UN ÉTÉ TOUT CRU : J+30


Bien que le temps ne le laisse que timidement deviner, cela fait maintenant un mois que nous sommes en été. Si, si, je vous assure – et il paraît même que le soleil va vraiment arriver, retenez votre souffle.

Un mois d’été déjà, cela veut aussi dire que cela fait un mois que je suis passée à un mode d’alimentation 100% cru. Je me suis donc dit que l’occasion était bonne de faire un premier bilan de mon expérience dans l’univers de l’alimentation vivante…

Ceci est un ‘grawnola’ – autrement dit, un granola déshydraté !

Ceci va me permettre aussi de revenir un peu sur mon choix : pourquoi ai-je voulu passer au tout cru ? à J+30, ce mode d’alimentation répond-il à mes attentes ?

Bon, j’avoue qu’il est déjà un peu rapide de poser ainsi les questions car je n’ai pas entrepris de ‘crudifier’ mon alimentation en vue de résultats flagrants à court terme. Disons que je n’avais même aucune attente particulière : je connaissais les avantages de l’alimentation vivante sur la santé en général et j’étais simplement curieuse de voir si j’allais en ressentir les bienfaits à l’issue d’une relativement brève période.

Alors, qu’en-t-il ?

  • Cru et Nouveauté

Une des premières surprises que j’ai eues en commençant ce périple en terre crue, c’est que je pensais manger déjà ‘beaucoup’ cru… J’estimais la part de mon alimentation vivante à 70-80% et pourtant, je me suis rendue compte qu’elle devait bien l’être moins que cela, puisque j’ai été un peu perdue au début… Rien de bien grave, mais il est intéressant de constater à quel point, même au sein d’un foyer adepte du fait maison et des mets simples, la part d’aliments cuits ‘cachés’ peut être importante…

D’ailleurs, je l’avoue, je n’ai pas été 100% crue durant ce mois, mais plutôt aux alentours de 95%. Pourquoi ?

☛ Tout d’abord, parce que je déteste le gâchis et que nous avions pas mal d’aliments non-crus à finir : plaquettes de chocolat, graines de soja rôties, faux-mages Vegusto, kasha… L’homme de la maison (appellons-le Tistou, si vous voulez bien, car ses pouces sont aussi verts que l’ange du conte et qu’il pourrait mettre fin à une guerre en faisant fleurir les canons) a vaillamment accepté d’entrer dans le monde du cru à douce allure et a donc participé plus activement que moi au finissage de restes.

☛ D’autre part, parce que je me suis rendue compte que certaines de nos préparations étaient cuites et qu’il n’était pas facile de leur trouver un substitut cru. Au-delà des sirops d’agave et d’érable, celui qui est montré du doigt ici, c’est le fameux yaourt maison : nous avions l’habitude de préparer notre yaourt avec du lait de soja et d’en consommer d’importantes quantités. Comme j’aime les challenges, j’ai pris à coeur celui de crudifier nos petits pots mais je n’y suis pas parvenue tout de suite. J’ai troqué le lait de soja pour du lait d’amande ou d’autres oléagineux, et je me suis vite retrouvée confrontée au problème si bien expliqué par Sandrine dans son article sur les yaourts végétaux : les laits d’oléagineux ou de céréales sont ‘non fermentescibles’ – autrement dit, ils fermentent bien mais n’épaississent pas. J’ai donc pour le moment eu recours à de la gomme de guar ou de l’agar-agar, qui ne sont pas crus. Heureusement, je viens enfin de mettre la main sur cette fameuse Irish moss,  ou ‘mousse d’Irlande‘ quasi-introuvable dans les magasins bio de France et d’Allemagne, et Sandrine m’a également suggéré d’avoir recours à des graines de chia… je faisais jusque là des ‘yaourts’ de chia, en mélangeant simplement du lait à ces petits graines magiques arrosées d’un trait de citron, mais la recette qu’elle m’a dénichée m’a l’air autrement plus performante.

Bon, le seul problème restant pour le moment, c’est qu’il m’est impossible de mettre la main sur des caspules de probiotiques ou des ferments pour yaourt… donc je suis provisoirement condamnée à ensemencer mes yaourts au yaourt de soja. Je crois que je m’en remettrais… 😉

☛ Enfin, parce que je ne suis pas prête à lâcher mes boissons chaudes : je ne buvais déjà pas de café, et du thé seulement modérément, mais j’aime trop mes infusions d’herbes, de Rooibos, d’épices ou, pour me donner un coup de boost de temps à autre, quelques feuilles de maté…

✿ J’avoue également avoir été un peu déroutée au début… Si j’ai très vite troqué mes porridges cuits et variantes maison autour de la crème kokkoh pour des petits-déjeuners crus délicieux, je me suis heurtée au remplacement de ma sacro-sainte portion de céréales/légumineuses au déjeuner ou au dîner. Mon dilemme ? J’avais peur d’avoir faim… Peur qui a très vite disparu, puisque notre maison s’est transformée en usine de production massive de graines germées et que le problème a été réglé derechef ! Ce qui me permet d’aborder le second point de mon bilan… 


  • Cru et Simplicité

Je crois que le but premier de mon ‘défi 100% cru’, c’était avant tout de renouer avec le goût. Le goût simple des aliments. Des légumes, des fruits, des noix, pour ce qu’ils sont, tout simplement, tels que la nature nous les offre.

On dit souvent que le cru est compliqué, qu’il faut tout un tas de machines, un flot d’appareils qui déshydratent-réhydratent-adaptent-mâchent-spiralisent-centrifugent-font du grabuge…

Je pensais faire ronronner mon déshydrateur autrement plus souvent que d’ordinaire et je m’imaginais déjà Tistou, peu adepte du très discret bruissement de l’engin, armé jour et nuit d’un casque anti-bruit (oui, ses oreilles sont un brin douillettes – la chose est très silencieuse).

Je pensais préparer de la ‘gourmet raw food’ tout le temps : à moi les gâteaux de noix du petit-déjeuner au dîner, les cuirs de fruits pour faire pétiller mes papilles, les savantes crèmes d’avocats-cajou-agave cru, à défaut de la ‘fresh young Thai coconut meat’ si chère à nos amis crudivores des contrées exotiques…

Je pensais devoir m’armer, avoir à développer des qualités innées pour penser jour et nuit à mettre des trucs à tremper et me réveiller à minuit, haletante de perplexité : ‘N’ai-je pas oublié les amandes à tremper ?’

✿ Et alors ?..

Et alors, je me suis bien trompée. J’ai découvert, au contraire de mes attentes, que manger cru, c’était simple, c’était intuitif et c’était terriblement rassasiant. 

☛  Je n’ai pas substitué au gramme près mes céréales/légumineuses par leur équivalent en graines germées. J’ai appris à manger autrement, selon mes envies du moment, selon ce que mon corps me réclamait et donc ce qu’il exprimait comme besoin. J’ai appris à écouter ma faim, non plus avec mon cerveau, mais selon les signes de mon organisme. J’ai appris qu’on peut très bien être rassasié et plein d’énergie sans carburer au riz complet à longueur de journée. J’ai appris à diversifier mon alimentation (encore plus qu’elle ne l’était déjà !). J’ai appris à mieux m’écouter.

☛  Mes papilles se sont affinées. J’éprouve de moins en moins le besoin de saler ou de sucrer un plat. J’aime de plus en plus les aliments frais pour ce qu’ils sont et, étonnamment, leurs saveurs qui, parfois, me semblaient si subtiles, me paraissent maintenant exacerbées. Les poivrons ou les carottes me sont parfois trop sucrés, et Tistou ressent plus que jamais l’amertume d’un certain nombre de légumes et de noix.

☛  Je mange plus gras qu’avant. Une foule d’aliments que je ne mangeais que très modérément auparavant occupent maintenant une place très importante dans mon alimentation. Je n’ai jamais très bien digéré les huiles – certainement, du fait de leur absence de fibres : mon corps a toujours aimé le complet – mais je compense sur quantité d’autres sources de bon gras. En premier lieu, les noix, les graines, mais aussi les avocats et la noix de coco. Ensuite, viennent les ‘bonus’ : les fèves de cacao cru… avec quelques grains de raisin sec, elles sont devenues une de mes collations favorites – une combinaison parfaite quand l’énergie vient à manquer en milieu d’après-midi… Plutôt qu’une portion de riz ou de quinoa, mes salades font la part belle aux graines germées (lentilles, pois, haricots, etc.), riches en protéines et en acides gras essentiels. J’ajoute des dés d’avocat, une sauce riche et savoureuse, et je les parsème de graines de citrouille ou de chanvre. J’accompagne le tout de pain essène ou de crackers déshydratés, et d’un pesto cru ou encore d’un faux-mage de noix ou d’okara… Mes repas sont colorés et diversifiés – et terriblement nourrissants.

Je mange plus de fruits. En smoothie ou tout simplement entiers, moi qui me satisfaisais du duo pomme/banane, je me délecte d’autant plus des fruits frais que mes perceptions gustatives se sont affinées. Quoi de mieux, en été, que des fruits gorgés d’eau, de vitamines et de sucre pour se réhydrater et faire le plein d’énergie ?

  • Cru et Vitalité

Suis-je plus en forme depuis que je mange cru ?

☛ La réponse est difficile à donner, puisqu’une de mes caractéristiques premières (depuis que je mange 100% végétal), c’est d’être en forme ! Je ne peux que difficilement répondre à cette question pour cette raison, mais aussi du fait de mon alimentation déjà très axée sur le cru auparavant. Toutefois, j’ai l’impression d’être gorgée d’énergie. Je veille plus tard le soir et m’effondre moins après le dîner. Je me lève toujours à l’aube, pas de changement ici, et je tiens sans fléchir du matin jusqu’au soir.

☛ Une de mes grandes questions avant d’entreprendre ce voyage en contrée vivante, c’était celui de ma pratique sportive : est-ce que cela impacterait sur mes performances ? Et sur ma récupération ? De plus en plus d’athlètes adoptent désormais une alimentation 100% végétale et crue, et les résultats ne sont plus à démontrer… avec pour preuve récente la championne de Wimbledon, Serena Williams !  Pas mal pour ceux qui sont moqués pour leur soi-disant carences et teint pâle… De mon côté, je remarque simplement que je peux en faire plus sans me fatiguer : natation, course, vélo… je me sens en forme ! Et ne parlons pas de la récupération : Tistou comme moi sommes bien d’accord sur ce point – vous avez dit courbatures ?.. Connais pas 😉

☛ C’est au niveau de la digestion que les résultats sont les plus flagrants : en bref, je digère mieux ! Exit la sensation de lourdeur après un repas, exit ces vilains gargouillis de digestion, exit les ballonnements issus de l’ingestion de légumineuses sur-bouillies… Moi qui avait peur de manger cru et d’avoir du mal à digérer, j’étais bien dans l’erreur ! Ma digestion est actuellement optimale et, après des années de tourments liés à l’intolérance au lactose puis à des problèmes de colon irritable, quel bonheur de ne pas entendre son ventre et de pouvoir se gaver en toute tranquillité !

  • Cru et Société

La question que je me pose à présent, c’est : comment continuer à manger tout cru en société ? 

Chez moi, pas de souci. Au restaurant non plus : donnez-moi une belle salade agrémentée d’avocats et de noix, et je compenserai éventuellement sur les autres repas de la journée. Mais quand on est invité, comment faire ? Je me pose d’autant plus la question que je vais prochainement passer quelques jours dans ma famille et le dilemme est là : vais-je manger cru chez eux ? L’annonce de mon véganisme, il y a un certain temps de cela maintenant, n’avait pas particulièrement été bien digérée (l’absence d’enzymes, peut-être ?..) et j’en ai encore quelques bleus à l’âme… alors, quoi du cru ?

La grande tentation avec l’alimentation vivante, surtout lorsqu’on est pionnier là-dedans, c’est de se sentir malgré soi ‘supérieur’. Parce que l’on se dit que ce que l’on mange est forcément ce  qu’il y a de meilleur et de plus adapté pour son corps. Parce que l’on n’a pas encore appris à mettre de l’eau dans son vin et que toutes les informations que l’on vient d’emmagasiner et qu’on applique si vaillamment sont souvent érigées en sacro-saintes règles. Non, cela ne me tuera pas de manger une tartine de pain (cuit ! hiiii, horreur !), non, même s’il est blanc et industriel. Et pourtant… difficile de ne pas penser autrement. Je sais que, plus tard, une fois cette saison ‘puriste’ passée, je serais beaucoup plus souple – surtout en société. Mais un défi est un défi… 😉

Alors que faire ? J’avoue, je n’ai pas la solution. Je compte sur le dialogue et la communication, des réserves de graines germées et déshydratées à emporter, plein de petites douceurs à faire découvrir et partager, et surtout, du respect mutuel et de la compréhension. Et puis, de la flexibilité – des deux côtés.

Après tout, l’alimentation vivante doit relier bien plus que séparer !

 

*
J’espère que ce premier bilan vous aura intéressé. Que vous soyez crudivoristes patentés ou omnivores ouverts, je serais ravie de recueillir votre avis et votre point de vue. N’hésitez pas à me poser des questions et, surtout, à partager votre expérience ! 
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92 réflexions sur “UN ÉTÉ TOUT CRU : J+30

  1. Antigone, ton article est bien complet, se lit facilement, et est bien intéressant…
    Merci d’avoir tant partagé avec nous (même dans les détails) ✩

    J’ai lu les éloges sur l’irish moss, mais j’ai été incapable de la trouver en France pour le moment (quant aux capsules de probiotiques : j’en ai aussi cherché, version vegan, pour me lancer dans les tests de fromages vegan, mais impossible aussi ! Le livre de Frédérique Chartrand sur les laitages bio maison dit qu’on peut en trouver en France, mais je n’ai pas eu de chance jusqu’alors).
    La première qui trouve le dit à l’autre ? 🙂

    Manger plus « gras » lorsqu’on est crudivore est un fait qui est souvent constaté.
    Du moment que l’on ne sature pas le foie, ce sont des bons gras, alors on peut y aller (punaise, j’adoooooore les avocats & la noix de coco ! Et les fèves de cacao crues ? Une révélation !!! Je ne peux plus passer un jour sans en manger (mais chut hein… C’est un secret. Tu ne le répèteras pas ? ^^)

    J’ai également bien apprécié tes notes d’humour par-ci par-là 🙂
    Merci beaucoup pour cet agréable moment de lecture ❀

    • Merci beaucoup Mély pour ton commentaire !

      J’ai essayé effectivement d’être assez personnelle ici, je me suis dit qu’être trop générale et évasive manquerait d’intérêt, et puis c’est vrai que ces questions sont en général assez intimes et que le ressenti peut être très différent d’une personne à l’autre.

      J’étais fière de mettre enfin la main sur l’Irish Moss, mais je ne l’ai pas encore testée : dès que je fais mes 1ers essais, mini-bilan ! 😉 Aucun souci pour le partage d’informations probiotiques, j’en serais même ravie ! Tu sais que tu peux aussi faire fermenter tes faux-mages au réjuvélac, ça marche très bien aussi et le résultat est très intéressant !

      Comme je le disais, oui, je mange plus gras, mais contrairement à certaines diètes crudivores qui basent l’essentiel de leur repas sur les noix à toutes les sauces, je veille à équilibrer mon apport. J’essaie d’alterner graines de chia et porridges crus au petit-déjeuner, et je consomme beaucoup de graines germées – ce n’est pas dur, j’adore ça (tout comme j’adore le sacro-saint trio avocat-coco-cacao 😉 )

      Merci encore pour ton message.
      Je viens tout juste de recevoir ton mail en même temps, j’y réponds demain !

      • Ah cool tu en as ♥ Moi j’en ai aussi mais pas encore pu la récupérer d’une copine. J’ai envie de voir ce que ça donne dans une recette.
        Ouais le tout est de ne pas compenser en mangeant que des noix, l’erreur de beaucoup.
        (genre la fille qui s’immisce dans la conversation quoi :))

        • Ah, je me souvenais de t’avoir vu parler de noix qq part, mais je ne le retrouvais pas dans tes autres commentaires ! Et oui, je suis 100% d’accord avec toi sur ce point !
          Bravo pour l’incruste, c’est fait pour ça les comms’ ! 😉

    • Pour les probiotiques, perso je les achète en magasin bio, au rayon frais, dans le coin des compléments alimentaires/probiotiques/pour reéquilibrerla flore intestinale. Il s’agit de gélules, donc non véganes, mais le contenu des gélules est généralement ok.

  2. Les boissons chaudes telles que les infusions font partie aussi d’une alimentation crue, ça ne me choque pas du tout, ce n’est que de l’eau au final avec des plantes. Ok si ça avait été du lait de soja, mais pas des infusions. Pour moi ça fait partie intégrante car on a besoin de ce type de boisson ♥

    Ouep, je me souviens lorsque j’ai fait ma looongue période 100% crue, j’étais à fond dans les crackers, le déshydrateur marchait souvent et je crusinais beaucoup.
    Par contre j’ai trouvé ça contraingnant car jsutement j’étais plus dans le plan gourmet food. Mais par la suite c’est devenu plus intuitif et bien moins gourmet mais tout aussi bon ♥ (si pas plus, à voir)

    Pour ce qui est de la digestion ça c’est clair, punaise le changement de malade. Oh toi aussi t’es du club des colon-irritable ? Ahahahaha viens on ouvre une assoc’ ?
    « Vegan-girls irritées du colon » (oui c’pas ultra sex’ mais j’ai fait au plus rapide).

    Tu continue alors ?
    De mon côté, l’alimentation crue a une grande place dans ma vie, disons que je mange selon les besoins de mon coprs et si c’est cru bah c’est cru et inversément.
    Je suis plus branchée cru bien entendu, mais ça dépends des périodes aussi 🙂
    J’arrive ENFIN à comprendre quand mon corps a besoin de ci ou de là, magique ce p’tit père 😉

    J’adore la 1ère photo, toutes tes taches de rousseurs c’est trop cuuute, t’as une jolie bouille ♥

    • Oh, merci pour ton commentaire et pour ma petite bouille, c’est trop gentil 😉 C’est vrai que j’ai pas mal de taches de rousseur… et les dents du bonheur – c’est mon côté petite fille qui veut pas grandir : heureusement que je ne suis pas rousse, ça ferait un poil trop Fifi Bindracier !

      Je ne savais pas que tu avais été crudivore – même si j’avais apprécié le pullulement de recettes crues sur Vg-Zone ! (il faut d’ailleurs absolument que je teste ton gâteau à la patate douce, ça m’a l’air trop bon !) D’ailleurs, si ce n’est pas indiscret, tu en parles au passé : pourquoi es-tu revenue de l’alimentation vivante ?

      Au début aussi, j’avais peur des contraintes, et puis je me suis vite rendue compte qu’à moins de vouloir épater la galerie (de temps en temps… 😉 ), ici on est plutôt du genre à préparer tout un tas de petites salades et d’accompagnements, de tout mettre sur la table et on s’amuse ! Ce que j’aime également, c’est qu’avant, je monopolisais un peu la cuisine… et maintenant, Tistou est ravi de mettre la main à la pâte (et moi aussi!) pour préparer les repas.

      Yes, club du colon qui gratte : welcome ! Ce s’était déjà amélioré du tonnerre quand j’avais abandonné les produits laitiers et que j’étais devenue végane, mais ça persistait… Et là, c’est juste génial – d’autant que j’avais plutôt des craintes niveau digestion du cru et que je ne m’y attendais vraiment pas.

      Le tout, oui, c’est d’écouter son corps et je crois que c’est l’essentiel 😉

      • Ah oui, mais non, en fait je parlais au passé mais de ma longue période de raw 😉 je ne sais plus trop combien de temps mais pas mal de temps 🙂
        Le raw fait partie de mon quotidien, j’aime ça et puis je vois toujours un peu de challenge à faire des recettes raw gourmet 🙂
        Oui je vois ça, les dents du bonheur, toute cute ♥
        Au début quand tu ne manges que des crudités et que ton corps n’est pas habitué alors oui niveau digestion c’est pas top, d’où le fait de devoir faire une semaine de transition (selon moi), ce que je répète toujours aux gens qui veulent se lancer. par contre une fois lancé c’est tout du bonus.

        • Oui, d’ailleurs je pense vraiment que je vais me lancer dans la rédaction d’un article sur la transition vers le cru, parce qu’il ne faut pas y aller d’un coup d’un seul – sinon, nos pauvres petits intestins tout endormis vont peiner ! On remarque d’ailleurs que les gens qui se lancent dans le cru en fond souvent ‘trop’ au début : 100% et que des noix ! 😉 Je ne me serais pas lancée si mon corps n’était pas déjà drôlement habitué à manger cru…

          Moi j’avoue, j’adore tes recettes raw gourmet ! En plus d’en jeter, elles sont toujours originales et font très, très envie ! J’ai justement besoin d’inspiration pour l’anniversaire de ma maman… 😉

  3. J’ai adoré ton article. Je suis végétalienne depuis bientôt un an et comme tu dis, c’est pas facile avec l’entourage. Mais la plupart des membres de ma famille proche comprennent mes choix. Je m’intéresse de plus en plus à la nourriture crue : j’ai un déshydrateur, qui demande à être utilisé plus souvent 😛 et je fais des germinations. Mais je ne pourrais pas passer au cru à 100% comme tu le fais. Avec trois enfants, c’est déjà un défi de leur faire comprendre mes choix végétaliens. Pas à la maison mais avec l’entourage encore une fois ! L’autre jour, la grand-mère de mon fils (3 ans) lui a donné un morceau de poulet… je me suis contrôlée pour ne pas lui arracher de la gorge et j’ai dit calmement : Je n’aime pas ça que tu manges du poulet ! La grand-mère a compris et mon fils n’a pas insisté car il connaît mes positions à ce sujet. En tout cas, je te félicite pour ce beau défi et je suis ravie de mes découvertes dans le monde du cru, beaucoup grâce à toi 🙂

    • Ouille, j’aurais eu du mal pour le poulet ! 😦 C’est ma grande crainte à moi aussi : quand j’aurai des enfants, comment mon entourage réagira-t-il ? Récemment encore, on m’a offert des pâtisseries au beurre en m’assurant qu’elles étaient à l’huile : je me suis vraiment sentie trahie dans ma confiance quand je les ai goûtées et que j’ai vite compris… Paradoxalement, mes amis sont beaucoup plus ouverts que ma famille, et ils sont plutôt avides de ma cuisine ! 😉

      Merci beaucoup en tout cas pour ton commentaire. Je pense que la transition vers le cru se fait progressivement, et pas du jour au lendemain : mon truc a été d’ajouter plutôt que je soustraire. C’est aussi ce que je conseille d’ailleurs à tous ceux qui s’intéresseraient à une alimentation 100% végétale : ne pas commencer par se priver, mais s’enrichir en découvertes !

      Je pense, d’autre part, pour les enfants, qu’il faut bien leur expliquer les choses et que ce mouvement vienne tout autant d’eux que de toi : mets l’accent sur le cheminement éthique, qui est le plus naturel à accepter pour un enfant.

      • C’est un peu mesquin de se faire mentir pour la nourriture, je n’aurais pas apprécié !
        Côté enrichissement, c’est ce que je dis aux gens qui me disent que je suis limitée à cause de mes choix; je leur réponds que je n’ai jamais autant découvert de produits et de goûts ! Qu’est-ce que je m’amuse dans ma cuisine ! 😛
        Pour les enfants tu as bien raison. La santé pour eux c’est abstrait mais ils sont capables de faire preuve de compassion.
        Pendant que j’y suis, j’ai une question pour toi et pour les autres lecteurs français. Je vais voir ma famille dans le Var, je n’y suis pas allée depuis 8 ans et la dernière fois, je n’avais pas effectuer mon tournant végétalien ! Vous me conseillez quels magasins pour acheter de la nourriture ? Je ne pourrais pas faire les magasins pendant des heures avec les enfants alors j’aimerais savoir d’avance où faire mes achats, où il y a des bons choix pour les végétaliens. Il y a peut-être des chaînes qui ont plus de choix ! J’ai lu quelque part que chez Carrefour c’était plus cher !
        Merci tout le monde 🙂

        • Alors, je note la question, mais j’avoue ne pas du tout, du tout connaître le Var, alors je ne peux pas t’être d’une grande aide la dessus…
          Je me dis simplement que, comme il s’agit d’une région de maraîchage, les fruits et légumes locaux ne manquent pas (bientôt la saison des figues !) et qu’il y existe des coops où tu trouveras certainement ton bonheur. Ensuite, tout dépend combien de temps tu y restes, mais peut-être peux-tu préparer des choses à l’avance : graines germées et déshydratées, noix, fruits secs, graines de chia, etc. J’ai remarqué à titre personnel que c’est souvent à l’étranger que, paradoxalement, on est le plus à l’aise pour manger végane et cru (mis à part au Groenland, ok…) : il suffit de bien s’approvisionner en légumes et fruits, et de jouer à la germination dans des pots et des assiettes, et c’est le bonheur ! 😉

          En tout cas, tu as raison pour ce qui est des découvertes et de la diversité… J’ai rigolé l’autre jour quand ma mère m’a demandé si je ne me lassais pas de manger autant de fruits secs… j’ai failli lui demander si elle ne se lassait pas de manger éternellement du steak et du fromage – et bien sûr, du vin rouge ! – chaque soir au dîner… 😉

          • Merci beaucoup! C’est vrai que je n’ai pas pensé à amener de la nourriture. Ça ne m’est pas venu à l’idée parce que je prends l’avion du Québec mais si c’est non périssable, il n’y a pas de problème! Ce qui me stresse le plus c’est la réaction de mon entourage et des enfants. Les plus jeunes ont presque deux ans et trois ans et demi. J’ai peur de devoir me lancer dans de grandes explications pour ne pas qu’ils se gavent de merguez et de fromage pendant trois semaines. On va avoir beaucoup de repas avec ma famille… Je crois que je vais leur faire plusieurs briefings jusqu’au départ .
            Merci encore pour tes conseils et ton écoute! C’est une vraie thérapie ton blog 😛

            • Merci beaucoup 🙂
              Je pense qu’il faudrait avant tout être claire avec ton entourage et tes enfants.

              Avec tes enfants, fais-les réfléchir plutôt que de leur donner des règles et des interdits : c’est par la compréhension que les choses peuvent avancer – au sens de ‘prendre avec soi’, c’est-à-dire de faire ‘propre à soi’, qu’il s’agisse d’un mouvement intérieur plutôt qu’extérieur. Le problème qui peut se poser pour tes enfants, c’est s’ils entendent des indications contraires : que tu dises une chose et que leur père dise le contraire…

              C’est pour cela qu’avec ton entourage, il faut que tu sois claire dans ce que tu veux et ne veux pas : sois très précise, parfois les gens n’ont qu’une idée très vague de ce qu’être végane veut dire et, pour beaucoup, ‘ne pas manger de viande’ équivaut à manger du poisson ou même de la volaille… Ensuite, il faut commencer par être claire avec toi-même : est-ce toi seulement qui veux manger ainsi ? Comptes-tu mettre toute la famille à ce rythme ? Si ton entourage te voit ferme, déterminée et sûre de toi, alors il n’auront rien à redire. Aies réponse à tout et sois également ouverte à la discussion, si celle-ci n’est pas agressive ni moqueuse.

              Pas facile, je sais ce que c’est… et je n’imagine pas ce que ce sera avec mes enfants ! 😉

  4. Très intéressant ce premier bilan! Pour moi qui suis à fond sur ces questions d’alimentation, de choix personnels et sociaux, c’est très enrichissant comme retour. Je regarde cela d’un œil curieux, tout en sachant que je n’ai pas personnellement l’envie d’aller vers ce genre d’alimentation. Je suis végétarienne, à très forte tendance végétale, mais j’avoue trouver déjà des limites (un peu gustatives, mais surtout sociales!) au véganisme, alors quid du cru!
    Ce qui me pose souci avec le végétalisme et/ou le cru, c’est que je trouve notamment qu’on y retrouve du coup trop souvent des oléagineux. Peut-être que cela changera au cours de mes expérimentations alimentaires, mais j’avoue qu’après une cuillère à soupe de purée de noisette au petit déj+une sauce à salade à la purée de cacahuètes le midi+un granola aux noix au gouter, j’ai déjà l’impression que c’est trop… Peut-être parce que j’associe malgré tout les oléagineux aux cacahuètes salées de l’apéro?
    Ceci dit je respecte parfaitement ton défi, je l’admire même! Mais n’as tu pas parfois envie d’un bon pain grillé? De pâtes au pesto? D’un velouté de patate douce réconfortant? (Désolée de te tenter par ces évocations, si toutefois c’est le cas!)

    J’ai tenté un repas tout cru l’autre soir, et j’ai très très mal dormi (flatulences et lourdeurs, suivis d’une diarrhée le lendemain (désolée pour les détails)!) Ne penses tu pas que certaines personnes digèrent vraiment mal les crudités, même en introduisant ce type d’alimentation progressivement?

    Enfin en tout cas pour ce qui est du « je suis à fond dans mon truc », je te comprends parfaitement car je me refuse à manger le moindre pain blanc ou produit industriel, j’y vois presque des monstres maintenant!!! Et je cherche d’ailleurs actuellement comment partir 3 semaines en vacances en famille (ahhh, la famille et ses idées sur l’alimentation!) sans prendre une valise entière de « mes » produits…

    En tout cas merci pour ce post et ces infos, c’est toujours très intéressant de te lire.

    • Merci à toi de ton commentaire des plus intéressants. Il y aurait de nombreuses choses à dire… 😉

      D’abord, non, je ne pense pas que certaines personnes digèrent moins bien les crudités que d’autres, du moins pas dans l’absolu. Nos organismes sont, à la base, ‘faits’ pour manger cru. L’inclusion d’aliments cuits est un processus culturel relativement récent, et la tendance moderne à manger tout cuit et très raffiné (en plus de régimes beaucoup de protéines animales pour nos systèmes digestifs de frugivores) s’est soldée ces cinquante dernières années par un boom de cancers et de maladies intestinales (mais aussi cardio-vasculaires et auto-immunes).
      Je pense que, si tu as eu du mal à digérer le cru, c’est que tes intestins n’y sont pas habitués, même si c’est la nourriture qu’il leur faudrait naturellement. Il faut y aller très progressivement… pas un dîner tout cru d’un coup ! Mais une petite entrée par-ci par-là, un fruit plutôt qu’une crème dessert, des carottes râpées plutôt qu’une soupe en entrée, du pain essène plutôt que du pain traditionnel, du lait d’amande plutôt que du lait de soja… (ok, je note aussi l’article à prévoir : transitionner vers une alimentation vivante ! 😉 )
      Nous recevons du cuit et même du sur-cuit depuis notre plus tendre enfance, à commencer par les fameuses bouillies/purées pour bébé ! Il faut donc y aller à pas de fourmi, et, petit à petit, réhabituer son corps à recevoir ce qu’il est naturellement ‘programmé’ pour recevoir… et après, c’est la fête ! 😉

      D’autre part, je t’avoue que les plats cuits ne m’attirent pas du tout en ce moment (même avec le temps maussade !). J’ai regoûté du tofu rosso récemment, et je l’ai trouvé si fort, comme si ses arômes étaient artificiels ! J’adore le pain essène et je ne me lasse pas de découvrir de nouvelles manières d’apprêter les ingrédients crus : c’est comme si une cuisine entièrement neuve s’ouvrait à moi ! Et quand j’ai envie de réconfort, c’est simple, manger cru ne veut pas dire manger froid ! Les aliments qui sortent du déshydrateurs sont chauds comme du bon pain (enfin, bien tièdes!) et je me fais chauffer des soupes crues au vitamix, le résultat est bluffant !
      J’avoue qu’un fait surprenant depuis que je mange cru, c’est que je n’ai aucun ‘cravings’ pour des choses que je ne peux pas manger. De toute façon, j’estime qu’à partir du moment où l’on a des pulsions incontrôlables vers un aliment, c’est qu’il y a qq part un dérèglement et que qq chose ne va pas. Si mon corps, bien alimenté par ailleurs, veut une certaine catégorie d’aliments, et bien c’est qu’il exprime un besoin et je l’écouterai. Si je ne l’écoute pas ou que je me restreins, d’une manière ou d’une autre, c’est là que ces ‘cravings apparaissent. Ma nouvelle ‘comfort-food’, ce sont les noix, les fruits secs, les petites crèmes crues, le chocolat cru, etc. 😉

      Pour ce qui est des oléagineux, il ne faut pas oublier que ce sont des fruits et que, comme d’autres aliments naturels, ils sont centraux à notre alimentation. La question est simple : où trouves-tu des grains de riz cuits dans la nature ? Nous sommes les seuls animaux à faire cuire notre nourriture et nous en oublions ce que la nature nous propose d’optimal pour nos métabolisme. Nous ne sommes pas des granivores (oiseaux…), et nous ne pouvons consommer les graines que cuites ou germées, en sachant que le second processus de préparation est le plus naturel et le mieux adapté à nos corps. Nous centrons beaucoup trop notre alimentation sur les céréales cuites, ce qui crée son lot de dérèglements, à commencer par les maladies catharrales. Les fruits gras que sont les noix sont riches en protéines et en acides gras essentiels, mais également en vitamines, oligo-éléments et minéraux. Consommons-les avec modération mais accordons-les une place plus importante qu’en simple apéritif !

      Dernier point : la vie en société. J’ai promis d’aborder cela dans un article prochainement, et je tiendrai mes promesses, mais disons, pour faire bref, qu’avec la parole et le temps, on peut être végane en terre omnivore tout en ayant une vie sociale très épanouie ! 😉

    • Taïa, je m’incruste, mais je te conseille de le faire, emporte une valise de tes produits. Je viens d’arriver en vacances en famille, pour 4 semaines, j’ai apporté de quoi nourrir un régiment (ah les rires de ma maman : « Des graines de chia ? Chia ? Ca existe, ça ? »). Cela te permettra d’être relax vis-à-vis de ce que tu vas manger dès le début. Arrive avec sous le coude deux/trois recettes simples et efficaces, fais-leur goûter : c’est le plus convaincant. Pour l’avoir fait, ça marche !

      • C’est amusant, moi aussi je compte emporter mes graines de chia – si petit et si nourrissant !
        4 semaines… je te souhaite du courage, de la patience et – parce que c’est l’essentiel avec ceux qu’on aime – beaucoup de bonheur ! 😉

  5. Oui, oui, ton premier bilan m’a vraiment intéressée! 🙂 J’espère que tu en feras un autre au cours des prochains mois.
    Personnellement, je n’adopterai pas une «diète» crue 100% du temps, mais il m’arrive, surtout quand je prépare des smoothies, de manger cru et je me suis toujours bien sentie.
    Sinon, je te souhaite de la belle température prochainement! ;P

    • Merci beaucoup ! J’adore, moi aussi, les smoothies, et ils permettent d’avaler une grande portion de cru, presque sans s’en rendre compte !
      Et merci pour tes voeux météorologiques : je sais qu’au Québec, la pluie se fait rare en ce moment – je vous envie ! 😉

  6. Bravo , très intéressant comme bilan

    Chez moi , c’est le contraire, ,je suis la mère et grand-mère puriste qui a mal au coeur lorsqu’elle voit son petit fils qui tousse et est enrhumé à longueur d’année entre autre.

    Perso , j’ai stoppé le tout cru, je remange un peu de patate douce , ou pdt, car je maigris comme je respire .

    C’est toujours un plaisir de vous lire, bonne continuation, bravo à Tistou aussi cela aide d’être deux

    • Merci pour votre commentaire Marie-France.

      J’imagine ce que cela doit être de voir ses petit-enfants souffrir d’une alimentation déséquilibrée… et la frustration qui peut en découler ! Je le vois déjà, à une échelle moindre, avec mes neveux, et j’ai peur, mes parents prenant de l’âge, des maladies à venir…

      C’est intéressant votre remarque sur l’amaigrissement, car pour le moment, je n’ai pas été touchée du tout, c’est même un peu le contraire – je croise les doigts, je n’ai pas du tout envie de maigrir !

      Merci encore et à bientôt !

  7. Cet article est une nouvelle fois très instructif et suite a la récente  » déclaration  » de mon intolérance au lactose a mon entourage, je suis ravie de constater que d’autres peuvent être amenés au simple pb du  » comment faire en société ? « . C’est mon cas étant en vacances en famille … comme bcp a cette période ^^ Je suis intéressée et curieuse quant au cru et a l’absence de pb de digestion que tu rencontres … ou pas d’ailleurs ! J’aurais d’emblée pense le contraire. Et suite a mes galères depuis des mois et des années avec le lactose, mes troubles incessants jusqu’à il y a peu avant de me persuader apres tests qu’il s’agissait bien de ça et uniquement de ça, je me dit qu’il faudrait peut-être que j’oriente aussi mon alimentation dans la direction que tu as prise … ou partiellement tout du moins, bien qu’elle le soit deja en grande partie. Je suis également assez sportive et tes conclusions m’emballent aussi !
    Merci pour tout ça et pour faie naitre les bonnes questions aux gens.
    Ta connaissance dans de nbreux domaines me laisse perplexe et admirative et pour cela nous devons être nbreux et nbreuses a te remercier !
    Très bon WE a toi … et je note ta recette de parfait au sarrasin, ça m’botte !!
    Des bises gourmandes !

    • Merci beaucoup pour ton commentaire, très intéressant également, et pour tes gentils mots qui me font très plaisir.

      Pendant longtemps, j’avais accepté de vivre avec des troubles digestifs, j’étais persuadée que c’était normal ! Quand mes syndromes de colon irritable avaient commencé à se manifester, j’avais mis du temps à comprendre ce qui n’allait pas. A l’époque, j’ai essayé le lait sans lactose – sans beaucoup de succès – mais aussi de manger justement tout cuit en axant sur les éternelles carottes bouillies accompagnées de riz basmati… 😦 Je n’en pouvais plus, et puis j’ai compris que les produits laitiers et moi ne faisions pas bon ménage : j’ai alors déjà ressenti un réel soulagement. Et puis, j’ai recommencé à manger plus de cru, et là, les choses se sont apaisées d’elles-mêmes. Je consommais déjà très peu d’huile, car ça n’est jamais bien passé, mais des noix et des sources entières de gras… Ca allait beaucoup mieux, mais ce n’était pas encore ça…

      Je redoutais d’autant plus mon passage au cru que j’avais peur de ‘peser’ sur mes intestins, de leur donner trop de fibres qui rendraient ma digestion pénible… Et puis, en fait, je crois que c’est la meilleure surprise du dernier mois : je digère ENFIN bien !!! Et rien que pour ça, je ne suis pas prête à revenir en arrière ! 😉

      Bon week-end à toi et à bientôt !
      (ps : je te recommande le parfait au sarrasin ! 😉 )

      • Non du tout. Je trouve ça intéressant. Peut-être qu’une jour je me lancerai dans une période crue aussi.
        Mais du coup j’ai hâte d’en lire plus sur la transition.
        Une question, financièrement ça se ressent de passer au cru ? Parce que les noix sont des produits assez chers quand même, par exemple

        • Je ferai peut-être un second récap à J+60. C’est amusant, je pensais n’avoir que très peu de choses à dire à J+30 et puis finalement, j’ai écrit un article à rallonge… et je me rends compte qu’il y aurait encore beaucoup à dire ! 😉
          Financièrement, honnêtement, pas de grands changements je dirais puisque manger cru signifie surtout manger plus simplement. Les noix sont peut-être plus chères et j’en consomme plus qu’avant, de même que certains produits crus ‘de luxe’ comme le cacao ou la caroube crus, mais je n’achète plus aucun produit fini – tofu, chocolat ou lait de soja (pour le yaourt). Du coup, ça s’équilibre je dirais.
          Faire germer plutôt que cuire revient aussi à moins manger au niveau des quantités, de même que consommer les légumes crus plutôt que cuits, et nous achetons moins de céréales en général (idem pour les futures farines).
          Le gros de notre alimentation, ce sont des fruits, des légumes, les fruits gras (noix, avocats…) et fruits séchés, pseudo-céréales et graines germées (céréales, légumineuses). Je vais beaucoup moins au magasin bio en fait, et davantage au marché et à la récolte 😉

  8. Merci pour cet article, très agréable à lire et qui donne envie de tenter l’expérience crudivore ou tout du moins d’apporter un peu plus de cru dans son alimentation. Végétalien depuis un an après plusieurs années de végétarisme, j’en suis encore à expérimenter pas mal de recettes, les fromages vegans et pâtisseries sans œufs (ça va être difficile de s’en passer), les yaourts maison , apprendre à cuisiner tout court. En tout cas, je vais suivre tout ça de plus prêt 🙂
    A bientôt !

    • Merci pour ton commentaire ! Je pense que le tout est, comme pour toute chose, d’y aller progressivement. J’ai eu aussi ma longue période d’adaptation à tester les substituts d’oeufs, les crèmes végétales, etc. Et je ne regrette pas, car c’est très formateur, j’ai vraiment découvert des tas d’aliments et de manière de les apprêter que je ne connaissais pas auparavant. Ensuite, je pense que le cru, pour beaucoup de gens, mieux vaut l’ajouter à son repas sous forme d’entrée, de fruits au goûter, de smoothies matinaux… plutôt que de passer directement au cru à 100%. Manger plus cru permet déjà d’en ressentir les bénéfices !

  9. Tu as eu du courage de te lancer ce défi, bravo ! Tu t’en sors à merveille, c’est source d’inspiration ! Je souhaite que ta famille admette que tu saches ce qui te fait du bien… Comme tu le dis, le dialogue, la pédagogie, sont essentiels. Je leur souhaite d’avoir envie de te comprendre mieux et d’apprendre à tes côtés !

    Ah, l’Irish moss.. mon premier essai fut un cuisant échec et depuis, j’ai renoncé. Je compte sur toi pour me redonner envie de finir ce paquet qui moisit au placard…

    Pour moi, l’alimentation végétale, c’est une digestion meilleure, des repas pouvant être riches et copieux mais qui ne sont jamais lourds (je résiste bien aux légumineuses et céréales cuites !) et c’est beaucoup de vitalité. J’ai toujours peu dormi et, comme toi, je me réveille à l’aube, avec le soleil. Depuis que je suis végane, je me réveille en un instant et en pleine forme, je m’endors en quelques secondes (le yoga aide aussi). Comme toi, je mange plus gras, sans grossir.

    Egalement, chaque repas est un moment de plaisir car devenir végane a décuplé ma curiosité et mon goût pour la cuisine : je me régale plus qu’autrefois. Ce qui a stoppé net mes grignotages.

    Cela a aussi eu un effet fou sur ma peau. Je n’avais pas de problèmes sauf une fois par mois, mais là, rien. Là où ma peau était grasse, elle ne l’est plus. Là où elle était sèche, elle l’est moins. J’ai le teint frais et plus de cernes : cela doit faire 1 an et demi que j’ai totalement arrêté de me maquiller.

    J’incrimine le lait de vache, car les rares fois où je rechute, chez mes parents (typiquement, ma maman prépare des « parfaits » au fromage blanc, que je ne peux refuser sans apesantir l’atmosphère à table), j’ai des boutons.

    J’ai également changé certaines habitudes : je ne mange sucré qu’au petit déjeuner. Déjeuner et dîner sont exclusivement salés. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais c’est instinctif, je n’ai plus envie de dessert, mon envie de « sucreries » s’arrête après mon petit déjeuner, qui est extrêmement copieux. Ceci dit, je mange beaucoup de pain, surtout fait maison, et c’est presque un dessert tant je le garnis de graines et de fruits séchés.

    En te lisant, j’ai pensé aux courbatures : je n’avais jamais réalisé, mais je n’en ai pas non plus… Pourtant, yoga tous les jours, parfois je force un peu…

    Je vais essayer d’évaluer plus finement mon « taux de cru ». Tu me fais réaliser qu’il doit y avoir du cuit caché que je n’ai pas encore démasqué.

    Bravo pour cet article qui fait réfléchir (encore une fois !)

    • Merci beaucoup Hélène pour ton commentaire et pour ton éclairage sur ta propre expérience !

      Je trouve effectivement que le point de changement le plus drastique concerne le sommeil et la vitalité. Pendant longtemps, je souffrais de difficultés à m’endormir, cela pouvait même me prendre des heures pour trouver le sommeil. Et, adolescente, il m’arrivait souvent de dormir jusqu’à midi ou plus (bon, des études très stressantes jouaient sur ma fatigue…). Maintenant, je m’endors comme un bébé, et je ne tiens plus au lit une fois réveillée.

      Ce qui me frappe le plus, c’est de voir mes amis, souvent fatigués, certains parfois comme ‘au bout du rouleau’, toujours à couver un petit rhume ou bloqués au lit par une gastro… Cela me chagrine même car j’aimerais tant leur donner les ‘remèdes’ d’une vie plus heureuse et d’un meilleur rapport à leur corps : simplement, s’écouter plus. Ne pas brutaliser son corps, ne pas non plus tyranniser son esprit, mais que tous deux soient sereins, main dans la main. Oui, je te rejoins complètement ici, le yoga fait des miracles de ce point de vue là 😉 et le yoga n’est pas seulement une pratique ‘sportive’, mais il est un mode de vie, où l’alimentation joue un rôle clef.

      Pour ma peau, je ne peux pour l’instant en dire autant : elle était parfaite jusqu’à ce que j’arrête la pilule il y a 6 mois environ, et là, c’est le réveil de mon adolescence, un brin trop tard… 😦

      Pour ce qui est des céréales/légumineuses cuites, disons que ça passait plutôt bien, mais parfois je sentais des inconforts, tandis que maintenant, le changement a été fulgurant, je n’en reviens toujours pas ! Je ne surveille absolument pas ma ligne, mais j’ai maintenant une approche très intuitive de mon alimentation : si j’ai envie de quelque chose, alors j’y vais, c’est que mon corps en a besoin (et ce n’est pas exactement le même type de besoin que lorsqu’on fait un régime draconien et qu’on louche sur les cookies triple choc’ du voisin… 😉 ).

      C’est intéressant ta répartition sucré/salé, ce n’est pas exactement la mienne (sauf le petit-déj 😉 ) mais cela montre bien que si tu n’as plus envie de sucré passé le matin, c’est que ton corps n’en éprouve plus le besoin, et que tu sais l’écouter. Ensuite, si tu manges à midi ou au dîner des céréales cuites, des fruits-légumes (poivrons, tomates…) à la saveur sucrée, et du bon pain maison, toutes ces préparations sont du sucre elles aussi, mais moins immédiat que celui du matin, et j’imagine que c’est ce que ton corps réclame pour fonctionner au mieux.

      Enfin, ce que tu dis sur ton rapport à la cuisine et à la nourriture depuis que tu es végane devrait être encadré : c’est si vrai ! On regarde souvent les vg avec des gros yeux, comme si leur alimentation était affreusement restreinte et triste, mais, mon Dieu, qu’est-ce que je suis gourmande et que je me fais plaisir depuis que je suis végane !!! 😉

      • Oh tu as une jolie peau sur la photo pourtant 🙂

        Donne du temps à ton corps pour que ses hormones naturelles retrouvent leur dynamique. Comme toi, j’ai été un peu chamboulée à l’arrêt de la pilule, mais tout va rentrer dans l’ordre, promis, ne t’en fais pas !

        Peut-être le changement de mode alimentaire vers le tout cru, tellement sain, fait que tu élimines le peu de toxines qui restait chez toi 😀

  10. J+51, il va falloir également que je fasse un bilan ^^

    • côté sport, aucun soucis… que ce soit l’entraînement trail et vélo pour une course de montagne en étapes dans les Alpes, comme la course en elle-même (où j’ai continué la même alim) – 160km en 4 étapes et +/- 10000m de dénivelé cumulé – et et maintenant la récup. Juste une adaptation pendant la course (aliments très digestes le soir, fruits séchés pendant les 5h/6h d’épreuve hebdo en + des ravitaillements: orange/banane et pastèque)

    • plaisirs simples et sentiment de retour en enfance (je sais pas trop comment expliquer cette dernière impression)

    • évolution « naturelle » vers alimentation « ultra » simple 100% sans cuisson: fruits de saison (merci l’été) et légumes feuilles… déclinés en smoothies verts, salades/semoules, wraps. Après quelques semaines à jouer avec la raw food gourmet, fin de la déshydratation (j’ai aussi les oreilles trop sensibles pour me faire à cet engin ^^), et bcp moins de noix (quelques amandes trempées qui me restait du dernier séjour à La Palma…, quelques noix de Grenoble…) et d’avocats (ils sont pas bons ici…).

    C’est là ma vraie surprise, une alimentation faite de fruits et légumes feuilles (peu protéinée et peu riche en lipides) pour 100/200km de vélo et 50/80km de trail-run / sem et cela se passe juste très bien (pour l’instant). Seuls vitamines (en hiver) vit B12 et vit D. Aucun supplément alimentaire, ni superfood. Mon maraîcher, les vendeurs de fruits des marchés et autres jardiniers sont devenus mes meilleurs amis et moi un client fidèle ^^

    Bonne continuation à toi !

    Sympa de pouvoir croiser des expériences similaires et différentes. Je regrette l’absence d’études plus approfondies (et non dogmatiques) sur ce type d’alim et en particulier sur la différence de besoins entre homme et femme.

    • Une lecture « 80/10/10 » même si je ne me retrouve pas du tout dans son approche « naturaliste » (je m’en fous complètement de savoir si c’est un retour au « naturel »… mot très souvent connoté à mon humble avis), fonctionnelle et numérique (comptage calorique, mono-diète, focus fruits exotiques… ), j’ai trouvé la lecture intéressante. Mais de mon côté: les beaux produits (locaux), une grande variété de parfums, de textures et de couleurs, ainsi que l’écoute de mes envies ! Je veux avoir la pêche, de la qualité de vie et du plaisir (la vie est bien trop courte pour se prendre au sérieux).

    @+ kristof

    PS : bon j’ai un début de bilan (que je vais mettre sur mon blog) merci de m’avoir ainsi soufflé l’idée ^^

    • Merci beaucoup Kristof de faire part de ton expérience ! Je me demandais aussi où est-ce que tu en étais et quel était le 1er bilan après ta course dans les Alpes…

      Même chose donc pour le sport : aucun souci pour l’effort et la récupération, et une forme du tonnerre ! 😉

      Je vois donc que ton alimentation a vraiment évolué vers du frugivorisme, puisqu’une part majeure de ton énergie provient des fruits – ce qui est vraiment de plus idéal pour notre organisme puisque le glucose et le fructose sont les sucres les mieux adaptés à notre physiologie digestive. Et c’est ce qu’il y a de mieux au niveau énergie puisqu’ils demandent peu d’efforts digestifs et qu’ils ne laissent quasi pas de résidus dans notre corps lors de leur combustion.
      Grosse augmentation de notre consommation de fruits ici aussi (frais ou séchés). Je ne sais pas si, de mon côté, je continue à faire la part belle aux graines germées et aux fruits gras par peur de manquer ou tout simplement par gourmandise ;-). Disons que j’en ai vraiment envie pour le moment et que je mange instinctivement : parfois, les fruits me semblent trop sucrés et j’ai juste envie d’une belle poignée de noix ou de jolies pousses de lentilles… Tu as raison, pas de dogme non plus ici !

      Et je suis complètement d’accord avec ce que tu dis des plaisirs simples… c’est tellement ainsi que je le ressens ! Je suis folle de joie quand Tistou rentre du marché avec tout plein de ‘surprises’ : myrtilles, cerises, nectarines… et aujourd’hui des prunes – c’est un peu Noël à chaque fois et je me dis qu’il en faut peu pour me rendre heureuse !

      Merci encore de ton retour d’expérience et au plaisir de te relire !

  11. AH BEN yé souis bluffée suivre l’expérience en couple Chapeau!!!! De mon côté c’est une vitesse de croisière plutôt mouramour (terme malgache qui veut dire cool) puisque malgré de belles rencontres réelles et virtuelles l’alimentation vivante ne prend que 10 ou 20% au mieux (de mon estimation) en fait j’ai très envie de suivre le quotidien « en immersion » d’une personne crudiste ou même vegan à tendance crudiste surtout que je ne compte pas investir dans un désydrateur ou extracteur pour le moment. J’habite Lyon alors aux âmes à l’écoute salut!!!!!!

    • J’avoue que le fait d’avoir quelqu’un à mes côtés qui ait le même mode de vie que moi aide beaucoup – même si Tistou fait plus ‘d’incartades’ en non-cru que moi… 😉
      Tu sais, comme je l’expliquais dans mon article (et comme les autres commentaires le disent aussi), il n’est pas besoin de tout un tas de machines pour manger cru ! Mon déshydrateur est récent et je l’utilise peu, et je n’ai pas d’extracteur à jus – et ne compte pas en acheter. Pour mes germoirs, c’est du fait maison : les bocaux font très bien l’affaire !
      Manger cru est en réalité beaucoup plus simple qu’on ne le croie : pas de cuisson, juste de la découpe de légumes, du rinçage et un brin de mixage – et on vit très bien ! 😉

      • Coucou !
        Encore moi… Désolée, je suis en mode lecture globale de ton blog donc je vais t’embêter régulièrement… Une interrogation qui m’est venue assez rapidement et qui se confirme avec cet article c’est : mais quel blender elles ont (au pluriel car je traîne un peu aussi chez Hélène et Laura) ??? Moi qui était persuadée d’avoir du bon matos, je suis un peu frustrée là : lors mon essai sur le brownie cru j’ai cru (:)) qu’il allait rendre l’âme, j’ai été obligée de rajouter de l’eau… Vous avez des Vitamix c’est çà ?? Le truc de compet ??

        • J’ai pour ma part un Vitamix, de même que Laura, mais Hélène à un Magimix dont elle est très contente. Tu peux aussi regarder du côté des omniblend, mois cher mais pas mal du tout !

  12. Totalement omnivore mais ouverte au monde, curieuse de tout et convaincue que la santé passe indéniablement par l’alimentation, j’apprends énormément en venant de temps en temps par ici. Tes articles résonnent pour l’éveil des consciences et idéalement, je tenterais bien l’expérience…mais voilà je suis bien trop gourmande ( je suis faible, je sais ) ! Mon alimentation évolue cependant peu à peu, toujours vers du mieux…Merci

    • Merci de ton commentaire Iza, que je trouve très intéressant !
      Il me frappe d’ailleurs en un point : manger mieux (au sens de plus sainement) ne veut pas dire manger moins gourmand, moins librement, ou moins tout court… 😉

      Confidence pour confidence : je suis terriblement gourmande 😉

      Etre végane ou intéressée par l’alimentation vivante ne signifie pas être au régime ! Pour moi, c’est au contraire renouer avec le goût et ce qui me fait vraiment plaisir. Je n’ai jamais autant aimé cuisiner que depuis que je suis vg et, c’est simple, je mange tout ce que je veux sans avoir jamais l’impression de me priver, et pourtant, je ne grossis pas. Alors qu’avant, je pouvais avoir des ‘cravings’, sauter sur des plats trop riches, des friandises trop sucrées, me finir un pot de Nutella en 2 jours à la petite cuillère… et puis m’en vouloir, avoir mal au ventre, etc. et bien, maintenant, je n’en ai plus envie.

      Je mange sans restriction et si j’ai envie de dévorer des friandises (en cru, elles sont souvent à base de noix, très denses et très caloriques) je ne vais pas m’en priver, mon corps me dit simplement quand il en a assez et il s’arrête de lui-même. C’est aussi simple que cela. Manger n’a jamais été aussi instinctif pour moi. C’est comme si, bien nourri, mon corps se dirige naturellement vers ce dont il a besoin, qu’il s’agisse de sucre, de verdures ou de gras, et je n’ai pas besoin de me sentir ‘forte’ à y résister ni ‘faible’ quand j’y succombe. C’est juste naturel…

  13. Merci pour ce compte-rendu ! J’ai hâte de pouvoir tenter l’expérience. Une chose cependant me laisse un peu perplexe : mon idéal serait d’être végane, en majorité crudivore, bio-vore et locavore. Mais est-ce que c’est possible ? Je ne connais même pas certains aliments mentionnés dans cet article, et je me demande forcément si les graines de chia, par exemple, poussent en France…

    • Ah, tu poses là une excellente question Minyu, et il ne faudrait pas seulement un simple commentaire pour y répondre ! 😉
      Dans l’idéal, le mieux pour notre planète serait de pouvoir tout être à la fois ! Dans la pratique, tout n’est pas si simple que cela et il faut regarder au plus près, comparer et faire des choix.

      J’ai choisi pour ma part d’être végane, car c’est le mode de vie le moins consommateur d’énergie et le plus respectueux de notre planète et de l’ensemble de ses habitants. C’est aussi le mode d’alimentation qui convient le mieux à notre organisme qui, contrairement à ce que l’on croit toujours, n’est pas ‘omnivore’ (comme l’ours par ex), mais plutôt frugivore (singe). C’est pour des raisons de santé que je mange au maximum cru, mais ce choix est aussi motivé par des considérations d’ordre environnemental, puisque manger le moins raffiné possible est aussi ce qui exige le moins d’énergie de production. C’est aussi pour ces raisons, en y ajoutant bien sûr l’argument humain (modes de production, etc.), que je ne mange que des produits biologiques.

      Ensuite, j’essaie de manger le plus possible local, mais je ne suis pas entièrement locavore. Plusieurs considérations entrent dans la balance. Tout d’abord, parce qu’il a été montré qu’être végane et manger bio, de toute façon, est le mode d’alimentation le plus économe en terme d’impact environnemental (tu peux d’ailleurs en juger sur ce petit schéma : https://antigonexxi.files.wordpress.com/2012/04/effet-de-serre-fonction-alimentation-600×450.png) et que je préfère pour cette même raison et pour des raisons éthiques être végane et manger quelques produits ‘exotiques’ plutôt qu’être végétarienne ou omnivore et strictement locavore.

      Le berceau de l’humanité se situe autour de l’équateur, dans un environnement où l’homme a, grosso mode, tout ce dont il a besoin à sa portée pour bien ‘fonctionner’ : c’est son milieu ‘optimal’. Plus au nord, nous avons, par exemple, besoin de vitamine D car nous ne recevons pas assez de soleil. Les ‘progrès’ de l’humanité ont également bouleversé pas mal de choses… A notre époque, en raison de ce que la terre a subi, nous avons besoin de compléments de B12, alors qu’auparavant, une alimentation 100% végétale suffisait à combler tous nos apports. Etre végane dans nos contrées du nord est tout à fait possible, en étant le plus locavore possible, mais il y a quelques produits qu’il vaut mieux faire venir d’un peu plus loin pour combler d’éventuelles carence (les noix du Brésil pour le sélénium par ex).

      J’essaie donc de manger le plus local possible mais je me permets des encarts (graines de chia, par ex). Je ne m’en permets pas beaucoup et je mange au maximum selon les saisons, mais quand je mange ‘délocalisé’, par gourmandise, curiosité ou diversité, je veille de près à l’origine de ce que je mange. Quand je vois des fraises (même bio) en avril sur les marchés et qu’elles viennent d’Espagne, je n’en achète pas car il s’agit d’une production intensive sous serre à laquelle je n’adhère pas et je préfère attendre un mois de plus pour en acheter des locales. Il ne me viendrait pas à l’esprit d’acheter des pêches du Chili en hiver, pas plus que des myrtilles d’Afrique du sud.

      Certaines filières bio hors d’Europe ne présentent pas toujours ces aspects, et je peux choisir de manger un petit nombre d’ingrédients venus de loin quand je sais que leur participation en terme d’impact environnemental est compensé d’une manière ou d’une autre. C’est le cas par exemple des graines de chia, cultivées en Amérique Latine, car elles sont moins exigeantes en ressources naturelles que le soja et que leur culture est très peu polluante : je préfère mille fois voir ces cultures bio se développer sous la ‘pression’ des marchés occidentaux, surtout quand elles permettent la mise en place d’un commerce équitable, plutôt que voir ces terres être dévastées pour y planter du soja transgénique (tiens, je te conseille d’ailleurs de lire Le monde selon Monsanto de M.-M. Robin). De la même manière, je préfère d’abord la caroube au cacao pour le côté local, mais je préfère également consommer du cacao cru et bio issu du commerce équitable plutôt que de voir se propager des ‘usines’ massives à chocolat dévastatrices autant de l’environnement que des hommes…

      Et si ça t’intéresse, sache qu’on produit désormais du quinoa en Anjou, du soja dans le Sud-est, et qu’il faut militer au maximum pour la réintroduction de filières autrefois locales et qu’on importe désormais car elles ont été remplacées par des variétés plus ‘rentables’ pour notre société de consommation moderne : c’est le cas du sarrasin par ex, qui vient massivement de Chine, et dont la culture a quasiment disparu de France (sauf, heureusement, en Bretagne). Plus la demande pour le retour au local sera forte, moins nous aurons à aller chercher loin notre nourriture ! 😉

        • Alors, c’est plus intéressant sur le plan énergétique qu’un four traditionnel, même si l’on peut être tenté de croire le contraire, étant donné que le déshydrateur fonctionne facilement 10 à 12h d’affilée…
          Plusieurs personnes ont calculé les dépenses énergétiques de l’un et de l’autre : utilisé à 50°C (en alimentation vivante, c’est plutôt en-dessous de 47°C), le déshydrateur dépense 6 centimes par heure, sachant que ce prix est à diviser par le nombre de plateaux (9 en tout) donc si tu l’utilises 4h, cela revient à 2,5 centimes par plateau ; le four également utilisé à 50°C dépense 2,2 centimes par heure, mais il ne comprend qu’entre 1 et 3 plateaux max., donc par plateau, cela revient à 3 centimes.
          Bon, ce qu’il faut retenir, au-delà de ça, c’est qu’un four n’est jamais utilisé à 50°C, mais toujours à >180°C… Que tu n’utilises pas ton déshydrateur tous les jours (pour moi : max 1 fois par semaine), et que je n’utilise… rien d’autre ! Excepté une petite casserole pour me faire du thé… globalement, je dépense peu au niveau énergétique, et je dépensais plus avant d’être passée au crudivorisme… donc je ne suis pas mécontente ! 😉

  14. Bonsoir
    article intéressant.
    puis je te demander de préciser ta pratique sportive ? quels sports ? quelle fréquence ? quelle intensité ?
    merci

    • Ah, tu as peut-être trouvé l’article de Sciences et avenir qui mettait le doigt sur les graines de fenugrec égyptiennes… mais tu n’as pas lu celui de septembre de la même année 😉

      Dans son dossier ‘la vérité sur le bio’ (entre autre), tu peux lire en quoi la crise de confiance qui frappe les graines germées (et, plus largement, l’agriculture biologique) est injustifiée. Certes, cette intoxication a fait des ravages, mais c’est le mode et les conditions de la production de ces 15 tonnes de graines en Egypte qui a été remis en cause – cela ne veut pas dire du tout que toutes les graines germées sont à condamner !
      Bon nombre d’aliments consommés en masse chaque jour dans le monde sont bien plus à même de causer de telles intoxications et, en premier lieu, la viande et les produits animaux ! Dans le cas de ces graines de fenugrec, on pense que la bactérie E. coli est apparue dans l’intestin de ruminants traités quotidiennement aux antibiotiques (d’où une bactérie très résistante) qu’elle s’est ensuite propagée au fumier que l’agriculteur va manipuler et, sans se laver les mains, propage la bactérie aux graines en les conditionnant. Mieux vaut mille fois supporter la production de graines germées plutôt que celle de calories animales 😉

      Enfin, je t’avoue que je n’achète jamais de graines germées du commerce (doute sur leur fraîcheur), mais je les fais toutes moi-mêmes : ainsi, aucun souci ! et si jamais j’ai le moindre doute, c’est, au mieux, bain de vinaigre dans de l’eau tiède, ou à la poubelle ! 😉

  15. Merci pour ce super article. C’est marrant, l’idée de passer un été 100 % cru m’avait traversé l’esprit, mais je me rends compte que j’aime trop cuisiner pour renoncer à certains plats. Donc, en compromis, je fais le plus souvent un à deux repas par jour (le plus souvent le petit déjeuner) tout cru…

    • Je crois que l’idée de toute façon de l’alimentation vivante est surtout de consommer plus cru que tout cru…
      Pour beaucoup de gens, leur dose de cru de la journée, ce sera la mini-feuille de salade cachée sous leurs oeufs durs ou leur steak… alors un à deux repas par jour, c’est une sacrée moyenne ! 😉
      J’adore manger cru et je pense que ce qui a commencé par un défi se transformera bientôt en mode de vie… mais en essayant toutefois de ne pas tomber dans une tendance obsessionnelle extrême qui consisterait à refuser le cuit sous prétexte que c’est ‘poison’. Ce qui compte, après tout, c’est de faire plaisir à son corps autant qu’à son esprit ! 😉

  16. J’avais posté un long commentaire hier, mais mon téléphone l’a fait planter, je crois.
    Je disais donc que j’avais beaucoup apprécié ce billet (comme tous sur ce blog !).
    Je le trouve hyper intéressant, je l’ai d’ailleurs envoyé à beaucoup de personnes qui ne sont ni veganes, ni crudivores, ni végétariennes… J’aime juste l’ouverture d’esprit dont tu fais preuve et la manière dont tu racontes les choses !
    Pour ma part je ne suis d’ailleurs ni végétalienne ni crudivore, mais alors que je mangeais des produits animaux à chaque repas, je suis passée à environ 2 à 3 repas par semaine contenant un produit animal (au lieu de 4 fois par jour, puisque je compte le goûter où je mangeais souvent un yaourt, ça fait une très nette différence !). J’ai également découvert avec plaisir la cuisine « saine » alors même que je pensais déjà manger sain !
    Changer de mode alimentaire est une belle aventure et je suis admirative de la modération et du calme dont tu fais preuve dans la tienne : je te rejoins tout à fait sur la partie « Cru et Société » !
    Je te comprends aussi tout à fait sur l’aspect : ne pas refuser tout ce qui n’entre pas dans ton mode alimentaire sous prétexte que c’est mal… Pour moi, ce n’est pas encore évident tous les jours, parfois j’ai aussi peur de faire des « exceptions » à mes principes alimentaires et, du coup, à entrer dans une spirale qui me ferait m’en éloigner…
    En tous cas, c’est avec plaisir que je continuerai de lire tes aventures !

    • Oh, flûte pour ton précédent commentaire, ce n’est pas drôle quand ça arrive 😦 Et merci alors d’avoir pris la peine d’en réécrire un second – surtout pour dire toutes ces choses gentilles !

      Alors, tout d’abord, bravo pour manger moins de produits animaux car, au-delà de l’impact sur la planète que ce geste a, tu verras combien ta santé en sera changée ! Pour moi, ça a été radical et je vois les mêmes bienfaits chez tous ceux qui ont procédé aux mêmes changements. En plus, il y a tant de produits végétaux maintenant qui peuvent remplacer ceux animaux (crèmes végétales, yaourts de soja, de coco ou d’avoine, ‘viandes’ et saucisses végétales, etc.) que la transition n’en est que plus facile chez tous ceux qui essaient de diminuer leur consommation de ces derniers.
      Je pensais aussi manger sain il y a encore quelques années quand je prenais un yaourt 0% et une compote au goûter, et une aile de poulet accompagnée de pain blanc et de brocolis au dîner… j’ai compris ensuite qu’il y a sain et sain, et que mon ‘sain’ de maintenant a l’avantage d’être mille fois plus gourmand que mon verre de lait écrémé ! 😉

      Je pense que, comme pour toute chose, il faut y aller petit à petit, surtout pour transitionner vers une alimentation crue car, bien que cela soit l’alimentation la mieux adaptée pour nos organismes, nous n’y sommes – hélas ! – plus habitués et la rééducation/déoxification de son corps peut prendre du temps. Y aller à son rythme, sans se brusquer ni vouloir suivre à tout prix un modèle extérieur, car nous sommes tous différents et il faut que le changement vienne de nous.

      Pour l’entourage, je ne te cache pas que cela peut être plus ou moins difficile, selon leur degré d’ouverture, mais je pense qu’il faut malgré tout rester serein et posé, sans oublier que personne n’est parfait et que, peu de temps auparavant, nous étions ‘de l’autre côté du miroir’ ! On m’aurait annoncé il y a quelques années encore que je deviendrais crudivore végane, j’aurais fait des yeux tout ronds ! 😉

      • Merci pour cette gentille et longue réponse ! 🙂

        C’est tout à fait ce que tu décris pour l’impression de manger « sain » « avant » ! Enfin ensuite, chacun met ce qu’il veut derrière le mot « sain », je ne veux pas juger l’alimentation des autres, bien sûr !
        Pour moi la plus grande difficulté est en effet vis-à-vis de l’entourage : j’ai eu de longues discussions avec une copine ancienne anorexique ce weekend, par exemple. Elle avait un avis très tranché sur l’alimentation « saine » : je crois qu’après ce qu’elle a imposé à son corps et son esprit, elle estime que toute restriction, tout aliment « tabou » est un mal en soi (elle m’agaçait donc en me regardant de haut et en disant « Tu vas en revenir, de ton alimentation quasi végane, sans produits raffinés, et hyper saine. La seule vraie alimentation saine, c’est de manger un peu de tout. Tu te persuades que c’est bon pour toi et que tu aimes ton sandwich de pain de sarrasin au levain à l’avocat, mais en vrai, tu as hyper envie de saucisson ».

        Mais il y a aussi, dans un autre registre, mon copain qui est très tolérant mais absolument pas intéressé par ce mode de vie : du coup je me force un peu à faire des exceptions pour continuer à faire de bons resto gastronomiques comme avant, de temps en temps… Mais si, au début de mon changement, j’attendais ces restos avec impatience, ce n’est plus le cas maintenant… Parfois ça me fait plaisir. Parfois, c’est pour lui faire plaisir.
        Idem dans la famille, chez les amis… « Tu peux bien prendre un peu de beurre, pour aujourd’hui ? Ou il faut vraiment que je te cuisine quelque chose à part ? » (alors que, comme toi, je revis depuis que ma colopathie fonctionnelle est presque de l’histoire ancienne !)

        C’est d’autant plus dur à comprendre pour les gens que je ne suis pas très stricte : si j’étais 100% végane, je rentrerais au moins dans une petite case, mais là, ils ne comprennent pas.
        Mais malgré tout, je vais à mon rythme, j’essaie de faire ce qui est le mieux à mon avis pour mon corps et la planète sur laquelle je vis, je cède parfois à une envie qui n’est pas raccord avec ces principes mais qui me correspond sur le moment, et je prends plaisir à découvrir chaque jour de nouveaux ingrédients et nouvelles recettes…

        C’est donc avec un réel plaisir que je lis ton aventure à toi ! Chaque expérience est différente, mais on s’enrichit évidemment des vécus des autres !

        • Je comprends tout à fait l’opinion de ton amie sur ce sujet. Pour quelqu’un revenu de l’anorexie grâce à une rediversification de son alimentation et une ouverture vers la nourriture dans son ensemble, manger ‘sain’ ou être végane/crudivore peut s’apparenter à de l’orthorexie. On peut y voir une forme de contrôle, une exclusion de certains aliments ‘mauvais’ au profit d’autres, les ‘sains’.

          Pourtant… je ne partage pas ce point de vue – du tout.

          Et je pense qu’on peut guérir des troubles de l’alimentation, non pas seulement les déguiser en une forme plus conventionnelle, mais bien en guérir, par une alimentation ‘verte’.

          Pour preuve, je citerais le blog Choosing Raw où l’auteur, Gena, a longtemps été anorexique et c’est bien le véganisme qui l’a sortie de là. Elle a d’ailleurs ouvert une rubrique très intéressante, ‘Green recoveries’ où des femmes anciennement atteintes de troubles de l’alimentation (ou en voie d’amélioration) s’expriment sur ce sujet. Dans chaque article, on voit que l’attrait pour une nourriture bonne pour le corps, simple et naturelle, est vraiment ce qui a permis à ces personnes de s’en sortir. Elles se sont mises à remanger des aliments bannis car considérés comme ‘faisant grossir’, comme les noix et purées de noix, les avocats, les céréales complètes… Et semblent n’avoir jamais été autant épanouies ! D’ailleurs, je ne crois pas à ce côté si retors de l’esprit : ton sandwich à l’avocat me fait largement plus envie qu’un pauvre triangle au saucisson – en toute honnêteté. Manger sain, ce n’est pas s’affamer à coup de 0%, c’est être gourmand !!!

          Pour ton copain, pourquoi ne pas l’inciter davantage à faire l’expérience de restos ou de repas véganes mais gourmets ? Honnêtement, dans cet univers culinaire, il y a de quoi se faire ‘exploser’ le bidon ! 😉 Il suffit d’aller jeter un coup d’oeil sur VG Zone pour se faire une idée…

          Enfin, tu sais, c’est normal de ne pas être stricte… c’est peut-être ce qui déroute ton entourage, mais il faut le temps qu’il faut… nous avons été habitués à tant de choses de par notre éducation et le monde dans lequel nous sommes, attention avant de se choisir une petite case ! Quand tu en trouveras une dans laquelle tu te sentiras à l’aise, alors peut-être tu t’y installeras, mais d’ici là, il vaut mieux rester papillon un peu plus longtemps avant de se poser !

          • Merci encore pour cette réponse !
            J’irai voir Choosing Raw, c’est très intéressant !
            Je pense aussi que l’alimentation « saine » est un très bon moyen de se sortir de nombreuses maladies, névroses… liées à l’alimentation (allant de la colopathie à l’anorexie, en passant par des choses moins directement liées).
            D’ailleurs, je n’ai jamais été une obsédée du poids, mais comme tout le monde, je pouvais par moment culpabiliser un peu quand je mangeais « trop » de choses considérées comme « faisait grossir ». Et ça ne m’arrive plus jamais, je me gave d’amandes, d’avocats, d’huile de coco… je ne réfléchis jamais à l’impact de ces aliments sur mon poids, mais juste sur le bien être de mon corps. Inutile de préciser que ma silhouette n’a jamais été aussi stable depuis des années ? (je dis silhouette, car je ne me pèse plus, en fait, donc je ne pourrais pas dire si mon poids est stable ou non !).
            Quant à mon copain, tu as tout à fait raison, j’essaie de l’attirer dans de bons restos végé ou vegan que j’ai testés, je ne désespère pas d’y réussir ! Il a un a priori assez négatif, mais c’est de ma faute, quand je me suis « lancée », j’ai tout essayé en même temps : vegan sans gluten et à indice glycémique bas ! Sachant que ce n’était par ailleurs pas une cuisine que je maîtrisais, j’ai eu quelques ratés culinaires… 😉
            D’ailleurs, sache que j’ai remporté une petite victoire grâce à ton Petit déjeuner pour gens pressés. Après avoir goûté les barres à l’abricot, il m’a dit « Je peux en prendre une pour demain ? » 😉
            Je continue tranquillement de chercher ma voie, je n’entrerai peut-être jamais dans une case « 100% », ou peut-être que si… mais j’y vais à mon rythme !

            • Et merci à toi pour ton commentaire : j’ai envie de l’encadrer tant il est vrai et en ligne avec ce que je pense profondément !
              Rétablissement, bons gras, silhouette… C’est exactement ça ! 😉

              Et je suis ravie de voir que mes petites barres ont plu à ton copain ! C’est une recette parmi la quantité de barres, boules et carrés crus que j’adore préparer chaque semaine : cela m’incite à proposer d’autres variantes – bientôt !..

  17. Ton article et les commentaires de tout le monde m’ont fait réfléchir à plein de choses ! Personnellement, je mange cru de temps en temps parce que je trouve ça fun et plus digeste. La première fois que j’ai mangé un repas cru de A à Z dans un restaurant, j’ai était très surprise de voir qu’à 20h, après avoir marché tout l’après-midi, je n’avais pas plus faim que ça. En plus comme il faisait très chaud, je me suis sentie moins lourde et pleine d’énergie tout l’après-midi ! Je n’ai donc jamais pensé que le cru ça ne calait pas.

    Dans la vie de tous les jours par contre, je pense que ce serait trop compliqué pour moi de manger cru, à cause de mon travail, des repas d’affaires.. c’est déjà pas facile d’obtenir dans ces cas-là ne serait-ce qu’un plat végétarien ! Et puis mon chéri n’est pas du tout fan du cru (j’ai quand même réussi à lui faire manger des spaghetti de courgettes et des lasagnes crues cette semaine niark niark !), donc faire deux repas différents, c’est pas possible…
    Par contre, comme je suis en pleine période, ballonnements et colon irritable, je me demande ce que je devrais changer dans mon alimentation. Comment est-ce que vous avez résolu ce problème ? Uniquement en mangeant cru ? Au bout de combien de temps avez-vous ressenti les premiers effets positifs ?Je vais commencer à me faire germer des pois chiches et des lentilles ce soir pour voir ce qu’en pense mon système digestif 🙂

    Sinon, je n’avais jamais fait le rapprochement entre mon changement d’alimentation et le fait que ma peau soit devenue plus sèche ! Par contre, je me retrouve avec de la rosacée sur le visage maintenant. mais elle probablement liée à mes problèmes digestifs…

    • Merci beaucoup de ton commentaire Coralie.
      Bon, moi je dis, le cru c’est une habitude et je suis sûre qu’avec un peu de pratique, ton chéri deviendra bientôt plus crudivore que les plus crudivores d’entre nous… enfin, sait-on jamais ? 😉

      Disons que je trouve que manger cru au boulot n’est pas très compliqué, à condition, bien sûr, de ne pas devoir aller au resto tous les jours avec menu imposé : Tistou part tous les jours avec sa lunch box rempli de bonnes vivres, et alors qu’avant il fallait toujours que je me décarcasse pour préparer des plats à réchauffer pour la semaine, là, au moins, je remplis ça de verdure, de graines germées, d’avocat et de crackers, et c’est bon ! Et il est même plutôt content 😉 D’ailleurs, je trouve plus facilement des salades plutôt que des sandwiches ou plats chauds qui soient véganes quand je mange dehors – mais c’est vrai qu’il faut parfois repérer les lieux à l’avance !

      Pour ce qui est des problèmes intestinaux, j’ai souffert de colon irritable pendant un bon bout de temps et je peux dire maintenant que c’est derrière moi ! En fait, au départ, j’avais suivi toutes les indications qu’on donne dans ce cas, à savoir : ne plus manger cru ! Dure période où je me suis ‘régalée’ de riz basmati, carottes et haricots verts bouillis midi et soir, avec – ô joie – un peu de pain de seigle (pumpernickel) et des compotes de pomme bien cuites en dessert. Bon, et bien, ça n’a pas marché du tout 😉 Déjà, quand j’ai abandonné les produits laitiers, les choses se sont améliorées, mais ce n’était toujours pas ça. Et puis un jour j’ai craqué, moi qui adore le chou fermenté, les cornichons et les crudités, je me suis remise à manger du cru, des trucs qu’on mâche longuement et qui soit disant pèsent de leur excès de fibres sur nos intestins… Oh, ça allait déjà mieux ! Et puis, au fur et à mesure, de plus en plus de cru… mais toujours, à côté, des céréales et légumineuses cuites (avec trempage, algue kombu, bicarbonate et tout le tralala) qui me causaient régulièrement des inconforts.
      Quand j’ai décidé de passer à 100% cru, ça a été fulgurant – je n’y crois moi-même toujours pas – mais ma digestion s’est améliorée du jour au lendemain. Ces troubles que je pensais naturels depuis toujours, et bien, envolés ! Et ça fait du bien 🙂

      Bien sûr, je ne conseillerais pas à quelqu’un peu habitué au cru de passer d’un coup à 100%, mais de s’y habituer très progressivement. Il est possible qu’au tout début, les intestins en soient même tout chamboulés : c’est l’effet ‘détox’ ! Une fois l’organisme ‘épuré’, le transit prend son rythme de croisière, et c’est la fête ! 😉

      • Merci pour toutes ces infos 🙂 Jusqu’à présent c’est vrai que pour manger cru, je me cassais la tête avec les recettes de mes bouquins raw, nécessitant des heures d’anticipations; du coup ça m’obligeait à faire ça le week-end. Je vais tester ta version je mélange tout dans ma lunch box ! La plupart du temps je peux manger au bureau heureusement. Par contre niveau proportions, quelles quantités de graines germées / oléagineux prépares-tu pour un repas ?

        • Ah, la gourmet raw food n’est pas mal non plus, mais je garde ça pour le dimanche ! 😉
          Difficile à dire pour les proportions car tout dépend des gens (et des estomacs) et j’ai l’habitude de prendre un gros petit-déj et un goûter vers 5h… donc j’aurais du mal à dire, mais disons que, souvent, je prends des crudités, quelques poignées de graines germées (lentilles, haricots, millet…) en proportion 2/3 – 1/3 avec une source de gras (des noix, cacahuètes, etc. ou 1/2-1/2 par exemple si je mets de l’avocat), mais je peux aussi accompagner cela plutôt de crackers déshydratés (graines de lin…) ou de pain essène… ça varie pas mal ! Je me fais des wraps aussi parfois…
          Le mieux est que tu fasses quelques essais, avec des petites boîtes d’accompagnements (mélange étudiant – noix et fruits secs, bananes, etc.), et puis tu verras au fur et à mesure à quelle heure ton estomac crie famine ! 😉

  18. Merci pour ton article très instructif que j’avais mis de côté pour le lire tranquillement et que j’ai finalement dévoré d’une traite avec tous les commentaires.

    J’ai envie depuis un ou deux ans de tenter cette aventure et puis je ne l’ai jamais fait complètement, même si j’ai des périodes à 80% cru puis je redescends. Un de mes frein est le manque d’un approvisionnement de très bons fruits et légumes bio accessibles près de chez moi (le magasin bio : bof), mais depuis quelques semaines, j’ai trouvé des marchés et cherche plus assidûment des producteurs locaux (pas facile), alors qui sait…
    J’avoue aussi que quand mon amoureux est motivé c’est plus facile et il l’est périodiquement, sinon, il faudrait penser deux repas, etc… Il a lu ton article avec intérêt d’ailleurs (lui qui adore aussi les plats frits et très lourds).

    Je vais continuer à m’imprégner de tes recettes, tes conseils précieux et d’autres sites crus que je suis depuis longtemps pour continuer d’augmenter ma part de cru. Comme toi, je ne pense pas m’orienter vers la « gourmet raw food » (ou à l’occasion), j’ai toujours été plutôt dans des choses simples.

    Juste une chose qui n’a rien à voir, mais qui a été mentionné dans les commentaires, j’ai moi aussi arrêté la pilule il y a quelques mois et j’ai quelques boutons depuis aussi, mais j’ai l’impression que ça se calme ces temps-ci, à suivre.

    Encore un grand merci pour tous ces articles formidables !

    • Merci Mlle Pigut ! (j’adore l’idée que tu aies gardé mon article au chaud pour plus tard… ^^)

      Effectivement, quand on n’a pas de bons légumes ou fruits à proximité, dur de se motiver pour ne manger que des chips déshydratées 😉

      A propos des amoureux : Tistou n’était pas hyper partant au départ pour passer au 100% cru, même s’il adore les crudités, car il vouait un culte à sa sacro-sainte portion de céréales cuites au déjeuner ou au dîner (‘mais on va mourir de faim?!’) et j’y suis donc allée plus en douceur pour lui qu’avec moi (en lui laissant la liberté de faire ce qu’il voulait, de toute façon – je ne l’ai jamais obligé à quoi que ce soit). Il mangeait tout comme moi, sauf que je continuais à préparer sa portion fétiche, aux deux repas d’abord, et puis simplement au déjeuner… Je prévoyais du pain essène pour faire la transition, et puis, au fur et à mesure, le rice cooker est resté débranché et il l’est toujours depuis plus d’un mois maintenant. Néanmoins, je sais qu’il y a quelques petites choses qu’il aime beaucoup (le tofu Rosso par exemple ou le fromage de Vegusto), alors je lui en achète de temps à autre et, à petite dose, il est ravi ainsi ! Il a adopté pour de bon les graines de chia le matin et ne veut plus revenir aux flocons (même crus !) pour le moment… 😉

      Bon, contrairement à M. Screugneugneu, il n’a jamais été plats en sauce ou frits… et je dirais d’ailleurs qu’avec cette entrée dans l’alimentation vivante, il l’est de moins en moins. Mais il est vrai que nous parlons de l’hiver, et je vois ses craintes à l’idée de ne pas manger de bonne soupe réconfortante aux premiers frimas !..

      En définitive, je dirais que les goûts changent beaucoup aussi et que, plus on mange de cru, moins on a envie de plats cuits, lourds et compliqués. Nos papilles sont vraiment plus sensibles qu’avant et, Tistou comme moi nous orientons de plus en plus vers les goûts premiers des aliments, tels que la nature nous les offre.

      Merci encore pour ton commentaire – et j’espère que les vilains boutons ‘retour des hormones’ partiront bien vite ! 😉

  19. Avec l’évolution de mon alimentation, j’ai aussi déjà constaté à quel point les goûts évoluent, à quel point on peut devenir plus « sensible gustativement parlant » et à quel point les envies et besoins se transforment. Je sais donc qu’il est possible de ne pas perdre de plaisir à manger quand notre alimentation change, ça ne me fait pas peur.

    Mr. Screugneugneu comme Tistou a peur d’être affamé, ça le panique, surtout que ces horaires de travail sont très variables, il a donc du mal à pouvoir manger quand il a vraiment faim. Mais il est devenu vegan de lui-même et s’intéresse beaucoup à l’alimentation santé, il est donc curieux de l’alimentation et le cru l’attire tout de même. Je pense que comme toi, lorsque l’on aura le déclic pour aller plus loin, je lui laisserai des portes de sorties qu’il ne prendra probablement que rarement et il évoluera à son rythme et moi au mien. Je pense que ça se fera naturellement quand on se sentira prêt et ton blog, ton expérience, tes recettes nous aideront bien !

  20. Bonjour Ophelie,
    je t’ecris depuis la France un commentaire flash-eclair, ou mon copain et moi profitons de nos familles depuis 2 semaines… je n’ai pas eu le temps de lire les commentaires mais je t’apporte le mien : la plupart des gens ont « tolere » notre vegetarisme (je joue la carte de la culture anglophone pour me justifier sans donner de lecons de morale ou de sante aux francais), d’autres nous ont fait clairement sentir a quel point ils trouvaient notre nouvelle facon de manger « bizarre » (« et la tradition ? » « Et ces pauvres producteurs ? » « Et vos proteines ? » mmpppfff). A Sydney, nous ne mangeons presque plus de produits laitiers, mais nous n’avons pas vraiment eu le choix ici. Je me suis meme demandee comment faisait un vegan en France pour survivre au beurre et au fromage en societe. Comme tu le dis a la fin de ton post, nous avons tous tendance a vouloir repandre la « bonne parole » et donner nos arguments. J’ai lance pas mal de petits indices lors des repas (lorsqu’on me lance sur le sujet de la bouffe, je pourrais parler pendant des heures tellement je me sens en colere contre certaines choses) mais je tente de ne pas en faire trop. Je crois au principe de l’inception : je dis que je me suis beaucoup documentee et que j’ai pese le pour et le contre, et j’espere ensuite avoir fait germer une petite graine de curiosite dans l’esprit de certaines personnes.
    Donc voila, nous nous retrouvons a manger plein de poisson (pour les proteines, tu comprends) et du fromage (passage obligatoire dans nos deux familles), je me dis que c’est pour 3 semaines, l’important etant ailleurs : profiter des siens, passer de bons moments, un peu de laitage ne nous tuera pas et peut etre que dans deux ans on refusera un peu plus de choses, chaque chose en son temps.
    Je me suis un peu egaree sur le sujet de ton post du coup ! Je m’en excuse et te souhaite un bon sejour en famille.

    • Coucou Charlotte, merci pour ton commentaire ‘au coeur de l’action’ ! 😉
      C’est très gentil de prendre le temps de venir témoigner sur le thème ‘société’ et ça cadre parfaitement avec la série qui débute !

      Rien de ce que tu dis n’est totalement surprenant… tout début de transition est souvent difficile au niveau de l’entourage (de mon côté, j’avais identifié ça à une sorte de ‘coming out’ suivi d’un très fort sentiment de rejet), mais, rassure-toi, les choses évoluent ensuite, et parfois plus rapidement qu’on ne le pense. Etre végane en France n’est pas toujours facile, mais, en se débrouillant bien, on arrive à gérer ce genre de situation et à échapper à la grande compagnie des produits laitiers et des joyeusetés de l’industrie agro-alimentaire
      .
      J’ai eu, moi aussi la phase ‘poisson’ – à m’en dégoûter en à peine 3 mois. Je ne pouvais plus voir une crevette ou un filet de flétan dans mon assiette par la suite ! Heureusement pour moi, j’ai pu prétexter de mon intolérance au lactose pour éviter le trop-plein de produits laitiers. Dans ma famille ‘Fromageons’, évidemment, ça a été très mal perçu, et je me souviens de mon frère qui me lançait des piques à Noël alors que je m’efforçais de manger ma part de bûche à la crème (en sachant très bien que mes intestins me le feraient chèrement payer par la suite). Ah, souvenirs, souvenirs…

      Je suis d’accord en bien des points avec ce que tu écris : au sujet de ‘l’inception’, c’est la meilleure tactique à suivre – je projette d’ailleurs un article dans la série ‘société’ là-dessus. Et je suis complètement d’accord avec toi : ce qui compte, c’est profiter des siens et il serait trop bête qu’un bloc de tofu nous sépare de ceux qu’on aime ;-). Les gens évoluent, tu verras, et je suis sûre que, bientôt, l’idée aura fait du chemin dans leurs têtes – ainsi que dans la tienne ^^ – et les choses seront différentes. En attendant, effectivement, mieux vaut ne rien trop presser et, plutôt, laisser le temps au temps.

      Je te sens plein de sagesse 😉
      En tout cas, je te souhaite un très bon séjour et je serais curieuse de savoir si tu as fini par avoir ton paternel à coups de parfait au sarrasin 😉

      • Ca y est je suis revenue, et j’ai lu tous les commentaires ! (Evidemment tes posts sur le cru m’ont influencee et comme beaucoup, j’ai envie de tenter, mais en douceur).
        Alors deja, je n’ai pas pu cuisiner un seul plat dans ma famille car ma mere etait bien trop contente de me voir et a donc voulu me faire 1000 trucs a manger. Par contre – et la je suis plus qu’epatee – on a parle un peu de la nourriture et de ma facon de manger. Je lui ai donc file l’adresse de ton blog et un autre pour lui montrer quelques recettes. Ma maman est finalement ouverte a la discussion, je trouve ca genial !
        Bon sinon pour le cru, j’adorerais lire un article sur la transition du cuit au cru (qui semble-t-il est en cours), et sur certaines regles a respecter. Par exemple avant de partir en France j’avais mange des salades de broccolis et du bok choy cru… et j’etais toute fatiguee apres, au point de ne pas pouvoir tenir ma seance de sport. J’ai decouvert depuis que ces legumes diminuent l’activite de la thyroide lorsqu’ils sont manges crus… et ma thyroide justement ne travaille pas a 100%. Il parait que les epinards aussi ne doivent pas etre consommes crus, je ne sais plus pour quelle raison. Bref, une idee d’article… sans exiger quoique ce soit 😉
        (je veux bien adherer au club des peaux a problemes, j’ai arrete la pilule moi aussi;)

        • Coucou Charlotte ! Welcome back !

          Je suis admirative devant l’ouverture d’esprit manifestée par tes proches ! J’espère que ta maman n’aura pas trop peur en voyant mon blog… et ne réagira pas trop comme la mienne qui m’accuse de vouloir l’affamer ! (oui, oui, c’est le monde à l’envers parfois chez moi… ^^)

          Je pense pour bientôt à un article ‘de transition’, parce que oui, effectivement, ça ne se fait pas en un jour si l’on n’a pas l’habitude… dans ma famille où j’avais préparé un dîner tout cru, ils ont beaucoup aimé mais leurs intestins a-fibres de pain blanc et poulet rôti ont eu plus de mal… de quoi accuser mes pauvres petites graines germées de tous les maux… 😉
          Je me renseigne au passage au sujet de la thyroïde et des aliments bénéfiques ou non pour celle-ci, et, en revanche, d’où vient ton info sur les épinards crus ? J’en mange énormément, et j’aimerais que tu m’en dises davantage…

          Hi hi, et ça me fait penser : pourquoi pas un article ‘alimentation anti-acné’ ? 😉

  21. Ophélie,
    Petite question concernant les graines germées (finalement je m’y suis remise suite à cet article 🙂 ) : les pois chiches germés peuvent être mangés tel quels, genre dans une salade? J’ai lu dans un bouquin que c’était mieux de les faire cuire rapidement à la vapeur….

    • Alors, de mon côté, je fais germer les pois chiches et les consomme crus une fois le germe bien bien sorti, sans aucun souci.
      Certains te diront de le passer vite fait à la vapeur pour une meilleure digestion, mais personnellement, je les mange tels quels ! Fais un test et tu verras comment tes intestins apprécient ces petites merveilles 😉

        • Ça y est c’est fait! Alors je n’ai eu aucun problème de digestion mais j’ai trouvé le goût trés marqué… Faut que je m’habitue!

          • Ah c’est vrai ? peut-être étaient-ils un brin trop avancés dans la germination, car je trouve qu’ils ne diffèrent pas beaucoup de la version cuite… je viens justement d’en avaler une fournée ! 😉

          • Le germe était assez long, genre près de deux cm. Cela te semble trop? La germination de l’alfafa est carrément plus simple 😉 Persévérance, persévérance!

            • Pour ma part, je le consomme quand les plus longs sont à 1,5-2 cm environ, mais je ne trouve pas cela très compliqué à faire germer… Je le laisse dans le germoir, je rince de temps à autre, et miam !
              Il faut juste faire attention à le manger avant qu’il ne soit plus frais : un moment assez court en fait, en évitant surtout qu’une odeur un peu forte ne s’en dégage – dans ce cas là, soit tu rinces au vinaigre, soit, en cas de gros doute, zouuu, au compost ! 😉

  22. Oh c’est toujours un plaisir de te lire Antigone (ou préfères-tu qu’on t’appelle Ophélie?), même que je reviens à de plus anciens articles hehe. Tu as une très belle plume et te lire est comme se faire raconter une belle histoire qu’on ne voudrait pas qui se termine! Bravo pour le défi cru! Pour ta motivation, ta rigueur et ton partage (j’ai lu dans un article plus récent que tu as même levé le nez sur de la confiture de rhubarbe encore chaude!!) Après plusieurs mois de cru, je me demande si la tendance va se poursuivre naturellement? Est-ce qu’il y a des aliments ou des mets précis que tu attends impatiemment de pouvoir manger à nouveau (du genre dont tu rêve la nuit)? 😉
    J’ai hâte de suivre ton cheminement, je trouve ça super intéressant les histoires de personnes qui vivent des transitions alimentaires, qui expérimentent ou qui se lancent des défis de la sorte 🙂

    • Merci beaucoup de ton message Ariane, c’est vraiment très gentil de ta part de m’écrire cela !

      Oui, j’ai refusé la confiture de rhubarbe, au désespoir de ma pauvre maman, un peu perturbée par cette épopée dans les terres de l’alimentation vivante 😉
      Je pense refaire un bilan à J+60, mais j’avoue pour le moment être très contente de mon alimentation, et je me rends surtout compte que je suis loin, loin d’avoir fait le tour de ce qu’on peut expérimenter comme préparations dans le monde du cru ! La semaine de vacances a été un peu difficile, car j’ai manqué de variété et chaque bouchée ou presque devenait un acte militant face à ma famille carnassière avide parfois d’en découdre… 😦 D’où un refus quasiment de cuisiner le soir du retour et de me prendre la tête avec ce qui tomberait dans mon assiette. Mais je m’y suis bien évidemment très vite remise (je ne m’éloigne jamais longtemps des fourneaux !) et je découvre chaque jour des nouveautés… mon but : faire un pain essène digne de ce nom 😉

      Je ne peux pas me prononcer pour le moment, mais j’imagine que, très vraisemblablement – au grand dam de ma famille – je continuerai très cru. Peut-être pas à 100%, car j’aime bien parfois utiliser qqs aliments toastés pour relever un peu un plat (sésame, noisettes…) et, j’avoue… j’aime bien le tofu 😉 Je pense également être plus flexible en société : cela ne sert à rien de ‘bien’ manger et de vivre longtemps en bonne santé si c’est pour être recluse comme un ermite ! Donc, pour le moment, je me vois bien continuer en high-raw, mais sans exclure quoi que ce soit sous le prétexte que ‘c’est-cuit-et-donc-poison’ !

      Merci encore et à bientôt !

  23. Très sérieusement, je rêve d’une amie qui m’invite quelques jours chez elle et qui me prépare une alimentation aussi riche, variée et délicieuse (pour avoir gouté à l’une de tes crufitures!) et CRUE!! Je pense que c’est toi et tous les autres crudivores qui ont raison, mais comment faire quand on n’a pas ce génie en cuisine? Je suis toujours ébahie devant toutes tes idées culinaires, d’où te viennent t-elles?? Comment fais tu pour ne pas gâcher la nourriture? (moi, perso, je ne peux pas, faut surtout pas gâcher donc je teste rien qui sorte de mon imagination de peur que ce soit totalement la loose!!)
    Tu m’as impressionnée par ton imagination et par la réussite de tes mets! J’attends la suite avec impatience ! 🙂

    • Oh, merci, c’est adorable !
      Je ne crois pas au génie en cuisine, attention, mais bien plutôt en une certaine expérience qui nourrit l’intuition au fur et à mesure des essais répétés… J’ai connu bien des ratés au début, mais j’ai un copain qui refuse entièrement de ‘gâcher la nourriture’ : bon ou mauvais, ce qui est fait est fait, et on ne le jettera pas ! 😉

  24. C’est vrai que sans le côté « le cuit, c’est mal », c’est extrêmement intéressant. Quand j’y réfléchit, j’aime beaucoup le cru, la betterave par exemple, cuit je ne trouve pas ça intéressant du tout, c’est mou et ça n’a pas de goût, même la couleur est moins belle, alors que cru ! Waw ! J’ai aussi beaucoup d’hésitation à manger un légume cru tant qu’on ne me dit pas : oui, tu peux, ça se mange ! La peur de la patate je pense. J’ai été assez horrifiée de lire que des gens passaient des patates crues à la centrifugeuse en pensant se faire des jus « santé »… Glups… Y a-t-il un seul autre légume qu’on ne peut pas manger cru ? Il faudra que j’essaie le maïs d’ailleurs, c’est un des seul légume que je trouve dégueux (sauf en corn flakes et en pop corn… plus vraiment du maïs quoi).
    Et puis le côté « le cru c’est simple »… Mais oui !… A tel point que quand je fais une salade j’ai l’impression de ne pas cuisiner. J’ai envie de cru cet hiver, c’est peut être ça qui me manque. Je réfléchis et j’ai toujours mangé très peu de cru en hiver, avec de GROSSES envies de légumes d’été (les fruits moins, gavée de mandarine ça passe tout seul). Je pense que c’est une excellente solution pour manger mieux et plus végétal, sans que ça ne paraisse insurmontable. D’ailleurs quand j’ai été « obligée » d’arrêter les tartines de beurre à longueur de journée (mon taux de cholestérol faisait de l’alpinisme), la solution la plus simple parmi celles que j’ai trouvées, c’est de m’entourer de tas de fruits frais qui me plaisent et de penser à en manger un à chaque repas. Ce n’est pas me forcer à en manger, mais vraiment y penser, parce que j’adore ça, mais ce n’est pas un réflexe. Donc pourquoi ne pas tenter la même approche avec les légumes ? Les gens qui ne supportent pas les légumes ont souvent moins de mal avec les crudités, non ?
    C’est dingue, tu m’as montré une simplicité dans le crudivorisme que je ne voyais pas du tout tellement je l’associais au « le cuit c’est la MAL, vos cheveux et vos dents vont tomber et vous irez en enfer si vous osez croquer dans cette miche de pain ». Merci quoi !

    • Hi hi, c’est amusant, je DÉTESTAIS la betterave avant… mais je ne l’avais toujours que goûtée cuite ! Et maintenant, crue, oh que c’est bon ! 😉
      Franchement, mis à part, justement, la pomme de terre… (presque) tout se mange en cru ! Après, il est certains légumes dont il faut se méfier à haute dose à l’état cru (aubergines qui contiennent de la solanine ; les brassicacées qui peuvent interférer avec l’absorption de l’iode et donc la thyroïde, etc.) mais il faudrait vraiment en consommer de grandes quantités pour que l’effet soit problématique… et, à défaut, il reste la lacto-fermentation : idéal pour consommer cru mais sans aucun désavantages pour la santé ! 😉

      Ta solution anti-cholestérol est parfaite ! Plutôt que mille médocs pour faire baisser les triglycérides, rien ne vaut un bon fruit frais ! Moi j’avoue, quand j’ai envie d’un petit snack, j’adore grignoter des légumes crus… carottes, bâtons de céleri, champignons, tout y passe ! 😉

      • Et le mieux dans tout ça : ça marche. Des médicaments anti cholestérols à mon âge ça serait une grosse faute médicale, il me semble. *_*
        Mais oui, quand je pense à tous ces pauvres gens persuadés à tort de détester la betterave ! Quelle tristesse !

        • De même que de gros problèmes de cholestérol, à ton âge, c’est signe que quelque chose ne tourne pas rond… 😉
          Mieux vaut revenir vers le simple et le frais, rien de tel pour être en pleine santé !

  25. Ping : Candida albicans, alimentation vivante, développement personnel... En marche vers la guérison ? - Au Vert avec Lili

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