THE GREEN AND THE RED

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The Green and the Red - Antigone XXI

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Aujourd’hui, je vous écris de l’autre côté de la Manche (depuis la charmante petite ville de Coventry, où je suis en conférence) pour vous présenter un livre que j’ai beaucoup aimé.

Je sais, je sais… je vous avais promis une série de Noël, mais je voulais absolument écrire cet article avant la fin de l’année… et puis, rouge et vert, ce sont des couleurs de Noël, pas vrai ? 😉  C’est aussi une très bonne idée de cadeau à offrir ou recevoir !

Alors, tout d’abord, il faut savoir que The Green and the Red est un roman écrit en français, mais publié en anglais… oui, car quand Armand Chauvel, son auteur, a voulu le faire publier en France, il s’est heurté au refus sec et net des éditeurs. Mais pourquoi donc, me direz-vous ? Ce roman est-il mauvais, mal écrit ? Et bien, non, pas du tout ! Au contraire, même : ce livre se lit d’un trait (même en anglais, il est très accessible) et est absolument passionnant. Mais ce livre a, comme les Fleurs du Mal de leur temps, un petit parfum de scandale… et, en France, son côté sulfureux ne passe pas du tout. Pourtant, de quel scandale s’agit-il ? C’est un roman végétarien

Est-que vous êtes, vous aussi, en train de vous dire que la France a encore vraiment beaucoup de chemin à faire si, dès qu’elle entend parler de tofu et de bien-être animal, elle lève le nez et part en criant ?..

Gageons qu’elle y a surtout perdu une belle occasion de passer un très bon moment, car derrière ce livre scandaleux se cache surtout une fable sur notre société moderne, croisée avec une comédie romantique et une intrigue qui nous tient en haleine de la première à la dernière page. The Green and the Red nous raconte l’histoire de Léa, végétarienne et propriétaire d’un restaurant menacé par les projets d’extension du plus gros producteur de porcs de la ville, et de Mathieu, carnivore assumé et qui n’est autre que le directeur marketing de cette boîte à saucisses…

Entre eux, que va-t-il se passer ? Quel est ce fameux projet de Musée du Cochon dont Mathieu est à l’origine ? Renoncera-t-il à son amour du saucisson pour les beaux yeux de Léa ? Pourquoi se fait-il passer pour un végétarien ? Léa tombera-t-elle dans un piège ?

Vous saurez tout en lisant ce roman fluide, agréable et léger, que je ne peux que vous conseiller !

Mais avant, donnons la parole à Armand, son auteur…

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The Green and the Red - Antigone XXI

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Bonjour Armand, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis journaliste et je vis en Espagne, à Barcelone, depuis presque quinze ans. Auparavant, j’ai habité Lisbonne, au Portugal. Le journalisme est une fantastique fenêtre sur le monde, mais écrire sur ce que font les autres peut engendrer à la longue de la frustration, ce qui m’a poussé petit à petit à aborder la fiction. J’écris par ailleurs un blog, Vegeshopper.

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Pourquoi The Green and The Red ?

Quand on devient végétarien ou vegan, les bénéfices sont si importants à tout point de vue que c’est plus fort que nous : nous voulons convaincre les autres d’essayer. Comme on se heurte alors à une muraille culturelle, je me suis demandé comment la franchir et il m’a semblé que le meilleur moyen serait une fiction. Plus que la sympathie envers le ou les personnages, la fiction repose sur deux ressorts bien plus puissants qui sont l’identification et l’empathie. Si l’on parvient à tendre ces ressorts en évitant les sermons, les personnages peuvent devenir de bons porte-paroles. Toute proportion gardée, The Green and The Red est donc une espèce de cheval de Troie de la cause animale et végétarienne.

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The Green and the Red - Antigone XXI

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Est-ce un livre longuement médité ou s’est-il imposé spontanément ?

Ce qui s’est imposé, c’est l’histoire d’amour entre la chef d’un resto végétarien et le directeur du marketing d’une entreprise de charcuterie. Ensuite, j’ai beaucoup tâtonné. Bizarrement, le problème était moins la recette (l’histoire) que les ingrédients (les informations contenues). Dès que l’on aborde l’alimentation, on entre en terrain miné. Tout le monde est convaincu de posséder le Saint Graal et mieux vaut, par conséquent, bien réfléchir à ce qu’on écrit.

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Dans ton livre, on trouve beaucoup d’informations sur le végétarisme :
As-tu pensé immédiatement à un roman ou l’idée d’un manuel VG t’a-t-elle également inspiré ?

Il existe beaucoup de manuels, souvent excellents, mais ce sont les personnes déjà convaincues qui les achètent. Mon objectif principal étant d’amener les omnivores à s’interroger, voire à changer, le roman était une forme beaucoup mieux adaptée à condition qu’il véhicule aussi certaines informations basiques que 90% des Français ignorent encore totalement comme, par exemple, la différence entre végétarisme et véganisme.

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Ton roman a été écrit initialement en français…
Pourquoi une traduction et une publication en anglais alors ?

J’ai proposé le manuscrit à quelques éditeurs français ou francophones, mais ils n’étaient pas intéressés. Certains, comme Le Dilettante, ont même été carrément choqués. My god ! Oser leur soumettre un roman sur le végétarisme ? On aurait dit que je leur avais pincé les fesses. En effet, un certain intellectualisme et cartésianisme parisien veut que la condition animale ne puisse pas être objet de roman. Et puis mon livre n’est pas assez littéraire, or une bonne partie de l’édition française reste attachée à cette notion qu’un livre est, avant tout, une œuvre d’art. Je ne suis pas un spécialiste des Etats-Unis, mais la mentalité semble là-bas très différente. Du reste, dès que le livre a été traduit en anglais par Elisabeth Lyman, nous avons tout de suite trouvé un éditeur, Ashland Creek Press, un pionnier de ce que les Américains appellent l’éco-fiction. Elisabeth a joué et joue un rôle important dans la publication du roman, ce qui explique que son nom soit sur la couverture.

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The Green and the Red - Antigone XXI

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T’es-tu inspiré de personnages ou de situations réelles ?

Oui, tous les personnages sont des gens que je connais ou que j’ai connus, mais par chance, très peu se reconnaissent… Je me suis aussi inspiré de mon expérience de journaliste. Dans les années 90, j’ai travaillé dans une revue de restaurants. Aujourd’hui encore, il m’arrive d’interviewer des directeurs du marketing dans l’agroalimentaire et je connais leur manière de penser et de s’exprimer. Le monde de l’entreprise me fascine d’autant plus que, ce n’est un mystère pour personne, c’est l’économie gouverne le monde.

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Pourquoi faire de Léa, l’héroïne, une végétarienne et non une vegan ?

Pour moi, le véritable protagoniste du roman est Mathieu, le carnivore. En effet, c’est lui qui change le plus au cours de l’histoire. Mais pour répondre à ta question, Si Léa est une végétarienne qui se cherche (elle devient du reste de plus en plus végétalienne au fil des pages), c’est afin d’augmenter les occasions de conflits, qui sont le moteur de toute dramaturgie. Elle critique le carnivore Mathieu mais est elle-même critiquée par son assistante, Pervenche, fraîchement vegan. Un autre avantage de cette solution est qu’elle permettait de montrer aux personnes non averties les différences parfois subtiles entre flexitarisme, végétarisme, végétalisme, alimentation plant based ou véganisme. Enfin, je suis moi-même végétarien, bien que je me sois pas mal « végétalisé » depuis l’écriture du roman.

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The Green and the Red - Antigone XXI

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Savais-tu dès le début du livre comment celui-ci finirait ?
Ou bien la fin s’est-elle imposée au fur et à mesure que tu l’écrivais ?

J’ai écrit d’autres romans sans connaître la fin et me suis perdu en route. Certains y arrivent, pas moi. Dans toutes les disciplines, quelques personnes extrêmement douées peuvent faire fi des règles, mais si je devais du haut de ma minuscule expérience d’écrivain donner un conseil à des romanciers en herbe, ce serait celui-ci : n’écrivez pas la première ligne sans connaître la dernière, cela vous fera gagner beaucoup de temps. Je parle en connaissance de cause.

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Un couple végétarien/omnivore : possible ou voué à l’échec ?

Euh… mon livre étant une comédie romantique, révéler ma véritable pensée sur le couple pourrait donner l’impression d’une tromperie sur la marchandise. En tout cas, personnellement, je n’aimerais pas tomber sur une entrecôte ou sur l’œil d’une daurade chaque fois que j’ouvre mon frigidaire. Mais aucune différence n’est insurmontable et les lois du couple sont je crois encore plus complexes que celles de l’atome de sorte que la fusion, y compris sur le plan alimentaire, n’est pas non plus sans danger.

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The Green and the Red - Antigone XXI

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On a parlé d’une adaptation au cinéma…
En attendant, prépares-tu une suite de ton roman ?

Il est vrai que le livre, un scénario à l’origine, est volontairement assez cinématographique. Cependant, et bien qu’il m’arrive, j’avoue, d’imaginer Jessica Chastain en Léa, je préfère laisser les rêves de tapis rouge au grenier pour le moment. Pas de suite prévue, mais j’aimerais écrire un autre roman, oui. Tout comme le végétarisme, le sujet serait quelque chose de très simple et à portée de tous qui a changé ma vie.

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The Green and the Red - Antigone XXI

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Pour qui est ce livre ?

Je pense, j’espère, qu’il est à mettre dans toutes les bouches. Végétariens et vegan se reconnaîtront dans des nombreuses situations et les omnivores commenceront peut-être à voir l’alimentation végétale sous un autre angle. Et puis c’est une comédie, une approche je l’espère légère d’un sujet grave !

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La fin de ton roman nous laisse une note d’espoir…
Crois-tu en des lendemains lumineux pour la cause animale ?

Lumineux, non, mais nous pouvons peut-être passer des ténèbres au clair-obscur, ce qui serait déjà un grand pas. L’homme n’est pas naturellement un prédateur assoiffé du sang des animaux. Nous vivons dans une idéologie très pernicieuse qui nous a amenés, pour le profit de quelques-uns, à agir contre nos intérêts en tant qu’espèce, contre les autres espèces, contre notre environnement et même contre notre penchant naturel à l’empathie, la condition sine qua non du bonheur. Aujourd’hui, de plus en plus de gens réalisent à quel point cette idéologie est malsaine et aspirent au changement. C’est pourquoi tout ce qui peut favoriser une révolution individuelle -je pense en particulier à ton blog, dont je suis un fan inconditionnel- est d’une telle importance. Merci de m’avoir donné la parole.

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Voilà, je ne saurai que vous recommander ce roman (très facile à lire en anglais, je vous promets !) que j’ai beaucoup aimé et que j’aimerais voir entre toutes les mains ! Et dîtes-vous bien qu’il ne faut pas être vg pour le lire ! 🙂

Pour aller plus loin : 

☛ Le site de l’éditeur.

☛ Pour lire un extrait de The Green and the Red.

☛ Pour acheter le livre sur Amazon (en version papier ou numérique).

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Bonne lecture !

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39 réflexions sur “THE GREEN AND THE RED

  1. Ah, mais je fais une petite pause biologie-esque/virée sur internet, et je tombe nez-à-nez avec ton article ? Et comme je ne peux pas me retenir de le lire (je sais d’avance qu’il va être trop génial, et je ne me suis pas trompée 😉 ), ben je le lis… Mais c’est pas possibleuh ! 😉
    Bon, et sinon, je crois que Papa Noël ne va pas être content du tout cette année, j’ai une liste folle de livres, je ne vais même pas pouvoir les ramener à Paris à tous les coups… Et si tu en recommandes encore, il va falloir que j’envoie un colis de listes au Père Noël, pas une lettre 😉
    En tout cas, celui-ci me tente bien (même si les histoires d’amour et moi, ça fait 2 (voire 10)), si j’étais assez courageuse je l’offrirai à mes tantes… Ma sœur y aura peut être droit, qui sait ? 🙂

    Bon séjour chez les Brittons ! ( des-oat-cakes-des-oat-cakes ! 😀 ) ❤

  2. Super, merci pour l’idée et pour cette belle interview de l’auteur!
    Ce livre a l’air très bien et j’ai hâte de le découvrir!
    Mais je me demande, si ce roman a choqué les éditeurs français, comment « 180 jours » a-t-il pu être publié en France? Il ne parle pas directement de végétarisme mais il est tout de même un vrai réquisitoire contre l’élevage industriel.

    • Bonjour Sophie, pour répondre à ta question sur « 180 jours », Isabelle Sorente est une auteure déjà connue, ce qui facilite les choses. En outre, je pense qu’un livre contre l’élevage industriel est plus acceptable, selon les critères français de l’édition, qu’un livre en faveur du végétarisme. C’est pourquoi une éditrice ayant pignon sur rue m’a écrit « si le texte est agréable à lire, encore faut-il que le lecteur se sente concerné par ce qui se passe, c’est à dire le destin d’un œuf ou le contenu d’un fromage ». Et que Le Dilettante m’a conseillé de m’adresser à un « éditeur militant ». Cependant, comme je n’ai envoyé le manuscrit qu’à quatre ou cinq éditeurs, l’échantillon n’est pas totalement représentatif.

  3. Tu me dis Fleur du mal, j’achète, moi…( you says flowers of the Bad, I jump to the thing, you know me girl.) merci pour ce compte rendu précis qui met en appétit! (One book more on my Christmas wish list thank you so so so muuuuuuuch!!!!!!!) lot of kisses from your good old France, you amazing girl!! XX

  4. Bon… Pour l’offrir à Belle Maman, il va falloir soit lui apprendre l’anglais… Soit attendre que les éditeurs français se décoincent… L’un comme l’autre, c’est pas pour demain la veille! Mais je peux me faire un petit cadeau! ❤️

  5. OOh cela donne l’eau à la bouche (et aux yeux !) 🙂
    Merci pour ce partage, j’ai hâte de le lire !
    et à part ça, quel sujet de conférence ? C’est toi qui intervient ou tu es auditrice ? (oui, je suis curieuse… ^^)
    Très belle soirée à toi et à très bientôt

  6. J’ai hâte de le lire, mais en français serait plus facile pour moi 🙂
    Ou alors en édition bilingue ? Ou encore en auto-édition, sur Amazon par exemple ?
    Je ne sais pas si c’est possible, sinon je lirai avec un dictionnaire.
    En tout cas, merci beaucoup pour votre blog qui est génial. BRAVO !

    • Bonjour Suzie, oui, c’est vrai que ce blog est génial ! Concernant mon roman, il a été fort bien traduit par Elisabeth Lyman dans un anglais international (c’est à dire pouvant être lu aussi facilement par des Américains que par des Anglais) qui est je crois assez abordable. C’est donc le moment de dépoussiérer les dictionnaires car, y compris si un éditeur manifestait maintenant son intérêt, une édition en français prendrait au moins un an (l’édition travaille avec des délais très longs).

  7. Je vais l’acheter pour moi, c’est sûr ! Mais pour ma famille, ils ne le liront jamais en anglais. Pourquoi ne pas tenter l’auto-édition (ça marche super bien avec Blurb par exemple). En tout cas, merci du partage !

  8. Oh la la je serais évidemment ravie de lire ce livre, très tentée par ton article. Mais pfffff mon anglais est si pauvre… et si loin… Pas trop envie de perdre le fil le dictionnaire à la main… Comment se fait-il qu’une des commentatrices sur la page Amazon dit qu’elle l’a lu en français ? Comment faire ? Une auto-édition sur Kindle ? Un achat direct à l’auteur ? Sinon, j’attendrai, tant pis… mais quel dommage !
    Merci pour l’info en tout cas !

    • Bonjour Cappuccinette, avant d’être publié aux Etats-Unis, le roman a été quelques mois en auto-édition française sur Amazon.fr Le problème est que, malgré mes efforts, il comportait pas mal de fautes et de coquilles. Les maisons d’édition payent des correcteurs pour réviser les livres à la loupe et obtenir ainsi une qualité de texte avec laquelle l’auto-édition peut difficilement rivaliser. De plus, le texte en anglais ayant été retravaillé (à la demande de l’éditeur), remettre en auto-édition le texte français original n’aurait pas beaucoup de sens et serait même dommage. Mais je vais continuer à faire le forcing auprès des éditeurs français, promis 😉

      • Oui le forcing, le forcing !!!!! J’espère vraiment pouvoir le lire très bientôt en français ! (et je suis d’un naturel optimiste : j’y crois et je croise les doigts pout cette publication !)
        Bravo en tout cas. 🙂

  9. En deux paragraphes tu m’avais convaincue, Antigone. J’ai vraiment envie de lire ce bouquin. Et tout autant de l’imaginer adapté sur grand (ou petit) écran. A rajouter à ma petite liste au père noël, en version numérique. Merci pour cette trouvaille.

  10. Bonjour Antigone,

    Merci pour cet article encore une fois très enrichissant.
    Cependant je me permets juste de faire une petite remarque pour quelque chose qui me gêne et que j’ai remarqué à plusieurs reprises sur ton blog. Je ne veux en aucun cas te blâmer mais je m’interroge. Je me demande pourquoi est-ce que tu proposes d’acheter (qui plus est par un lien direct) sur ce site diabolique qu’est Amazon… Alors certes, c’est moins cher, ils livrent rapidement et sont sérieux avec le consommateurs mais peut-être qu’il faut faire attention à ce qu’il y a derrière. Je comprends tout à fait que la cause animale soit défendue, et je la défends moi-même. Cela dit, je pense qu’au passage il ne faut pas oublier la condition humaine, et pour le coup, les conditions de travail des hommes dans cette entreprise sont scandaleuses (un documentaire très bien réalisé traite ce sujet). Et je ne parle même pas de l’optimisation fiscale… Assez de librairies pâtissent de cette entreprise, et j’ai du mal à concevoir que tu puisses en faire la publicité sur ton blog. Je ne veux faire aucune leçon de morale (chacun est libre de faire ce qu’il veut), cependant j’ai l’impression que conseiller d’acheter sur Amazon revient à parler du dernier tee-shirt super tendance de chez H&M (peut-être qu’ils sont performants/que ce tee shirt est magnifique mais non vraiment, il ne faut pas fermer les yeux pour autant).

    Je te souhaite une très bonne continuation et une longue vite à antigonexxi !

    Stéphanie

    Ps : sur quoi portait ta thèse ? vas-tu la publier ?

    • Je trouve ce genre de remarques assez agaçantes car je crois qu’en tout et pour tout, j’ai renvoyé à Amazon 3 fois en tout sur mon blog depuis sa création, et ce, et parce que je ne pouvais pas faire autrement.
      Il s’agissait de :
      – deux ouvrages publiés en auto-édition par Melle Pigut et disponibles uniquement sur Amazon
      – cet ouvrage d’Armand Chauvel, non disponible en librairie en France

      Alors que j’ai parlé d’une quarantaine d’ouvrages (voire plus) sur mon blog depuis sa création, j’ai fait bien attention à ne jamais renvoyer vers Amazon, mais à chaque fois vers la maison d’édition. Je n’ai donc référé à Amazon que lorsque je ne pouvais pas faire autrement.

      Tu verras que j’ai même brièvement fourni une explication à ma démarche ici : https://antigonexxi.com/2013/12/13/%E2%98%85-simplement-noel-%E2%98%85-ma-green-liste-au-pere-noel/

      Alors, je t’en prie, pas de leçon de morale… Tout le monde n’est pas un Bisounours et beaucoup de gens sont déjà au courant (si tu t’étais renseignée un tout petit peu d’abord, tu aurais su que je suis loin de porter Amazon dans mon cœur). Merci quand même.

      (mon message n’est pas méchant, ne le prends pas mal, c’est juste que c’est un peu lourd de devoir affronter des gens qui cherchent la petite bête tous les jours et qui ne se demandent pas que, si j’ai fait cela, il y avait peut-être une raison derrière…)

      PS : au fait, le nom de ce blog, c’est Antigone XXI (comme 21), pas antigonexxi ! 🙂

      • Heureusement que j’avais précisé que j’appréciais beaucoup ton blog et que, de fait, je ne voulais justement surtout pas faire de leçons de morales. Tu comprendras que recevoir un jugement de valeur en échange n’est pas plaisant.
        La prochaine fois je me contenterai de garder mes remarques bien au chaud au pays des Bisounours comme tu le dis si bien… Il me semblait pourtant que l’échange était une belle base pour faire progresser les mentalités et pour faire en sorte que, justement, un monde perçu par certain comme celui des « Bisounours » puisse devenir possible.
        Bonne continuation parce que je continue de penser que ton combat est juste. Qu’il ressemble au monde des Bisounours ou non d’ailleurs…

  11. Oh, c’est le 2ème article que je lis sur ce bouquin et ça me donne encore plus envie de le lire! Et c’est encore plus chouette que tu nous présente une interview de l’auteur 🙂
    (par contre, inutile de te dire que j’hallucine que le sujet choque les maisons d’édition françaises… 🙂

  12. Je mets ce livre sur ma liste car bien sûr le thème m’intéresse. Je ne pense pas devenir végétarienne même si je mange chaque fois moins de viande. Mais surtout il me permettra peut-être de mieux comprendre la différence entre flexitarisme, végétarisme, végétalisme, alimentation plant based ou véganisme

  13. C’est vrai que j’ai très envie de lire ce livre ; malheureusement, impossible pour moi, car je ne connais pas l’anglais. Par contre, je ne suis pas du tout étonnée du fait que l’auteur n’ait pu trouver d’éditeur en France. Mon fils, végan, a écrit et illustré un conte pour enfant (et adulte) sur le végétarisme et surtout contre la souffrance des animaux d’élevage. Il a cherché un éditeur et n’ayant pas trouvé, il a fini par le faire imprimer et se charge lui-même de sa diffusion. Ce conte peut être acheté auprès de l’association L 214 ou l’Association Végétarienne de France. Son titre « Au-delà du secret de Karkassou ». Je lis dans ton interview qu’Elisabeth Lyman a traduit le livre d’Armand Chauvet en Anglais, et mon fils avait contacté une personne du prénom d’Elisabeth (je ne sais pas s’il s’agit de la même personne) qui lui avait proposé de le traduire en anglais en lui précisant qu’il n’y aurait aucune difficulté pour l’éditer aux Etats-Unis. Mon fils réside actuellement avec sa famille, au Myanmar (Birmanie) et c’est la raison pour laquelle, il ne peut plus faire la promotion de son livre en France.. Du coup c’est moi qui m’en charge sur ton blog.
    En tout cas, j’adore aller sur ton site, ton humour, ta joie de vivre et toutes tes bonnes idées pour améliorer notre vie sur notre terre mère. Je t’embrasse de tout mon coeur.
    Mamie Pauline

    • Si vous êtes sur Paris, vous pouvez acheter un exemplaire à Gentle Gourmet, à My Kitch’n, et à Végissime. Sinon, vous pouvez le commander auprès de moi (la traductrice) ou d’Armand, l’auteur. D’ailleurs, on organise le 20 décembre, au restaurant My Kitch’n à Paris, une séance de dédicaces avec Armand. 🙂

  14. haha, je mets ma main à couper que la photo de l’auteur a été prise dans le resto « Teresa Carles » à Barcelone!!! Le MEILLEUR resto de la ville selon moi, tellement bon que je connais même des carnivores qui y vont, mouarf ! Je vous le recommande ++++

    Et sinon, oui oui les couples végé/carnivore ça peut marcher! La preuve ça fait 12 ans que je vis trèèès bien avec un carnivore 🙂

    • Bonjour Litchi, bien vu ! Photo prise par mon ami photographe Christian Maury chez Teresa Carles. C’est très bon ! Les enfants de Teresa viennent d’ouvrir juste à côté un resto flexitarien (poisson), peut-être justement pour les couples végé/carnivore 😉

  15. Quelle belle découverte que je vais de ce pas partager! Ça me donne vraiment envie de le lire 🙂 très belle interview, j’aime beaucoup la façon que l’auteur a de raconter son cheminement. Merci ophelie!!!

  16. Je crois que j’ai trouvé une idée à rajouter sur ma liste au Père Noël… Mais j’avoue ne pas comprendre pourquoi publier en France les horreurs racistes de Brigitte Bardot (qui milite certes pour la cause animale mais est tout de même profondément raciste et désagréable) ne pose pas de problème alors qu’une fiction sans scandale fait pousser des cris aux éditeurs…
    Mais bon, les voies de l’édition sont impénétrables…

  17. Merci Ophélie pour nous avoir fait découvrir ce livre. J’ai eu du mal à le dénicher car je vis sur une île… Seul Amazon a pu me le livrer rapidement et en anglais. Le cadeau de noël parfait pour ma fille qui étudie cette langue et qui est végétarienne comme moi. Je tenterai de le lire après.
    Bonne année !
    Suzy

  18. Merci beaucoup pour cette critique, Antigone! J’avais entendu parler de ce livre, mais j’avais l’impression que ce serait plutôt un roman amateur mal écrit, ou un roman de propagande végé… bref, que je n’y trouverais pas le plaisir que me procurent habituellement les romans. Je ne savais pas non plus qu’il avait été publié en anglais… j’espère qu’il le sera un jour en français. Je le commande bientôt auprès de la maison d’édition. Merci encore =)

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