiner des légumes que je n’avais jamais goûté ou dont j’avais un très mauvais souvenir. Ma prochaine expérience, après m’être réconciliée avec les épinards et les champignons, ce sont les choux de Bruxelles ! Je suis très fière parce que mes proches trouvent que je cuisine très bien. Moi, depuis presque deux ans que je suis végétarienne, et six mois que j’ai entamé ma transition vegan, je me suis trouvée. Je mange, et j’adore ça. Tout, dans la cuisine végétale, me plaît et me transporte. Je ne me prive plus jamais. Mes crises de dysmorphisme s’espacent de plus en plus (la dernière remonte à plusieurs mois !), et j’ai décidé de faire du sport, pour apporter du tonus à mes muscles, me sentir mieux dans mon corps, ainsi que dans ma tête.

Dans la vie, je suis toujours en transit. Je ne sais pas trop ce que je fais, où je vais. Je cherche ma voie, et puis peut-être que je n’en ai pas une toute tracée mais plutôt beaucoup de chemins qui me font face, et peut-être aussi qu’en choisir un ne m’empêchera pas d’en emprunter un autre plus tard. Je ne sais pas, et qui vivra verra. Je suis toujours un peu en décalage avec la société — mais je trouve de plus en plus que c’est une qualité, et qu’avec tous les autres gens en décalage, on arrivera à faire bouger les choses. Je suis une personne avec une spiritualité très personnelle, j’ai des particularités que tout le monde n’a pas, je compose chaque jour avec mon hypersensibilité, mon hyperempathie, mon besoin très accru de justice et d’équité, et je trouve que la plupart du temps, je m’en sors pas trop mal.

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J’ai un blog sur lequel j’essaye de cultiver le positif en parlant bien-être, écologie, alimentation, et son petit frère devrait arriver très bientôt, dans une version plus agréable à parcourir, et mieux organisée (gardez l’œil, ça arrive !). Il y a un an, j’ai ouvert une galerie participative pour promouvoir l’estime de soi et un rapport pacifié au corps, un projet qui m’apporte beaucoup au quotidien, et dont je suis très fière. J’adore enfin manger et mon idée d’une soirée de rêve, c’est partager de bons plats vegans — et un bon vin ! — avec mes ami·e·s. Je suis beaucoup plus sereine qu’il y a trois ans, et pourtant mon avenir n’a jamais été aussi flou. Je suis heureuse de pouvoir dire que je suis résolument une personne optimiste et positive, même si ma vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Ce serait un peu triste, d’ailleurs !

Bon, et puis ce serait dommage de terminer un témoignage sur comment l’alimentation végétale a changé ma vie sans parler de mes plats préférés ! J’adore la cuisine indienne, riche en épices et en saveurs, et plus particulièrement le daal de lentilles corail (dont la recette est sur mon blog). J’aime aussi beaucoup les currys de légumes : tout ce qui mijote dans du lait de coco ne peut qu’être super bon. Je suis une grande fan de pommes de terre, et je me régale souvent des pommes de terre farcies dont Marie Laforêt donne la recette dans son livre Vegan. Côté sucré, je n’imagine plus ma vie sans de délicieux porridges, que j’ai découverts grâce à Ophélie et à son petit-déjeuner de la demi-lune. Et que dire des fruits frais, que je déguste selon les saisons, en tartes, salades ou smoothies ? Quand je vous dis que j’adore manger…

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 Voilà ! J’espère que vous avez aimé le témoignage de Pauline. Un très grand merci à elle pour ce texte fort, émouvant et porteur d’espérance ! N’hésitez pas, si vous avez des questions ou des commentaires, Pauline et moi sommes là pour vous répondre !

En attendant, je réitère mon appel :

  • Vous avez fait quelque chose dont vous êtes particulièrement fier sur le plan professionnel ou personnel ?
  • Vous avez développé un projet écologique ou engagé ? une entreprise vg ? une école alternative ? une mission humanitaire ?  
  • Vous avez tout lâché pour vivre de votre passion ? pour élever vos enfants autrement ? pour faire de la méditation, écrire, enseigner le yoga, voyager ?
  • Vous êtes devenus végéta*ien alors que tout s’y opposait ? Vous avez vaincu des TCA grâce au végéta*isme ? un problème de santé ?.. 

Alors n’hésitez pas à me contacter ! Les témoignages peuvent être anonymes si vous le souhaitez. Lancez-vous et inspirez à votre tour plein de petits colibris !

Que les personnes qui m’ont déjà contactée et s’inquiètent parce que je ne leur ai pas encore répondu se rassurent : je suis très prise en ce moment, mais je vous réponds bien vite !

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Et vous, you dit it ?

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109 réflexions sur “COMMENT LE VÉGÉTARISME M’A SORTIE DE L’ANOREXIE

  1. Un joli témoignage, très touchant, que je ne comprends oh que trop bien… J’ai eu une période difficile cette année, j’ai cessé de m’alimenter « normalement », perdu quelques kilogrammes mais rien d’alarmant, même si je me suis retrouvée en carences…J’adore cuisiner, et m’y remets peu à peu depuis quelques semaines, et reprends peu à peu goût aux « bons petits plats »…

  2. Ping : Les articles que j’ai aimé cette semaine – semaine du 2 au 8 février 2015. | Le Vanity De Nicola.

  3. Merci Pauline pour ce témoignage fort émouvant, touchant et rempli d’espoir !!! Je ne pourrais te dire à quel point je comprends à fond l’essence de ton message. Bref, on se rejoint à plusieurs niveau ma chère. J’admire donc ton courage pour t’exprimer ainsi sur un sujet qui n’est certes pas facile pour toi. Bravo pour ton cheminement. Sois fière de qui tu es et continue ta belle lancée. Un jour à la fois et je suis avec toi. Bises.

  4. Merci pour ce témoignage.
    Lorsque tu parles de toi, j’ai l’impression que tu parles de mon fils (7ans), je me permets donc de te poser une question : est ce que tu sais, avec le recul, si tes parents auraient pu t’aider d’une quelconque manière pour t’éviter de tomber dans l’anorexie ? mon fils exprime souvent son décalage avec les autres enfants et avec la société en général et j’avoue être complètement démunie.

  5. Ping : Revue du web #39 | Mnêmosunê

  6. Merci pour ce témoignage qu semble si juste. (Je sèche mes larmes.) Le végétarisme puis le quasi-végétalisme m’ont également aidée dans une certaine mesure. Je me reconnais pas mal dans tes valeurs, malheureusement pas dans ton optimisme et ta joie de vivre. Ça fait du bien à lire en tout cas ! Et merci pour ce blog :).

  7. Merci beaucoup pour ce beau témoignage ! Je n’ai jamais souffert d’anorexie personellement mais c’est vrai que mon plaisir de cuisiner et de manger a nettement augmenté en devenant végétarien (et quasi-végétalien). J’aime bien ce blog, j’ai ajouté un lien depuis le nôtre (wegan.fr).

  8. J’ai 19 ans et j’ai l’impression d’avoir parcouru le chemin de Pauline, à quelques exceptions près.. Enfin non, pas le sien, car chaque chemin est différent, mes troubles alimentaires m’ont aidé à sortir de l’anorexie, à ma façon..
    J’ai, étant petite, été une grande carnivore de par mon père, qui cuisait le rosbif et les saucisses à la perfection. Je ne mangeais que des pâtes au jambon, des lasagnes surgelées, des pizzas, et jamais rien de vert dans mon assiette.. Je sautais le petit déjeuner, grignotais un peu à midi, et le soir c’était erratique, plats surgelés (je détestais les savoureuses salades multicolores de ma mère), bol de céréales commerciales, grignotages, ou parfois rien.. sans m’intéresser à la nourriture plus que ça. mon poids, de mes 10 ans à 16 ans, n’a fait que chuter et reprendre, dans une marge de 5-6 kg. Mais de manière globale je m’en fichais de ce qui passait dans mon assiette (ou n’y passait pas, détestant cuisiner).. Jusqu’à l’été de mes 16 ans, où je suis tombée pour la première fois amoureuse. J’ai commencé à beaucoup sortir, me vautrer dans certains vices, désobéir, suivre mes envies et non mes besoins. Je n’étais plus jamais chez moi, sur la route pendant les vacances, en cours pendant l’année, ou chez des amis ou en sortie. Mon petit ami écolo m’a initiée au végétarisme, m’a éveillée à la conscience animale, que j’ai prise à coeur.
    J’ai commencé d’abord à oublier de manger. Et comme j’en voyais les résultats d’abord bénéfiques sur mon corps un poil trop gras, j’ai commencé à me priver. Un peu inconsciemment, et puis consciemment à l’extrême. Je me suis fermée, j’ai perdu beaucoup de choses (dont ce premier amour).. Jusqu’à me casser comme une brindille, à me dissoudre comme un sucre dans un thé. Mon corps et ma tête ne fonctionnaient plus, je ne savais plus à quel « sain » me vouer, j’ai perdu mes règles, des cheveux, mon estime pour moi-même.. Avec de l’aide psychologique, j’ai compris qu’il fallait bien se nourrir pour vivre.
    Alors que ma famille et mes proches m’encourageaient à manger plus, de la viande et produits laitiers, j’ai commencé à prendre moi même l’initiative des repas, à inventer, innover, rechercher des recettes saines et complètes, à essayer de les convaincre pour me donner raison, me renfluer, une sorte de catharsis.. Toujours avec mes toc au début, comme compter les calories, ne jamais finir totalement une assiette, etc.. Qui ont disparu avec le temps, la persévérance et l’amour de la nourriture végétale.
    Après 2 ans de lente reprise de poids, de contact avec le monde extérieur et de renforcement de mes convictions, opinions, débuts de militantisme et désir de révolutionner les choses et surtout de croquer dans la vie comme dans une belle pomme granny, je suis devenue une nouvelle personne, aussi indépendante et têtue qu’avant, mais consciente, un peu visionnaire et cultivant mon âme et mon corps.
    C’est en vivant un an à Berlin, toute seule, que j’ai du m’auto-gérer, arrêter de sauter les repas et d’avoir des vues psycho rigides sur la nourriture, je m’inscrivis dans un cercle vegan/anarchiste/punk, perdis mon gout malsain du défi et de l’outrance pour rendre mes challenges bénéfiques et riches (tout en me perdant parfois, au bord de la rechute). Maintenant de retour à Bruxelles, où je réside, je crée mon modus vivendum qui me convient, je m’adapte, je m’écoute, j’écoute les autres..
    Je suis bien sûr passée par des phases de boulimie (toujours pas finies), de remise en question, quelques écarts (mais très peu), je suis aujourd’hui quasiment vegan, cuistot à mes heures perdues, artiste en devenir et amoureuse de culture, de débats, de littérature, de voyages, d’idées et de rêves, combiner l’idéal et le réel. Et se satisfaire de choses simples, tout en travaillant pour ses objectifs.
    Maintenant, je reste quand même une grande fumeuse et adepte d’autres vices, mais amoureuse de la nature et faisant assez de sport ; mais je sais que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et me réserve des surprises, des changements, des prises de conscience, des choses drôles et moins drôles.. Je voyage énormément, et mon veganisme (végétarisme au début) ne m’a pratiquement jamais posé de problème, je suis sûre qu’à chaque problème il y a une solution. Je me suis lancée dans des études qui ne me conviennent pas pour l’instant, mais me réorienterai mieux l’année prochaine, je désire avoir plus de temps pour militer, faire du sport, cuisiner.. Tout en étudiant ce que j’aime, et me construire encore plus.
    Dorénavant, j’aime mon organisme ; l’organique est devenu ma mécanique, je suis une machine aux mille et une veines, mille et une vies..
    Voilà, je sais que mon commentaire est assez long mais j’ai été touchée par l’histoire de Pauline et voulais partager la mienne 🙂
    A bon entendeur, salut!
    S.

    • En mangeant, Solène – et crois-moi, je m’en suis sortie. J’ai conscience que mon commentaire peut te sembler des plus vagues, et le temps me manque pour développer davantage ; mais si tu as besoin d’aide, besoin de parler, je suis là !

  9. Ce témoignage me touche beaucoup. Je l’ai vu passer dès sa publication, mais pour une drôle de raison, j’ai sans cesse remis sa lecture à plus tard…
    Si je suis bien différente de Pauline quant à la situation initiale, je la rejoins tout à fait sur le reste. Je souffre de boulimie. Cela fait deux ans. Elle s’est déclarée tard (25 ans) mais au fond de moi, je sais depuis l’adolescence que j’ai ce problème potentiel. J’ai un rapport conflictuel à mon corps, à ma nourriture. Je n’ai jamais pu m’en passer, parce que j’y cherche un réconfort trop grand. Peur d’être privée et culpabilité perpétuelle sur tous les plans de ma vie ont fait le reste pour me soumettre aux arguments du marketing.
    Depuis le début, j’essaye d’en sortir, de comprendre ce qui ne va pas, de rectifier le tir. Mais ça n’est pas facile. Combien de fois ai-je eu envie de jeter l’éponge et de simplement tout arrêter là, mettre fin à mes jours pour arrêter d’échouer pour remonter la pente.
    Le végétarisme est venu s’immiscer progressivement. D’abord pour des raisons économiques, puis écologiques. Et comme Pauline, je me réconcilie avec mon alimentation depuis que j’ai la conviction qu’elle ne fait de mal à personne (de la même manière, je me suis mise à consommer équitable). Cette frontière extrêmement poreuse que certains ont entre eux et le monde qui les entoure, c’est une richesse incroyable autant qu’un poids dangereux. Quand la relation est négative, c’est dramatique. Mais quand on commence à y insérer une once de positif, c’est miraculeux!
    Par le végétarisme, j’ai pris conscience de n’offrir à mon corps que des choses saines, qui lui font du bien sans avoir fait de mal aux sols ni aux animaux. Ca m’aide à pacifier ma relation à moi-même.
    Alors certes, les rechutes restent régulières (une crise de boulimie me guette à chaque déception/angoisse…) mais elles s’espacent de plus en plus et je trouve progressivement les moyens de les combattre en opposant mes pommes, mes dhals de lentilles et mes couscous végétariens. Je ne suis pas encore prête à franchir le pas vegan – pour l’instant, je commence seulement à m’affirmer en société, tout en acceptant de m’écraser à chaque fois que je n’ai pas le choix.
    Comme, je souffre d’une tendance à l’hyper-contrôle, et le végétarisme peut être vu, chez moi, comme une nouvelle forme de contrôle. Mais j’ai du mal à n’y voir que cela. C’est une reprise en main fructueuse et positive !
    Bref, tout ce paragraphe pour dire que, si j’ai attendu si longtemps pour lire cet article, ce n’est peut-être pas un hasard. Je savais que j’y lirais une histoire qui me ressemblait, et que j’avais besoin de me renforcer avant de m’y confronter. En tout cas, il est très rassurant de constater qu’on n’est pas seul. Et quand dans les hauts comme dans les bas, des personnes nous ressemblent et réagissent comme nous !
    Merci Pauline, et merci Antigone !

  10. Un petit message pour Pauline…

    Ce matin je ne sais pas pourquoi je suis arrivée sur ce blog, et j’ai lu ce témoignage et j’ai pleuré comme une idiote… Pourquoi ? Et bien, parce que ce témoignage c’est mon miroir…
    Une fois adulte, chaque fois que j’ai dit à quelqu’un : « Peut être que j’étais anorexique de mes 13 ans à mes 18 ans !? », venait alors cette pensée : « Mais non, à l’époque je ne me trouvais pas grosse, au contraire, trop maigre, je n’étais pas anorexique… » J’ai une sainte horreur de la maigreur, maigrir c’est la mort, c’est terrible, juste d’en parler… C’est pour cela que je ne mettais pas le mot « anorexie » sur ces années, je ne me suis jamais trouvée grosse. Mais tout le reste correspond bien à cette pathologie (femme, adolescente, maigre, taux élevé de cortisol, aversion ou désintérêt pour la nourriture, hypersensibilité, émotivité, empathie, très bonne élève, perfectionniste, réglée à 17 ans….)

    Et petit à petit, par petites touches, je comprends mieux cette période de souffrance, ou je me trouvais si maigre, si nulle, si transparente et inadaptée au monde.

    Et là, c’est la première fois que je lis que finalement ça peut être ça. Alors je pleure… Parce que cette période, lointaine maintenant, a marqué toute ma vie, sans que je la comprenne vraiment. J’ai 42 ans, à cette époque on ne parlait pas trop d’anorexie. Je n’avais pas envie de manger, c’était juste ça, aucun intérêt, c’était déjà un peu comme ça dans l’enfance, je détestais le gras, la viande, être assise à table… Une vraie bataille contre ma famille du sud ouest où la viande reste un sujet de discussion et de partage quotidien. A l’époque je passais pour une extra terrestre qui n’aime pas manger (48kg pour 1,78m) et qui préfère lire et dessiner.

    Hypersensible à l’infini, emphatique à l’extrême, un être de souffrance…. C’est vers 18 ans que je me suis mise à manger, mal, mais tout ce que je voulais, j’étais libre et étudiante. La liberté ? L’amour ? J’ai pris 10 kg et le regard des gens à changé, ils me trouvaient pas épaisse, certes, mais je ne faisais plus peur.

    Je suis prof d’arts plastiques depuis 19 ans, j’aime mon métier, j’aime bien travailler en général, les gens….
    Ma récente séparation a fait remonter toute cette sombre période, j’ai pu en parler avec un psychologue.

    Me nourrir a longtemps été un souci, davantage qu’un plaisir. Puis petit à petit j’ai apprécié plein de choses. Et voila qu’à la quarantaine je découvre tout ce monde de végétariens, de végans… Qui échangent, qui papotent, qui sont même petit à petit devenus des exemples dans les magasines. Ces forums qui parlent de la légitimité ou non que l’on a de manger de la viande… Le fait que l’on puisse être a la fois végétarien et sportif. Que des choses qui éclairent ma vie.

    Merci Pauline

    Pascale

  11. Coucou Pauline !
    Merci pour ton magnifique témoignage ! Pour ma part, je suis anorexique depuis presque cinq ans et je suis végétarienne depuis 5 mois. Comment te dire que ça a changé ma vie ?! Comme toi, je ne me sentais pas particulièrement concernée par le sort des animaux, mais je détestais la viande, ça me dégoûtait et me faisait culpabiliser… J’ai arrêté et ma sensibilité et mes valeurs se sont révélées. Aujourd’hui, je ne remangerais de la viande pour rien au monde. J’ai découvert une nouvelle cuisine et des possibilités incroyables, qui me font me sentir bien dans mon corps, en adéquation avec moi-même.
    Merci pour ton témoignage.

  12. Salut
    Je me suis énormément reconnue dans le témoignage de Pauline,
    alors je veux lui adresser un simple remerciement : merci.
    C’est un beau message, je crois que de nombreuses personnes vainquent tca et autres mal-êtres par un changement d’habitudes vers le végé***, mais ça, on ne le découvre qu’au moment où l’on s’engage soi-même doucement sur cette voie
    Beau blog
    Bel article
    Belles personnes

  13. Je suis anorexique depuis 10 ans. Je ne mange rien. Mais c’est derniers jours j ai eu un certain déclic. Je me rends compte que je fais 37 kg pour 1m66. C’est 3 derniers jours, j ai du faire les boutiques pour essayer de me trouver un manteau et une petite robe pour noel car je n’ai plus rien à ma taille et je dois monter à Paris pour les fêtes. (ce qui me fait un peu peur je dois dire ). J’ai rien trouvé, j ai du limite aller voir dans les rayons enfants. C’était horrible, tout le monde me regarde bizzarement, je me suis même fait insulter dans la rue cet apres midi, j étais choqué. Enfin, c est derniers jours j ai réussi a faire des efforts, j ai fait des tests pour m alimenter un peu et j arrive miraculeusement à manger que le matin une tranche de pain aux céréales avec du beurres salés une tranche de fromage et un oeuf à la coque. et je ne maigris pas n’y grossi. Par contre si j enlève l oeuf je perds 100 grammes par jours. En attendant d être suivi et de voir des médecins en janviers, puis je continuer à manger l oeuf tous les matins ou ce n est pas bon pour la santé? Je ne sais pas quoi manger d’autre. Je ne sais pas si j’aurai une réponse mais si oui, merci d’avance.

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