FAUT-IL MANGER SAIN À TOUT PRIX ?

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Faut-il manger sain à tout prix ? - Antigone XXI

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Je comptais initialement publier une recette ce soir, et puis, je me suis laissée emporter par le flot de mes pensées. Avant de commencer cet article, je réfléchissais sur le fait que je ne vous avais pas proposé d’informations nutritionnelles depuis un certain temps (je crois que les dernières remontent à mon gâteau du goûter). Ce n’est pas que je n’ai plus envie de partager avec vous mon (humble) savoir en la matière, non, je crois surtout que j’en ai un peu assez de toutes ces questions de nutrition.

Que faut-il manger ? Mais alors, le soja, t’en penses quoi ? Et les amandes, c’est calorique, non ? Le gluten, c’est pas bon ? Et le chocolat, c’est pas un peu excitant ? Oui, mais le caroube, c’est plus sucré, non ? Et les céréales, c’est de la colle qui fait grossir ou bien l’idéal pour garder la ligne ?

Faut manger cru, paléo, frugi, rawtill4, 5:2 ou bien jeûner ?

Les choux, c’est top niveau antioxydants, mais ça craint pour la thyroïde? Et les algues, c’est trop iodé ? C’est sûr qu’il faut faire tremper les légumineuses, parce qu’il paraît que les oxalates sont anti-cancer, en fait, non ? Et le sésame, c’est plein de calcium mais aussi plein d’oméga-6, non ? Pourquoi on dit que c’est essentiel si c’est inflammatoire ? Ca veut dire qu’il faut toujours les combiner avec des oméga-3 ?

Euh… il faut manger quoi, à la fin ?..

J’avoue qu’en ce moment, j’en ai un peu ma claque de tout cela.

Bien sûr, j’aime manger sainement, me dire que je fais du bien à mon corps en lui offrant de bons nutriments qui lui donneront de l’énergie et l’aideront à être en pleine forme. Et bien sûr, je n’aime pas lui donner des ‘calories vides’, des trucs qui ne servent à rien, bourré d’huile de palme et de sirop de maïs, sitôt avalés, sitôt oubliés. Pourtant, si je suis végane, ce n’est pas pour la santé, mais pour des raisons éthiques. Tant mieux si la santé vient avec et que je n’ai plus de rhume, plus de migraines et que je me sens en forme, même quand beaucoup à ma place ne le seraient pas. Mais je pense profondément qu’il faut arrêter avec les aliments ‘miracles’ et les aliments ‘démons’.

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Pas très nette, ma pastèque ? 

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Quand bien même vous mangeriez très sainement, l’alimentation ne vous prémunit pas de tout. On peut manger sain, frais et biologique, et avoir pourtant des problèmes de santé indépendants de son mode de vie, dus à des facteurs que l’on ne contrôle pas, qui ont pu provoquer un dérèglement cellulaire ou hormonal in utero, et sur lesquels même la meilleure alimentation du monde (si tant est que celle-ci existe) ne pourra que peu influer. Certes, il y a des problèmes de santé pour lesquels l’alimentation peut énormément jouer, mais c’est un leurre de croire qu’on peut tout soigner par l’alimentation.

Récemment, deux articles m’ont interpellée récemment à ce sujet.

L’un est écrit par Susan, bloggeuse américaine végétalienne depuis de longues années et très populaire outre-Atlantique, et qui a toujours veillé à avoir une alimentation très saine, pauvre en sucres et en graisses : on lui a détecté un cancer du sein en début d’année. Heureusement pour elle, il semble que celui-ci ait été pris assez tôt pour pouvoir bien le soigner et les premiers traitements ont porté leurs fruits. Susan a préféré attendre que la maladie soit traitée avant d’en parler publiquement à ses lecteurs, par peur de l’avalanche de conseils contradictoires, de reproches, de formulations de regret. Dans son article, sobrement intitulé ‘My unexpected diagnosis’ (mon diagnostic inattendu), elle nous fait part de ses interrogations :

Pourquoi elle ? Pourquoi un cancer, malgré son alimentation on ne peut plus saine, quand ses cousines s’empiffrent de MacDo et se portent comme un charme ? N’a-t-elle pas mangé assez de graines de lin ? Pas assez de germes de brocoli ? De coriandre ?

Et Susan de conclure que, quoi qu’elle eût fait, il est impossible de dire si elle aurait ou non développé ce cancer. Il est impossible de pointer du doigt tel ou tel aliment qui aurait soit freiné, soit précipité la progression, voire l’apparition, de celui-ci. Manger sain, c’est bien, mais cessons d’y voir une panacée : l’alimentation ne guérit pas de tout.

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Faut-il manger sain à tout prix ? - Antigone XXI

Allez, juste un dernier… 

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A la suite de cet article, une autre bloggeuse américaine influente, Gena, également végétalienne, a rebondi sur ce sujet, dans un article intitulé ‘Getting real about diet and health’ (Pour du réalisme en matière d’alimentation et de santé). Elle-même vient de faire trois années de médecine et travaille comme nutritionniste depuis longtemps. Gena a un parcours complexe, dont elle semble s’être sortie à merveille : troubles alimentaires, anorexie, syndrome de l’intestin irritable (SII), guérison par le végétalisme, puis crudivorisme, avant un retour à un végétalisme plus ‘classique’, avec un poids, une santé et une joie de vivre revenus dans les normes. Elle explique dans son article que, il y a plusieurs années, au pic de son crudivorisme, elle avait tendance à juger un peu de haut toutes les personnes qui se plaignaient de problèmes de santé devant elle :

Comment ? Mais c’est parce qu’ils ne mangent pas assez sainement !

S’ils arrêtaient le sucre, le cuit et les mauvaises graisses, ils guériraient !

Et puis, Gena a fait médecine… en oncologie infantile, auprès de jeunes enfants malades, à un âge où le mode de vie ne compte que très peu, voire pas du tout, dans le développement d’un cancer. Elle raconte qu’au même moment, elle a assisté à une conférence sur l’alimentation et la santé, où l’une des intervenantes soutenait que ‘le cancer n’est qu’une idée’ : un fléau du monde moderne et le châtiment pour des années d’alimentation malsaine… Cette perception du cancer, si éloignée de ce que vivait chaque jour Gena, l’a profondément agacée.

Je partage son énervement.

Peut-être est-ce parce que j’ai perdu l’an dernier mon neveu d’un cancer fulgurant qui l’a frappé sans crier gare et l’a happé du haut de ses sept ans, lui qui ne mangeait pas de sucre, pas de gâteaux, pas de McDo, pas d’huile de palme… et pour lequel nous avons tout fait, du côté allopathique comme holistique, sans que cela ne serve à rien. Comment lutter contre une cellule qui mute alors que l’embryon n’a que trois jours seulement ? Comment incriminer ici l’alimentation et le mode de vie, quand tout peut générer cette mutation, de la pollution ambiante à un pesticide, en passant par un balayage capillaire ou un état de stress ? Quand tout et son contraire peuvent être cause de cette micro-variation qui va déclencher un cataclysme ? Et, croyez-moi, quand j’entends quelqu’un dire que le cancer n’existe pas, qu’il n’est qu’une invention et un ‘mal-a-dit’, j’ai vraiment envie de lui envoyer une balle dans la tête.

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Faut-il manger sain à tout prix ? - Antigone XXI

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Mais revenons à Gena.

A la fin de son long article, elle raconte une expérience personnelle. Après des années de calme, elle a senti que son intestin irritable lui jouait à nouveau des tours (je vous passe les détails…). Pendant des mois, elle a préféré questionner son alimentation, se remettre en question et souffrir en silence, plutôt que de consulter un médecin. Ce qu’elle a heureusement fini par faire, pour s’entendre dire qu’il s’agissait, non de son SII, mais d’un problème infectieux contre lequel on ne peut guère faire de chose, sinon avoir recours à un antibiotique et un antiprotozoose puissants. Après une semaine de traitement, Gena était de nouveau sur pied.

Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne pense pas que la médecine classique soit la réponse à tout et qu’il faille s’empiffrer d’antibiotiques à la pelletée.

Non, je penche surtout pour une approche modérée, où médecine allopathique et holistique iraient de pair et où l’on ne dirait pas à un patient qui vient se plaindre de maux de ventre violents que c’est juste ‘psychologique’ et que trois cachetons feront l’affaire. Les meilleurs médecins que je connaisse sont souvent ceux qui sont les plus ouverts à d’autres formations que la leur et qui, à la médecine occidentale la plus classique, joignent une spécialisation en micronutrition, homéopathie, phytothérapie ou médecine chinoise. Mais je referme ici la parenthèse car je m’éloigne du sujet.

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Une pomme crue nous sauvera-t-elle d’un petit pain de blé ? 

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Tout cela pour dire que l’alimentation ne fait pas tout.

Que, pour avoir un peu traîné dans les groupes et forums de frugivores, les personnes qui devraient être en théorie en ‘bonne santé’ sont souvent les plus souffrantes. Que je n’ai jamais vu autant de gens subir d’affreux maux de ventre, de migraines et de malaises à répétition, justifiés  à grands coups de détox (et d’intox…) et prétendument soignables à renfort de cures de jus, de jeûnes et de lessivage du colon par tuyau interposé (les singes se mettent souvent des tuyaux dans les fesses, selon vous ?). Et que, honnêtement, je trouve que mes voisins qui mangent deux fois par semaine au fast-food d’en face ont l’air – et c’est le moins qu’on puisse dire – en meilleure santé.

J’ai moi-même été tentée par ce que j’appellerais, quand il est dogmatique et normatif comme il peut malheureusement l’être, les ‘écueils’ du crudivorisme (souvenez-vous bilan 1 et bilan 2) Je pense être donc bien placée pour parler de tout cela. Quand on débarque dans la blogosphère et que l’on n’a pas fait au préalable une formation en nutrition, comme c’est la cas de beaucoup, on a soudain les yeux qui miroitent de part en part : tant d’aliments ‘magiques’, tant de superfoods mirobolantes, de poudres de perlimpinpin, de graines de guérison-subite-que-si-tu-les-manges-pas-tu-meurs-illico… Entre ça et les recommandations X et Y : il n’est pas bon de manger ça, il faut toujours faire tremper ça, n’avale surtout pas ça… On erre, on bafouille, on ne sait plus où donner de la tête et on finit par ne plus rien oser manger.

C’est quand même un peu bête, sachant que le végétalisme part justement de l’idée d’une alimentation épanouie, confiante et assurée, en harmonie avec le monde, façon ‘bien pour son corps, bien pour la planète’, et dans laquelle beaucoup de jeunes filles en guerre avec la nourriture trouvent à la fois raison d’être, réconciliation et salut.

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Un cocktail vodka-orange, le meilleur ami du sportif

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Donc voilà, si j’ai choisi de ne plus consommer de produits animaux, c’est avant tout parce que je pense que ceux-ci ne sont pas nécessaires dans notre alimentation. Et que, puisque leur présence dans nos assiettes ne satisfait pas un besoin, mais répond à un désir – une envie de plaisir –, et qu’elle occasionne un lot de souffrances envers les animaux assez inimaginable, je préfère m’en passer, tout simplement !

Si je ne consomme pas de viande, de poisson, d’œufs, de beurre, de lait et de crème, ce n’est pas  parce que ceux-ci ne sont pas bons pour la santé (même si ça, c’est vrai aussi ;-)), mais parce que cette consommation ne correspond pas à mes principes éthiques.

Alors, à côté de cela, arrêtez de me barber si je mange du tofu et bois du lait de soja (pitié, arrêtez avec les mythes liés au soja !), si je trempe mes lèvres dans un verre de vin rouge quand l’envie m’en prends (♬♪ ça me fait tourner la tête ♪♫ ), si je mange du gluten régulièrement (bouuuuuh ! c’est le maaaal !), si je savoure tout ce qui est cuit, rôti, bouilli, caramélisé, tout cramé (mais la courge crue, ma chérie, il n’y a que cela de vrai), si je raffole de mes carrés de chocolat (ça donne le sourire !) et si, de temps en temps – et surtout en cette période de pré-Noël – j’achète des petits biscuits (végétaliens) qui contiennent du sucre blanc et de la farine blanche (il faut bien que je goûte les gâteaux traditionnels allemands pour les reproduire et vous en proposer les recettes sur le blog, non ? Je me sacrifie pour la bonne cause…).

Bref, honnêtement, je m’en fiche un peu de tout cela, et j’aimerais parfois que les ayatollahs de la bonne bouffe regardent davantage dans leur propre assiette plutôt que fureter les miettes de discorde dans celles des autres.

Laissez-nous défendre nos idéaux et manger en paix.

Amen.

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PS : les opinions exprimées ici ne sont que les miennes et je ne cherche à provoquer aucune polémique en publiant cet article, ni à attaquer une quelconque personne ou un groupe en particulier. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : ceci n’est pas un plaidoyer pour la malbouffe et les antibios. Si vous souhaitez rebondir sur mes propos, merci de le faire dans la joie et la bonne humeur !

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220 réflexions sur “FAUT-IL MANGER SAIN À TOUT PRIX ?

  1. Bonjour ! Ca faisait longtemps ! 🙂
    Je suis entièrement d’accord avec ce que tu écris. Je suis toujours effarée de voir à quel point la nourriture et le régime alimentaire peut provoquer comme réactions (au même titre que le sport, les religions, l’autre qui-nest-pas-tout-à-fait-comme-moi…) et l’extrémisme qu’il peut engendrer. C’est fou ! La 2ème fonction du langage est tout de même sociale et culturelle, ça doit réunir dans le plaisir, pas diviser de cette manière.
    J’ai moi aussi été voir les blogs crudi/frugi, enfin tous ceux qui prônent l’alimentation sectaire et ça m’a toujours mise mal à l’aise. Et de lire les témoignages de gens qui se sentaient plus mal en ayant suivi ces préceptes encore plus…
    On doit agir en son âme et conscience et chacun est libre de faire comme bon lui semble, tant que ça ne nuit pas à autrui ou qu’il ne se mette pas en danger (je parle d’un vrai danger alimentaire hein, pas du soja 😉 )
    Qu’on arrête les discours trop culpabilisants, je pense que les individus sont loin d’être les seuls responsables de leurs maladies (Monsanto mon amouuuuur !! <—— PAN !!!)
    En tout cas, plein de bon sens cet article, merci Ophélie !

  2. Bien dit, et tout a fait d’accord. J’ai perdu un ami, il y a quelques annees, d’une leucemie, il avait 27 ans. Et ce n’est surement pas son alimentation, qu’elle ait ete saine ou non, qui y aurait change quelque chose. A trop vouloir en faire on finit par se perdre et au final j’ai remarque qu’il y a differentes philosophies d’alimentation (cru, paleo, vegetarien, vegetalien, seignalet,…) et en fait impossible de suivre tous les conseils de celles-ci, qui deviennent meme presaue contradictoires ou tels que finalement il faudrait jeuner tout le temps si on ne voulait faire aucune « erreur ». La meilleure alimentation est celle que notre corps reclame et qui lui fasse du bien, et ca peut inclure la viande pour ceux qui le souhaitent apres tout. Comme toujours, c’est l’exces qui nuit, l’exces en toute chose.
    Un petit coup de gueule de temps en temps aussi c’est bon pour la sante :-).

  3. Quel plaisir de lire un article comme celui-là!
    J’adore ton blog parce que j’adore ton état d’esprit: vegan & écono-écolo sans être moralisatrice (ça fait du bien et je peux faire circuler ton blog auprès de mes proches qui ne sont ni végé ni écolo sans qu’ils reviennent me dire que t’es qu’une sale extremiste), tu es sympa et tu réponds aux commentaires de tes lecteurs (pas à tous, ce que je comprends vu le nombre mais tu ne laisses pas une question sans réponse) et en plus tu es bonne en orthographe^^!
    L’orthorexie me fait peur. Les obsessions me font peur. Et puis ça me gonfle qu’on vienne me faire une réflexion parce que « ah bon tu ne manges pas de viande mais tu manges des frites/des bonbons/des gâteaux? »
    Je suis désolée pour la perte de ton neveu, 7 ans c’est si jeune 😦

  4. Super bien dit.
    Pour les cancers d’enfants , certaines réponses sont données dans l’enseignement taoïste que je suis actuellement.
    Par ailleurs, les végé, comme nous, sont souvent entrain de se justifier. En ce qui me concerne je suis souvent agressée par des omni qui me gonflent par leur remarques (que j’aurai faite moi aussi il y a 5 ans donc je ne les incrimine pas , mais à la longue zut zut zut) et tout ce stress , cette empathie pour les animaux et tout et tout, je pense que ça bouffe bien la santé aussi. C’est pour cela que je fais mon apprentissage taoïste et franchement , ça aide à faire face aux multiples railleries….
    Tout ça pour dire que les maladies ne sont pas exclusivement dû à l’alimentation mais elles peuvent être énergétiques, émotionnelles, physiologiques,psychologiques héréditaires … et j’en passe bref c’est certain que le voisin qui mange du fast food 2 fois par semaine mais qui va bien dans sa tête n’aura pas de souci à se faire….
    En ce qui concerne ma vie j’ai 35 ans , 17 ans d’anorexie boulimie 1 enfants de 4 ans et demi végétalien , je suis végé depuis 5 ans et j’ai quand même vu une nette amélioration de mon état de santé après avoir modifié mon alimentation, ça fait pas tout mais ça joue un peu quand même…
    Merci pour votre blog sur lequel je vais souvent, je vais faire la crème bonne mine (car tout le monde dit que je suis cadavérique car trop maigre!!!!!!) et ça va faire 3 semaines que mes cheveux font la gueule à mes shampooings, je tiens le bon bout encore une semaine pour faire le mois hi hi hi hi…
    Merci
    karen
    Ps : je vous trouve super belle…..(pas d’inquiétude je suis mariée …..)

  5. Bonjour,

    je suis si d’accord avec toi! Enfin un blog qui ne cherche pas à nous dogmatiser avec des préceptes dénués de plaisir!
    Je pense que si on se fait plaisir en mangeant ce qu’on aime (un bon gros gateau plein de trucs pas sains de temps en temps, du chocolat…), on se porte bien mieux que ceux qui mange seulement par « besoin ». Sans aimer, en parcourant internet pour connaitre les valeurs nutritionnelles de tel ou tel aliments, les calories etc…
    Il faut s’aimer, la vie est courte, prenons soin de notre corps mais sans se prendre la tête non plus….la mode du gluten me fait rager, quand je pense qu’il y a des gens qui eux, n’ont pas le choix et ne peuvent pas en manger et galere à trouver du sans gluten….
    Enfin voilà, merci infiniment 😉
    PS: je me suis mise au porridge (j’alterne avec des tartines), c’est délicieux merci encore!!!

  6. eh bien voilà un article qui tombe à pic !!!!!
    moi qui débute/tâtonne vlan !!!! que des réponses !!!
    si CA c’est pas un message des plus grandes puissances para cosmiques je n’y comprends plus rien !! 😀 😀
    merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!
    (c’est la semaine des coups de gueule ….. 😀 😀 )
    merci de m’apaiser dans mon chemin !! :*

  7. Je suis venue sur ton blog parce qu’une amie m’avait donné la recette d’un baume à lèvres, en toute innocence donc et là je tombe sur cet article. Et comment dire ? Je vais l’imprimer en 321564864 exemplaires et le distribuer à tous les gens qui me bassinent à longueurs de journée avec mon alimentation (Végétarienne, en limitant un maximum les produits laitiers dont je ne connaitrais pas l’origine, avec des œufs de poules élevées en plein air). Alors oui je mange du poisson quand je mange des sushis ce qui n’arrive quand même pas souvent, oui ça m’arrive de déroger à mes principes parce que parfois j’ai enfin de me faire plaisir, je ne suis pas parfaite, je n’arrive pas (encore) à passer le cap du végétalisme parce que je suis une accro au fromage alors je fais de mon mieux, il n’est pas irréprochable certes mais quand un mec qui mange McDo 6 fois par jour ose me juger et me dire que mes principes sont du chiqué ça me rend folle ! Les gens jugent sans arrêt, je ne me mêle pas de ce qu’il y a dans leurs assiettes moi, mais sous prétexte que je revendique une alimentation sans cruauté, plus écoresponsable et éthique je deviens un monstre au moindre écart alors qu’eux ne se remettraient jamais en question.

    Alors merci encore pour cet article ! Je vais me le tatouer sur le front, ça m’évitera d’avoir sans arrêt besoin de me justifier (est-ce que je leur demande pourquoi ils mangent des animaux morts et des tomates qui n’ont jamais vu de la terre de leur vie moi ?!)

    Chloë

  8. Bonjour, et merci pour cet article!
    Je m’y retrouve totalement: emballée par les « promesses » du crudivorisme dès sa découverte, que je n’ai testé que 3 semaines car toujours ouverte aux autres sons de cloches, qui m’ont fait tant et tant douter que… je cherche encore! ^^’ Je me suis si souvent fait cette réflexion, qu’à force de compiler tout ce qui est censé être mauvais pour la santé, on ne peut plus rien manger!…
    Mais mieux vaut s’en remettre à la sagesse de Paracelse: « la dose fait le poison »…
    Quand à la santé des enfants, ce qui m’a été dit et répété, c’est que c’est la santé (l’alimentation, le mode de vie…) de la mère, au moment de la conception, de la grossesse, qui fait la santé de l’enfant à venir…
    Plus culpabilisant que ça, tu meurs!…

    Très bonne continuation!! 🙂

  9. cela fait tellement du bien de lire un article sense comme celui ci.
    d’un cote il me semble que notre narcissisme nous pousse a ce genre d’extreme, a ne penser que a notre sante et bien etre jusqu’a l’obsession; et de l’autre c’est un marche enorme pour l’industrie alimentaire (il suffit de voir que maintenant l’etiquette sans gluten se trouve partout, meme sur des jus de fruit), aide par une presse feminine qui nous presse justement a etre toujours plus mince, en forme, a boire 10 jus par jours pour nous desintoxifier selon un ideal de femme parfaite, epuree, qui n’aime plus vraiment les plaisirs de la vie et vit une vie de plus en plus plastique: une barbie en fait…

  10. Bien le bonjour, et surtout merci pour cet article qui met très bien les choses à plat.
    Ce qu’il faut avant tout, c’est écouter son corps
    Je n’ai lu tooouutt les commentaires plus haut, et de ce fait peu être le sujet est-il peu être déjà sorti ..

    Souvent quand je parle de végétalisme à mes amie pour leur en sortir tout les bienfait, souvent on me « balance » la super phrase « mais en même temps s’ils ne mangent pas ce que produisent les animaux, ils ne doivent même plus manger de fruit, du fait que sont les abeilles qui les pollinisent, ni de miel puisque c’est le biens de leurs travaux » … et tout plein d’autre choses dans le genre ..

    Et souvent à ce sujet, je ne sais pas trop quoi répondre …

    Bien cordialement 🙂
    France.

  11. Du moment que tu ne fumes pas 😉
    Plus sérieusement, oui rien n’est noir ou blanc: mettre l’éthique en avant c’est une très bonne chose, et effectivement ça a d’autres racines que juste se faire du bien. Moi ce que je souhaite c’est aussi ne pas marquer de buts contre mon camp parce que oui, si demain j’ai un cancer je serais triste de quitter mes enfants. Mais si j’avais la certitude de me l’être créé en fumant par exemple, je ne me le pardonnerais pas…

    Il y a par ailleurs des injustices folles dont on ne se remet jamais tout à fait, qui serrent vraiment le coeur.

    Donc en combinant modération, tolérance et sentiment de responsabilité globalement on devrait s’en sortir à peu près… Enfin j’espère…

  12. Magnifique article. Tes mots ont su exprimer exactement ce que ressentent de plus en plus de personnes.
    Je crois que quelque soit le type d’alimentation qu’on choisit d’adopter, l’essentiel c’est d’être ami avec son assiette et avec soi-même. Et après tout, faut-il réellement choisir sa « catégorie » ? N’est-il plus possible de manger en se faisant plaisir, tout simplement ?

    Merci pour ton blog, à bientôt.

  13. J’ai aimé cet article sans chipeautage, et je partage en grande majorité toutes ces pensées. Quleques unes, plus ou moins utiles (ok, voire carrément pas, j’hésite), me sont aussi venues au fil de ma lecture, que j’ai eu envie de partager :

    * Je voulais juste préciser que si bien manger ne guarantissait en aucun cas la santé éternelle (et comme tu l’as si bien dit, encore faut-il savoir ce que cela recouvre, ce bien manger, en dehors de quelques principes de base-base), si on a pas la santé au départ, l’alimentation peut nous aider – pas seulement à guérir miraculeusement comme cela arrive apparement parfois, mais sur le long terme– , pour diminuer les symptômes, par exemple. Je pense notamment à l’arthrite, dont les douleurs ne sont pas sympathiques. Mais j’imagine que tu sais très bien tout ça, pas besoin d’aprofondir.

    * Pour les trucs de superfood et poudre et toutes ces paillettes, je prends ça comme des expériences culinaires, des nouveautés exotiques. Si ça me plait, je garde (les graines de chia, goji, …), si pas, ça gicle (le jus de Noni, dont les défenseurs oublient de préciser que c’est êxxxxtremement dégeulasse). J’aurais été dégoutée de passer à côté de la quinoa!

    * Je fais de plus en plus souvent à l’envie (envie-intuition plus que envie-pulsion, mais quand même, envie-plaisir), sans complexe, avec un fond de règles quotidiennes qui me plaisent, qui me semblent logiques : je suis donc Flexitarienne (si j’ai tout à coup envie de viande, je prends, mais toujours bio et en faisant attention et je refuse de culpabiliser), et mes enfants aussi (à la maison, on aime les bons produits, mais eux ils aiment aussi les mauvais, et je ne me vois pas leur enlever un cadeau sous pretexte que c’est bourré de trucs que je ne veux acheter pour rien au monde). Je fais attention, c’est à dire que je mange avec les yeux ouverts, écarquillés, voire, mais sans ornière. J’adore ce mot, FLEXITARIEN. Il catégorise tout en décatégorisant. C’est l’Allemagne, ou plus justement dit c’est Berlin, là ou on ne vous demande pas en vous regardant de travers pourquoi vous ne mangez pas trois plats de viande au petit dej., mais où on vous demande pourquoi vous n’êtes pas directement végétalien, puisque vous êtes végétarien 🙂

  14. Bonsoir, je ne sais pas si tu liras mon message mais je voudrais te dire merci pour cet article… Je n’interesse au végéta*isme depuis octobre, et j’avoue qu’avec toutes ses découvertes (les maladies liés à l’alimentation, le crudivorisme, le frugivorisme, le veganisme aussi,…) je suis un peu « perdu »! Je me sens démuni par tout ca j’ai l’impression que tout ce que je fais est « mal » et je me suis perdue dans tout ca… J’espère réussir a trouver un équilibre bientot autant dans mon alimentation toute nouvelle que dans ma vie en général! Merci pour tes articles! 🙂

  15. Ping : Changer le monde en 5 étapes : Adolescence | De mal en piges !

  16. ton article me touche particulierement car ce que tu dit est vrai et de plus tu as le courage de l ecrire malgre tout ce qui est sans arret fait pour insinuer que ceux quimangent comme ils veulent seront en mauvaise sante. et bien j ai toujours euune alimentation bio ultra saine, vegetarienne sur 3 ans pour les memes raisons que toi. puis j ai eu de gravesproblemes de boulimie anorexie vomitives et la je suis guerie : guerie mais toujours en denutrition!. j ai donc du remanger de tout (dont dela viande) sans reflechir et lesresultats sont sans appel !. je crois que le fait de vouloir tout regenter sansgrossir ect fait du mal plus que du bien. nos grands parents le savaient. et le cancer est une maladie qui d apres moi n a rien a voir (et pour un enfant c esttrop affreux). voila mangez comme il vous chante carmieux vaut mourrir d avoir bien vecu meme en etant gros que mourrir mince en se laissant crever de faim . bilou

  17. Super article!
    Je suis intriguée par ce cocktail vodka-orange, « ami du sportif », peux-tu m’en dire plus? 🙂

  18. Bonjour

    Ton article m’a fait immensément plaisir…jusqu’à une petite phrase qui a « dégonflé mon soufflé » et stoppé mes acquiescements enthousiastes.
    Tu dis qu’il faut arrêter avec les aliments « miracles » et les aliments « démons », et pourtant, tu entres toi-même dans la diabolisation catégorique 😦

    « Si, je ne consomme pas de viande, de poisson, d’œufs, de beurre, de lait et de crème, ce n’est pas parce que ceux-ci ne sont pas bons pour la santé (même si ça, c’est vrai aussi ;-))  »

    Eh bien non, ça n’est pas vrai pour tout le monde. Chaque corps, chaque organisme est différent et a sa propre vérité. En ce qui me concerne, j’ai dû réintroduire, pour des raisons de santé et après 10 ans d’alimentation végane, les protéines animales dans mon alimentation. Et je m’en suis pris plein la gueule. C’est toujours le cas. Faut pas croire, les omnivores aussi se font stigmatiser, de toute façon quoi que tu manges tu te fais critiquer, d’une manière ou d’une autre.

    Je consomme, comme le dit si bien Lullinette, avec les yeux grands ouverts et je vais mieux, tellement mieux. Donc non, ces aliments ne sont pas systématiquement mauvais pour la santé, et il ne sont pas systématiquement consommés « par plaisir » uniquement.

    Après, bien évidemment, ce sont avant tout des idéaux qui animent cette phrase, et je les partage donc je ne dis pas ça pour te descendre, hein! Je dis simplement qu’il faut faire attention avec ce genre de phrases, car elles peuvent amener des personnes, comme ça a été le cas pour moi, à persister dans un schéma qui ne leur correspond pas.

    Bon, j’arrête mon blabla! Bonne continuation et longue vie à ce blog ^^
    Lucie

    • Bien d’accord avec vous! Personnellement, j’ai supprimé la viande à 80% ; un tout petit peu de poulet (local) ou d’agneau (local aussi) mais je n’aime pas vraiment la viande et je m’en passe facilement. Mais l’acupunctrice qui nous suit mon compagnon et moi lui a conseillé de consommer de la viande rouge parce que son organisme en avait besoin (il est du groupe sanguin O, moi du A, et pour nous ça correspond…). Alors, oui, nous sommes tous différents… Il est important de trouver ce dont son organisme a besoin. En fonction de l’âge, des conditions de vie, le régime peut changer aussi. Quand on est enfant, adolescent, quand on est mère, quand on allaite, quand on est un adulte actif, quand on est âgé… on ne mangera pas forcément les mêmes produits… Même si je suis plutôt végétarienne, je n’admets pas qu’on stigmatise ceux qui mangent de la viande ; qu’on les invite à en manger moins, à respecter l’animal qui les nourrit, mais les traiter comme des assassins assoiffés de sang, c’est quelque peu excessif… En tout cas, je suis tout à fait d’accord avec ce que vous écrivez. Bonne continuation!

      • Le coup des « groupes sanguins » avec l’alimentation est une fumisterie comme tant d’autres dans ce domaine :/
        Beaucoup de VG sont aussi du groupe O et s’en portent très bien !

        Il n’y a aucune raison valable pour continuer à consommer de la viande …. Surtout quand on en a plus envie 🙂

        • J’ai bien précisé que « pour nous, cette histoire de groupe sanguin fonctionne », sous-entendu ce n’est pas forcément vrai pour tout le monde. En tout cas, mon compagnon, lui, en a visiblement besoin… au moins de temps en temps. En ce qui me concerne, je l’ai dit, de temps en temps, ça me convient et encore je ne mange plus de bœuf ni de veau depuis très longtemps, n’en ayant pas du tout envie… Ce qui est conseillé pour le groupe A me satisfait depuis très longtemps (bien avant que j’entende parler de cette alimentation en fonction du groupe sanguin)… Alors, pourquoi pas ? Je ne vois pas bien où est le problème si pour moi comme pour mon compagnon ou d’autres personnes, d’ailleurs, de ma famille, ce qui est conseillé en fonction du groupe sanguin nous correspond…

  19. Comme je suis en accord avec vous ! En ce qui me concerne, je ne mange pas de viande rouge par choix. je ne veux pas participer à la barbarie des abattoirs et à l’orgie de vente ainsi qu’au gaspillage des grandes surfaces. J’achète mes oeufs à la ferme. Je ne mange pas de charcuterie parce que je n’aime pas cela. Et pour le reste, je mange ce que je veux, à l’heure que je veux. De fait, moi et mon corps sommes en accord et je vais très bien à 54 ans. Les dogmes divers et avariés m’ont rendue « aveugle » et « sourde »…

  20. Merci ! Juste merci car cela fait du bien de lire ENFIN un article intelligent dans ce monde de blogs de fous !
    Oui on peut manger sainement et se faire plaisir et Oui l’alimentation ne nous sauvera pas d’une mort certaine.
    Je suis pour le bio, le beau, le sain mais je sais aussi que bio n’est pas pur ! Alors relativisons et profitons de la vie !
    Encore merci !

  21. C’est une traduction de l’anglais ? Je ne comprends quasi rien à ce message… Pourriez-vous être plus clair ? Merci.

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