UN ÉTÉ TOUT CRU : J+90 – 1è PARTIE


Petit vent, bottines, collants, fine pluie et nuages bas : le temps file et nous voilà déjà en automne…

Plusieurs jours déjà que mon défi d’un été passé à manger cru à 100% s’est officiellement achevé. Il est grand temps d’en dresser un bilan et de répondre à la question que vous vous posez peut-être : vais-je continuer sur ma lancée ? Suspense… 

Si vous avez manqué mon premier et second bilans, n’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil, avant de vous embarquer dans celui-ci. J’ai choisi de diviser ce 3ème volet de mes aventures en Crudivorie en deux parties : en voici la 1ère – les ‘fausses idées’ sur le cru… et à bientôt pour la 2nde – les ‘vraies idées’ sur le cru ! 

 

Avant de faire un bilan de ma propre expérience de cet été passé à ne manger que des aliments crus, j’ai pensé qu’il était nécessaire de faire à nouveau un topos sur les mythes attachés au crudivorisme.

Je croyais avoir déjà tenté de jeter à bas certains mythes associés à l’alimentation vivante… mais je dois dire que ce dernier mois passé à croquer des crudités m’en a fait découvrir une ribambelle d’autres. J’adore manger cru et j’en ressens de grands bienfaits sur ma santé et ma forme, mais, je l’avoue sans ambages, il y a une chose que je ne supporte pas dans l’alimentation crue, c’est le discours qui l’environne : cet éventail d’idées loufoques, pseudo-scientifiques et même parfois dangereuses qui côtoient des analyses tout à fait objectives et fondées, et qui, en gros, jette l’opprobre sur les arguments valides en faveur d’une alimentation crue.

Ce qui est problématique n’est pas l’alimentation crue elle-même, loin de là, mais c’est le discours de certains de ses défenseurs – discours trop souvent écrits par des non-scientifiques et qui va à l’encontre des connaissances de base en biologie et physiologie. Comment se décrédibiliser de façon réussie : suivez le guide…

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✖ IDÉE REÇUE N°1 : LES ENZYMES ALIMENTAIRES 

Bon nombre de tenants de l’alimentation crue s’appuient sur un ensemble de concepts développés par Edward Howell dans les années 1930 et réunis dans un ouvrage intitulé Food Enzymes for Health and Longevity. Que dit Howell qui sera ensuite repris, de nos jours encore, sur ces fameuses enzymes ?

D’une part, qu’il existerait 3 familles d’enzymes :

  1. les enzymes digestives, ou endogènes, qui sont produites par nos organes digestifs (glandes salivaires, pancréas, muqueuses gastriques et intestinales…) pour dégrader les aliments et les digérer. 
  2. les enzymes métaboliques, qui sont fabriquées par les cellules du corps pour exécuter les activités nécessaires à la vie – à l’exception de la digestion.
  3. les enzymes alimentaires, ou exogènes, contenues dans les aliments crus (frais ou séchés).

Selon Howell, les enzymes contenues dans les aliments crus suffiraient à leur propre digestion. C’est pourquoi il est crucial de ne pas cuire ces aliments à plus de 47°C, faute de quoi ces précieuses enzymes meurent… et que va faire le corps dépourvu de ces enzymes ‘vivantes’ ? Et bien, il va d’abord pomper sur ses réserves d’enzymes digestives, mais, en l’absence d’enzymes alimentaires (celles de nos aliments ‘morts’ car cuits), il va devoir suppléer à leur absence en fournissant en plus des enzymes métaboliques. Et là, bien sûr, c’est le drame : cette assistance a un prix – elle dégarnit les défenses immunitaires et fait le lit des maladies !

D’autre part, cette perte d’enzymes serait d’autant plus tragique que nous ne disposerions, hélas, que d’un stock d’enzymes propres à notre organisme déterminé à vie : autrement dit, si nous n’avons que 100.000 enzymes pour toute notre vie et que nous les utilisons à tort et à travers en mangeant de la nourriture cuite avant la fin de notre vie, badaboum… nous serons donc fort dépourvus une fois la bise venue…

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☛ Ces idées, hélas toujours en vigueur dans un certain milieu crudivore, sont erronées. Hélène avait montré très simplement combien ces croyances des enzymes vivantes ne reposent sur rien qui permettent d’y adhérer. Pourquoi cette idée, si séduisante pourtant, est-elle fausse ?

D’abord parce que, quand bien même les enzymes des aliments suffiraient à leur propre digestion, l’acidité de l’estomac est telle que celles-ci sont dégradées sitôt le processus digestif amorcé. D’autre part, les aliments crus contiennent bien des enzymes, mais en quantité insuffisante pour leur propre digestion dans notre organisme. Qui plus est, les enzymes contenues dans les aliments sont des protéines, et, en tant que telles, elles sont digérées de la même manière que n’importe quelle autre protéine et ne permettent pas d’assister à la digestion. Enfin, comme Hélène le souligne, il ne faudrait pas essayer d’additionner des pommes et des poires ! Les enzymes des plantes ne sont pas de même nature que nos enzymes digestives : intactes, elles ne pourraient même pas agir dans notre organisme en suppléant nos propres enzymes…

Enfin, l’épargne de nos enzymes métaboliques est un argument intéressant… mais sans grand intérêt : nous n’avons pas un stock d’enzymes au nombre limité. Notre organisme ne cesse de produire des enzymes et c’est un processus tout à fait normal – pas de crainte, donc, que celles-ci viennent à manquer…

Mais ce n’est pas tout…

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✖ IDÉE REÇUE N°2 : LES COMBINAISONS ALIMENTAIRES 

Une seconde idée est très souvent mise en avant par un grand nombre de tenants de l’alimentation vivante – et d’ailleurs, par d’autres également qui ne mangent pas spécifiquement cru – celle qu’il faut manger selon des combinaisons alimentaires spécifiques pour mieux digérer. L’idée naît au début du 20e siècle, de la plume d’un certain Herbert Shelton, qui décrit un certain nombre de principes à suivre pour faciliter la digestion. Parmi ceux-ci : l’idée qu’il faut manger les différentes catégories d’aliments à des intervalles de temps différents, faute de quoi, patatras…

Plusieurs auteurs de régimes à succès, tel Montignac, ont repris ces principes d’une alimentation dissociée. Pas d’ingestion de protéines en même temps que des lipides, pas de glucides en même temps que des protéines, et surtout, surtout, attention aux fruits ! Il ne faudrait surtout pas les consommer au cours d’un repas, mais toujours au moins 30 minutes avant. Et attention, tous les fruits ne se valent pas : les fruits dits ‘acides’ ne doivent pas être consommés au même moment que les ‘fruits doux’, et surtout… gare aux melons et aux pastèques, qui doivent toujours être mangés séparément et loin, très loin des repas !.. Mais sur quoi repose cette idée ?

☒ L’idée de base des partisans des combinaisons alimentaires est la suivante : tous les aliments ne seraient pas digérés de la même façon par notre organisme et le temps nécessaire à leur digestion différerait grandement selon les catégories d’aliments. Les fruits acides ne prendraient ainsi qu’une heure, tandis que les fruits doux mettraient quatre heures… Et pourquoi ne faudrait-il pas les consommer en même temps que d’autres gammes d’aliments ? Car ils fermenteraient ! Et oui, comme ils sont composés de sucres, le glucose se décomposerait dans l’intestin et générerait des ballonnements, alors que, mangés séparément, les fruits seraient directement absorbés par l’intestin grêle et ne créeraient pas d’inconfort.

Et on en revient encore aux enzymes… Il ne faudrait également pas consommer d’aliments à base d’amidon (les céréales) en même temps que des produits riches en protéines (légumineuses, noix…) car le ‘programme enzymatique’ pour dégrader l’amidon serait incompatible avec celui des protéines… L’amidon fermenterait donc, tout comme les sucres des fruits, et produirait, entre autre de l’alcool. Certains tenants des combinaisons alimentaires vont même jusqu’à dire qu’un tel mélange serait à l’origine d’une odeur corporelle alcoolisée… Personnellement, je combine à loisir fruits, légumineuses et céréales, et je ne pue pas la vodka, Dieu merci.

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Hélas pour tous ceux qui suivent scrupuleusement ces principes, je vais les décevoir : ils ne sont en aucun cas fondés.

☛ A l’époque où ces idées ont émergé, nos connaissances de la physiologie digestive n’étaient pas suffisamment avancées pour comprendre le fonctionnement des processus digestifs. Tous les aliments que nous mangeons, une fois le processus digestif entamé, forment ce qu’on appelle le chyme : une substance liquide et collante présente dans l’estomac composée de nourriture partiellement digérée, d’eau, d’acide chlorhydrique, et d’enzymes digestives. Les aliments ne sont pas digérés séparément, selon des programmes enzymatiques différents, et, surtout, ils ne peuvent fermenter en raison de l’acidité de l’estomac.

D’autre part, la plupart des aliments que nous mangeons ne se réduisent pas à une simple ‘gamme’ de nutriments : une portion de brocoli, par exemple, contient environ 2 g. de protéines, 4 g. de glucides et une toute petite dose de lipides. Il en est de même de tous les aliments que nous ingérons : certains sont plus riches en protéines que d’autres, certains en lipides, mais tous reposent sur une combinaison de ces trois catégories. L’exemple parfait est le lait maternel : un mélange de protéines, de lipides et de glucides, pour lequel le système digestif du nourrisson est parfaitement adapté.

☛ Si beaucoup de gens qui suivent ces principes jurent de leur efficacité, plusieurs raisons peuvent expliquer cette attitude. En plus d’un certain effet placebo, la pratique des combinaisons alimentaires induit souvent des changements d’habitudes de consommation assez drastiques… En appliquant ces principes, nous en appliquons également  d’autres : des quantités plus raisonnables, une mastication plus lente, et, surtout, une plus grande attention à ce que nous mangeons.

☑ Un petit nombre d’associations peut cependant être utile à l’organisme : il est souhaitable, par exemple, d’ajouter une source de vitamine C (agrumes, etc.) à son repas afin d’améliorer notre assimilation du fer. Inversement, boire du thé ou du café lors d’un repas entrave celle-ci, en raison des tannins présents dans ces boissons.

Dans la plupart des cas pourtant, des études ont même montré qu’il est préférable de consommer différents types d’aliments en même temps : la digestion de certaines lipides, notamment, génère la sécrétion de carcinogènes, dont l’effet peut être contré au niveau de l’estomac par les antioxydants et polyphénols contenus dans des légumes ou des fruits. De même, consommer des aliments à index glycémique élevé de façon isolée génère des pics d’insuline : ceux-ci peuvent être limités lorsqu’ils sont absorbés en même temps que d’autres aliments. C’est pourquoi on conseille toujours de boire les jus de fruits au cours d’un repas, afin de limiter la sécrétion d’insuline et de la molécule qui l’accompagne, l’IGF (insuline-like growth factor-1), qui génère inflammations et croissance des cellules cancéreuses.

Donc l’idée serait justement bien plus de combiner plutôt que ne pas combiner… 

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✖ IDÉE REÇUE N°3 : LE CUIT, C’EST LE MAL 

Enfin, un dernier point que l’on retrouve souvent dans les discours de certains crudivores, c’est l’idée que toute nourriture cuite est intrinsèquement mauvaise, car, avant tout, un aliment cuit est un aliment mort. Et, s’il est mort, il nous entraînera dans sa chute car manger cuit, c’est faire le lit des maladies

Le problème de cet argument, c’est qu’il est à la fois vrai… et faux.

Je m’explique : il est vrai que certains modes de cuisson des aliments génèrent des composés cancérogènes. Acrylamide, amines aromatiques, hydrocarbures polycycliques… la liste des produits dits ‘néoformés’, issus de la transformation des acides aminés, de l’amidon ou des graisses, et incriminés pour leur rôle dans l’apparition d’un grand nombre de cancers, est longue. Elle est d’ailleurs si longue qu’elle mérite un article à elle toute seule, donc, si vous le voulez bien, je mets ce sujet de côté et je m’attaque aujourd’hui à ce qui n’est en revanche pas vrai dans les supposées maladies de la cuisson…

☒ La leucémie digestive : 

Egalement connue sous le nom de ‘leucocytose digestive’, il s’agirait ici d’une pathologie décrite dans les années 1920 par le Dr. Kouchakoff, fondée sur l’idée d’une réaction anormale du corps lors de l’ingestion d’aliments cuits. Face à l’assaut des molécules ainsi dénaturées par la cuisson, l’organisme se protégerait comme face à une attaque ennemie, en multipliant son taux de globules blancs sanguins, les leucocytes – les cellules du système immunitaire. La consommation d’aliments cuits à plus de 100°C provoquerait une poussée leucocytaire massive comme si le corps luttait contre une infection ou un virus. Cette production constante de lymphocytes (un type de globule blanc) conduirait progressivement à leur propre tarissement et, en affaiblissant ainsi l’organisme, serait la cause d’un grand nombre de maladies.

☛ Hélas pour Kouchakoff, cette ‘découverte’ n’a jamais été confirmée par d’autres études scientifiques par la suite. On sait désormais que le protocole expérimental mis en place par Kouchakoff était truffé d’erreurs et ses propres interprétations, naïves. Le bon docteur incluait d’ailleurs l’eau chaude parmi les aliments causant une telle réaction pathogène, ce qui est très peu probable, sachant que l’eau pure est difficilement toxique. Les phénomènes de sécrétion de leucocytes sont autrement plus complexes que les simples observations et conclusions de l’époque ne le laissent croire : il est d’ailleurs intéressant de noter que la grossesse induit une telle augmentation des globules blancs – avoir des bébés serait-il contre-nature ?

☒ Les maladies catarrhales : 

Selon d’autres partisans du crudivorisme, il existe un autre type de pathologie directement induit par la cuisson, l’hémogliase. Ce phénomène, qui signifie littéralement glue dans le sang, serait la maladie la plus courante après l’acidose. Il serait causé par un excès de céréales, de légumineuses et d’amidon cuits, et donc dénaturés, qui auraient pour effet de nous ‘encoller’. La cuisson des molécules de glucoses composant l’amidon rassemblerait celles-ci en une masse compacte et gluante que nos sucs digestifs ne parviendraient pas à entamer. Ces sucres fermenteraient donc, enflammant les intestins, qui laisseraient alors passer dans le sang des amidons mal dégradés.

Le sang se chargerait alors de substances colloïdales et perdrait de sa fluidité. Le résultat ? Il ne pourrait oxygéner et nourrir les cellules de façon normale, et ne pourrait non plus assurer l’élimination des déchets. Le corps serait alors en proie à des maladies catarrhales, l’organisme s’encrassant et se surchargeant de ‘colles’. En plus de la perte de vitalité induite par une telle pathologie, celle-ci se manifesterait par l’écoulement des muqueuses, pour épurer la lymphe de ses déchets colloïdaux : nez qui coule, glaires, boutons et, pour les femmes… pertes blanches.

Ouille ouille ouille… Difficile de répondre à une telle argumentation, mais cela vaut-il vraiment la peine de le faire ? Evidemment, rien dans la compréhension actuelle que nous avons de la physiologie organique ne nous permet de valider de telles thèses, ni même d’en confirmer un seul aspect. Nous savons que manger des aliments riches en amidon et pauvres en fibres, comme les farines blanches ou les produits céréaliers raffinés à index glycémique élevé, engendre des pics d’insuline qui ont des effets néfastes sur notre santé, mais rien ne permet de conclure au ‘collage’ de nos tissus sanguins par de l’amidon mal digéré. Et je crois, hélas, qu’il ne faudrait pas mettre tout ce qui ‘sort’ de notre corps dans un même bateau : non, ce n’est pas parce que vous avez mangé trop de pizza que vous avez des pertes blanches – sorry !

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Voici déjà pour un rapide tour d’horizon des mythes et légendes associés à l’alimentation crue… Il est certes très tentant de croire à bon nombre des thèses saugrenues défendues par certains partisans de l’alimentation vivante : face à de tels maux, comment ne pas faire immédiatement le choix du 100% cru ?..

Pourtant, une fois les principes sur lesquels reposent de telles thèses mis à bas, faut-il en conclure au charlatanisme et retirer tous ses bienfaits au crudivorisme ? 

C’est ce que nous verrons dans une seconde partie !

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97 réflexions sur “UN ÉTÉ TOUT CRU : J+90 – 1è PARTIE

  1. Même si j’avais lu le titre (« Partie 1 »), arrivée à la fin, j’ai eu un sursaut : oh, c’est vrai, il va falloir attendre la suite ! Tu es cruelle, I want more !

    Cela te va bien, pourfendeuse de mythes :-), bravo de t’attaquer à ces mastodontes que sont la (dé-)combinaison des aliments ou les enzymes alimentaires qui dansent de joie dans l’estomac ;-). Tu es extrêmement bien documentée (je ne dis pas ça parce que tu m’as citée si gentiment, bien sûr !) : pour pas mal de ces mythes, j’ignorais de qui ou de quand provenait la confusion. Donc toutes ces théories sont presque vieilles comme le monde…

    Cela me rassure que tu te sois remise au cuit, maintenant que la bise est venue. Ton quinoa(?)burger est superbe, ainsi que le petit pain qui l’entoure.

    C’est marrant, cette idée des féculents qui « encollent »… Ce matin, je m’étais fait un porridge d’azukis et millet (avec des flocons et au micro-ondes, no kitchen oblige) : c’était bien visqueux, absolument collant, trop bon, et je me suis dit qu’il était bien heureux que personne ne me voie gober ça ! Promis, juré, j’avais toujours le sang bien fluide après, et pas de bouchons dans mes artères !

    • Burger de millet ! Mais quinoa, c’est fort bon aussi 😉

      Je pensais n’en faire qu’un seul article, et puis, arrivée à la leucocytose digestive, je me suis dit que ça ferait vraiment too much pour une seule fois… ça arrive bientôt, promis !

      Merci beaucoup en tout cas, c’est toi qui m’as inspirée avec ton premier point sur les enzymes : à l’époque, j’avais même trouvé que tu exagérais… mais je ne m’étais pas encore plongée de plus près dans les thèses pseudo-scientifiques des tenants du cru. Ensuite, j’ai vu trop passer d’articles sur les combinaisons alimentaires et de témoignages de pauvres victimes des régimes dissociés, qui finissent par perdre tout plaisir à manger à force de subdiviser l’ensemble de leurs aliments… L’idée du cru, c’est bien d’écouter son corps et d’apprendre à manger selon ses besoins, non ?

      En fait, c’est ça qui est un peu flippant… de voir que toutes ces idées datent, en gros, du début du siècle, et qu’on les énonce comme s’il s’agissait de découvertes récentes fondamentales. Personne pour aller vérifier que tout est sorti de l’imagination d’un seul bonhomme – sans jamais avoir été soumis à de nouvelles observations et analyses par la suite ! Bon, j’espère que je n’aurai pas trop de mails de réclamations…

      Et mmm… Porridge d’azukis… le kiff absolu ! Allez, avoue, je suis sûre que tu as secrété un max de cérumen après ça… 😉

      • Merci pour cet article.

        Mais je rejoins un peu Gael et Mely : la MTC parle d’aliments « humidifiants » (les produits laitiers, le sucre raffiné, le blé, les crudités), pouvant générer des mucus et des colles (sinusites, cellulite, etc), que le corps va avoir d’autant plus de mal à évacuer si le temps extérieur est lui aussi froid et humide (donc principalement en automne). Ces principes ont 5000 ans et sont encore tout à fait d’actualité !

        Pour ce qui est de la « pureté » et de l’aspect spirituel de l’expérience, je vous trouve un peu dures : vous parlez de « détoxination » mais rejetez l’idée de
        purification… qui sont malgré tout très proches.

        Concernant l’aspect spirituel, il est fort possible que certains vivent l’expérience du cru sur ce versant-là principalement. Je pense qu’il y a autant d’expériences différentes que de crudivores-en-herbe (!). D’ailleurs, n’est-ce pas inhérent à la démarche crudivore en elle-même ? Risquer d’aller à la découverte de soi, « tout nu, tout cru », sans pensée pré-mâchée ni pré-cuite ?
        Essayer, découvrir, et écouter son corps, ses réactions, ses besoins, ses envies…. L’acte de manger en lui-même (indépendamment de ce qui est mangé : cru, cuit, végé, bio, malbouffe, etc), peut être spirituel, pourvu que l’intention soit celle-là au départ, et qu’une grande attention soit portée au fait même de manger, en pleine conscience…

        • Merci beaucoup de ton commentaire et pardonne-moi si j’ai pu heurter des points sensibles en étant un peu expéditive.

          Je ne comptais pas me moquer de l’aspect spirituel de certaines démarches crudivores, mais j’ai cru bon procéder à quelques clarifications, et je compte aborder de plus près la question de la ‘purification’ lors de mon prochain billet. Oui, certaines personnes attachent beaucoup d’importance à l’apport spirituel que peut constituer une alimentation crue, mais j’assiste, hélas, à beaucoup de dérives sur le sujet qui me conduisent à penser que, chez quelques gens particulièrement vulnérables, ce genre de discours sur la ‘purification’ et le ‘souillure’ que constituerait la nourriture, et, à plus proprement parler, toute forme de nourriture cuite, peut être dangereux et déclencher des réactions assez extrêmes.
          De l’idée que manger cuit, c’est manger des aliments morts, ou de la volonté de se purifier le corps et l’esprit en refusant ce qui ne serait plus ‘gorgé de lumière et de vie’, à des comportements de type orthorexique ou anorexique, incluant tout un ensemble de contraintes intériorisées qui n’ont plus rien à voir avec l’envie d’apprendre à écouter son corps et ses instincts, il n’y a qu’un pas – aisément franchissable pour des personnes fragiles.
          C’est pourquoi j’ai tenu à distinguer – trop brutalement peut-être – l’aspect purement nutritionnel et biologique de l’alimentation crue de ses attaches spirituelles. Que chaque personne vive ensuite son rapport à l’alimentation de la manière qu’elle le souhaite, j’en serais ravie. Mais attention à des discours trop dogmatiques qui peuvent avoir un effet inverse à celui désiré…

    • Les pertes blanches »,n’exagérons pas. Je sais une chose, pour le vérifier moi-même, c’est que dès que je mange des céréales contenant du gluten(et mes analyses de sang sont négatives en ce qui concerne la maladie cealiaque) ainsi que des produits laitiers, sans parler des légumineuses j’ai le nez qui se bouche, qui se met ensuite à couler, des maux de ventre…ce qui ne m’arrive jamais quand je mange cru.

  2. Tu peux pas savoir à quel point cet article me fait du bien. Parce que les illuminés du crudivorisme, je peux pas (on en parlait avec Hélène, un peu). J’ai vu des vidéos de crudivores aux USA, lu des articles sur des blogs américains et français, plus récemment, non mais au secours. Alors que c’est hyper intéressant, le crudivorisme. C’est con parce que ça décrédibilise tout. Du coup, comme je disais sur Facebook, j’ai hâte de lire la suite ! Bravo, et merci ♥

    • Merci beaucoup Déborah !
      Effectivement, rien de plus énervant que les fantasmagories inventées puis véhiculées de part et d’autre du monde sans aucune vérification… et qui ont la peau dure !
      Et encore, je n’ai pas encore abordé l’aspect ‘purification’, envol spirituel et transfiguration transcendantale. Mais je crois que je vais me faire haïr si je développe trop… 😉
      Quel dommage, il y a tant de bienfaits réels à manger cru. Pourquoi ces pataquès ?

      • C’est comme pour le véganisme je crois, certains y trouvent un moyen de se purifier, alors à partir de là bonjour les dérives… Au début de mon flexitarisme j’étais contre le véganisme à cause de sites peu réfléchis condamnant en bloc le miel avec une argumentation portant (sans le dire) sur les pires élevages américains. Et peu cherchent à vérifier la véracité des préceptes, c’est bien dommage. Idem pour les « bons aliments » dont la forme est censée enseigner l’intérêt nutritionnel : l’avocat pour la grossesse, les cerneaux de noix pour le cerveau, etc. Au mieux c’est un moyen mnémotechnique, je trouve ! Idem pou ceux qui ne jurent que par le sans gluten (effet nocebo ?…). Bref, merci pour ton article et vivment la suite ! Est-ce que tu t’es penchée un peu sur le coût écologique d’une alimentation crue végane versus végane tout court ? (perso je bloque sur l’abondance d’aliments exotiques préconisée)

        • Tiens, je ne connaissais pas l’idée de l’avocat pour la grossesse, c’est plutôt amusant… attention, on peut aller loin avec ces mnémotechniques – euh, le concombre, c’est bon pour quoi ?.. 😉

          Pour ce qui est du gluten, il y aurait beaucoup à dire, c’est sûr… Pour ma part, n’étant pas intolérante, j’en consomme avec plaisir et modération, sans la diaboliser à tort.

          Alors, j’ai réfléchi un peu au coût écologique d’une alimentation vg crue par rapport à une alimentation vg ‘normale’, mais la réponse est complexe… Disons que, d’un côté, on peut être un crudivore très locavore si le but est le retour à la simplicité, aux produits bruts et de saison (ce qui, tout de même, est souvent le cas) mais on peut se heurter à un certain manque de diversité au bout d’un moment qui nous pousse à aller voir plus loin : fruits et noix exotiques… mais je dirais que cela ne constitue pas le ‘gros’ de cette alimentation : le plus souvent, ces mets restent vraiment pour les plats occasionnels ‘de fête’, et on peut toujours choisir des variétés d’oléagineux locales (amandes, noix et noisettes plutôt que cajou, pécan et macadamia…). Pour ma part, j’ai été à 90% sur des fruits, légumes et graines locales, et cela m’allait parfaitement !
          Ensuite, c’est vrai que l’avantage du crudivorisme, c’est qu’on allume moins son four ! 😉 Et même si l’on a un déshydrateur : si on l’utilise de façon optimale ou, comme souvent, 1-2 fois par semaine plutôt que tous les jours, cela fait une sacrée économie d’énergie… après, il reste l’eau des graines germées… mais c’est un sujet infini !

          • Désolée pour la mauvaise identification, ingenealogiste c’est mon homme, moi c’est Sandrine de Végébon 😉 .
            L’idée de l’avocat c’est pour sa richesse en bons acides gras, et c’est vrai qu’avec la grossesse on peut avoir envie de manger plus gras (et plus salé, d’où les frites.. hemhem)

            • Oh, c’est toi ? Bon, ça va, ma blague sur les concombres ne choquera pas, ouf !.. 😉

              Vu combien j’aime déjà énormément les noix, je me demande ce que ce sera si j’attends un petiot, moi… mon chéri se moque déjà souvent de mes fixettes sur la bouffe ! En ce moment, j’ai une obsession pour les champi de Paris avec du yaourt et de la levure maltée – c’est mon snack favori, j’en dévore même au réveil ! 🙂

              Et tiens, d’ailleurs, je découvre que tu as écrit un article sur le miel, je vais aller lire ça de plus près !

  3. En attendant l’épisode n°2 avec impatience…
    Merci beaucoup de partager avec nous cette expérience du tout crudivore.
    Et c’est vrai qu’on en entend des vertes et des pas mures au sujet de l’alimentation… On en oublie qu’il faut simplement manger de tout, en quantité raisonnable, un peu de cuit, un peu de cru…
    Bon retour au cuit, tu vas pouvoir te faire plaisir avec le froid qui arrive 🙂
    Bisous

  4. Article encore très intéressant et ça ne m’étonne pas du tout de toi ! 🙂

    Par contre, j’aimerais revenir sur quelques points :
    – Quand tu parles du chyme qui est formé, tu dis que les aliments ne sont pas digérés séparément. Mais il y a une chose que je ne comprends pas : s’ils sont digérés ensemble, comment expliques-tu le fait que certaines aliments ne soient pas assimilés (par exemple, des graines de sésame ou lin non moulues) ?
    – En ce qui concerne la méthode Montignac, personnellement, je ne la suis qu’à moitié, je veux dire que je ne mange pas d’aliments au-dessus d’un IG de 50. Ca réduit certains plaisirs, comme le potiron. Tu veux dire que si on prend un aliment avec un IG élevé dans un repas, il n’y aura pas d’augmentation glycémique (et donc pas de création trop forte d’insuline) ?

    C’est vrai qu’il y a beaucoup de théories… En fait, des fois, je me sens un peu perdue avec toute cette masse de théories. Qui a raison et qui a tort ? That is the question… 🙂

    • Merci beaucoup Cerisah !

      Alors, effectivement, il existe certains aliments que nos sucs digestifs n’arrivent pas à dégrader : c’est le cas notamment des graines de lin (j’ai un petit doute pour le sésame, je n’avais jamais entendu cela avant…). C’est juste que leur enveloppe est trop solide pour que nos sucs parviennent à la pénétrer et en assimilent les nutriments. Elles passent pour la plupart tout droit dans nos intestins sans être décomposées : juste des fibres avec un petit effet laxatif… Tandis que, moulues, elles libèrent leur mucilage et aident à réguler le transit intestinal de façon plus optimale. Cela n’ôte rien à ce que j’écrivais sur le chyme…

      C’est la même chose pour certains autres aliments : le jus d’herbe, par exemple. Nos sucs digestifs ne parviennent pas à attaquer la cellulose de la plante et à la transformer en sucs assimilables. Seuls les herbivores, comme la vache, peuvent tirer le glucose de l’herbe pour se nourrir, et encore, ce n’est pas parce qu’elle possèderait les enzymes nécessaires pour le faire, non : elle profite des bactéries présente dans sa panse qui, elles, possèdent des cellulases, ces enzymes capables de digérer la cellulose… Chez nous, ni bactéries ni enzymes : on en fait donc du jus ! 😉

      Pour finir, ah la la… dur de manger et de se faire plaisir en suivant trop de préceptes ! Tu sais, il y a des aliments à IG assez élevé, mais qui n’en regorgent pas moins de précieux nutriments ! C’est le cas des bananes, par exemple, ou encore des courges… l’idée est de suivre à la fois son intuition et de faire un calcul des possibles : y a-t-il davantage de bienfaits à en manger que ne pas en manger ? Sans hésiter pour ces deux-là, je réponds oui ! Je n’écrirais pas la même chose des bonbons et des pains au chocolat… 😉
      Et puis, d’autres facteurs jouent sur l’IG : cuisson, accompagnements, etc. Effectivement, au cours d’un repas, le pic d’insuline sera bien minimisé. Enfin, tu sais, on ne grossit pas à coup de soupes de potimarron ! 😉

      Il y a beaucoup de théories, comme tu le dis, et certaines sont très frauduleuses, mais il y a aussi des faits vérifiés, et c’est sur ceux-là qu’il faut se fonder.

      • Merci pour ta réponse très complète ! 🙂
        Pour les graines de sésame, je peux te le confirmer, on ne les digère pas quand elles ne sont pas moulues. J’en ai fait l’expérience 😛

        En ce qui concerne les IG élevés, je ne fais pas tellement ça pour le poids mais pour la peau. Une augmentation d’insuline provoquerait une augmentation de sébum et… de l’acné ! Vu que j’ai réussi à la vaincre notamment par l’alimentation, je me dis que les IG élevés doivent quand même avoir un sacré impact sur ce genre de problème. J’ai fait il n’y a pas longtemps un petit écart (carottes cuites – un IG très élevé), et bien, coïncidence ou pas, j’ai eu une légère poussée d’acné. Voilà pourquoi je suis aussi vigilente… Tu vois ?

        • Alors, pour les graines de sésame, je crois savoir une chose : qu’une légère cuisson aide à leur décomposition par le corps. On pourra donc les torréfier légèrement à la poêle à sec pour mieux assimiler leurs nutriments. Après, il y en aura peut-être encore qui passent au travers de nos intestins ! 😉

          Oui, tu as raison de souligner le lien entre IG élevé et acné : c’est une question d’inflammation en fait. Lorsqu’on mange des aliments à IG élevé, on a donc un pic d’insuline qui s’accompagne de la libération d’IGF qui stimule la croissance des cellules… mais qui agit aussi comme un coup de fouet sur les facteurs d’inflammations, et donc l’acné.

          Ensuite, il y a la charge glycémique qui déplace un peu le problème, puisqu’elle tient compte de l’effet ‘antiglycémiant’ de certains composés des aliments – en premier lieu, les fibres. L’IG ne mesure que la qualité des glucides, tandis que la charge glycémique (CG) considère également la quantité réelle de glucides dans une portion : tout est alors un effet de proportion. Certains fruits peuvent avoir un IG élevé (bananes, pastèques…) et pourtant, leur CG l’est peu car ils sont riches en fibres. C’est tout le contraire avec les céréales raffinés, comme le riz blanc ou la baguette, qui sont pauvres en fibres et à IG élevé : banco !

          Donc, pour les carottes, les potirons, les courges… et l’acné, je ne sais pas si on peut véritablement voir un rapport de conséquence. Tu sais, les variations hormonales jouent aussi pour beaucoup sur l’état de notre peau, de même que l’environnement, le stress, etc. Et puis, tu es vg depuis peu : peut-être un léger effet détox ?..

          • En fait, c’est arrivé pendant les vacances, avant mon passage au végétarisme 😉
            C’est vrai que ce petit incident était peut-être lié à autre chose, mais du coup, je n’ai jamais retenté l’expérience… Il faudrait que je tente avec le potiron parce qu’une bonne soupe au potiron… Mon dieu ce que ça me manque !
            Merci pour toutes ces infos. C’est vraiment intéressant ! Mais comment sais-tu tout ça ? 😀

            • Et oui, c’est quand même tellement bon le potiron ! Et puis c’est si riche en bêta-carotène, ce serait bête de passer à côté de cela ! Vas-y par petites portions… il faut que tu les ré-apprivoises 😉

              Merci beaucoup à toi – et, oh, disons que ça m’intéresse pas mal tout ça !

  5. Article dense, et bien intéressant 🙂
    Merci pour ce récapitulatif qui se veut objectif.

    J’ai lu le (petit) livre écrit par Shelton (on devait le lire durant ma formation) : j’ai H-A-Ï ce livre.
    Vraiment.
    Autant, je ne suis pas très « crue » (haha, le jeu de mots), mais là, je peux vraiment dire que ce type est psycho-rigide, à un point, c’en est effrayant…
    Bref.
    De mémoire, il ne condamne pas l’association légumineuse / céréale (mais je peux me tromper).

    Les enzymes alimentaires (par exemple, celle contenue dans les amandes) ne suffisent pas à la digestion de l’aliment seul, tu fais bien de le rappeler !
    En fait, je vois cela comme une meilleure synergie : les enzymes présents dans l’aliment permet de potentialiser les autres enzymes, et notre processus de digestion 🙂

    Et pour finir, sur la cuisson : tout à fait 🙂
    Une bonne cuisson (sans toutes les erreurs que tu soulèves si justement) permet d’apporter du « chaud » à notre petit corps. Par temps froid, selon certain profil, c’est vraiment important.
    En MTC (médecine traditionnelle chinoise), on détaille même les différents types de cuisson, et le type qui convient le mieux à notre profil (tout un programme super yummy !).

    Bon. Ce n’est pas tout.
    Mais ce livre, tu l’écris quand ?
    Avec tous tes fabuleux articles, il faut que tu fasses quelque chose là !

    • Merci beaucoup Mély !

      Je n’ai pas lu le bouquin de Shelton, mais beaucoup de textes s’y référant ou d’extraits, et, honnêtement, ça ne m’a pas beaucoup encouragée à aller y voir de plus près ! Et oui, je crois que les légumineuses, ça passe encore avec les céréales (mais pas selon des encore plus psycho-rigides que lui) : ce serait d’ailleurs un peu une aberration sachant que les légumineuses et les céréales combinent chacune à la fois protéines ET glucides. On fait comment alors ? On dissèque nos petits grains de riz dans notre assiette ?..

      Tiens, ce que tu dis sur la cuisson me rappelle que j’ai beaucoup de questions à te poser sur ce sujet-là (notamment sur ton matériel basse température…).
      Je t’avoue ne pas du tout connaître la MTC (hormis ce que tu en écris dans tes articles), mais ça m’a l’air très intéressant, il faudrait que je prenne le temps de me pencher dessus !

      Ouhloulou, pour le livre, on n’y est pas encore là ! Mais je note.. je note, et surtout je te remercie ! 😉

  6. Je me joins aux autres avec un grand MERCI ! Déjà pour le fond, parce que oui les discours qui te disent que le cru va te sauver et le cuit c’est satan, ça me déclenche le radar « secte new age sur le retour », et ça nous fait surtout passer pour des andouilles quand on essaye de proposer aux gens une alimentation différente. Personnellement je suis pour « plus de cru » et surtout plus de fruits, de légumes, plus d’aliments complets et je trouve la cuisine crue ultra inventive, mais je ne suis pas convaincue que 100 % de cru nous fera vivre plus vieux que 7O%… Merci aussi pour les détails, il y a plein de choses que j’ignorai (bon c’est pas forcément plus mal vu que ce sont des choses fausses ^^) mais je fait aussi partie des gens qui ont avalé le « il faut manger les fruits en dehors des repas sinon ils fermentent dedans ton ventre », je vais donc pouvoir arrêter de culpabiliser quand je mange des fruits en dessert 😀 Alors viiiiite maintenant le 2° volet !

    • Oh, merci à toi Marie, c’est très gentil !

      J’adore ta comparaison ‘secte new age’ – il y a tellement de vrai là-dedans ! Et encore, je n’ai pas encore abordé le discours sur la purification…
      Oui, je suis parfaitement d’accord avec toi : trop de bêtises qu’on laisse passer, et bim, bravo les amalgames et tous dans le même panier !

      Il y a déjà, d’un côté, beaucoup de bienfaits à manger davantage cru et, de l’autre, de réel processus nocifs générés par certains modes de cuisson : pourquoi en rajouter ? Je pense que le crudivorisme (et le véganisme d’ailleurs, en général) gagnerait beaucoup à se démarquer très clairement de certains discours fumeux, pour se donner une meilleure visibilité – cela en vaut tellement la peine !

      Et vite, remets les fruits à ton repas ! On a même montré que le pb avec cette croyance, c’est que les gens en oublient finalement de consommer des fruits… et y perdent en vitamines !

      • Bah finalement le coup des fruits ça m’a donné l’habitude de manger des fruits le matin et comme en-cas en dehors des repas, du coup pas forcément une mauvaise habitude 😀 Je suis complètement d’accord avec toi, le véganisme doit se libérer de certains discours végétaliens hygiénistes qui vantent une meilleure énergie, un corps nettoyé etc. Il est important de rappeler le fondement du véganisme qui est la cause animale. L’écologie et la santé sont des bienfaits collatéraux, mais on peut très bien ne pas être vegan et être plus écolo ou avoir une meilleure alimentation qu’un vegan, donc être en meilleure santé… Enfin le choix éthique qu’implique une alimentation vegan ne doit pas être considéré comme une forme d’orthorexie, souvent les gens ont cette visions des vegan « extrémistes » = donc forcément pas nets, qui ont un rapport malsain à la nourriture, qui se privent, s’interdisent. Le véganisme est un un respect sans concessions des autres êtres vivant et une totale cohérence éthique, c’est un choix à la fois philosophique et politique, pas un dogme spirituel.

        • Merci encore Marie,
          je te rejoins tout à fait sur ce point, je comptais d’ailleurs en toucher deux mots dans mon prochain article. Pour ma part, le véganisme est symbole d’immense gourmandise : sûrement bien plus d’ailleurs, dans mon cas, que quand j’étais omnivore ! Et oui, être végane n’a rien à voir avec un dogme ou une série d’interdits religieux !

  7. Ton article est tres bien redige ! Je suis d’accord avec pratiquement tout sauf peut-etre sur les fruits ou je viens d’ecrire un article dessus, figure-toi ! 😉 Je pense avant tout que chacun doit trouver son equilibre. Nous n’avons pas tous le meme estomac (et encore heureux !!!) et il faut avant tout ecouter son corps pour savoir ce qui nous convient le mieux. Ma grand-mere, par exemple, ne digere pas du tout les pommes et ce depuis pratiquement toute sa vie. Par contre, moi aucun probleme !

    Je decouvre avec plaisir ton blog ! J’adore ta plume et je ne manquerai pas de revenir !!! 🙂

    • Merci beaucoup Julie !
      Je viens de lire ton article et, effectivement, chacun doit trouver l’équilibre qui convient le mieux à son corps. Même s’il est vrai que nous avons le même métabolisme de base et fonctionnons selon les mêmes processus physiologiques, nous sommes tous différents, tu fais bien de le rappeler. Il suffit parfois d’un composé au sein d’un aliment, auquel on est allergique ou intolérant, pour que ce soit l’aliment entier qui ne passe pas !
      Et puis, rien ne s’invente : il y a vraiment des éléments qui entravent une bonne digestion (l’acide phytique et l’acide oxalique par exemple). L’histoire du corps joue beaucoup aussi : une personne peu habituée à consommer des fibres et des légumineuses aura très certainement beaucoup de soucis digestifs au départ si elle décide de s’y mettre brutalement !

  8. Merci pour ce sympathique billet et cette instructive analyse ! Une seule question quant à moi: le crudivorisme peut-il être néfaste et/ou nuire à la santé ?
    Merci de votre réponse…

    • Je crois hélas qu’il est difficile de répondre à cette question en quelques lignes seulement et de façon si générale : en fonction des gens, le crudivorisme peut être vécu de manière très différente, et puis, surtout, tout dépend quel type d’alimentation 100% crue on décide de suivre.
      Je compte aborder ce sujet en profondeur lors de mon prochain billet, mais il est sûr que, pour ma part, j’ai fait très attention lors de ces trois mois à combler l’ensemble de mes besoins et parer à d’éventuelles carences. Tandis que certains crudivores ne mangeront que des fruits à longueur de journée, mes repas et collations étaient très divers, et j’y ai toujours inclus céréales, légumineuses et bons gras (porridge crus, graines germées, pain essène, crackers et autres préparations déshydratées…). Je pense profondément qu’une alimentation crudivore bien menée est susceptible d’apporter beaucoup de bienfaits à la santé – mais je développerai tout cela la prochaine fois !

  9. Intéressant. J’étais certaine qu’il ne fallait pas consommer des fruits pendant un repas ou à la fin pour ne pas nuire à la digestion…

    C’est vrai que le mythe des enzymes est tenace. J’ai moi-même appris de quoi il en retournait cet été.

    • Ah, les fruits à manger 1/2h avant les repas et surtout pas pendant ou après… c’est un classique qu’on retrouve partout !
      Et si les partisans des régimes dissociés perdent effectivement du poids en suivant de tels principes, c’est bien plus parce que le fruit a un effet coupe-faim consommé ainsi… résultat = on mange moins au repas qui suit – bête comme chou 😉

  10. Bravo bel article,
    néanmoins j’émets un tout petit bémol en ce qui concerne les colles et les cristaux.
    Il s’agit là des fondements de la naturopathie, héritage médical d’Hippocrate et remis au gout du jour par Pierre Valentin Marchesseau au 20 ème siècle.
    C’est une théorie assez complexe incluant aussi les 4 émonctoires de nettoyage et de purification du corps. Comme toutes théories, elle a été reprise et dénaturée par un grand nombre de personnes qui veulent en faire une tendance passagère (en ce moment la fameuse détox) et donc il est difficile de bien se renseigner là-dessus.
    Néanmoins, cette théorie est loin d’être farfelue et elle mérite d’être approfondie (peut-être bientôt, sur un autre site ?).

    Autrement Bravo pour ce bel article.

    PS d’un point de vue physiologique la grossesse est effectivement un paradoxe, c’est la seule fois qu’un corps étranger est toléré dans le corps humain sans que cela déclenche une pathologie, et il est intéressant d’observer ce qui se passe au niveau système immunitaire de la mère.

    • Merci beaucoup Gael pour ton commentaires et tes apports.

      Alors, surtout, ne crois pas que je critiquais la naturopathie !
      Je m’intéresse beaucoup à celle-ci, et j’apprécie tout particulièrement son approche holistique (qui manque souvent cruellement, hélas, à l’allopathie). Et puis, je pense qu’elle a un immense mérite : celle de remettre l’alimentation (et l’environnement) au coeur du débat. La phrase d’Hippocrate ‘Que ton alimentation soit ta première médecine’ est presque gravée au fronton de ma cuisine !
      Mais il est vrai qu’elle a malheureusement trop tendance à être dénaturée par des personnes qui y voient un moyen de gagner de l’argent dans le cadre de régimes à la mode : rien de plus énervant ! Surtout quand on voit les méfaits que cela peut générer chez certaines personnes particulièrement sensibles… 😦

  11. Oh la la, mais faut être fou-furieux pour inventer des trucs pareils !
    Je suis impressionnée par l’étendue de tes recherches et connaissances, tu es hyper bien renseignée. 🙂
    Tu vois la dissociation alimentaire, je suis tombée en plein dans le panneau moi : d’autant que le coup du fruit qui fermente, il y a même plein de médecins qui te le disent, donc je me « prive » de fruit en dessert depuis des mois !!! (même si les fois où j’en prends quand même, je ne voyais pas spécialement de différence…)
    C’est vrai que sans chercher, tu lis trois mois compliqués, un début d’explication de physiologie digestive qui a l’air cohérente avec ce que tu sais déjà et te dis « Oh ben ça doit être vrai ».
    Le crudivorisme ne m’attire pas plus que ça, notamment parce qu’il y a beaucoup d’aliments que j’aime cuits (je pense notamment à ma soupe crue de potimarron… beeeerk – oui j’ai fait des tests, tout de même !), mais à mon sens, le bienfait principal est quand même la préservation des vitamines et nutriments. J’ai hâte de lire la partie 2 de ton été tout cru, c’est vraiment super intéressant !

    • N’est-ce pas ? et pourtant, facile d’y croire… 😉

      Merci beaucoup pour ton commentaire et pour le partage d’expérience, qui me fait dire une chose : il y a effectivement beaucoup de choses que les médecins disent, mais en matière de nutrition, ils ne sont pas toujours hyper bien renseignés, hélas… 😦

      Et oh, tu m’as fait bien rire ! Moi aussi j’ai tenté la soupe crue de potimarron – enfin, crue mais chaude puisque passée longuement au vitamix : verdict ? c’est pô bon…

  12. Ouaou! bravo! Super article!
    J’attends la suite avec impatience…
    Je me demande à quoi ressemblerait la même expérience crudivore à une autre saison (hiver surtout). Penses-tu qu’elle serait plus difficile à suivre?

    • Merci beaucoup Maguelonne !
      Ah, le cru en hiver, j’en reparle aussi dans mon prochain article ! Mais il y a des ‘trucs’, effectivement, pour manger ‘réchauffant’ quand la neige est là 😉

  13. Merci simplement pour ton article.
    Je m’intéresse énormément à la nourriture crue qui est pour moi source de vie (un max de vitamines et minéraux, yeah !) et une façon supplémentaire d’apporter de la variété aux repas. Toutefois le côté préceptes, règles et parfois calculs compliqués qui peut y être associé ne me parle pas. Du coup, je suis contente de voir que de plus en plus de gens s’intéressent au cru sans avoir recours à des idées dogmatiques, c’est rafraîchissant.

    • Merci à toi !
      Je te rejoins tout à fait dans ta conception du cru : pas de dogmes, mais de la simplicité et du plaisir ! C’est comme ça que je le vis et, même si ces théories étaient vraies, j’aurais du mal à me voir disséquer chacun de mes faits et gestes culinaires… si c’est pour y perdre toute envie de cuisiner et manger, alors ce n’est pas pour moi ! 😉

  14. Cette photo de burger est sublime! Dis, tu nous donne la recette? Du pain, du « ketchup », du burger…parce que je ne sais rien faire de tout ça, moi…

    • Oh, merci beaucoup ! Ce n’est pas difficile, mais si tu comptes faire tous les composants d’un coup, prévoie un tout petit peu de temps à l’avance pour le pain (histoire que la pâte lève, surtout !)
      D’ailleurs, la recette complète est dans mon bouquin, rohh, il faudrait vraiment que je te l’envoie celui-là !

      Pour les petits pains, c’est un mélange pas compliqué : 50 g de farine de blé complet / 50 g de farine T80 + 1/2 sachet de levure de boulanger + 10 cl. de lait végétal tiède + 1 pincée de sucre + 1 de sel (+ des graines de sésame) = une fois la levure dissoute dans le sucre et le lait tiède, tu laisses reposer 10 mn jusqu’à ce que ça mousse, et ensuite seulement, tu ajoutes les autres ingrédients et tu pétris bieeeeen. Tu laisses reposer 1 h au chaud, tu repétris, tu laisses reposer encore, le temps de préparer le reste. Ah oui, et là, tu mets ton four à 180°C en préchauffe.

      Pour le burger, c’est la solution de rapidité : je prends en fait des restes de céréales cuites (quinoa, millet, riz, ce que tu veux…) + 1 carotte ou 1 courgette + 1 oignon + 1 càc de graines de lin moulues + 2 CàS d’eau + 2CàS de sauce soja + 1 CàsS de farine + épices, sel, poivre… Tu mixes d’abord les légumes (une sorte de hachis), puis tu ajoutes le reste en mixant par à-coups. Ensuite, tu n’as plus qu’à en faire des petites galettes à la main, et puis tu fais cuire ça à la poêle : 2 à feu moyen/vif sur chaque face, puis 3-4 min à feu doux.

      Et pour le ketchup… c’est en fait une crème de poivrons rôtis : tu fais rôtir des poivrons et des tomates au four pdt 30 min environ, tu fais suer les poivrons ensuite dans un sac ou un récipient fermé, les épluches et les épépines. Ensuite, tu mixes le tout avec une gousse d’ail, 1 càc de sirop d’agave, du paprika, du vinaigre balsamique et sel/poivre. Je laisse souvent des petits morceaux, pour un côté un peu plus rustique…

      Ah oui, et sinon, tes petits pains, 25 min au four ! Le mieux est d’avoir les burgers prêts la veille, ainsi que le ketchup… tous deux se congèlent très bien d’ailleurs… Voilà ! 🙂

      • Wahou, c’est absolument magnifique, merci infiniment de ta réponse si complète! A moi les petits burgers!!! Et pour le bouquin, j’en serais très très honorée, vraiment.

        • De rien ! J’espère qu’ils te plairont…
          Tu vas vite prendre la main, tu verras, commence par les burgers : un truc parfait pour recycler ses restes !
          Je note pour le livre – mais c’est un truc de jeunesse… j’en ai presque honte 😉

  15. Ce qui est dommage dans cet article, et même gênant, c’est que vous vous attaquez aux théories crudivoristes avec un totalitarisme mental étonnant, celui là même que vous leur reprochez ! Vous prenez plaisir à dénigrer, un peu comme ce site Charlatant quelque chose… mais avec une énergie et un volontarisme qui témoigne finalement d’un esprit assez rigide… voire sectaire… tiens tiens c’est aussi ce que vous leur reprochez…

    Votre esprit scientiste semble rejeter toute théorie ayant plus de 100 ans. Mais pourquoi donc ? Ces études, cette science clinique passée vous semble tant désuète ? Que dire de la Médecine Chinoise et de ses 5000 ans alors… ? Un tissu de conjonctures loufoques produites par quelques vieillards à la barbe blanche et relayées par des illuminés ?! Votre discours lui aussi largement peu scientifique (avez-vous seulement fait des études de biologie, de médecine ou de nutrition ???) véhicule aussi quelques idées particulièrement fausses : en gros l’ensemble du mouvement naturopathique et crudivoriste mondial repose sur des théories et allégations « erronées »… La vérité…elle… semble vous appartenir…

    Permettez moi d’apporter quelques compléments que vous ne pouvez ignorer :

    Le Dr Seignalet est le seul médecin ayant mené une étude systématique sur le crudivorisme appliqué auprès de milliers de patients au sein du service Nutrition du CHUV Montpellier. Il a démontré le pouvoir enzymatique des aliments crus. Mis au jour le potentiel cancérigène des molécules de Maillard émise par les cuisson haute température et systématisé le concept de reconnaissance biologique des aliments crus, non applicable pour les cuits.

    D’autant que le processus enzymatique dépend largement de la mastication, et de la sensorialité. C’est en sentant, mastiquant, et salivant devant un aliment que notre cerveau commande aux organes digestifs les productions enzymatiques associées. Les aliments crus ont un pouvoir bien supérieur à ce niveau puisque leurs saveurs et odeurs sont mieux reconnus.

    Sachez Mademoiselle que d’autres part les enzymes, qui certes sont des protéines, ne sont pas détruites par l’estomac. De nombreuses études scientifiques montrent notamment le pouvoir antiinflammatoire de la papaïne et de la bromélaïne, enzyme protéolytique de fruits (papaye, ananas). Elles sont utilisées pour réduire des inflammations ostéoarticulaires ou des hypertrophie bégnigne.

    Une chose étonnante, voire suspecte dans votre article : comment parler du cru sans évoquer le rôle des vitamines. Alors que c’est un pillier de l’argumentaire crudivoriste. Tout simplement parce que ce point va à l’encontre de vos « convictions », ou dirais-je plutôt de cette prise de position. En effet la plupart des vitamines sont détruites à 60°. Or je vous l’apprends peut être mais ce sont des catalyseurs essentielles qui permettent un meilleur rendement énergétique cellulaire (cycle de Kreps) et qui jouent de très nombreux rôles métaboliques particulièrement bénéfique. Je ne vais pas plus argumenter ici. Mais a cuisson détruit ces précieux catalyseurs, c’est une certitude !

    Concernant les théories Humorites. Vous rejetez tout simplement les fondements Hippocratiques. Rappelons au passage qu’Hippocrate est le père de l’ensemble du monde médical ! A vous lire on penserai presque que l’alimentation n’a aucune incidence sur la fluidité sanguine ???!!! Le sang des diabétiques ou des personnes souffrant de cholestérol élevé serait aussi léger, libre et souple que celui d’une personne en bonne santé ? Faux, ici encore ! En effet les glucides, les sucres et les graisses enrichissent bien le sang, et peuvent créer à la longue des états athéromateux, des problèmes cardiovasculaires, voire des AVC et autres

    Laissez moi vous poser une question honnête : Pourquoi seriez vous en mesure de conclure quoi que ce soit sur ce sujet ??? Pour conclure, il faut démontrer, et pour cela il faut des arguments, pas des affirmations ! Je suis sûr que vous êtes sensible, à l’écoute de votre corps, au fait de la diététique, et sans doute en bonne santé. Est-ce une raison pour scander haut et fort que VOUS vous faites ci ou ça et vous en portez bien, donc que TOUS peuvent le faire ?! C’est en tout cas ce qui est sous entendu. Et c’est un discours dangereux. Si VOUS n’avez pas de pertes blanches tant mieux pour vous. Mais je vous assure que bien des femmes viennent à bout de ce problème en réduisant la part de sucres et farines blanches industrielles dans leur alimentation.

    Une autre idée véhiculée qui est particulièrement dangereuse dans votre article en apparence innocent : une théorie n’ayant pas été démontrée par une étude scientifique est nécessairement fausse ! Sachez juste une chose : cet argument est l’argument N°1 du lobby pharmaceutique international. Je vous laisse méditer sur ce point.

    Le plus dommage c’est qu’il y a quelques idées justes ici dans votre article. Et qu’il aurait été utile de dépoussiérer un peu certaines exagérations ou approximations véhiculées par les naturopathes et crudivores de France et de Navarre. Mais alors ce n’est absolument pas ce que vous faite. Et à force de vouloir tout remettre en question vous vous décribilisez complètement à leurs yeux. Seuls quelques lecteurs très peu informés vous suivrons, aveuglément : Mais pour moi cet article est contre productif. Essayer de le publier dans un livre vous constaterez vite le tollé !

    La seule chose qui est intéressante à retenir ici est la suivante : tout totalitarisme ou sectarisme conduit à des excès, et va finalement contre la Vie. Ainsi un régime dissocié appliqué à outrance, une préoccupation constante dans ce que l’on mange, que ce soit au niveau de la qualité, de la quantité… est dommageable aussi. On parle d’ailleurs d’Orthorexie, pour parler de ces gens qui passent leur temps à analyser ce qu’il mange, quitte à ne plus pouvoir sortir chez des amis ou faire quelques entorses à leur régime.

    De même, tout totalitarisme intellectuel est néfaste. C’est ce que vous condamnez. Et c’est pourtant EXACTEMENT ce que vous faites. Vous dénoncez des affirmations, sans apporter aucun argument valable. Vous vous moquez d’une pseudo science passéiste, sans jamais pouvoir démontrer l’inverse, vos omettez à dessein certains éléments clés de ce débat…. En définitive, ce qui transparait, c’est votre volonté tranchée de l’antithèse, le plaisir de la contradiction, la justification par des arguments pseudoscientifique… exactement le même amateurisme que celui que vous dénoncez, et logiquement… votre article…il fait flop !

    Non Hippocrate et sa grande théorie des humeurs ne vaut rien ! Le sang des diabétiques ou des personnes souffrant de cholesterol élevé est tout à fait fluide. D’ailleurs ils n’ont aucun problème cardiovasculaire c’est bien connu ! Et ces pathologies n’ont rien à voir avec de quelconques excès alimentaires. Et votre argumentation antithétique consiste en quoi ??? Attention… roulement de tambour : « rien ne permet de conclure au ‘collage’ de nos tissus sanguin »

    Alors d’une part ça ne veut rien dire ! Le concept de tissu sanguin est étrange. Sans doute validé par quelques études super modernes et tout à fait vérifiées par le Science avec un grand S, du 21ème siècle bien sur ! D’autre part pourquoi seriez vous en mesure de conclure quoi que ce soit sur ce sujet ??? Pour conclure, il faut démontrer, et pour cela il faut des arguments, pas des affirmations ! Enfin, vous semblez beaucoup de votre propre expérience alimentaire , mais doit-on en faire une vérité sacrée ??!! Je suis sûr que vous êtes sensible, à l’écoute de votre corps, au fait de la diététique, et sans doute en bonne santé. Est-ce une raison pour scnader haut et fort que VOUS vous faites ci ou ça et vous en portez bien, donc que TOUS peuvent le faire ?! C’est en tout cas ce qui est sous entendu. Et c’est un discours dangereux. Si VOUS n’avez pas de pertes blanches tant mieux pour vous. Mais je vous assure que bien des femmes viennent à bout de ce problème en réduisant la part de sucres et farines blanches industrielles dans leur alimentation.

    Le problème de votre article, c’est que vous dénoncez ce sectarisme en utilisant un ton et une méthode identique. Vous dénoncez des affirmations, sans apporter aucun argument valable. Vous vous moquez d’une pseudo science passéiste, sans jamais pouvoir démontrer l’inverse, en prétendant tout simplement qu’on connait BEAUCOUP mieux la physiologie digestive…. Bref; ce qui transparait, c’est votre volonté tranchée de l’antithèse, le plaisir de la contrediction, la justification par des arguments pseudoscientifique… exactement le même amateurisme que celui que vous dénoncez, et logiquement… votre article…il fait flop !

    • Cher Alexis,

      Je vous remercie de votre message auquel je vais prendre le temps de répondre – si j’imagine le temps que vous avez mis à l’écrire, il serait bien impoli de ma part de l’ignorer.

      Tout d’abord, je m’interroge : connaissez-vous mon blog depuis un certain temps ? Avez-vous pris la peine d’en lire certains articles ? Suivez-vous la démarche que j’ai entreprise depuis le début de l’été – à savoir, manger à 100% cru et en mesurer les bienfaits sur ma santé ? Si ce n’est pas le cas, je vous renvoie à mes deux premiers bilans (susmentionnés ici) ainsi qu’à mes nombreuses recettes qui, je le crois, ne font pas défaut au crudivorisme, pas plus que mon blog dans son entier ne fait une publicité négative de l’alimentation vivante. J’ai plutôt l’impression d’être familière avec le précepte d’Hippocrate – faute de quoi je me contenterais de publier des petites recettes, sans jamais prendre en compte leurs bienfaits nutritionnels, et sans prendre le temps non plus de consacrer certains articles à des sujets plus précis ayant trait à l’alimentation. Je crois que je ne serais pas non plus végétalienne, et que jamais je n’aurais fait l’expérience du crudivorisme.

      Avant d’en venir de façon plus approfondie aux nombreux points que vous développez, j’aimerais rappeler cependant certaines choses. D’abord, si j’ai entrepris de manger 100% cru pendant 3 mois, c’est bien que j’étais attirée par ce mode d’alimentation et que je souhaitais savoir si, à terme, une telle alimentation me convenait. C’est donc l’objet de ce dernier bilan. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué ou non, mais celui-ci est subdivisé en deux parties : avant d’en venir à mes conclusions personnelles, ce bilan a pour but de faire la lumière sur l’état de nos connaissances sur l’alimentation crue. Ne vous en déplaise, on en entend beaucoup de choses sur ce mode d’alimentation : certaines idées sont tout à fait fondées, tandis que d’autres sont pour le moins fantaisistes. Certes, le crudivorisme a des bienfaits très réels sur la santé, mais pas toujours pour les raisons avancées. J’ai donc pensé qu’il serait bon d’établir des distinctions, plutôt que laisser régner des confusions.

      Parce que j’aime fondamentalement manger cru et que je sais les bienfaits qu’il y a à manger davantage cru au quotidien, j’ai ressenti le besoin de ‘dépoussiérer’ les discours de certains de ses partisans. Car je crois que ce mode d’alimentation gagnerait beaucoup à se débarrasser de certaines croyances aux fondements hasardeux, en se démarquant de théories non basées sur des études épidémiologiques ou sur des modèles de mécanismes causaux. Beaucoup de gens iraient davantage vers le crudivorisme si celui-ci n’était pas symbole de croyances douteuses et de discours fantaisistes. Parce que je souhaite que davantage de gens incorporent du cru dans leur assiette, pour leur propre santé comme celle de la planète, j’ai pris la peine d’écrire cette série d’articles. Vous semblez n’avoir lu celui-ci qu’en diagonale, et peut-être n’avez-vous pas remarqué qu’un second volet viendra bientôt : est-il utile de préciser que j’y recenserai les réels bienfaits du cru ? C’est bien parce que je sais qu’être lue par un certain nombre de gens amène son lot de responsabilités que je me suis sentie l’obligation de faire la part des choses.

      Venons-en à vos points, pardonnez-moi d’avance si j’en oublie, c’est que vous en mentionnez beaucoup. Vous me faites dire beaucoup de choses que je n’ai pas dites, et vous semblez aussi ignorer beaucoup de choses que j’ai dites :

      – D’abord, sur la question, plus générale, de la valeur d’une théorie : vous me demandez si je rejette toute théorie vieille de plus de 100 ans et si je n’accorde aucune valeur à une pratique plurimillénaire. Je vous répondrai très simplement que, d’une théorie qui n’a pas été soumise à l’expérience, on ne peut conclure ni à sa véracité ni à sa fausseté : elle reste en suspens. Certaines théories ont déjà plus de cent ans d’âge, et pourtant, elles sont toujours d’actualité car leur véracité n’a pas été mise en doute par l’observation, d’autres sont conservées pour leur commodité (la mécanique de Newton, par exemple). D’autre part, j’accorde énormément d’estime à des textes et des principes énoncés il y a déjà plusieurs siècles ou millénaires de cela : en revanche, l’âge n’est pas un argument d’autorité chez moi. Hippocrate a eu l’immense mérite de ne pas voir la maladie comme une punition infligée par les dieux, mais comme le résultat de facteurs environnementaux – l’alimentation et le mode de vie étant en première ligne – mais cette justesse implique-t-elle que nous prenions l’ensemble des préceptes de sa thérapeutique comme argent comptant ? Je n’en suis pas sûre.

      – Vous me parlez des molécules de Maillard et de la cuisson… cela tombe bien, je les mentionne également dans mon article, en promettant un texte plus détaillé prochainement, et j’avais déjà consacré quelques développements au sujet de l’acrylamide ici. Oui, la cuisson peut être néfaste et certains modes de cuisson en particulier ont un très probable effet cancérogène pour l’homme. L’apparition de nouveaux composés nocifs peut très clairement être mise en lumière et il est bon de les éviter au maximum. Cela implique-t-il pour autant que l’on se méfie de tous les types de cuisson ? A ce que je sais, la cuisson vapeur n’implique pas la formation de molécules de Maillard, de même que des cuissons douces. En refusant de céder devant l’idée que ‘le cuit, c’est la mort’, je dis surtout qu’il ne faut pas faire d’amalgames. Vous me parlez orthorexie, je vous réponds surtout que ce genre de propos sur la nocivité de TOUTES les cuissons et sur l’idée – ô combien lue et relue dans des textes crudivores – que manger des aliments cuits, c’est manger la mort, et bien, ces réflexions, selon moi, sont propres à déclencher des réactions d’orthorexie. Non, je le répète, tous les modes de cuisson ne sont pas nocifs pour la santé et non, les aliments ne sont pas ‘morts’ quand on les cuit : pour moi, les seuls cadavres que nous mangeons, ce sont les animaux que nous avons tués. Je trouve intéressant qu’on se moque toujours des végéta*iens en leur rappelant le fameux ‘cri de la carotte’, ce à quoi nous pouvons heureusement répondre que la carotte n’est pas sentiente et donc qu’elle ne ‘meurt’ pas à proprement parler quand nous la mangeons. Que répondre désormais à ceux qui se moquent de nous ? Oups, pardon, la carotte cuite est morte – prions pour elle.

      – Pour ce qui est des vitamines… vous jouez ici au plus pressé et n’attendez pas le second volet de mon bilan où je comparerai les avantages nutritionnels du cuit et du cru, ce qui laissera la part belle aux vitamines, cela va de soit. Mais, pour faire vite ici, je dirai seulement que, bien évidemment, l’immense avantage du cru est de préserver les vitamines des aliments. A ce propos, je tiens tout de même à rectifier vos propos : non, ce n’est pas la plupart des vitamines qui sont détruites à 60°C. Plutôt que d’en faire le détail, je vous renvoie à ce tableau, afin que vous jugiez des différents effets des modes de cuisson sur les vitamines présentes dans les aliments. Dans tous les cas, après cuisson, on considère que 10% à 50% des vitamines sont détruites. Les plus fragiles étant la vitamine C, puis les vitamines du groupe B et la vitamine A. Certaines sont en revanche presque entièrement préservées.
      – Vous me parlez enzymes… et, j’avoue, là, je ne vois pas en quoi ce que vous dites va à l’encontre de ce que j’écris : beaucoup d’aliments et leurs composés ont également des vertus anti-inflammatoires, antioxidantes ou digestives – échappent-ils pour autant au processus de digestion de l’organisme ? Non, ils sont pareillement dégradés et assimilés : ils ne disparaissent pas comme par magie.

      Bref, j’ai choisi de répondre aux points de vos énoncés qui me paraissent les plus pertinents : je ne peux, j’avoue, répondre à tous vos développements, pas plus que je ne souhaite répondre à certains de vos dérapages enflammés. Ma réponse est déjà bien trop longue comme cela. J’espère seulement que, la prochaine fois, vous prendrez le temps d’aller au cœur des choses avant de passer vos nerfs sur un texte trop rapidement appréhendé et que, vous aussi, parviendrez à faire la lumière et à distinguer ce qui, dans les théories auxquelles vous accordez foi, est fondé de ce qui relève de la fantaisie.

    • [Commentaire du touriste de passage]

      Wowww °!°, que de mépris et de condescendance M. Alexis (« …votre esprit scientiste… », « … sachez mademoiselle… », etc. ), que de fausses certitudes additionnées à une compil de ‘savoirs’ livresques hors sujet ici; le tout servi comme une révélation éclairante (°~°)

      Et VOUS dites nous « mondemoiseau », vous avez eu du mal à repérer d’autres lieux plus propices à vos croisades?

      Franchement qu’est ce que vous apportez à ce forum? RIEN.
      [flop off]

  16. J’ai eu quelques problèmes de C/P

    J’imagine bien que vous n’allez pas publier mon Post sur votre site…

    Ou alors vous m’impressionnerez par votre honnêteté intellectuelle.

    Si vous le faites, Merci de couper les redondances…. (et de couper après Flop à la fin)

    Sinon j’espère que le temps mis à le rédiger permettra au moins de vous faire évoluer, dans votre manière de penser d’une part, et dans votre manière d’argumenter de l’autre.

    Vous semblez être suivi par beaucoup de monde. Cela entraîne une responsabilité.

    Essayez d’être à la hauteur de cette responsabilité, car la Santé n’est pas un sujet qui tolère prédicateurs et gourous…

    Cordialement,

      • Il faut dire que la formulation de ta partie sur les colles et les cristaux est quand même un peu problématique. Mes amis naturopathes règlent beaucoup de problèmes parfois très importants comme les crises de gouttes ou des encrassages pulmonaires à répétitions en nettoyant le corps de ses déchets par un changement alimentaire, des diètes et l’ouverture des émonctoires. Depuis le temps que je baigne dedans j’ai vu des choses vraiment étonnante et un certain empirisme personnel me permet de dire que l’encrassement des humeurs par les 2 sortes de déchets est une réalité. Maintenant cet encrassement ne provient pas que des aliments cuits et, sans développer la théorie naturopathique (ce n’est pas le lieux) un foie engorgé par des aliments non adaptés à notre physionomie, un intestin poreux et paresseux entre autre à cause d’une alimentation pauvre en fibre et au stress ne peuvent plus faire le travail correctement et donc par pure logique de tuyauterie (entrée – sortie) le corps s’encrasse… et essayez de faire un jogging dans un chemin rempli de broussailles, vous n’allez pas avancer vite, alors imaginez que vous êtes un globule rouge, ou une enzyme… vous allez arriver en retard 🙂
        Bon je m’arrêtes là, mais pas avant de rappeler que le ton de ce blog est des plus raffinés et des plus sympa et que ce n’est pas correct de s’enflammer au
        point d’émettre des jugements aussi maladroits que faux.

        • Merci beaucoup Gael !
          Alors, je ne répéterai pas encore que je tiens la naturopathie en estime et que je n’ai pas voulu la critiquer ici… je sais que, pour beaucoup de naturopathes, les maladies sont souvent la manifestation d’un trop plein de déchets accumulés dans le corps qu’on tente d’éliminer ensuite par les émonctoires principaux et secondaires, mais, comme tu le dis, ils ne l’imputent pas uniquement à la cuisson des céréales, ce qui est exactement ce que certains crudivores soutiennent et ce que je réfute. On est plutôt sur l’idée d’un manque de fibres, d’un trop plein de produits animaux et de sucre raffiné en général… Shambalah indique d’ailleurs à ce sujet que la MTC inclue dans les aliments pouvant générer des ‘colles’ les crudités… et beaucoup de naturopathes ne sont pas crudivores.
          Bref, j’aime bien sinon ton image du jogging en pleines broussailles 😉

      • Pfiou t’es forte ! Tu as réagi parfaitement.

        Peut-être a-t-il raison à propos de la bromélaïne, car elle agit dans des conditions de pH variées et n’est pas désactivée par l’acidité de l’estomac. Comme les protéines sont plutôt digérées après l’estomac… elle pourrait, j’imagine, effectivement agir comme médicament (mais parce qu’on l’a avalée dans un comprimé, est-ce pareil lorsqu’on mange de l’ananas ?). Enfin, un tel cas est l’exception plus que la règle…

        Tiens, Alexis a oublié de préciser s’il était lui-même médecin ou scientifique (enfin, en allant visiter son site internet… peu probable qu’il soit médecin)… Car, te reprochant ton soi-disant « amateurisme », il s’est lui aussi lancé dans une ribambelle d’affirmations.

        Il n’a pas dû faire des études scientifiques, car sinon il saurait épeler le « cycle de Krebs » – et non pas en phonétique, « Kreps ». Une connaissance basique, pourtant, car le catabolisme des glucides fait partie des premiers cours de biochimie tant en médecine qu’en fac de sciences ou prépa scientifique…

        Hum. Hippocrate, le père symbolique des médecins, oui, puisqu’il est le premier à avoir érigé la médecine en science à part entière… Le serment d’Hippocrate, c’est le joli folklore médical, mais heureusement la médecine antique n’est plus une spécialité médicale depuis quelques millénaires. D’ailleurs Hippocrate prônait la cuisson des aliments pour une meilleure digestion.

        Alexis voulait bien faire ou se mettre en valeur, mais a-t-il bien lu ton billet du début à la fin ? Croyait-il que tu étais en guerre contre le crudivorisme ?

        Bises, Ophélie ! Ne t’en fais pas, je ne crois pas que tu mettes tes lectrices en danger !

        • Merci beaucoup Hélène !

          Oui, je pense que quelqu’un qui débarquerait ici sans crier gare aurait sûrement tendance à voir dans mon article une critique virulente et un rejet du crudivorisme dans son entier, ce qui n’est pas le cas.

          Et c’est bien ce qui me semblait : tous les descendants d’Hippocrate et les partisans de la naturopathie ne prônent pas le 100% cru, puisque la naturo inclue des différentiations entre individus selon leur constitution, les saisons, l’environnement… et que Mély nous concocte des petits plats cuits tout à fait savoureux !

          Merci beaucoup à toi en tout cas, et ouf, je suis heureuse de ne pas te savoir trop en péril à cause de moi ! 😉

  17. Ayé…tu en parlais …et oh miracle de la communication par le saint-patron Internet On en a un ! Si si si…un vrai de vrai ! …un puriste…un ultra…un crudivoriste fou …fou fou fou ♫ (comme le collège ? ce serait plus drôle !)
    Blague à part, ton article est très clair, et cerise sur le gâteau, neutre, (n’en déplaise à un certain type de pourfendeur de chimères) j’attends le volet 2 avec joie et retourne de ce pas à mon insomnie chronique …pathologie certainement contractée par abus de nourriture morte ! Ah ah !
    Par le cri du poireau (oui je n’ai plus de carotte) je te souhaite un agréable samedi !

    • Oh, j’ai rigolé en lisant ton commentaire ! 🙂
      Merci beaucoup, c’est adorable, j’espère que la musique animée de ces propos t’aura bercée et sortie de ton insomnie… Bon week-end à toi !

  18. Merci pour votre réponse !

    Elle est bien plus mesurée que votre article.

    Je comprends le besoin de prendre position et de souligner certains traits pour attirer un lectorat toujours plus volatil, en soif d’informations inédites ….

    Toutefois c’est sur votre responsabilité que je souhaitai attirer l’attention.

    L’Alimentation, pour vous comme pour moi semble prendre valeur de première médecine, et en cela nous nous devons de transmettre des informations justes, honnêtes, sans trop de prise de partie.

    Et en rappelant systématiquement que si l’Alimentation fait beaucoup, l’état psychique fait encore plus. Cru ou pas cru, un bon repas pris dans une atmosphère heureuse et détendue sera toujours bien digéré, assimilé, et positif pour l’organisme.

    Bon weekend !

    • Je ne sais pas si ma réponse est plus mesurée, il me semble qu’elle reflète assez fidèlement ce que j’ai écrit plus haut. Peut-être cela valait-il la peine de prendre le temps d’en développer certains aspects…

      Merci à vous pour cette discussion distrayante – je peux maintenant digérer en paix 😉

      Une bonne fin de semaine à vous de même.

  19. Hello 😉

    Je lis ton blog avec beaucoup d’intérêt, il est d’une très grande qualité et je suis ravie de voir emmerger des productions aussi modernes sur la cuisine VG et le crudivorisme (ça n’éxistait pas à l’époque où j’ai commencé à m’intéresser au sujet… et vu comme ça c’est vachement plus sexy !).

    Cet article tombe très bien car en ce moment ce sont des questions que je me pose. Seulement, j’avoue que je ne trouve pas d’issue et je n’ai pas franchement envie de me plonger dans des lectures très techniques et scientifiques sur la physiologie et la nutrition. J’aime beaucoup le travail de Thierry de Vivrecru, tu connais peut être. Contrairement aux apparences, il est loin pour moi des « extrémistes du cru », mais bon nombre des points que tu réfutes se retrouvent dans son propos. Il est quand même hyper calé sur le sujet, et la cohérence et la pertinence inouïe de ce qu’il peut raconter sur divers sujets me donne quand même envie d’y accorder du crédit. Il a énormément de lecteurs et donc de retours qui lui permettent d’appuyer son propos. Il est très documenté, même si effectivement on peut se demander si certains ouvrages ne sont pas un peu datés.

    Où est l’équilibre ? Je sais bien que la réponse est d’être attentif à son corps, d’y aller doucement, de ne pas tomber dans l’excès. Et ça Thierry le défend aussi largement. Mais c’est quand même très difficile de conclure fermement sur tel ou tel aliment alors que visiblement, il y a vraiment trop peu de recherches scientifiques rigoureuses et récentes sur le sujet. Les thèses que tu évoques sont parfois recevables, le fait de les refuser aussi. Donc, je crois que je vais rester dans le flou encore un moment…

    Un dernier petit point dont je voulais parler. L’autre jour je regardais par hasard l’émission du bien être de direct 8 (qui au passage est nulle, contrairement à l’ancienne version qui était exellente, et j’invite tout le monde à aller regarder les anciens épisodes sur youtube, on y parlait beaucoup de nathuropatie, de solutions naturelles pour la santé, le bien être, la beauté, …).
    Et donc il y avait une questions sur le cru, et Jean-Michel Cohen répondait quelque chose de pertinent : il se passe de toutes façons beaucoup trop de temps entre la récolte et la consommation des fruits et légumes pour que leur teneur en vitamines et autres bonnes choses soit optimale. A moins d’avoir son potager ou de se fournir à la source, il n’y a pas grande différence entre cru et cuit.
    C’est sans doute pas faux, même s’il vaut peut être mieux peu que pas du tout…

    Voilà, j’ai hâte de lire la deuxième partie !

    **

    • Merci beaucoup Ernestine pour ton message,

      Je t’avoue que je ne connaissais pas Thierry de Vivrecru et je suis donc partie à sa découverte après avoir lu ton mail. Bien sûr, il est très difficile pour moi de juger sur les quelques vidéos et articles que j’ai parcourues et il me faudrait y consacrer bien plus de temps.
      Ma première impression est qu’il est loin d’être dogmatique (même crudivore frugivore, la distinction qu’il établit entre cuit et cru n’est pas une d’exclusion), qu’il a beaucoup de connaissances très diverses (que ce soit en naturopathie ou en herboristerie) et que beaucoup de ce qu’il énonce est intéressant. Il y a des points, toutefois, sur lesquels je ne suis pas d’accord (les combinaisons alimentaires par exemple) et, à titre personnel, je sais qu’une alimentation de type mono-fruit ou selon l’instinctothérapie ne me conviendrait pas.

      Où trouver l’équilibre ? c’est une bonne question que tu poses. Ce que je pense, c’est qu’il existe des processus physiologiques que les différentes formes de médecine (médecine moderne occidentale, naturopathie, médecine chinoise…) connaissent et abordent de façon différente. Si la naturopathie ou d’autres formes de médecine dites ‘alternatives’ semblent parfois capables de répondre à des questions devant lesquelles la médecine moderne reste muette, c’est surtout parce que celle-ci a l’habitude d’agir de façon ponctuelle, et non holistique. Plutôt que de chercher les causes profondes de certains déséquilibres (environnement, alimentation…), la médecine moderne a peut-être trop tendance à agir par ‘à-coups’, en traitant le symptôme du problème parfois davantage que le problème lui-même. C’est un peu l’idée, d’ailleurs, que David Servan-Schreiber relate dans Anticancer : pourquoi limiter sa consommation de viande rouge quand on peut prendre un médicament contre le mauvais cholestérol ?..
      Pourtant, les recherches avancent énormément en ce domaine, et beaucoup d’études scientifiques ont permis d’y voir plus clair sur le rôle nocif de certains aliments / modes de cuisson / modes de vie / etc., et inversement, sur ces ‘aliments médicaments’ ou ‘alicaments’ si chers aux médecines ‘alternatives’. Le problème, c’est que beaucoup d’obstacles empêchent la médecine occidentale d’incorporer ces données dans ses propres principes, ou trop lentement… Ce n’est pas seulement tel ou tel point qu’il faudrait revoir, mais toute une approche. Réfléchir en termes de complémentarité et non d’opposition serait peut-être la solution.

      Pour finir, concernant le cru et les vitamines, je crois que Cohen est allé un peu vite ici… Il est sûr qu’un fruit fraîchement récolté est plus riche en vitamines qu’un fruit qui languira trop longtemps dans le bac d’un frigo, mais la différence n’est pas telle ! En fait, cela concerne surtout la vitamine C, la plus fragile : c’est celle-là qui est détruite presque entièrement à la cuisson, et il est vrai que, dès 2 jours passés au réfrigérateur, un fruit ou un légume aura déjà perdu 50% de sa vitamine C. Les autres vitamines sont mieux résistantes (je détaillerai ce point dans mon prochain article), à la fois à la maturation et à la cuisson – et là encore, tout dépend des modes de cuisson. Il est vrai, par exemple, quand on fait un jus, qu’il vaut mieux le boire dans l’heure qui suit, plutôt que d’en préparer des litres à l’avance. Mais tu as raison : mieux vaut un peu que pas du tout…

  20. C’est marrant, je pensais que tu connaissais Thierry et qu’il faisait partie de ceux que tu critiques dans ton article… -notamment parce qu’il a pu dire, il me semble (je ne connais son blog que depuis un mois, je n’ai pas tout vu), que les aliments cuits sont des aliments « secs » ou « morts »… Mais il n’est pas si dogmatique, en effet, et préconise d’y aller progressivement, chacun à son rythme, et partant de là où il en est (il ne s’agit pas de passer au 100% cru du jour au lendemain).
    Il a pu évoquer aussi les conséquences du régime cru sur sa spiritualité…
    Contente que les mondes se croisent et se rencontrent !

    • Ah non, pas du tout, promis !
      Je n’ai d’ailleurs pas vu toutes ses vidéos (il y en a tellement !), mais ce que j’ai vu ne m’a pas heurtée : beaucoup de connaissances, du bon sens, et, certes… pas toujours des idées que je valide, mais, dans l’ensemble, ce n’est pas quelqu’un que je dirais ‘dogmatique’ – non non, j’avais d’autres textes en tête… Thierry peut surprendre certains par son look, mais je ne suis pas de ceux que le mythe du vg en sarouel éloigne en courant… 😉

  21. Et bien la redaction de cet article a du te prendre des heures!! je voulais donc te remercier de l implication que tu prends toujours dans ton blog, c est un reel plaisir de te lire et d en apprendre toujours un peu plus sur l alimentation et la nutrition à tes cotés. Je partage ton point de vu, mais pas seulement sur le crudivorisme, je trouve qu une bonne partie des vegetarien/vegetalien se tirent une balle dans le pied en adoptant des discours farfelus, j ai regardé cette semaine la magasine de la santé sur france 5 avec leur emission Allo docteur consacré au vegetarisme, les arguments avancés pour convaincre les gens d adopter une aimentation moins carnés etaient pas forcement les mieux choisit!! je trouve cela tellement dommage de se couper d une partie de la population sur un debat aussi important que l alimentation car on passe pour des hippies/déconnectés/gensbizarres…..bref c etait mon coup de gueule du jour lol, enfin c est toujours interessant de remettre les pendules à l heure comme tu l as fait 🙂

    • Merci beaucoup Aava !

      Je t’avoue que ce qui m’a pris le plus de temps cette fois-ci, c’est de répondre aux commentaires ! 😉

      Alors, je n’ai pas vu l’émission de France 5 (je n’ai pas la TV, il faudra que je parte en quête de celle-ci sur internet), mais effectivement, c’est ce qui m’a toujours perturbée avec les émissions ou reportages sur le végéta*isme, ce sont les raccourcis honteux qui sont effectués… et parfois aussi, hélas, je me dis que les mots (ou les personnes…) choisis ne sont pas idéaux pour faire la promotion de notre mode d’alimentation – et je ronge mon frein, moi aussi !

      • Juste une hypothèse quand je vois le sectarisme dont est victime le végéta*isme de la part des institutions de santé (et c’est une omni qui parle…) : ce ne serait pas exprès qu’ils choisissent toujours des « bizarres » pour parler du sujet ? Quoi de plus efficace que de laisser parler un extrémiste pour desservir n’importe quelle idée ?
        Naaaaaaaaaan, ils feraient pas çà……

        • Ecoute, c’est peut-être une très bonne hypothèse ! Effectivement, j’ai l’impression que c’est toujours les plus tordus qu’on retrouve dans les reportages et articles… Théorie du complot, attention ! 😉

  22. Les alicaments sont un problème assez sérieux pour ma part. Encore une fois l’homme moderne et occidental (majoritairement) pense qu’il peut réduire un aliment à ses composés et soit trouver la bonne molécule et la synthétiser (allopathie moderne) soit préconiser un aliment pour certains de ces composants (médecine dite alternative, mais cela reste de l’allopathie). Tout d’abord pour partir du plus petit… la molécule: « Le tout est bien plus que la somme de ses parties », c’est ce qui explique que les cétones des huiles essentielles sont moins dangereux (voire pas) que les mêmes composés isolés ou de synthèse. Alors montont d’un pallier, un aliment sera forcément meilleur pris en entier, en effet la molécule ou le principe actif sera entouré du mystérieux tout qui potentialise les effets et anéantit les effets secondaire… Donc il suffirait de manger 3 ananas par jour pour perdre sa cellulite… Eh non car le « tout est bien plus que la somme de ses parties » ce qui est valable pour une plante est valable pour un humain. Nous ne sommes pas qu’un système digestif et donc d’autres facteurs exogènes influencent en bien ou en mal notre santé (stress, quantité de nourriture, état d’esprit durant le repas…). Une fois de plus la vision moderne et occidentale est fausse, réduite et vaniteuse. Notre vie est dans la Vie et nous devons être responsable de nous, des autres et de la planète… Oubliez les alicaments, oubliez les aliments qui sont ci ou ça… prenez soin de vous en prenant soin du monde, le comportement juste en découlera tout naturellement exemple: pas de souffrance animale donc pas de produits animaux, pas de violence à la terre donc produits bios et de saisons, pas de violence contre soi donc manger peu et harmonieusement…

  23. Je viens de parcourir entièrement ton blog et je suis conquise. Pourtant, je ne suis ni vegan ni même végétarienne. Simplement, l’alimentation est pour moi un domaine des plus importants, auquel j’accorde beaucoup d’attention.
    Pour situer un peu mon rapport avec la nourriture, je dois avouer qu’adolescente (et même encore jeune universitaire) j’ai souffert de TCA. Aujourd’hui, je suis donc essentiellement en recherche d’équilibre. Et, à ce niveau, j’avoue que ton blog me pose question. Étant donné que j’ai toujours été dans l’excès (ne manger QUE ce qui est bon et nécessaire à ma santé, bannir toutes sucreries, bannir le gras, bannir les féculents même à une époque ! …), je me demande si un régime vegan (ou n’importe quel autre régime, en fait) ne me pousserait pas insidieusement à revenir à mes anciens démons. Autrement dit, j’aurais trop peur de verser une nouvelle fois dans l’excès, dans l’intransigeance, de ne plus vivre et penser que « nourriture ».
    L’équilibre, à l’heure actuelle, pour moi, c’est manger de tout en quantité raisonnable, en privilégiant ce qui fait du bien à mon corps (et à mon moral) mais en (essayant de) ne culpabilisant pas parce que j’ai mangé une pâtisserie industrielle ou que j’ai acheté un yaourt au lait à la place de mes traditionnelles yaourt au lait de soja. Et à ce niveau, j’ai l’impression (mais je me trompe peut-être !) que le régime vegan manque de souplesse… Tout en étant très intéressée par ce type d’engagement (son impact sur la planète et ses ressources…).
    Bref, je viens seulement de découvrir ton blog et il ne fait nulle doute (du moins je l’espère) que ma réflexion va évoluer à la lecture de tes articles que je trouve vraiment super intéressants et instructifs. Au plaisir, donc !

    • Merci beaucoup Lou,
      Je comprends tes hésitations et des questions car, pour bien des gens effectivement, un mode d’alimentation végane (je ne dis pas ‘régime’ car pour moi, ce n’est pas un régime au sens d’une diète restrictive) peut être synonyme de privation et de contrôle. Pour moi, comme pour beaucoup d’autres vg je crois, la réalité est très différente. Plus jeune, j’ai souffert également d’un rapport à l’alimentation perturbé et où je m’épanouissais peu. Je souffrais d’idées toutes faites, peut-être similaires aux tiennes (le gras fait grossir, de même que les féculents, etc.) et manger était souvent un plaisir à double tranchant : je pensais en termes de kilos et de bourrelets, plutôt qu’en terme de gourmandise et de santé. Et je ne savais pas, au fond, que manger est un besoin vital qui peut faire énormément de bien au corps.

      Je suis venue au véganisme à la fois par goût personnel et pour des questions d’éthique, et je crois que c’est aussi à ce moment-là que mon rapport à l’alimentation a changé et que j’ai vu les aliments d’une toute autre manière. J’ai compris qu’on peut manger extrêmement sainement et pourtant de façon très gourmande, j’ai appris à mieux écouter mon corps et mes sensations de faim, et j’ai enfin saisi que celui-ci et mon esprit ne faisaient qu’un – et que si l’un va bien, l’autre aussi… J’y suis allée très progressivement, en faisant confiance à mes impressions et mes envies, et je crois que je n’ai jamais été aussi épanouie que maintenant.

      J’ai certes renoncé à des aliments que je connaissais depuis toute petite, comme les pains au raisin ou les macarons, mais j’ai découvert surtout une quantité immense d’aliments dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Et surtout, tandis qu’avant, j’avais l’impression de toujours vivre plus ou moins dans le contrôle, j’ai réappris à manger avec insouciance et joie. Au fur et à mesure, je suis allée vers ce qui me semblait être le plus naturel : des ingrédients simples, frais et non raffinés, et mon goût a également beaucoup évolué. Je me suis surtout rendue compte que tous mes anciens ‘cravings’, mes déséquilibres, etc. avaient disparu car un corps bien nourri ne jongle pas sans cesse entre frustration et lâcher prise : il mange selon ses envies et ses besoins, et il en retire beaucoup de plaisir.

      Et puis, enfin, j’ai compris que presque tous les aliments non-vg peuvent très recréés en mode végane : je ne me sens pas frustrée de ne ‘pouvoir’ manger des hamburgers, des pains au raisin, des gâteaux au chocolat… tout simplement, car je peux les faire chez moi ! Et surtout, j’avoue, je préfère toujours la version maison…

      Il y a beaucoup de modes d’alimentation vg différentes : certaines sont très ‘santé’, d’autres sont complètement ‘junk’… En fait, il existe le même éventail de choix possibles que quand on mange ‘de tout’… ce qui importe, je crois, c’est d’y trouver son compte !

      Je ne sais pas si tu connais le blog de Gena, mais, si tu lis l’anglais, je te recommande sa série ‘Green recoveries’… extrêmement intéressante !

      Merci en tout cas pour ton commentaire et, tu sais, comme pour chaque chose, il faut prendre son temps et trouver ce qui nous convient le mieux : il n’y a pas de solution ‘miracle’ toute prête à l’emploi, chacun doit suivre son chemin…

  24. Je suis une omnivore qui adore les fruits et les légumes, et je m’intéresse depuis longtemps aux alimentations « alternatives », parce qu’il y a plein de bonnes idées à prendre chez les végés, les crudivores, les macrobiotes, les sans-gluten, etc. (désolée de tout mettre dans le même sac). En revanche, je suis gênée par les discours pseudo-scientifiques, pseudo-mystiques que certaines personnes pratiquant le végéta*isme/crudivorisme assènent parfois, sans aucune nuance ou réflexion. Des choses que j’ai remarquées : on vous promet la beauté et la santé parfaites (votre peau rayonnera, vous mincirez, vous guérirez de la dépression nerveuse, du cancer, de la sclérose en plaques (je caricature à peine…) ; il y a cette espèce de culte du végétal : tout ce qui est végétal est parfait ; les jus de légumes sont « la vie » ; tout ce qui est « naturel » est bon, tout ce qui vient de l’industrie ou de l’animal, c’est le Mal absolu. Ce discours quasi religieux est contre-productif : ça donne une mauvaise image des végés/crudivores et ce n’est pas comme cela qu’on encouragera les gens à manger plus de fruits et de légumes. C’est dommage car c’est une chose importante et nécessaire aujourd’hui. Merci donc pour cer article, qui va dans la bonne direction.

    • Comme je te comprends !
      Effectivement, vu de l’extérieur, l’avalanche de discours sur lesquels on tombe quand on s’engouffre dans l’univers alimentaire est très, très vaste et va du ‘tout à fait fondé’ au ‘complètement fantaisiste’… difficile d’y voir clair souvent !

      A la lecture de ce commentaire, j’avoue, tout d’abord, un premier mouvement en moi a dit : oui, mais, moi, depuis que je ne bois plus de lait et que je ne mange plus de viande, je suis moins malade, j’ai plus d’énergie, gnagna…
      Mais en fait, je pense surtout que tout dépend la manière dont chacun le ressent. Je crois que l’idée principale est l’équilibre : il doit être intérieur comme extérieur.
      De mon côté, le véganisme correspond à un grand épanouissement : je suis en paix avec l’extérieur car je n’aimerais pas tuer ou faire souffrir pour me nourrir, et je me sens bien à l’intérieur car j’aime profondément ce que je mange et la manière selon laquelle je vis.

      Il n’en a pas toujours été comme ça et j’ai trouvé cet équilibre ainsi : pour d’autres, manger moins de viande, manger tout cru, raffoler des vg burgers et des steaks de tofu, se nourrir uniquement de smoothies et de jus verts, jeûner ou faire ripaille… sera leur équilibre et les rendra heureux. Soyons informés, fuyons les dogmes et aimons notre vie, c’est bien là l’essentiel.

  25. Avec l’automne qui est revenue, j’ai laissé de bon gré mes grandes salades et goûters de fruits… Même si je prends garde à conserver une part de cru dans mon alimentation, je me rends compte que ce n’est pas un mode de nutrition que je pourrais suivre à l’année. Encore bravo à toi et merci pour tes témoignages !

    • Merci du tien ! Même s’il y a des ‘trucs et astuces’ pour manger cru et se réchauffer quand les températures baissent, le 100% c’est nettement plus facile à expérimenter en été !

  26. Merci pour toutes ces informations et ce partage d’expérience (dans la partie 2 si j’ai bien compris :-)) !
    Je t’avoue que l’idée de manger plus ou moins dissocié avec des aliments qui iraient mieux avec certains qu’avec d’autres….je n’ai jamais été fan de cette idée car au final, on ne mange plus bien, je pense. Et puis, pour moi, manger doit rester un vrai plaisir 🙂
    Pour la partie enzymes et bien, je ne sais pas trop. Par contre, manger beaucoup de cru dans son alimentation permet de se sentir beaucoup plus léger, en meilleure forme (c’est mon ressenti). Ensuite, est ce une question d’enzymes, ou dans la tête? ou de meilleure assimilation des vitamines???? ….. Je ne sais pas mais le plus important est que chacun trouve « son » alimentation qui lui correspond au mieux 🙂

    • Merci beaucoup pour ton commentaire, Grégoire !
      Oui, le partage d’expérience arrive bientôt, je suis en retard sur tout en ce moment ! 😉

      Effectivement, le problème de manger de façon dissociée, outre le fait qu’il s’agisse d’une contrainte peu fondée, c’est que cela retire absolument tout plaisir à l’acte de cuisiner – et même de manger ! Si je dois penser sans cesse que telle gamme d’aliments ne va pas avec telle autre, j’en viens finalement à manger de manière purement fonctionnelle, en me torturant l’esprit pour savoir comment agir ‘parfaitement’ – et dans la mesure où ce ‘parfait’ n’existe pas, on reste toujours dans l’insatisfaction…

      Pour ce qui est de la digestion et de la vitalité, je ne sais pas s’il s’agit seulement d’un effet placebo : on se sent effectivement plus ‘léger’ après un repas et, personnellement, je n’ai jamais aussi bien digéré que depuis que je mange cru – cette histoire d’enzymes mise de côté, il y a d’autres facteurs explicatifs… Ensuite, quand on passe d’une alimentation plus ou moins ‘classique’ à une alimentation végétale et en partie crue et qu’on apprend à mieux écouter son corps et ses besoins, on se sent ‘mieux’ et plus en forme – je crois que beaucoup de vg en ont fait l’expérience et peuvent en témoigner… même s’il faut peut-être un temps d’adaptation pour habituer son corps au changement.

      Enfin, comme tu le dis, le tout est de trouver son équilibre et ce qui nous convient le mieux !

  27. et bien , voilà un truc sensé…..déjà, pendant ma longue vie d’avant le végétarisme, je me suis gavée de fruits et légumes crus dans le désordre selon le sens ou ils me tombaient sous la main ( en version  » rongée » directement ,) et en version cuite pendant les repas.., depuis le VG, c’est pire!…..Compte tenu des quantités et du demi siècle…..si c’était toxique, j’en aurait été affectée ( à part une usure dentaire prématurée, j’avoue)

    • Ah, je ne crois pas que manger dissocié aurait renforcé l’émail de tes dents… tout ce que je sais, c’est que, moi non plus, je n’ai jamais eu le moindre problème et que je ne me vois pas me priver de délicieuses salades sucrées-salées… 😉

  28. Bonsoir Antigone 😉
    J’ai tout lu (commentaires y compris) et pas en diagonale car je n’en vois pas l’intérêt.
    Je pense que ta réflexion est assez judicieuse et comme toi je ne dis jamais « régime alimentaire » car qui dit régime dit : privations, restrictions… punitions, obligations etc
    Ceci étant il existe tant de fausses croyances ou mythes (on appelle ça comme on veut) qu’il s’avère extrêmement difficile de démêler le vrai, du faux.
    Quant aux études (scientifiques) éventuelles sur le sujet il faudrait qu’elles puissent regrouper un échantillon de personnes sur un temps donné, avec la même alimentation, en tenant compte de leur mode de vie, travail, situation géographique et tant d’autres critères que je doute que cela n’ait été fait ? Peut-être suis-je complètement à côté par ailleurs 😉
    Reste que se nourrir doit rester un moment de plaisir et de partage que chacun(e) devrait pouvoir trouver en fonction de ses goûts, éthique, équilibre personnel, santé et bien d’autres « raisons » qu’il est difficile d’énumérer tant nous sommes différents.
    Je pense qu’être à l’écoute de soi est primordial et que l’alimentation – sauf cas particuliers – ne doit pas être une contrainte ou encore la poursuite de je ne sais quelle Vérité détenue par certain(e)s.
    J’apprécie de manger cru, cuit, mijoté, vapeur etc à partir du moment où c’est vegan et bio pour moi ça roule !
    En revanche, des personnes souffrant de certaines pathologies ont ressenti un réel bénéfice en changeant leur mode alimentaire comme avec la méthode Seignalet par exemple dont Alexis a parlé.
    Cause à effet ? La suppression totale de produits industriels n’y est sans doute pas étrangère non plus mais il est certain qu’une alimentation différente, dans laquelle certains nutriments sont privilégiés, a sans doute servi à mettre au repos leurs organismes malades et permettre ainsi une meilleure régénération.
    Clairement, je pense qu’il est bon de rester vigilant(e), de se faire sa propre opinion sans tomber dans l’excès quel qu’il soit pour ne pas entrer inconsciemment dans une spirale comme ce dont tu as parlé (orthorexie et compagnie).

    • Merci beaucoup Virtuelle de ton commentaire et de la patience dont tu as dû faire preuve pour lire tous ces commentaires jusqu’au bout !

      Voilà, je crois que tu soulèves un point important : où sont les vraies études scientifiques sur le sujet ? Ce qu’on peut remarquer, c’est que, concernant le végétalisme, il existe certaines constantes pointées par différents scientifiques (les problèmes de santé liés au lait de vache, à la viande, etc.) tandis que, pour le crudivorisme… et bien là, honnêtement on se heurte à un manque d’études et de données. Mis à part un certain nombre d’expériences qui datent souvent du début du siècle qui n’ont jamais été reconfirmées depuis et dont le protocole a également été pointé comme défaillant, et un ensemble de ‘témoignages’, on arrive à bien peu de choses…

      Et puis, certes, pas mal de gens déclarent qu’elles étaient en mauvaise santé, fatiguées, malades, etc.: elles ont essayé de manger dissocié ou 100% cru, et bam, tout va mieux ! Mais tu as raison : comment faire la part des choses ici ? Quel type d’alimentation ces personnes avaient-elles auparavant ? Omni ou vg ? Faut-il imputer leur ‘guérison’ au 100% cru ou à l’abandon d’un certain nombre d’allergènes ? La différence aurait-elle été marquée également si elles étaient simplement passées à une alimentation vg à base de produits simples et peu raffinés ? Bref… Ces questions sont loin d’être tranchées et je ne suis pas sûre qu’elles le soient un jour.

  29. donc je mange cru la plupart du temps mais le matin et soir je mange compote depommes avec cereales et fromage blanc qd j’ai l’envie cuit pois chiches haricots soya ds l »eau avec epices et de l’agar agar verse ds un recipient ce qui me donne une terrine pour ma semaine que j’accompagne de legumes cru de saison et me porte bien

  30. Salut Ophélie !

    J’avoue que tu viens de me laisser perplexe… Je ne comprends pas bien si du coup, tu dis que c’est l’idée de leucocytose digestive qui est erronée et qui n’a jamais été prouvée, ou juste l’acte de leucocytose digestive lors de l’ingestion d’aliments cuits ? Car j’ai croisé cette idée dans beaucoup de mes lectures et pensais que c’était une chose prouvée et vérifiée. :-s

    • La leucocytose digestive est une invention de ce brave Dr. Kouchakoff : jamais ensuite ses résultats n’ont été confirmés par une quelconque autre étude, et on sait maintenant, comme je l’explique, que ses protocoles étaient truffés d’erreurs, d’où des résultats non fiables.
      Nombre de tes lectures… le problème avec ce genre de lectures que je devine, c’est que nous sommes face à une information qui n’a jamais été vérifiée ou confirmée, et qui est colportée de bouche en bouche comme si c’était un savoir exact. Malheureusement, il serait bon que ces ‘informations’ soient vérifiées avant d’être enseignées, et c’est très dommageable à ceux qui en sont porteurs.

  31. Ping : FAUT-IL MANGER SAIN À TOUT PRIX ? | Antigone XXI

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