MA POUDRE BLANCHE

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Chaque seconde, 70 kg de sucre est consommé dans l’Hexagone, soit une moyenne de 35 kg par habitant et par an. Nous sommes loin derrière Singapour, qui bat tous les records mondiaux avec près de 85 kg de sucre par personne, mais pourtant bien au-delà de la moyenne mondiale de 20 kg/an. A titre de comparaison, il y a cinq siècles seulement, un Européen moyen ne consommait qu’une simple cuillère à café de sucre ajouté par an.

Comment en est-on arrivé à de tels chiffres ? Quel impact cette consommation a-t-elle en terme de santé publique ? Et surtout, comment nos goûts ont-ils pu autant évoluer vers toujours plus de sucré ?

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En 2005, le British Medical Journal énonçait : ‘Le sucre est tout aussi dangereux que le tabac et il devrait être classé comme drogue dure, car il est nocif et addictif’. Un tel pavé dans la mare de nos habitudes alimentaires n’a pas manqué de faire du bruit et, quelques années après, cette déclaration dérangeante nous interpelle toujours. Après tout, qui n’a pas mangé des bonbons par dizaines et ne s’en porte pas mal pourtant ?

Nous mangeons tous du sucre depuis notre plus tendre enfance, et même plus tôt qu’on ne peut le croire. Nos papilles gustatives sont en effet habituées dès avant la naissance au goût sucré, transmis au bébé par le liquide amniotique puis par l’allaitement, en plus d’une quantité d’autres saveurs qui varient en fonction de l’alimentation maternelle. Le sucre n’est-il pas également ce qui nous permet de nous défendre et de survivre dans la nature ? C’est par leur goût sucré que nous distinguons les aliments sains de ceux, amers, qui nous empoisonneraient. Alors, si nous sommes naturellement attirés par le sucre, pourquoi s’en protéger ?

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Avant de regarder votre Mega Frappuccino Triple Choc with Sweet Caramel Chips and Extra Golden Syrup d’un drôle d’oeil, réfléchissons ensemble sur l’évolution de nos goûts depuis quelques siècles et, plus particulièrement, ces dernières décennies. Certes, beaucoup d’aliments non transformés sont sucrés ou ont un goût naturellement sucré : c’est le cas des fruits bien sûr, mais aussi des céréales, des tubercules et de plantes telles les agaves ou les stévias. Le sucre raffiné, quant à lui, ne se trouve pas à l’état brut dans la nature : pourtant, sur les 35 kg de sucre consommé en moyenne par un Français, c’est ce sucre sous forme de saccharose qui en compose la majorité, à raison de 25,5 kg par an. Comment expliquer une telle distorsion entre ce que nous trouvons à l’état brut dans la nature et ce que nous rajoutons dans notre alimentation quotidienne ? Pourquoi ce besoin de sucrer ce que nous mangeons ?

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• Jamais sans ma came !

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C’est lors de l’enfance que nous forgeons notre goût : cette formation initiale est capitale car elle affecte ensuite nos perceptions gustatives une fois parvenus à l’âge adulte et tout au long de notre vie. Or c’est justement à cette période que nous sommes le plus attirés par la saveur sucrée. Plusieurs raisons expliquent ce penchant des jeunes papilles pour le sucre : tout d’abord, ce serait lors des périodes de plus forte croissance que nos papilles exprimeraient le plus cette appétence, c’est-à-dire lorsque nous avons le plus besoin de densité énergétique pour grandir. D’autre part, les saveurs sucrées peuvent jouer le rôle d’analgésique et ainsi réduire la sensation de douleur chez les enfants. Une fois parvenus à l’âge adulte, nous tendons vers le sucre par habitude et, inconsciemment, pour retrouver cette sensation de réconfort première que, fœtus puis nourrisson, nous avions au contact de notre mère. Pas la peine de chercher midi à quatorze heure pour comprendre pourquoi nous nous tournons vers le sucre dès que notre moral flanche…

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Pourtant, nous n’avons physiquement pas besoin de sucre raffiné. La preuve en est que, pendant des siècles, les hommes se sont très bien contentés des fruits et autres aliments naturellement sucrés sans pour autant venir en rajouter par-dessus. Ce ‘besoin’ est donc très récent, puisque le sucre de canne ne débarquera en Europe qu’au XVIIè siècle – et encore sera-t-il alors réservé aux apothicaires qui s’en servent comme d’un médicament. Il faudra attendre le XVIIIè siècle pour qu’il devienne une nourriture, popularisée et propulsée à la table des Européens grâce à l’expansion de l’exploitation des cannes permise par l’esclavage en Amérique Latine.

Découverte tardive, la consommation de sucre raffiné ne rentre pas dans les besoins de notre organisme : celui-ci nécessite des aliments dans leur forme entière et naturelle plutôt que sous un état concentré. En effet, les sucres raffinés (en incluant ici les aliments tels que le pain et le riz blancs, les farines non complètes, etc.) sont très rapidement convertis en sucres sanguins qui procurent une énergie immédiate : le corps génère alors un pic puis une baisse d’insuline – en vous laissant affamé pour plus de sucre encore. On comprend dès lors l’effet ‘drogue’ du sucre, de par l’addiction physique qu’il déclenche, en plus de la dépendance morale déjà mentionnée précédemment. Cette addiction est d’ailleurs renforcée par la consommation de produits stimulants, tels le café ou les boissons énergétiques, qui participent, eux aussi, à cette croissance des sucres sanguins. Ceux-ci secrètent en effet des hormones dites ‘de stress’ – adrénaline et cortisol – qui, à leur tour, augmentent la glycémie (le taux de glucose dans le sang) : c’est la néoglucogénèse.

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Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut plus manger d’aliments naturellement riches en sucre ? Pas du tout ! Le taux de glucose sanguin connait en réalité des évolutions bien différentes si l’on absorbe le sucre sous sa forme raffinée ou sous sa forme complète. Les aliments complets sont absorbés par l’organisme beaucoup plus lentement, de sorte que leurs sucres généreront une énergie bien moins immédiate et fugace, à laquelle on ajoutera l’effet de satiété procurée par les fibres. C’est d’ailleurs par l’index glycémique qu’on mesure et classe les aliments en fonction de leur effet sur ce taux de glucose sanguin dans les deux heures qui suivent leur ingestion.

D’ailleurs, ce n’est pas seulement de leur fibre que les aliments raffinés sont dépourvus, mais également de la plante originelle : sans germe ni enveloppe, ils sont exempts de micro-nutriments essentiels, à savoir les vitamines et les minéraux. On les considère donc comme des calories vides. Consommer une grande quantité de tels sucres n’est pas seulement mauvais en terme de glycémie, mais il faut avoir en tête qu’ils viennent irrémédiablement remplacer des aliments complets riches en vitamines et minéraux. Manger une barre chocolatée pour le goûter laisse peu de place pour une pomme, de même qu’un bol de riz blanc remplace une portion de riz complet… Plusieurs études montrent d’ailleurs que les personnes mangeant le plus de sucres raffinés sont aussi celles qui sont le plus carencées en nutriments essentiels. Le plus dangereux dans tout cela, c’est bien que plus on mange sucré, plus on aime le sucre.

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• Toujours plus loin, plus haut, plus fort

 

Vous l’avez certainement remarqué : vos papilles s’habituent au sucre. Les fruits qu’on sert souvent en accompagnement d’une crème glacée paraissent toujours un tantinet fade, et un carré de chocolat ne vous procurera pas le même plaisir si vous le mangez ‘à jeun’ ou s’il suit un dessert déjà sucré. A celui qui se plaint de manger trop sucré, il est facile de dire : ‘Et bien, pourquoi ne sucres-tu pas moins ?..’ Mais est-ce si facile ? Et si nous n’étions pas les seuls responsables de cette addiction croissante pour le sucre ?

Autrefois, le passage de l’enfance à l’âge adulte, ou du moins, l’adolescence, était souvent marqué par une modification des habitudes alimentaires. Détacher ses papilles des saveurs enfantines était même un rite de passage : il s’agissait d’éduquer son goût pour s’habituer à l’amertume de la première bière ou apprendre à apprécier un verre de vin. Aujourd’hui, ces rites de passage ont disparu : les bières et les vins sont de plus en plus sucrés, de même que leur degré d’alcool est de plus en plus élevé. Les viticulteurs doivent maintenant répondre aux exigences d’une clientèle qui veut des vins peu acides et à la saveur intense : ce n’est pas un hasard, d’ailleurs, si les bouteilles à 10-11% ont disparu pour être remplacées par des vins à 13 voire 14%.

Des recherches effectuées sur l’alimentation des nourrissons depuis une cinquantaine d’années nous permettent peut-être d’y voir plus clair sur cette apparente évolution de nos goûts. En effet, avant les années 70, beaucoup de bébés et enfants en bas âge étaient nourris principalement au sein et avec des préparations maison. Les décennies qui suivirent marquèrent l’explosion sur le marché des laits infantiles et des bouillies et purées instantanées. Que nous montre une analyse nutritionnelle de ces produits ? Qu’ils sont terriblement sucrés. Ainsi, un lait infantile du commerce contient souvent 60% de plus de sucre que le lait maternel. Des chercheurs ont à ce titre établi une relation entre alimentation au lait infantile et obésité à l’âge adulte. Sachant qu’un bébé nourri aux laits infantiles consomme près de 30 000 Kcal de plus lors de ses huit premiers mois qu’un bébé nourri au sein, ce n’est pas étonnant !

De même, les purées pour jeunes enfants sont elles-mêmes très sucrées – même celles spécifiées ‘sans sucre ajouté’. Ceci tient au fait que les industriels privilégient d’abord des légumes naturellement sucrés (patate douce, courge, carotte…) et que ceux-ci sont souvent additionnés de concentré de fruits, même quand il s’agit de plats salés à base de viande et céréales. D’autre part, c’est bien le processus de cuisson lui-même qu’on peut mettre en cause : pour accroître leur durée de vie, les petits pots pour bébés sont cuits à une température supérieure à 120°C pendant plus de 40 minutes. Qui se souvient de l’acrylamide et du processus de brunissage ? Cette cuisson ne permet pas seulement la stérilisation de cette nourriture, mais elle modifie également le goût, la texture et la saveur de ces aliments : le sucre naturellement contenu dans les fruits et légumes se caramélise. Ainsi les enfants acquièrent-ils dès le plus jeune âge ce goût de caramel et ce penchant pour les saveurs sucrées.

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A enfants sucrés correspondent des adultes sucrés. Les aliments que nous ingérons sont de plus en plus sucrés, et ceci n’est pas uniquement dû au carré de sucre que nous ajoutons à notre café. Les produits transformés sont, bien sûr, les premiers en ligne de mire : ici, les industriels de l’agro-alimentaire ont bien compris que cette addiction au sucre pouvait se traduire par des gains significatifs. Ainsi les produits traditionnellement salés contiennent tous leur part de sucre ajouté, souvent glissé discrètement au travers d’un ingrédient difficilement soupçonnable (sauf par un consommateur averti), à l’exemple du lactose, le sucre du lait animal. Les chips, le pain, les saucisses, les crackers, le fromage à tartiner, etc., tous ces produits dits ‘salés’ sont en fait additionnés de sucre.

Pourtant, le pire n’est pas là où on croit. Vous vous dites certainement: ‘Oh, de toute façon, j’achète très peu de plats tout préparés, c’est bon !’… Et bien, sachez là aussi que vous n’échappez pas à cette ‘sucrisation’ des goûts.

En effet, les aliments de base, à savoir les fruits et légumes, sont tous plus sucrés qu’avant. Si l’on compare les données nutritionnelles de ces produits tels qu’elles ont été mesurées dans les années 40 à celles de maintenant, le constat est on ne peut plus clair : tous contiennent plus de sucre – et, parallèlement, moins de nutriments essentiels… La même grappe de raisin contiendra ainsi 16 g. de sucre en 1940 pour 20 g. aujourd’hui. Comment expliquer cette différence ?

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Ces fruits et légumes que l’on trouve maintenant dans le commerce sont le résultat d’une évolution des recherches et pratiques agro-alimentaires, dont le but premier est d’attirer plus de consommateurs vers leurs produits. C’est en réalité un cercle vicieux. Pour répondre à cette modification de nos palets et à notre penchant croissant pour le sucre, les industriels ont donc cherché à proposer des aliments de moins en moins acides et de plus en plus sucrés – le manque de goût du produit étant caché sous l’accroissement du taux de sucre. Les producteurs ont bien compris qu’un fruit fade mais sucré est souvent consommé en plus grande quantité qu’un fruit au goût plus marqué : on devine les gains commerciaux qui peuvent en découler.

Ainsi les produits de base sont-ils modifiés, croisés et cultivés afin d’être plus sucrés. Il n’est pas étonnant de constater ainsi que les variétés de pomme les plus communes, que l’on trouve toute l’année dans les supermarchés et qui font le tour du monde, telles la Pink Lady, ont généralement un goût beaucoup moins prononcé que les variétés saisonnières qui apparaissent sur les étals des marchés pendant de courtes périodes seulement, mais sont beaucoup plus sucrées. D’autre part, les fruits produits et vendus de façon industrielle sont, quant à eux, souvent cueillis avant maturité et gardés en atmosphère spéciale : un air très pauvre en oxygène afin de stopper le mûrissement du fruit, et qu’on renforcera en certains gaz afin de réenclencher ce processus. Ces procédés, bien sûr, altèrent énormément la saveur du produit. N’avez-vous pas déjà remarqué combien les fruits sauvages ont plus de goût que les fruits du commerce ?

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Ainsi nos goûts sont-ils altérés malgré nous pour tendre vers de plus en plus de sucré, en remplacement d’un panel d’autres saveurs. Bien sûr, cette évolution culturelle ne serait pas si grave si elle ne se faisait au détriment de notre santé. C’est bien d’ailleurs le problème pour nous autres consommateurs : la modification de nos palets entraîne avec elle son lot de maladies nouvelles qui affectent notre organisme en profondeur. C’est sur notre même santé que de fructueux bénéfices sont tirés.


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Pour aller plus loin :
Eat your Heart Out, Felicity Lawrence, 2008
Le sucre, cet ami qui vous veut du mal, William Dufty, 2004
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De votre côté, quelle est votre relation avec la sucrière ?
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62 réflexions sur “MA POUDRE BLANCHE

  1. J’suis bec sucré mais je me suis bien calmée ! Je sucrais mon thé (oui une hérésie je sais), mettais une tonne de sucre dans mes boissons chaudes, et faisait des topping méga sucré au début que j’ai commencé mes cupcakeries ♥

    Now, je marche au sirop d’agave pour mes boissons (pas pour le thé hein, pas de sucre nonméoh !), et dans les pâtisseries c’est du sucre complet.
    La datte sucre bien, c’est ce que je fais pour mes smoothie si j’ajoute des fruits acidulés.
    Je pense que mon goût pour le méga sucré s’est bien atténué voir a disparu, j’aime le sucré mais ça ne doit pas me faire mal aux dents.

    Article très intéressant et complet, comme d’hab’ !
    J’suis contente de connaître ton blog et un peu de toi par la même occasion 🙂

    Nice sunday ♥

    • Tu es contente de connaître un peu de la jeune extrémiste qui écrit des articles anti-sucre et anti-pourriture industrielle ?.. 😉

      Et bien moi aussi j’ai le bec bieeeen sucré, et heureusement également, ça va beaucoup mieux de ce côté là, mais ça a pris (et ça prend d’ailleurs toujours) son temps…
      Quand j’ai quitté la maison familiale, j’ai carburé aux sachets de bonbons et au Nutella à même le pot. Résultat : je me suis retrouvée avec 5 caries d’un coup, moi qui n’en avais jamais eu une seule de ma vie !
      C’est justement parce que j’ai pu remarquer cette addiction au sucre (et au sel, d’ailleurs) que je me suis penchée sur ces questions. C’est aussi pour aller un peu ‘jusqu’au bout’ de ce cheminement que j’ai aussi eu envie de passer au raw pour retrouver le ‘vrai’ goût des aliments premiers : sans sel ou sans sucre, et bah c’est bon les fruits et légumes !

      Pour le thé, j’avoue, je faisais comme toi et j’avais remarqué d’ailleurs que ma main se faisait de plus en plus lourde : irrémédiablement, je sucrais de plus en plus mon thé sans m’en rendre compte ! Alors, maintenant, je suis revenue aux fruits secs et au sirop d’agave : les dattes, c’est juste génial, effectivement, et je sens au fur et à mesure que mon palet s’est affiné et que ma gamme de perceptions gustatives est bien plus étendue qu’auparavant. Je me dis que c’est une personne de moins qui se fera avoir par les industries agro-alimentaires ! 😉

      Merci en tout cas pour ton commentaire et un très bon dimanche à toi !

  2. Je me suis fièrement dit, tout au long de la lecture de ton article, que j’étais exclue de la tendance globale. Mais finalement et à mon insu, j’ingère plus de sucre que je ne l’aurais pensé.
    J’ai été élevé par une mère qui n’aime pas le goût sucré. Petits, mon frère et moi n’avons jamais (ou très rarement) mangé de bonbons, barres chocolatés et autres snacks de ce genre. Ma mère raconte souvent qu’enfant, alors qu’on m’avait offert un bonbon, je n’ai pas su comment le manger et que je l’ai délaissé.
    Depuis, cette non attirance perdure. J’aime les desserts qui ont du goût mais qui sont très peu sucrés. J’adore le goût acide ou acidulé, le chocolat avec un fort pourcentage de cacao, etc.
    Cependant j’ignorais que les fruits et légumes bruts sont plus sucrés qu’auparavant ! C’est dingue ce que l’industrie agro-alimentaire peut déployer comme trésor de créativité.
    Bah, je ne m’en sors pas si mal malgré tout et je pense que tous ceux qui fréquentent ton blog et font attention à ce qu’ils ingèrent diront la même chose. C’est hélas pour les personnes concernées par l’excès de sucre que cet article devrait servir. Mais je ne pense pas qu’un buveur compulsif de coca qui alterne crème glacée Häagen Dazs et nutella se penche sur la question et arrive jusqu’ici. Hélas. Je suis souvent désespérée de constater que l’on reste dans nos chapelles et que les frontières bougent un peu, mais si peu et si lentement.
    Malgré tout, un peu puisque de mon côté, suite à ton article sur la coupe menstruelle, tu m’as convaincue alors que je ne m’étais jamais posée la question de l’aspect écologique et économique de la chose. Bravo Madame Antigone !

    • Oh, je trouve cela tellement formidable cette éducation gustative que tu as reçue ! Même si mes parents faisaient attention et qu’ils ont toujours privilégié les fruits et légumes plutôt que des fritures ou du Nutella, je n’ai pas échappé aux Frosties, aux bonbons bien chimiques, aux barres de chocolat (rarement, mais tout de même !) et à ce genre de cochonneries qu’ils ne mangeaient pas eux-mêmes mais me donnaient en pensant que, comme tous les enfants, j’allais en raffoler. Résultat : j’étais en sur-poids à l’adolescence et j’adorais le sucre.

      L’éducation au goût que tu as reçue est extrêmement rare, surtout de nos jours, et tu ne peux pas savoir la chance que tu as. C’est fou de voir combien le marketing vise particulièrement les enfants en leur proposant des produits soi-disant ‘sur-mesure’ dont les normes sont en fait dictées par les propres instigateurs de ce matraquage : pourquoi donner du chocolat blanc aux enfants plutôt qu’un chocolat noir riche en cacao ? Pourquoi des crèmes glacées plutôt que des sorbets ou, tout simplement, des fruits ? Cela me dépasse totalement et, effectivement, c’est bien ce que je développe à la fin de cet article qui est le plus terrible : savoir que les aliments premiers sont ‘transformés’ également et que les bases mêmes sont atteintes… J’imagine que des travaux de comparaison ont été effectués entre aliments issus de l’agriculture conventionnelle et ceux biologiques : il serait intéressant de voir si ceux bio sont également plus sucrés que les produits de référence d’il y a 60 ans… Si ce n’est pas le cas, ça remettrait également pas mal de choses en question…

      Pour finir, tu as raison : je prêche des convertis, mais je me dis que plus les choses sont dites, plus on peut les combattre. Même si je me considère comme ‘informée’, j’en apprends pourtant tous les jours ! Et c’est pour cela qu’il faut partager ce genre d’information : mon article sur le Nutella a été énormément lu – si cela peut détourner certaines personnes de Ferrero, j’en serais ravie !

      Merci pour ton commentaire et pour tes encouragements. A bientôt !

  3. 😀 j’aime cet article ! J’aime qu’on casse du sucre sur le dos de son industrie 😉 qui se sucre bien sur le notre !

    Ma relation avec Sugar ? On a rompu il y a plus de 4 ans. Chez moi, que du miel ou des fruits secs (au pire, de la mélasse noire). En plus comme je suis radin et que le miel bio est cher, je garde la main légère :-p

    Ce que tu dis sur la déformation des goûts est terriblement vrai. J’arrive à trouver sucrés des aliments que d’autres, y compris mon mec, trouvent fades voire insipides. C’est la même chose pour le gras d’ailleurs, le goût « beurré » est aussi une addiction.

    Quand je serai grande, je serai Ministre de la Santé et j’ordonnerai que les analyses nutritionnelles distinguent dans « glucides » la part de lents et de rapides, rien que ça serait bien embêtant pour certains industriels. Non ? On a déjà un petit progrès avec les graisses saturées / insaturées, il faudrait continuer avec les sucres.

    • Et moi j’aime bien tes jeux de mots ! 😉

      En fait, cette question de déformation des goûts me frappe toujours terriblement (c’est pour cela aussi que je fais cette démarche d’une alimentation raw : pour en revenir aux saveurs premières, si simples mais si bonnes). Je me rends compte que, même si mes parents se souciaient un peu de notre alimentation, j’ai été élevée aux haribo et au sucre sur mes fraises, au beurre dans mes haricots et au sel saupoudré à tout va sur mes plats… et à côté de cela, mon copain n’a jamais mangé de bonbons ni rajouté de sel sur ses pâtes étant petit. Le résultat ? J’ai un bec nettement plus sucré et salé que le sien. Cela m’a pris beaucoup de temps, et c’est d’ailleurs un processus toujours en cours, de réapprendre à aimer les aliments simplement pour ce qu’ils sont, et je trouve cela très triste. S’il y a bien une chose que je veux éviter à mes enfants, c’est celle-là : je serai peut-être une maman tyran, mais il n’y aura pas de bonbons chez moi ! 😉

      Ces questions m’ont frappée, plus récemment, quand j’ai proposé une recette de lait de noisette maison sur le blog : tout le monde m’a dit qu’ils étaient contents de voir que c’était très simple, mais un peu déçus de la ‘fadeur’ du lait… (alors que j’avais rajouté, pour répondre au goût plus commun, du sirop d’agave -alors que je ne le fais pas d’ordinaire – et que je trouvais que le goût de noisette était extrêmement marqué!) J’ai mesuré alors tout le chemin qu’il fallait faire pour retrouver les vraies saveurs des aliments, loin des ‘arômes’ du commerce… Maintenant, j’ai décidé de laisser tomber : je proposerai les recettes telles que je les aime – liberté ensuite à tous de les sucrer/saler/huiler à l’envie !

      En tout cas, j’approuve à 100% ta proposition à la tête du Ministère de la Santé, je trouve fou qu’on ne le fasse d’ailleurs pas systématiquement : les yeux fermés, je vote pour toi ! 😉

      • Pour m’insérer dans votre échange, alors que je n’ai pas été « élevée au sucre », je n’ai pour autant jamais regretté ce manque totalement artificiel. Comme tu souhaites le faire, ma mère n’a jamais acheté de bonbons. Rassure-toi, tu ne seras pas une maman tyran. (Je suis consciente toutefois que j’ai été élevée à une autre époque où les tentations étaient sans doute moins grande – me semble-t-il – mais aujourd’hui à contrario nous avons beaucoup plus cette conscience du bien/mal manger.)

        • Je pense qu’au-delà du regard futur de mon enfant, c’est peut-être le regard des autres gens que je crains le plus… Effectivement, mon copain n’a jamais mangé de bonbons et, tout comme toi, il n’en voit pas l’intérêt. Mais je sais que le combat sera âpre avec mon entourage pour faire accepter que nos enfants ne mangent pas de bonbons ni de soda – alors qu’ils ne mangeront déjà pas de viande ni de produits animaux ! Et, au regard des remarques qu’on a pu m’adresser à titre personnel, je sais que je n’échapperai pas aux accusations de mauvais traitement, de progéniture anorexique, de mère indigne, etc. 😦

          • Effectivement le regard des gens est parfois lourd et difficile à gérer. Il faut souvent justifier les choix que l’on fait pour ses enfants : pas de bonbons avant 2 ans, du nutella et des frites le plus tard possible. Toujours les mêmes remarques du style « oh le pauvre! ». Mes neveux sont attérés ( déjà qu’ils se demandaient comment on fait sans micro-onde!). Malheureusement, je sens bien que nous pourrons maitriser l’alimentation de notre fils chez nous, mais pas à l’extérieur (crèche, école, grands-parents, famille, amis). ca aurait tendance à m’angoisser, alors j’essaie de relativiser en me disant que l’on fait de notre mieux et que, adulte, il lui restera qqchose de tout ça… Moi- même, j’ai grandi aux cookies Hello de Lu, aux pommes noisettes et ketchup, au coca et autres produits que je n’achète ni ne consomme plus (bon, sauf le ketchup, j’en mange parfois à l’extérieur 😉 ) Avec comme conséquences surpoids, obésité et troubles alimentaires… Je veux éviter cela pour mon fils…
            Merci pour tous ces artilces qui remettent les choses en place

            • Merci Yasmine de partager ainsi ton expérience (‘oh la la, pas de micro-onde ? mais comment tu fais ?’ bienvenue au club ! 😉 ).
              Effectivement, le regard des autres peut être pénible et il peut également déstabiliser les bases sur lesquelles on essaie d’éduquer son enfant (avec pour effet : ‘mais si, lui, a le droit de manger cela, pourquoi pas moi ?’).
              Tu n’as pas tort non plus de dire qu’il faut savoir raison garder à ce sujet : bien sûr, on ne peut pas tout contrôler et que, fatalement, à l’extérieur, certaines choses nous échapperont… J’ai été ‘préservée’ du Mc Do jusqu’à l’âge de 12 ans, après l’influence de mes copines a été trop forte… Heureusement, comme tu le soulignes, il y a des choses qui restent et je crois que nous bénéficions d’un meilleur accès à l’information qu’auparavant. Je n’ai pas échappé aux frites surgelées et aux schtroumphs en guimauve, et je suis maintenant bien plus intransigeante sur la qualité de mon alimentation que mes propres parents (ce qui a une légère tendance à les vexer… 😉 ).
              Je suis sûre que, même si ton fils goûtera certainement des produits peu sains en dehors de la maison, la grande majorité de son alimentation sera globalement très saine et c’est une tendance naturelle qu’il gardera – je le vois d’ailleurs avec mon copain qui, petit, mangeait très sainement, et dont les goûts n’ont pas changé depuis !

      • Ton article est intéressant. Peut-être aurais-tu pu expliquer clairement la différence entre « le sucre  » (saccharose) et « les sucres » (fructose, glucose, lactose…). Qu’ya –t-il dans les dattes ? Vaut-il mieux prendre du jus de pomme pressé maison, du miel ou du sucre pour sucrer des préparations? Tu donnes l’impression qu’il faut bannir tous les sucres (fructose donc fruits compris ?). Bref, si ces notions pour l’alimentation classique me sont familières, je me demande comment le gérer en alimentation crudivore !
        Pour élever tes enfants, effectivement le plus dur c’est l’entourage… Je ne veux pas que mes enfants mangent des bonbons à tout va. Si ce n’était que moi ils aurait le droit d’en manger exceptionnellement seulement : un dimanche de temps en temps par ex… mais c’était sans compter sur ma belle mère chez qui ils passent direntec leur père … et en 5 min, ils avalent 2 ou 3 bonbons !!! J’ai râlé, j’ai dit non, j’ai re râlé…. Et finalement j’ai menacé ma belle mère : « si jamais ils ont des caries, tu assumes : tu les amène chez le dentiste et tu leur expliques qu’ils ont des caries parce que tu leur a donné des bonbons ! et tu assumes leur douleur, leur pleurs… ». Elle a réfléchit, le dernier paquet de bonbon s’est vidé et elle n’en a pas racheté depuis 2 semaines… pourvu que ça dure !
        Je trouve que le rapport au sucre est très différent d’une personne à l’autre : chez nous, nous sommes tous becs salé alors en général je n’ai pas de difficulté avec le sucre, Et une chance, nos couples d’amis proches sont pareils, alros c’est facile, on ne se rend même pas compte qu’on n’a rien mangé de sucré sur un week end ! (par contre certains sont carnivores stricts… alors j’essaie de feinter avec de grandes salades multicolores censées détourner l’attention du …barbecue… dur )

        • Oh, tu es trop pressée !… J’ai dit ‘à suivre’ pour cet article, il était déjà assez long comme cela, je ne pouvais pas bombarder d’informations le lecteur !… Non, effectivement, je n’ai pas ici fait la différence entre les types de sucre, que je réserve donc pour un deuxième article, et je ne traite que du sucre raffiné. Je précise d’ailleurs que c’est de la saccharose dont il est avant tout question (25 kg sur les 35 kg consommés en moyenne par un français), et je précise surtout que s’éloigner du sucre raffiné, cela ne veut pas dire bannir les aliments naturellement riches en sucre. Donc, attendons un peu, les questions de santé, c’est pour bientôt ! 😉

          L’astuce de l’accompagnement en cas de caries est pas mal, je la garde en mémoire ! Ce dont j’ai peur surtout, ce n’est pas tant des bonbons qu’on pourrait donner à mes enfants, mais les contradictions prononcées devant eux : parce que si, à la maison, le discours va dans un sens, mais qu’il est directement contredit publiquement ailleurs, ce n’est pas facile à gérer…

          Aïe aïe le coup du barbecue, je me demande si je ne préférerais pas les bonbons… sans gélatine, ils ne dont de mal qu’à moi ! 😉

  4. merci pour ce tres bon article. Vous etes une source de connaissance vraiment super j’ai toujours hate de vous lire.

  5. Intéressant,
    Je n’avais jamais vraiment regardé à part le côté addictif assez connu, et qui nous fait plonger dans un cercle vicieux.
    Je suis étonnée et pas étonnée à la fois de lire que l’on modifie maintenant les cultures pour répondre aux attentes du consommateurs, une fois de plus. On s’inscrit toujours dans cette même démarche capitaliste de toutes manières …

    • Bon, et bien je crois qu’on est sur la même longueur d’onde à ce sujet… 😉
      A la fois on modifie les cultures pour répondre aux attentes des consommateurs, mais on modifie également les attentes des consommateurs pour répondre à ce qui est mis sur le marché ! Le jeu capitaliste à l’état pur et le cercle le plus vicieux qu’il soit… mais à la fin, qu’est-ce que cela veut dire ? Que les fruits seront si sucrés qu’ils remplaceront les bonbons ? Ou bien que les consommateurs, de toute façon, délaisseront les fruits pour les bonbons ? Ce qui est, hélas, déjà un peu (beaucoup) le cas aujourd’hui… 😦

  6. Ton blog est une mine d’informations…
    Je suis ravie que Marie (100% Végétal) nous a fait découvrir ton blog 🙂

    Perso, tous les petits articles « santé », je les note pour mes patients 🙂
    J’aime beaucoup te lire Ophélie, je reviendrai souvent

  7. Super article, comme les autres ! Merci beaucoup ! Si je m’écoutais, je mangerais beaucoup plus de sucre. Mais comme je fais attention à ma santé, je me contrôle !

    • Merci beaucoup ! Oui, avec ces évolutions culturelles et quand on voit tous les produits sucrés qui nous sont proposés à tout-va (en premier lieu, dans les cantines scolaires), pas facile de résister ! 😉

  8. Ah le sucre. Je n’achète plus de sucre blanc depuis un bail, mais j’achète quand même du sucre de canne blond et complet, du sirop d’agave, de riz et d’érable. Je fais pas mal de pâtisserie, et parfois le goût du sucre complet et la texture du sirop ne fonctionnent pas aussi bien que du sucre de canne blond, plus neutre en goût.
    C’est toute une façon de vivre à repenser, d’arrêter complètement le sucre et mes muffins à l’acrylamide 🙂

    • Oh, tu es dure avec tes petits muffins, je suis sûre qu’ils feraient fureur si tu les renommais ‘Fines bouchées de Saccharose des Caraïbes sur lit d’Acrylamide Douce’… Pas mal de gens fortunés seraient prêts à vider leur bourse pour goûter ces fameux délices qui détrôneraient Fauchon 😉
      Non, disons que c’est bon d’être informé, c’est tout, et puis, ça donne aussi des challenges aux fourneaux : utiliser les fruits secs, revenir à des saveurs plus discrètes, se pâmer moins bruyamment devant tes brownies décadents et se dire que mes 1/4 de pomme farineuse à la cannelle, c’est vachement meilleur d’abord !.. 😉

      • Oh, un truc de fou que je consomme, aussi, c’est du « miel de dattes », une espèce de sirop un peu collant composé uniquement de dattes. Ma mère m’a donné ça (elle vit en Israël où ça se trouve à tous les coins de rue), et c’est taré sur du pain aux céréales tartiné de purée d’amandes. Je vais ptêt la voir cet été, et je pense m’en ramener une cargaison. Ça et des dattes medjool qui sont environ 5 fois moins cher que chez nous.

          • Je connais le miel/sirop de dattes, je faisais toutes mes pâtisseries avec ça cet été dans les Balkans… c’est extrêmement bon, j’ai harcelé mon magasin bio pour qu’il m’en procure à mon retour, mais pas moyen d’avoir ma dose, le sevrage a été dur.

  9. Tu dis que le pain fait partie de ces aliments sucres… mais moi je fais mon pain moi meme, avec uniquement de la farine complete. Du coup, mon pain, il passe ou il passe pas ? 😉

    • Merci beaucoup pour le lien ! je ne l’ai pas vu non plus, j’espère que je pourrai le visionner depuis l’Allemagne (il y a parfois des restrictions bizarres…)

  10. Hello, je viens de découvrir ton blog, et j’en suis vraiment ravie! Ici nous sommes en « mutation » depuis 6 ans… Nous mangions Pic*rd au micro onde…Et ma première fille fut biberonnée et diversifiée au petit pot…..Puis au fur et à mesure, après avoir déménagé à la campagne et rencontré des gens, nous avons découvert le bio, le local; le frais ( on ne mangeait quasi aucun légume à part la salade!!!!) . J’ai décidé d’ allaité (longtemps 😉 ) mes enfants, pratiqué le DME (j’en parle parce qu’à mon sens cela change le rapport au gout, à la nourriture!!) Nous avons jeté notre micro onde, et changé notre façon de faire les courses et nous sommes devenu des adeptes du homemade culinaire (entre autre) !!!…Puis ma troisième poulette fut intolérante au PLV, et de nouveau des changements alimentaires, nous avons du éplucher les étiquettes et nous avons constaté avec horreur tout les additifs, E, rajout etc…. (Le placenta de porc dans la mortadelle industrielle fut une sacré découverte!!!) donc exit tout les produits de vache…. bref un cheminement long, raisonné et fort intéressant ma foi….aujourd’hui nous ne consommons plus de viande puis 2 mois (toujours du fromage de chèvre et des oeufs) plus de miel de puis une certaine conférence (huhuhu ^^ le vomi d’abeilles!!!) et nous nous en portons tellement mieux….(depuis l’arrêt des pdts de vache plus d’otites ni d’angines!) nous avançons doucement mais surement, c’est ainsi que j’ai découvert ton blog….ainsi que le terme de « flextarisme »……(obligée chez belle maman de manger du thon dans la salade! car nous ne lui avons rien dit…..et les filles du saucisson car je ne me voyait pas leur dire non….nous n’achetons plus de viande mais que dire à l’extérieur au enfants…c’est encore un débat en cours lol^^)
    Voilà pour mon témoignage et merci pour tes articles ! Je te « suis » désormais!!

    • Bonjour à toi, et merci à la fois pour ton commentaire très gentil et pour l’expérience que tu nous fais ainsi partager !
      Effectivement, belle conversion à ce que je vois ! 😉

      Je crois qu’on assiste surtout à l’éclosion de nouvelles modes de vie grâce aux informations dont on dispose maintenant et à un changement de génération. Pour nos grands-parents, il était naturel de faire les choses soi-même, comme d’allaiter longuement (quand c’est possible, bien sûr), de manger frais et de saison, et de ne rien acheter de tout préparé tout simplement parce que ça n’existait pas ! Et puis, nos parents ont été les premières ‘victimes’ de ce que l’industrie agro-alimentaire a longtemps présenté comme un ‘progrès’: repas prêts-à-manger, matériel à usage unique et jetable, surgelés et compagnie, et viande industrielle à outrance… Maintenant, nous faisons partie de la génération qui ‘revient’ un peu de tout cela, car l’information est beaucoup plus disponible qu’avant, même s’il y a encore beaucoup à faire pour la propager !

      Je n’ai pas encore d’enfants, mais je suis extrêmement intéressée par la diversification menée par l’enfant. Je pense en effet que cela change du tout au tout le rapport à la nourriture qui n’est plus, justement, ce truc qu’on nous enfourne dans la bouche sans savoir trop d’où ça vient ni ce que c’est, mais que l’enfant peut ainsi mieux faire le lien entre goût, sensations de faim et de satiété, et produits simples et naturels.

      Pour ce qui est, d’autre part, de l’alimentation de tes enfants en dehors de la maison et le fait de ne plus manger de viande, il faut y aller progressivement, mais, d’après mon expérience, le ‘goût’ des produits animaux disparaît assez vite. Je crains maintenant que l’idée de manger du saucisson ne me donne des nausées… Au début, on est souvent flexitarien, ensuite, cela peut devenir plus difficile. Je pense, pour tes filles, que tu peux leur expliquer avant tout le choix de votre démarche (et ce qu’est, par exemple, que le saucisson) et proposer des substituts (‘saucisson’ végétal du commerce ou maison). Il en est de même pour ta belle-mère : la réaction peut être un peu brutale, selon son ouverture et ses traditions culinaires, mais l’idée fera ensuite son chemin, tout doucement… Une démarche que vous pouvez adopter est d’abord d’inviter les gens pour manger, plutôt que d’aller chez eux, afin de leur expliquer en paroles et ‘en actes’ ce qu’est une alimentation sans viande, ou bien proposer également d’apporter des choses à manger si vous êtes invités, dans le cadre d’un buffet ou autre… C’est l’occasion de faire partager votre mode de vie, montrer plus concrètement de quoi il est question (les gens souvent ne s’imaginent pas qu’on peut cuisiner de délicieux gâteaux sans beurre ni crème) et d’être assurés d’avoir aussi de quoi vous régaler ! Cela permettra à votre entourage de mieux comprendre de quoi est fait votre quotidien et quoi vous proposer à manger à l’avenir…

      En tout cas, ici, ne t’inquiète pas, tu ne trouveras ni plat tout préparé, ni viande, ni poisson, ni miel ni PLV ! 😉

  11. en effet nous avons expliqué aux enfants en age de comprendre…ma grande a cherché elle même l’origine du miel par curiosité…^^Pour les autres….bah on ne dit rien pour l’instant….et nous recevons plus que nous sortons donc ça va….Pour la DME, 3 de mes enfants ont été diversifiés comme ça….c’est vraiment chouette….et en effet ça change le rapport à la nourriture!!!

  12. je dois te paraitre bizarre mas je n’aime pas le sucre ( j’ai du mal à avaler du raisin ou des cerises) quand j’étais petite il n’y avait pas de sucre à la maison, si un invié se pointait il avait le droit au sucrier qui ne sortait que pour ce genre d’occasion,le sucre avait pris une teinte ocre jaune avec le temps…On trouve encore de bons fruits, les groseilles par exemple , les citrons, la rhubarbe ( je sais ce n’est pas un fruit mais j’adore en ronger des tronçons) certaines prunes ….Même la bière tend à être moins amère ( sauf la locale que je trouve ici )…Pour le vin la montée en alcool est due au réchauffement….avec 0.75°C de plus en moyenne depuis le siècle dernier le raisin se charge en sucre ( même les vieilles vignes ) et donc le vin en alcool…les vendanges ont d’ailleurs été avancées de 3 semaines en 100ans …
    http://www.agro.basf.fr/agroportal/fr/fr/cultures/la_vigne/dossier/dossier_oidium/Chap_1_4.html

    • C’est amusant comme remarque, car je me disais justement que les premières cerises de saison que j’aie goûtées sont très belles, très noires et juteuses, bien sucrées mais… sans saveur aucune ! Je comprends que tu préfères les fruits acides, qui sont justement ceux que les gens connaissent le moins car ils tendent à disparaître des étals des supermarchés. Moi aussi, j’adore les fruits acides : je déteste les kiwis trop mûrs, et j’adore les reines-claudes à la peau bien acidulée, les groseilles qui décapent et les citrons à croquer !
      Pour le vin, effectivement, le réchauffement climatique est également un facteur de sa ‘sucrisation’ : à ce train là, à quand de la piquette à 40°C à servir en digestif ? 😉

  13. coucou tout le monde !! article très intéressant, comme ton blog d’ailleurs que je dévore depuis un ti moment…
    juste j’voulais vous demander… c’est quoi le DME dont parle maman caillou??

    Ah et puis aussi, tu dois surement connaître mais bon on sait jamais, un super site qui dénonce pas mal de choses, notamment en rapport avec l’alimentation, l’industrie agro-beurk et (donc) la santé : http://jaiundoute.com/

    biiiiiz

  14. Merci, merci, merci Ophélie, pour ces infos capitales z’et anti-capitalistes !
    Montignac a été l’un des premiers à dénoncer les méfaits du sucre et de tous les aliments qui font trop augmenter la glycémie (farines raffinées notamment).
    Après avoir arrêté la viande et le poisson il y a trois ans (pour les animaux), et le tabac il y a deux ans, je crois que je peux dire aujourd’hui que je suis libérée du sucre !
    Je suis les principes de M. Montignac depuis 2 mois : j’ai une pêche d’enfer, moins de sautes d’humeur, 5 kg en moins… et plus d’hypoglycémies à l’approche de l’heure du repas !! (Pour l’anecdote, j’ai aussi les ongles plus solides et je transpire moins, est-ce lié ?)
    Et en plus, je découvre ton fabuleux blog et d’autres, la raw food et les petits-déj parfaits : l’été 2012 est un grand « cru » pour moi :-)))
    MERCI !
    Je fais passer l’info le plus possible : il est fondamental que ceux qui savent informent ceux qui ne savent pas encore : marre que les dealers dirigent le monde !

    • Merci beaucoup Shambalah !

      Je t’avoue ne connaître que de loin seulement les principes de Montignac, et ton commentaire me donne envie de m’y intéresser de plus près. J’aurais donc du mal à te répondre au sujet de tes ongles et ta transpiration, mais je peux te dire que, à titre personnel, depuis que je suis végane, je transpire beaucoup moins et (pardon des détails !) mais ma transpiration n’est quasiment plus odorante, et mes ongles sont parfaits depuis que je suis passée au cru.

      J’ai également fumé pendant un certain temps, et l’arrêt de la cigarette a surtout coïncidé avec le grand retour en force de mes papilles gustatives et de mon odorat !

      C’est la fête ! 😉

  15. J’adooooore la dernière image ! Mais je ne suis pas d’accord, je trouve les pêches très difficiles à manger, ça coule partout.
    Quand je lis ça je me dis que j’ai beaucoup, beaucoup de chance. Parce que pour les pommes et les oranges, par exemple, c’est toujours les moins sucrées que je préfère, sans me forcer. (Et le raisin sans pépins, c’est pas bon, c’est trop sucré. *_*) Parce que j’ai fait une allergie au lait de vache jusqu’à mes deux ans et j’ai mangé la même nourriture que mes parents, le beurre en moins et le mixage en plus. (La seule fois où ils m’ont donné un petit pot, ils l’ont goûté et ils ont été tellement horrifiés qu’ils n’ont jamais recommencé. ♥) Et puis le marché, tout simplement, j’ai toujours vécu avec un monstrueux panier de fruits produits hors des circuits agro-alimentaires !
    Mais c’est vrai que gamine, je trouvais ça très injuste de n’avoir jamais de bonbons chez moi, jamais de barres machins choses, presque jamais de céréales sucrés, jamais de sodas… Les sodas m’ont déplut très tôt finalement, mais j’ai aimé la limonade longtemps. Si mes parents m’avaient laissé manger ce par quoi j’étais attirée à l’époque, mon goût pour le sucré serait sans doute très différent. Je leur en ai voulu pour ça, quand j’y pense…!
    D’ailleurs, mon petit frère a découvert le coca à l’hôpital, il avait la diarrhée et je ne sais plus pour quel raison il était fourré à l’hôpital (une énième otite surement). Je trouve ça terrible, découvrir l’existence du coca cola à l’hôpital, un endroit qui est sensé réparer les gens… Quand il a découvert le nutella et qu’il s’est écrié : « maman ! regarde ! de la confiture au chocolat ! » d’un air émerveillé, on a regardé ma mère comme une folle / bourreau d’enfants qui prive son fils, et je suppose le maintient dans obscurantisme loin des progrès de la société moderne. Juste parce qu’elle ne le nourrissait pas de graisses hydrogénées, de sucre raffiné et de perturbateurs endocriniens. Pour le coup, je dis vraiment bon courage aux parents végétar/liens, au niveau social. Et puis bravo aussi !
    (Et je rajouterais que j’aime le vomi d’abeille d’amour, et qu’écologiquement je ne vois pas pourquoi je n’en mangerais pas ? Y aurait-il quelque chose que j’ignore ?)

    • Ils ont l’air plutôt chouette tes parents ! Les miens avaient tendance à me donner des tas de trucs qu’ils n’auraient eux-mêmes pas mangés… bien trop sucré ! 😉

      J’ai adoré ton histoire de Nutella ! Et je me dis qu’une fois encore, elle montre combien le regard social est important… Mon Dieu, j’imagine mes futurs pauvres enfants, les malheureux, privés de Nutella, de bonbons et de barres de Mars et Twix, et condamnés à ne manger que des créations maison… je croise les doigts pour qu’on n’appelle pas l’assistance publique pour maltraitance ! 😉

      Pour le vomi d’abeille, c’est sujet à controverse… Si tu veux y voir plus clair, tu peux jeter un coup d’oeil ici.

  16. Non mais l’assistance publique va forcement venir, puisque comme chacun le sait, « le suivi d’un régime végétalien à long terme fait courir des risques pour la santé, notamment pour les enfants », alors que les curly à partir de deux ans (vu dans un bus) et le nutella tous les matins, sans oublier les steaks hachés discounts et les pizzas surgelées, ça, c’est ce dont un enfant a besoin pour bien grandir en pleine forme !
    Merci pour le lien, c’est du supra documenté ça !

  17. Tiens, comme je poursuis ma lecture de ton blog tranquillement, je voulais mettre mon petit grain de sucre;-)

    J’ai été élevée sans sucre ou presque (mais avec beaucoup de gluten, personne n’est parfait), donc il ne m’attire pas plus que ça, mais surtout, je crois que ce qui fait la différence par rapport à la distance au nutella et autres miel pops, c’est que nous n’avions pas la télé. Parents cruels et indignes, nous étions les seuls;-) Nous ne le vivions pas trop mal, et en lisant ‘TV LOBOTOMIE – La vérité scientifique sur les effets de la télévision’ j’ai compris que ce qu’avaient fait mes parents était méga courageux, et que ça nous avait donné une grande liberté d’esprit et une indépendance par rapport à beaucoup de normes.

    extrait de la pres du livre
    « Lubin, 3 ans, regarde la télé 2 heures par jour. Cela triple ses chances d’être en surpoids. »

    Bonne continuation, ton site est génial et très bien documenté, et surtout, tu réponds avec une patience qui force mon admiration;-) Surtout ne me réponds pas, c’etait juste « by the way »!

    • Oui, la télé, ça change tout. Chez mon chéri non plus, il n’y avait pas de télé… et pas de sucre ! Moi qui ai eu les deux à la maison étant petite, je vois bien lequel d’entre nous a la dent la plus sucrée !.. 😉
      Merci beaucoup de ton commentaire, Philomène !

  18. Moi non plus j’avais pas la télé! C’était un peu aliénant dans la cour de récré (qui c’est les spice girls? mouarf), mais comme ça je me suis passionnée pour plein de sujets et je lisais tout le temps. Je ne réalisais même pas que j’étais en train d’apprendre parce que lire et jouer ça m’amusait! Bref, ça enseigne l’autonomie aussi de chercher soi même les informations et les manières de s’amuser.
    Quand je regarde la façon dont j’ai été éduqué culinairement parlant (très peu de sel et régulation du sucre) je dirais que ça n’était pas si désagréable et surtout que, quand les parents enseignent le goût des vraies choses (le vrai goût des tomates, quelle décadence! 😉 ), il n’y a pas de mal à laisser ses enfants aller au macdo de temps en temps et à tester des produits industriels. Il faut aussi laisser les enfants et adolescent essayer ce qui se fait ailleurs et se rendre compte par eux même que ce n’est pas très bon finalement. Une fois qu’on a eu de très bonnes bases on revient forcément à l’authentique, parce qu’il n’y a pas photo. De toute façon on ne peut pas tout contrôler. Mais être rigoureux sur la qualité de l’alimentation globale c’est un must et c’est aussi très courageux face au reste de la société qui ne comprend pas ces choix.
    Sinon bravo pour ton blog, je me régale à chacun de tes articles en même temps qu’ils m’ouvrent les yeux. Merci de prendre autant de temps et de dépenser autant d’énergie pour informer, dénoncer, enseigner et faire rire aussi.

  19. Excellent article !
    Comme beaucoup j’ai aussi remarqué ma dépendance au sucre. Quelle calamité ! et ce d’autant plus après avoir arrêté de fumer. une addiction en remplace toujours une autre… ah la délicieuse illusion du bien-être !
    J’ai aussi carburé au sucre étant petite, et c’est très difficile étant adulte de s’en détacher.
    je fais très attention avec mon petit garçon à ce qu’il ne mange pas trop sucré, même si je trouve qu’il en consomme beaucoup avec les fruits ( frais et secs) , et les petits biscuits ( faits maison) que je lui donne, ou de petites sucreries. Toujours naturelles , mais bon.
    Le paragraphe sur la teneur en sucres des laits et bouillies infantile est effrayant.
    Encore un argument qui me réjouie d’avoir allaité mon enfant 14 mois.
    Consommer du sucre est vraiment lié à une habitude. une amie n’en a quasiment jamais consommé chez elle. Son père étant diabétique et le sucre étant proscrit à la maison. Aujourd’hui elle n’aime pas du tout ni les mets sucrés ( comment est-ce possible ???!!! lui demande-je , alors que je pourrais vendre mon âme pour un dessert). Elle s’en fout vraiment, alors que je suis à l’agonie si je n’ai pas ma ration de sucre quotidienne
    je crois qu’il est très important d’éviter au maximum la consommation des sucres chez les enfants.
    je remarque chez le mien par exemple une incroyable agitation après avoir ingérer du sucre.
    je pensais trop interpreter mais d’autres mamans me confirment cette observation.
    et je le verifie à chaque fois
    et dans ce cas c’est double activité physique et dépense d’energie maximale pour l’aider à se débarrasser de ce trop plein
    le sucre est de l’energie pure. A consommer avec modération donc.

    et tant pis pour les mamies qui disent  » ohhhhh le pauvre ! » quand on refuse un morceau de choc ou autre pour un enfant tout petit. Le mien n’en a pas eu avant ses 2 ans 1/2, et idéalement j’aurai encore attendu plus longtemps

    P.S. je suis atteinte de pavéite aigüe. je ne sais pas écrire de façon concise, désolée Ophélie..

    à la base je voulais juste te féliciter pour cet excellent article. 😉

    • Oh, mais ne t’excuse pas, les pavés ne me font pas peur… surtout s’ils sont intéressants comme le tien ! 😉
      Mon chéri est pareil : il n’a consommé du sucre que très tard et il a la dent nettement moins sucrée que moi ! Mais ça se soigne, je t’assure… je mange moins sucré d’année en année !

  20. J’ai lu sur certains sites des articles sur la contreverse du sirop d’agave et le fait que le fructose ne serait pas bon pour la santé. Je pense que tout est une question d’équilibre et quil faut varier les sucrants naturel. Je ne connais pas du tt le nectar de coco, il est composé de quel sucre ? Il a quel gout ? Il a un IG bas ? Merci de ta réponse 🙂

    • Le sucre de coco, c’est du nectar de coco qui a été chauffé pour le cristalliser. Donc, le nectar, n’ayant pas subi de cuisson, est encore plus riche en nutriments que le sucre de coco.
      Dans les deux cas, les deux ont un IG avoisinant 35, donc très bas pour des édulcorants.

  21. Je viens de trouver ton post sur le beurre de coco … désolé mais je n’ai pas eu le temps de tout lire je découvre au fur et à mesure… entre mes pauses de révisions.
    Hate d’être en vacances pour tou lire et surtout essayer les recettes 🙂

  22. Ping : La première vraie indignation de ta vie, celle qui prend aux tripes | Au-delà du Sanctuaire

  23. Bonsoir!

    Alors alors, je viens de découvrir ton petit blog et je suis sous le charme!

    Je suis plutôt jeune (toujours mineure) mais je m’intéresse depuis un peu plus d’un an au végétarisme et au végétalisme.
    J’ai jamais été une grande fan de produits animaliers: je n’aime pas particulièrement la viande, quelles qu’elles soient, et je déteste le goût des yaourts, du lait, et de quelques fromages… Mais bon, oui, on m’a élevé jusque l’année dernière l’idée que les Hommes sont omnivores et point barre… sauf que, bah, effectivement, l’année dernière, après avoir regardé une vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=9ivPJUypbVs) je me suis rebellée haha! Je refusais de manger de la viande, et je me suis mise à manger que du végétal pendant un petit bout de temps – ce que j’ai vu m’a vraiment choqué et profondément marqué.

    Puis j’avais un peu maigri forcément, car j’avais tiré un trait (non-permanent, oui) sur toutes les cochonneries! Mais ma peau s’était tellement, mais tellement améliorée (en plus, j’avais achetée du maquillage vegan, bio, minéral, top du top, je suis sérieuse).

    Mais les cours ont repris, et à la cantine, je recommençais à manger normalement (du poisson (pas de viande), des trucs sucrés, de temps en temps un petit bout de fromage ou une noisette de beurre sur le pain…) – tout en étant toujours consciente que l’industrie agro-alimentaire nous mène par le bout du nez.
    Et puis, vu que j’étais à proximité d’un Sephora, j’ai recommencé à acheter du maquillage « basique »…
    Et BIM! tient, dans ta face Camille! rebelote la peau pas belle!

    Chez moi, on me force bien entendu à manger un peu de viande par ci par là, de temps en temps, car mes parents ont été élevé ainsi aussi… Cependant, ma mère m’a bien comprise et me laisse un peu de liberté.

    Mais plus je m’informe sur le sujet, sur le végétalisme, ne manger que du végétal, plus j’ai envie de changer de régime alimentaire. Ça m’a toujours, toujours trotté dans la tête, et de temps en temps j’arrivais à le mettre en pratique… Cependant, je suis décidée: lorsque je serai majeure, lorsque j’aurai ma liberté quoi, je compte bien mettre tout cela en œuvre…

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