FUTURE MEDECIN, POURQUOI JE SUIS DEVENUE VÉGÉTALIENNE

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I did it! Pauline | Antigone XXI

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Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui, je suis très fière d’inaugurer une nouvelle rubrique, intitulée ‘I did it !’

Cette rubrique, j’y pensais depuis longtemps et j’y tiens énormément. Car l’idée première de cette série, c’est la positivité. Ensuite, et c’était pour moi très important car je tenais absolument à vous donner la parole et à mettre en lumière les formidables initiatives dont vous êtes à l’origine, la seconde idée, c’est vous.

Donc, en deux mots, I did it ! (je l’ai fait !), ce sont vos expériences, vos parcours, vos projets, vos histoires, en bref : tout ce que vous faites pour changer le monde et vous changer avec lui. Car il suffit parfois de peu, de quelques mots, d’un souffle d’inspiration, d’exemplarité, pour donner à d’autres l’envie et le courage de se lancer, eux aussi, vers leurs rêves les plus fous, et pour les aider, à leur tour, à surmonter les difficultés et soulever des montagnes.

Et comme c’est vous qui êtes à l’origine de tous ces magnifiques chemins, c’est vous qui aurez la parole. Car cette rubrique est participative et fonctionne sur l’appel à témoignage : si vous souhaitez déposer votre témoignage ou répondre à quelques unes de mes questions sur votre expérience de vie, n’hésitez pas et contactez-moi vite ! 

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Aujourd’hui, c’est Pauline, 23 ans et externe en médecine, que j’accueille pour inaugurer cette série. De carniste convaincue, elle est devenue végétalienne et espère pouvoir un jour changer les choses grâce à sa pratique d’une médecine ouverte, hybride et résolument engagée. Son témoignage est très fort, je vous engage à le lire jusqu’au bout et à rebondir dessus en commentaires. Place à Pauline !

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I did it ! Pauline | Antigone XXI

Texte 1

Il y a deux ans, si quelqu’un m’avait dit que j’allais devenir ne serait-ce que végétarienne, je lui aurais ri au nez et j’aurais rétorqué que sûrement pas, d’abord les végétariens sont des abrutis extrémistes et ridicules. J’aurais dit que je m’en fichais pas mal que les animaux meurent et souffrent pour qu’on les mange, j’aurais ajouté qu’en tant qu’omnivores appartenant au règne animal, il était normal qu’on mange d’autres animaux. Peut-être même aurais-je osé avancer l’argument du lion qui mange la gazelle !

Et puis j’ai lu David Servan-Schreiber alors que j’étais en 3ème année de médecine. J’ai trouvé ça passionnant et je me suis intéressée au lien entre l’alimentation et la santé. J’ai drastiquement diminué ma consommation de viande, sans cesser pour autant de penser que le végétarisme était absurde et les militants pour les droits des animaux de drôles de personnes qui se souciaient plus du malheur d’animaux que des pauvres enfants chinois qui fabriquaient nos t-shirts (pensais-je, en continuant d’acheter mes fringues à H&M !).

Puis, peu à peu, à force de côtoyer ma cousine végétarienne et de tomber sur des recettes, j’ai décidé de me montrer plus curieuse. Je me suis inscrite sur un groupe Facebook de végéta*iens en pensant d’abord y trouver un moyen de contredire leurs arguments et de leur prouver qu’ils ne tenaient pas debout. Je suis finalement tombée sur des témoignages intelligents, des articles sérieux sur le végétarisme (notamment sur ton blog, l’un des premiers que j’ai lus et qui a été un important facteur déclenchant de ma prise de conscience) et c’est devenu une évidence : c’était eux qui avaient raison.

 Texte 2

Je crois que ce qui m’a le plus frappée, c’est la notion de spécisme, dont je n’avais jamais entendu parler et que j’ai trouvée très juste. J’ai réalisé combien j’avais été spéciste et aveugle, comme je n’avais jamais voulu voir ce qui était juste sous mes yeux. Je suis depuis toujours très sensibilisée aux luttes contre toutes les formes de discrimination et je me suis rendu compte que j’étais complètement passée à côté de celle là. Ça m’a frappée puisque ça m’a renvoyée à ma propre cruauté. J’ai alors réalisé que j’avais été dans le déni total de la souffrance animale, que j’avais été extrêmement cruelle et que j’avais avancé jusque là avec des œillères.

C’est comme si soudainement je me réveillais : je réalisais que les animaux souffraient, je réalisais tout le mal qu’on leur faisait subir seulement pour satisfaire notre plaisir égoïste, je réalisais comme je m’étais trompée sur toute la ligne concernant notre soi-disant besoin indispensable de viande et de produits laitiers.

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C’est la vidéo MAN par Steve Cutts qui m’a le plus ébranlée. Cette vidéo retrace l’histoire de l’homme depuis son apparition jusqu’à un futur plus ou moins proche. Elle montre à quel point nous avons pu exploiter les animaux pour notre confort quotidien. Mais c’est la fin qui m’a le plus marquée : des extra-terrestres arrivent sur terre, regardent un homme et … s’en font un tapis ! Cette vidéo est pour moi une illustration très juste de ce qu’est le spécisme : nous, humains, nous sommes autoproclamés espèce supérieure et estimons avoir un droit de vie et de mort sur toutes les autres espèces. Que feront nous quand émergera une espèce suffisamment forte et « intelligente » pour prendre le dessus et faire à son tour ce que bon lui semble de nous ?..

 Texte 3

Je suis donc devenue végétarienne et très vite ensuite, végétalienne. Pour ma famille de carnistes pour qui la viande est une institution, la nouvelle a fait du bruit. Mon copain s’est énervé dans un premier temps, m’a dit que j’allais trop loin. Depuis il a radicalement changé de point de vue, trouve que c’est moi qui suis dans le juste mais ne se dit pas capable de se passer de viande (je prends mon mal en patience, ça viendra !). Ma mère s’est énervée elle aussi. Je me rappelle que le premier plat qu’elle m’a cuisiné à l’annonce de mon végétarisme est une quiche lorraine avec des lardons… Je lui ai dit que je n’en mangerai pas et elle m’a qualifiée d’ascète et d’emmerdeuse (merci maman).

Depuis elle a beaucoup changé aussi, s’intéresse à l’alimentation végétarienne et me confectionne de bons petits plats que tout le monde veut goûter ensuite. Mon père et mes grands parents sont plus incrédules et se plaignent de ne pouvoir me faire à manger. Du coup quand je mange avec eux, soit je cuisine, soit je les emmène dans un restaurant végane (privilège de Parisienne). Même si ne plus manger de fromage leur paraît impensable et fou, et qu’ils regardent parfois mon végétalisme d’un drôle d’œil, ils sont curieux et trouvent toujours nos repas très bons.

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I did it ! Pauline | Antigone XXI

Texte 4

Je parle peu de mes convictions dans le milieu médical dans lequel j’évolue. À l’heure actuelle je suis en 6ème année de médecine et je suis externe : je travaille donc à mi-temps à l’hôpital. J’ose dire que je suis végétarienne mais, de façon à avoir la paix, je ne dis pas tout de suite que je ne mange en réalité pas d’œufs ni de produits laitiers. Je n’en parle pas aux médecins séniors qui sont intransigeants et bornés pour la plupart, et qui me feraient immédiatement la leçon. Il y a quelques jours, j’ai d’ailleurs dit à un interne en psychiatrie que j’étais végétalienne, il m’a rétorqué « Fais attention hein ! Les encéphalopathies carentielles j’en ai vu et c’est moche ». Ça a eu le don de m’agacer, les encéphalopathies carentielles dont ils parlent concernent les alcoolo-dépendants chroniques qui sont gravement malades et ne se nourrissent plus – sûrement pas les végétariens. Je lui ai répondu que je me substituais en vitamine B12, merci pour moi.

En garde, j’essaie de me montrer inventive pour manger à ma faim et végétalien. Je ramène toujours mon bento et personne ne remarque rien, ou bien je me contente de riz au self. Quand on fait des repas à plusieurs, j’amène un plat qui fait généralement un tabac et personne ne remarque jamais qu’il ne contenait aucun produit animal. Le milieu médical est très fermé au végéta*isme et à toute ouverture en général. La formation en nutrition y est quasiment nulle et, même si, en cas d’obésité ou de maladies cardio-vasculaires, nous devons recommander de manger moins de viande rouge, nous devons malgré tout encourager la consommation de poissons et de produits laitiers.

Texte 5

Je suis par ailleurs très intéressée par les médecines alternatives et j’ai un regard très critique sur la médecine allopathique. Au début de mon externat (à partir de la 4ème année), j’ai osé en parler à mes supérieurs. J’ai très vite déchanté devant la violence de leurs réponses. Pour faire bref : les livres que je lisais étaient écrits par des charlatans, rien n’était plus valable que la médecine basée sur les preuves (preuves tirées d’études en double aveugle, bien souvent financées par les labos pharmaceutiques … mais c’est une autre histoire !). J’ai donc vite compris que, pour survivre tout au long de mes études, j’allais devoir me faire discrète. C’est comme ça que j’ai commencé à taire mes opinions, j’opine du chef, mais je n’en pense pas moins et bouillonne souvent intérieurement.

Il m’arrive toutefois de parler de végéta*isme. Les réactions de mes supérieurs sont globalement toujours intolérantes et violentes. Une fois cependant, un hématologue qui nous faisait un cours sur les carences en vitamines B12, B9 et fer a répondu à un élève qui affirmait que les carences concernaient majoritairement les « végétariens stricts » que, pas du tout, au contraire, les végétariens étaient souvent les moins carencés parce que plus grands connaisseurs en nutrition et mieux informés que les autres. Les réactions des étudiants de ma promo sont souvent ouvertes et curieuses. J’en parle bien volontiers avec eux et réponds à leurs nombreuses questions « Mais du coup, qu’est ce que tu manges ? » « Comment tu fais pour la pâtisserie ? » « Et les carences ? ». Je leur ramène des petits plats qu’ils sont toujours étonnés de trouver bons et j’essaye de me montrer la plus patiente et tolérante possible. Après tout, n’ai-je pas été une parfaite carniste ?

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I did it ! Pauline | Antigone XXI

Texte 6

La lecture de livres comme ceux de David Servan-Schreiber, du Docteur Kousmine ou du Dr T. Campbell m’a amené à repenser totalement ma vision de la médecine. Plus tard, j’aimerais avoir une pratique hybride : mélange de médecine allopathique et d’autres médecines alternatives (homéopathie, médecine chinoise, médecine énergétique et kinésiologie), où l’alimentation aurait une place prépondérante. Je pense que la médecine actuelle se trompe complètement en reléguant la nutrition au second plan, et je fais mienne la devise d’Hippocrate : « Que la nourriture soit ton médicament ». Il me paraît évident que la maladie résulte d’un désordre global et, qu’afin d’être en bonne santé et de le rester, il faut entretenir son « terrain » : manger des aliments sains, complets et non raffinés, de bonnes huiles extraites à froid, éviter les produits animaux, mais aussi, être pris en charge sur le plan psychosomatique de façon globale. Je dis « éviter » les produits animaux car même si je louerai les bienfaits d’une alimentation végétale, j’ai l’intime conviction qu’il faut savoir mesurer ses propos pour réussir à faire évoluer les comportements et les mentalités.

Bref, je fourmille d’envies, et si pour le moment je vis souvent mal de devoir évoluer dans un milieu peu ouvert à ces pratiques et cette médecine, que l’idée de passer mon internat à prescrire des médicaments que je pense parfois plus néfastes que bienfaisants me fait froid dans le dos, je me console en me disant qu’ensuite j’aurai la liberté de devenir le médecin que je souhaite.

Texte 7

Par ailleurs, quand j’ai pris conscience de la souffrance animale, j’entamais déjà une conversion vers l’écologie, très doucement et, je l’avoue, un peu mollement. Je n’achetais plus que bio mais, globalement, ça s’arrêtait là. Et puis j’ai appris que la consommation de produits animaux polluait plus que tous les transports du monde réunis. Cela m’a paru complètement dingue et je me suis rendue compte de l’absurdité du monde et de notre société, prête à foutre en l’air notre planète et ses habitants pour s’enrichir sur un marché de souffrance et de torture. Non seulement cette découverte m’a encore plus poussée vers le végétalisme, mais elle a aussi totalement changé ma vision du monde et de l’écologie. De l’écolo mollassonne qui l’était surtout pour se donner bonne conscience, je suis devenue une écolo convaincue et militante. Dorénavant, j’essaie de mener une vie la plus décroissante possible.

Il n’y a pas si longtemps, je dévorais quotidiennement une dizaine de blogs mode, j’enviais le train de vie des blogueuses et j’avais l’impression que consommer me donnait une identité : j’appartenais à la société. Je n’aimais rien de plus que faire du shopping, m’acheter des fringues et du maquillage (non bio, bien entendu), consommer, encore consommer, toujours consommer…

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Dessin Neil RM 2

Source : Neil RM

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Mon point de vue a radicalement changé là-dessus aussi. C’est comme si le végétalisme m’avait rendue plus sensible de façon globale : en prenant conscience de la souffrance animale j’ai aussi pris conscience de la souffrance en général. Celle des humains, celle des animaux, celle de la planète. J’ai donc décidé de vivre en accord avec mes convictions : j’ai arrêté de surconsommer (je n’ai pas acheté de fringues depuis des mois, il faut dire que j’ai un sacré stock accumulé ces dernières années), je fais mes produits ménagers et cosmétiques moi-même, inspirée par Béa Johnson et par Idécologie, j’ai adopté une routine de vie « zéro déchet », et puis, je me suis mise à cuisiner et à adorer ça ! Je n’ai jamais autant cuisiné et mangé de façon variée que depuis que je suis végétalienne, il n’y aucun repas préparé, aucune boîte de conserve chez moi : que du fait maison et du bio. Cuisiner me délasse, me fait du bien, je me régale et les autres aussi.

Récemment je suis aussi devenue bénévole chez Générations Cobayes, association écolo qui s’intéresse au lien entre environnement et santé. J’ai envie de plus de simplicité et de minimalisme, je me rends compte que le bonheur réside surtout dans le partage et les rencontres, non pas dans la quête éternelle d’une plus grande possession matérielle.

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I did it ! Pauline | Antigone XXI

Texte 8

Aujourd’hui, je suis fière du chemin parcouru. Je me sens tellement plus en accord avec moi même et avec le monde ! Prochaine étape : le véganisme. Avant je ne jurais que par le cuir et la laine, tous mes pulls sont en laines, toutes mes chaussures en cuir. Mais dorénavant, c’est sûr, mes prochains achats seront sans cruauté (même si, à ce rythme, ils ne risquent pas d’arriver de sitôt !).

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 Voilà ! J’espère que vous avez aimé le témoignage de Pauline. Un très grand merci à elle pour ce magnifique texte, plein d’entrain, d’enthousiasme, et si communicatif ! N’hésitez pas, si vous avez des questions ou des commentaires, Pauline et moi sommes là pour vous répondre !

Et en attendant, je réitère mon appel :

  • Vous avez fait quelque chose dont vous êtes particulièrement fier sur le plan professionnel ou personnel ?
  • Vous avez développé un projet écologique ou engagé ? une entreprise vg ? une école alternative ? une mission humanitaire ?  
  • Vous avez tout lâché pour vivre de votre passion ? pour élever vos enfants autrement ? pour faire de la méditation, écrire, enseigner le yoga, voyager ?
  • Vous êtes devenus végéta*ien alors que tout s’y opposait ? Vous avez vaincu des TCA grâce au végéta*isme ? un problème de santé ?.. 

Alors n’hésitez pas à me contacter ! Les témoignages peuvent être anonymes si vous le souhaitez. Lancez-vous et inspirez à votre tour plein de petits colibris !

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Et vous, you dit it ?

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361 réflexions sur “FUTURE MEDECIN, POURQUOI JE SUIS DEVENUE VÉGÉTALIENNE

  1. Bonsoir Pauline

    Quel ravissement ce témoignage! Je reprends foi en l humanité en lisant de telles choses. Ça fait bien surtout quand à longueur de journée, on doit gérer des cruautés toutes plus horribles les unes que les autres… Ce qui manque dans la médecine ce sont des nutritionnistes qui comprennent l absurdité de notre alimentation carnee. Je suis sujet à une surcharge pondérale bien que vegetalien et je ne sais pas vers qui me tourner pour me permettre de manger encore plus sainement et de perdre. Je ne mange plus de sucre depuis que je suis végé mais je me rattrape sur les féculents. Et j avoue avoir la flegme de cuisiner. L avenir des nutritionnistes se trouvent là, je pense… Bon courage pour la fin de vos études et encore mille bravos. Amicalement

    • Bonjour Thierry,
      Si vous êtes sur Paris je connais quelqu’un de très bien à qui vous adresser. Dites moi si cela vous intéresse.
      Je vous souhaite bon courage
      Merci beaucoup pour votre message qui me fait très plaisir,

      Pauline

      • Bonjour Pauline et Thierry,
        Je suis intéressée par la personne que vous recommandez à Paris.
        Voulez vous me transmettre les coordonnées?
        Merci!

      • Bonjour Pauline,
        Je réitère : voudriez vous me transmettre les coordonnées du quelqu’un très bien? Cela m’intéresse aussi.
        Merci beaucoup!

      • Bonjour Pauline,
        Journaliste au magazine Version Femina, je suis à la recherche de témoignages comme le tien dans le cadre d’un article sur le végétalisme. Serais tu ok pour en discuter un peu par téléphone ? (Pas de photo et anonymat possible). Voici mon mail : honnet.tiphaine@gmail.com . N’hésites pas à me contacter. Merci d’avance. Tiphaine

  2. Bonjour! J’adore ce témoignage, merci Pauline! Je suis en transition, je me retrouve dans dans certaines réflexions du début 😉 en tous cas tu contredis bien l’image du végétalien tout gris et maigre, en train de machouiller une branche de céléri (c’est l’image que j’en avais, mais ça c’était avant). Bonne continuation dans tes études, on a besoin de médecins comme toi 🙂 !

  3. Bonjour Pauline 🙂

    Je suis pharmacienne et en transition. Le milieu médical est en effet hermétiquement fermé au végétalisme, ce qui est regrettable. Les gens changent rarement de régime alimentaire si leur médecin le leur déconseille…
    Il suffit de voir la tête de mes patients quand je leur suggère d’arrêter le gluten et les produits laitiers. Ne parlons même pas de la viande ou du poisson!
    Il y a un travail titanesque à faire dans ce domaine tellement pollué par les lobbys.
    Heureusement, la nouvelle génération arrive 🙂
    Merci d’être différente 🙂

  4. Bonjour Ophélie,

    Ce témoignage était très intéressant ! J’aime beaucoup ta rubrique I did it que je viens de découvrir.
    Je rebondis sur ton « appel » à la fin de l’article. Je suis végétalienne depuis 6 mois, et je rentre d’un voyage de 3000 km à vélo à travers la France et le Benelux. Si cela t’intéresse, je trouve que cela pourrait être positif de montrer que l’on peut être sportif sans manger de viande ou d’œufs ! N’hésite pas à me contacter 🙂

  5. Je suis fan de toi et je voudrais tellement que tu sois mon dr ! J’appréhende déjà la réaction des gens qui m’entourrent et la façon dont je vais devoir me battre quand j’annoncerais que mon enfant ne mangera pas de viande ! Et je ne suis même pas encore enceinte, c’est dire à quel point les gens sont enfermés dans leurs opinions à ce sujet … Avec plus de médecins ouverts tel que toi notre vie de vegan serait plus facile !!

  6. Bonsoir,
    En surfant sur ton blog, j’avoue en ressortir toujours motivée et plus au clair etc. Néanmoins, une partie de ce témoignage m’a fait tiquer. En effet, un des aspects du véganisme est d’abandonner la laine et le cuir, si je ne me trompe pas. Mais du coup, pour les vêtements on optera plus pour du coton (qui pose aussi une grosse question, sociale cette fois-ci, si on n’a pas un gros budget à passer en fringues « éthiques », car souvent fabriquées dans des pays pauvres dans des conditions désastreuses), et pour les chaussures, c’est quand même pratiquement toujours du synthétique, non? Et le synthétique, c’est du plastique. Du coup, pas méga écolo. Est-ce que tu as des alternatives à ça? Matières non ou peu polluantes etc? Il reste bien sûr le second hand, qui reste je pense une bonne alternative si on baisse sa consommation dans sa globalité… Merci d’avance

    • Bonjour Claire,

      La vraie question (et réponse), n’est-elle pas de limiter sa consommation ? Un pull en laine de très bonne qualité, que l’on va garder de nombreuses années vaut peut-être mieux que du coton ou de la fibre synthétique (quand on sait que le coton, au-delà de l’aspect social, est aussi un très gros consommateur d’eau, et donc peu écologique bien que naturel, et que la fibre synthétique fait jouer la pétrochimie ou l’ajout de solvants catastrophiques pour l’environnement)…

      Je ne suis pas végéta*ienne, mais je trouve intéressante et respectueuse toute ouverture sur un mode de vie alternatif, que ce soit en terme d’alimentation, de vie en société, de consommation… Le point que je trouve parfois dommage car négligé par de nombreuses personnes soucieuses de leur santé, de celle des animaux ou de l’avenir de la planète, c’est la « surconsommation » dans notre société. Elle touche tous les domaines, même celui de l’alimentation. Un élevage de vaches laitières enfermées toute leur vie avec les pieds qui ne touchent pas le sol, ce n’est quand même pas la même chose qu’une vache qui broute dans un pré et que l’on va traire dans la limite de ses capacités pour nourrir une famille avec des produits laitiers tant que cela sera possible.

  7. merci pour votre blog, excellent! Etes-vous un medicin maintenant? J’habite a coté de l’Antigone et cherche qu’une avec vos valeurs.

  8. Pauline, je suis content qu’il y ait de futurs médecins végétaliens, et votre témoignage est encourageant. Une fois que vous serez diplômée, j’espère que vous arriverez à convaincre certains de vos pairs.

    Par contre, il n’y a pas «le végétalisme» et «le véganisme». Il n’y a que le végétalisme. Point. ( Lisez, par exemple, ce bref article: geocolas.be/Nicolas/2015/11/21/vegetalien-vegan )

    • Merci de votre remarque, Georges !
      Je ne suis pas tout à fait d’accord en ce qui concerne le végétalisme et le véganisme.
      Le végétalisme, en anglais, c’est ‘plant-based diet’ et on peut être végétalien pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’éthique animale (santé, environnement, etc.), tandis que le véganisme, c’est ‘veganism’, qui désigne un concept moral (est végane un individu qui refuse de manger et d’exploiter les animaux pour des raisons éthiques). J’en ai parlé au début de cet article, si cela vous intéresse : https://antigonexxi.com/2015/09/12/pourquoi-je-ne-suis-pas-vegan/

  9. Très beau témoignage !
    Bonjour !
    J’ai toujours été passionné par l’anatomie et le corps, mais je n’ai jamais voulu aller en « médecine » allopathique. J’ai donc traîné, commencé des études d’art… Puis j’ai découvert l’étiopathie ! Une chirurgie non instrumentale, proche de la chiropraxie et de l’ostéopathie, mais qui se différencie par un diagnostic recherchant la cause, de façon très efficace. C’est passionnant et je travaille avec enthousiaste pour compléter les six années d’études. Récemment, je m’interroge sur le zéro déchet, le végétarisme et véganisme. Ces pratiques m’intéressent comme l’écologie m’intéresse depuis de nombreuses années. Donc merci pour ces témoignages importants pour montrer que c’est possible et comment ça se gère.

    Bises à vous toutes et tous !
    Saskia.

  10. Merci pour ce blog et super témoignage de Pauline.
    Je suis veteralienne depuis 6 mois et mes enfants de 15 et 12 ans prennent le même
    Chemin que moi. Je vous avoue être inquiéte pour eux, car effectivement la médecine traditionnelle ne nous encourage pas dans ce sens et j’ai peur pour leur santé …
    Avez vous des conseils ou piste de médecins à me donner
    Merci beaucoup
    Fabienne

    • Fabienne,
      Je suis végétarienne depuis 5 ans et avec une grosse tendance vers le végétalisme. J’ai 47 ans, un mari ,deux filles de 19 et 17 ans. Nous sommes tous en très bonne santé, et n’avons aucune carence. Le régime végétarien n’empêche pas la bonne santé. Le végétalisme non plus je pense. Le problème peut se poser à notre conscience quand il y a justement un gros souci médical, et une cicatrisation… Ma fille aînée s’est faite opérer deux fois d’un sinus pilonidal avec une cicatrisation très longue( 5 mois à chaque fois, processus normal pour un sinus( je suis sur un blog de futurs médecins 🙂 ils sauront de quoi je parle!)), mais processus abouti et la cicatrice est très jolie. Ma cadette s’est faite opérer d’une scoliose l’année dernière, opération chirurgicale lourde: sa cicatrisation a été très rapide, cicatrice en voie de « disparition »: mes deux filles ont donc très bien cicatrisé.On dit partout que les végétariens ne cicatrisent pas bien, qu’il faut manger du steak pour bien cicatriser et refaire justement les chairs…( recommandations des médecins et infirmiers  » plus vous leur donnerez de viande mieux elles cicatriseront » ). je vous avoue que j’ai grave flippé…j’ai même fait les soins de la cicatrisation de ma fille aînée quand l’infirmier ne pouvait pas être là…Je me sentais entièrement responsable de sa santé! Résultat: Mes filles ont très bien cicatrisé. Leur régime alimentaire n’a en rien contré leur santé.Les analyses sanguines pré-opératoires étaient d’ailleurs excellentes. Et elles pètent la forme.
      Conclusion: Mangeons ce que nous voulons manger pour vivre bien , sans prise de tête: dans la vie, on le sait bien tous, il n’y a pas qu’un seul chemin pour vivre,ce serait bien le diable qu’il n’y ait qu’une seule façon de manger, et qu’une façon d’être en bonne santé!! et il y a des milliers de recettes sur la terre…si on meurt, je peux vous assurer que ce ne sera pas du végétalisme! 🙂

      Lo

  11. Bonjour,
    Je cherche désespérément un article que j’avais lu sur ce super blog (j’en profite d’ailleurs pour vous féliciter, et vous remercier). L’article se trouvait, il me semble, dans cette rubrique, et évoquait un couple de médecins qui avait fait le choix de l’école à la maison.
    Pouvez-vous m’aider à le retrouver ?
    Merci Beaucoup.

  12. Super!
    J’ai découvert ce blog il y a très peu de temps et je trouve vos articles très intéressants, en particulier ce témoignage. Je suis étudiante en 4e année de médecine et végétarienne depuis 1 mois. Jusque là sensibilisée à la cause animale mais sans agir réellement, c’est en me renseignant un peu plus sur le végétarisme, sur l’exploitation animale que j’ai ouvert les yeux et décidé de sauter le pas (merci les vidéos de L214). Pour le moment je ne suis pas prête à envisager le végétalisme mais peut-être qu’avec le temps ça viendra 🙂 En tout cas, ça me fait plaisir de découvrir des gens qui sont dans cette démarche, et qui s’intéressent aussi à l’environnement (prochaine étape: réduction des déchets).
    Merci pour votre blog, et ce témoignage que j’ai beaucoup aimé!

  13. Bonjour, je viens de lire le témoignage de Pauline sur son cheminement alimentaire et personnel vers le veganisme, et je me retrouve complètement dans son parcours et dans tous les changements qui en découlent naturellement dans la vie de tous les jours, à tous les niveaux, des ouvertures qui s’offrent à nous, de l’élan qui s’éveille en nous vers un besoin de minimiser notre impact environnemental. Et j’espère que son exemple sera suivi par un nombre croissant de jeunes médecins ouverts à l’alimentation végétale, au respect des capacités naturelles de guérison du corps, au soutien naturel des fonctions organiques, au respect et à l’écoute de chacun… car il en manque cruellement… Merci et beaucoup de succès dans votre pratique.

  14. Bonjour,
    J’ai adoré cet article. Végane depuis près de 3 ans et issue d’une famille de bouchers de 4 générations, je m’y suis bcp retrouvée. 😉
    Le végétalisme est encore clairement considéré par la plupart des Français comme extrémiste, mais je constate que les mentalités évoluent, même si bcp moins vite que de l’autre côté de l’Atlantique! 😉

    J’ai une question pour Pauline : Je suis actuellement en France (je réside normalement à Montréal) et je suis à la recherche d’un médecin vegan-friendly dans la région de Marseille (tout le dpt du 13 ou éventuellement dans l’ouest du Var) qui s’y entend en nutrition pour un bilan de santé complet, notamment un bilan sanguin pour une éventuelle orientation vers un spécialiste des troubles du sommeil.
    J’ai de sérieux problèmes d’insomnie chronique et j’ai besoin d’une véritable prise en charge médicale (il n’est pas question de diététique ici!). Je suis très sportive et m’alimente très bien – noix, légumineuses, céréales, fruits et légumes et un peu de soja tous les jours. J’ai par contre une intolérance au gluten et un SCI. Par ailleurs, j’ai malheureusement contracté une fasciite nécrosante en juin dernier (justement à cause d’un système immunitaire affaibli par cette insomnie chronique), ce qui contribue à entretenir ces pbs de sommeil.
    Merci à l’avance de me répondre dans les meilleurs délais,

  15. JE VIENS DE LIRE … « I DIT IT » de Pauline, 23 ans et externe en médecine
    MERCI !!!
    çà va m’aider à tenir et à continuer d’avancer
    en pensant que je ne suis pas seule a essuyer des quolibets, de la dérision et de l’agressivité de par mon intérêt et mon engagement pour des pratiques qui préservent la santé des êtres vivants et de la planète

    J’ai 47 ans (déjà ? mince ! ) et j’ai pratiqué jusque là comme conseillère dans le milieu de l’agriculture (donc majoritairement intensive et non bio) ne me sentant plus en cohérence avec mon travail je suis entrain de me former à la cuisine

    MON PROJET cuisinière – traiteur végétarien… pour une cuisine goûteuse et saine
    Eh ben … le milieu de la cuisine n’est pas mieux ni que l’agriculture ni que le milieu médical !!!
    Ouarf OUARF !!
    l’essentiel d’un repas ??
    => la bidoche (entrée + plat)
    => les sauces (à base de beurre, de beurre, de beurre … ah … et de crème )
    Et pour les desserts … de la crème de la crème, du beurre des oeuf ?????! (et je ne parle pas des calories )
    Et je ne parle pas de l’énergie fossile dépensée à faire un braisage, une laitue cuite un fond (carcasses cuites longuement pour faire d’ignobles sauces de viandes)

    BREF Les cuisiniers de demain apprennent à cuisiner comme la ménagère que je suis sensée être bientôt 😉
    sans saveurs subtiles, et sans préoccupation AUCUNE pour notre santé et la planète
    je vais finir peut-être totalement végétarienne … grâce à cette formation 😉

  16. Salut! Bravo pour tout! Je voulais demander si tu connaîtrais par hasard un médecin vegan ou quel qu’un qui sache ou je peux en trouver un dans la region ( Haute Savoie)???

  17. Bonjour! Merci pour ce témoignage et pour les noms de médecins et de sites internet que je ne connaissais pas!
    Laissez-moi à mon tour vous mentionner le docteur Joel Fuhrman! Je ne sais pas si vous le connaissez, mais il prône le végétalisme pour être en meilleure santé et invite à ne plus utiliser de sucre autre que celui des fruits, ni d’huiles autres que celui des noix. Des vinaigrettes faites avec du beurre de noix naturels (c’est-à-dire sans autres ingrédients que la noix elle-même), jus de tomate et vinaigre, des desserts sucrés avec des dattes broyées (on les laisse reposer dans l’eau chaude, puis on les réduits en purée au mélangeur).
    Il donne de belles alternatives au sel également et a sauvé beaucoup de gens de la maladie et de la mort. Il croit que la volonté et la motivations viennent avec la connaissance et il a raison à mon avis. Il est l’auteur de plusieurs livre et son site internet est très complet! Sa fille, Talia Fuhrman, a aussi un site internet génial et a écrit un livre (Love your body). Les sites sont en anglais, mais il y a beaucoup d’informations en français aussi! Louez un de ses livres à la bibliothèque, vous ne serez pas déçus!

    Sincèrement,

    Jessika

  18. Super ! J’ai 67 ans, suis vegan depuis que j’ai lu le livre de MATHIEU Ricard « Plaidoyer pour les animaux » et végétarienne depuis 1993, quand j’ai pris conscience de toute la souffrance animale en lisant la revue « 30 M d’amis ». Tous les mois, ils abordaient une question différente de l’élevage intensif. J’ai énormément de mal à convaincre mon entourage, tous convaincus que je suis (ou vais être) carencée et me regardent comme qqun d’anormal: pour eux, ne manger ni viande ni fromage, c’est impensable.
    Et mon fils prétend que cela dépend de notre groupe sanguin ; il y aurait des groupes qui auraient besoin de plus d’aliments carnés que d’autres………
    Si je suis sur internet aujourd’hui c’est parce que mon médecin traitant vient de prendre sa retraite et je recherche un médecin vegan ou qui s’intéresse à la question dans le Morbihan. C’est pas gagné !!!

  19. J’étais sceptique en tapant les mots clés » étudiant en médecin vegan » pensant que je ne trouverais rien… et quel bonheur ! Je suis encore en PACES donc mon avenir est pas encore tracé, et tu te demanderais ce que je fais là au lieu de réviser, bref… Je suis vegane et j’ai eu aujourd’hui un cours sur les essais pré-cliniques… autant dire pas la grande joie (ceux-ci reposent sur des tests sur des animaux, rougeurs et lapins en majorité)… Alors je me suis demandée si dans les études de médecines tu avais été confrontée à de la souffrance animale ? J’ignore s’il existe une réelle alternative (du type peau artificielle tout ça), mais l’idée que l’on teste sur d’autres être vivants avant de tester sur l’homme pensant que « c’est bon ça passe » me révulse. De plus qu’en est-t-il des dissections ? J’imagine que c’est sur des corps humains donnés à la science, mais il y a-t-il aussi sur animaux ? Et à partir de quelle année les dissections en général sont au programme ?
    En tout cas je me suis vraiment reconnue dans ce tu disais là, ça m’a donné de la motivation pour avoir mon concours, alors ces quelques minutes prises au lieu de réviser le système nerveux central ne sont pas perdues hahaha
    Et puis je me rends compte que cet article a plus d’un an alors je doute avoir une réponse … j’espère !
    Bonne continuation dans ta vie ! 🙂
    Méline

  20. Ping : Les avis des scientifiques – LE VÉGANISME

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