PETIT POISSON DEVIENDRA GRAND…

*

. . .  Pourvu que Dieu lui prête vie – ou, du moins, pourvu qu’on le laisse en paix !

*

Avant de devenir végane, j’ai fait les choses par étapes.

D’abord la viande rouge, ensuite la viande blanche, puis le poisson. Paradoxalement, j’avais arrêté les produits laitiers et les oeufs bien avant de laisser tomber le poisson – peut-être pas si paradoxalement que cela car c’est mon intolérance aux produits laitiers qui m’a poussée à arrêter d’en consommer, avant que cela ne devienne un véritable choix éthique. Il n’empêche, j’étais un brin paradoxale : je ne mangeais plus de viande mais je continuais de me gaver de sushis au restaurant japonais… Je crois que c’était la dernière survivance de mon ancien régime carné, l’ultime petite trace de ce qui me rattachait à ma famille, ma manière de leur dire : ‘Mais non, ne vous inquiétez pas, regardez, je mange du poisson !’

J’ai un brin honte maintenant du cheminement qui a été le mien, mais je sais quelles raisons, au fond, m’ont incitée à agir de la sorte. D’un point de vue éthique d’abord: il est facile de concevoir la souffrance d’un agneau ou d’un petit veau, cela semble moins naturel pour un poisson. Vous avez déjà entendu un poisson crier de douleur, vous ? D’un point de vue environnemental ensuite : quand on nous répète à longueur de temps qu’il faut cesser de manger du boeuf pour sauver la planète, mais que le poisson, on peut s’en gaver… et bien, il est difficile de croire le contraire. Enfin, selon une perspective de santé : ok, la viande, les acides gras saturés, c’est pas bon, mais le poisson… voyons, le poisson ! Les Omega 3 ! Vous n’allez pas vous en passer tout de même ?…

Je pense qu’il est grand temps de mettre les choses au clair et de passer au cribles les idées reçues les plus courantes concernant la consommation du petit monde aquatique…

Bon, je suis gentille :

Pour les végéta*iens convaincus ou pour tous ceux qui auraient la flemme, vous pouvez déjà passer en bas de page où deux recettes maritimes vous attendront !

*

Oui, on m’a déjà dit de ne pas jouer avec la nourriture…

*

  • Idée n° 1 : les poissons ne souffrent pas

Dans l’imaginaire humain, la souffrance est associée au cri. Quand on a mal, ça s’entend. Vous vous coupez le doigt, vous gémissez ou poussez un cri. Tirez la queue d’un chat, il miaule de douleur. Séparez un jeune veau de sa mère, celle-ci meugle de tristesse. Bref, vous avez un beau réflexe de Pavlov dans la tête : douleur = cri/son.

Les poissons, eux, ne poussent pas d’exclamation quand l’hameçon leur déchire la bouche, ils ne hurlent pas quand on les sort de l’eau et qu’ils agonisent à l’air libre des heures durant – à peine restent-ils haletants, asphyxiés, la bouche bée, remuant deci delà, emmenés par une lente mort. Donc, pas de cri, pas de souffrance.

Et pourtant si. Les poissons souffrent. Les poissons crient en silence.

Des études sont venues montrer que les poissons éprouvent de la douleur. Leur système nerveux est en effet assez développé pour que ceux-ci ressentent détresse et douleur, et des chercheurs écossais ont d’ailleurs découvert d’étonnantes similarités entre les récepteurs sensitifs des poissons et ceux des mammifères.

Bon, ok, les poissons, à la rigueur. Mais tu ne vas pas me dire que les crabes et autres crustacés, c’est pareil, non ?

La mort du homard est peut-être justement l’un des exemples les plus frappants d’une agonie particulièrement horrible. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les homards ont un système nerveux très sophistiqué, qui les rend tout à fait sensibles à la douleur. Parce que leurs noeuds neuronaux ne se situent pas uniquement dans leur cerveau, mais sont dispersés sur l’ensemble du corps, ils sont condamnés à souffrir jusqu’à ce que leur système nerveux soit entièrement détruit. Ajoutons à cela que, à l’inverse des hommes, ceux-ci ne possèdent pas de mécanisme qui permette, en cas de douleur extrême, de court-circuiter la sensation. Un homard plongé directement dans l’eau bouillante reste vivant durant 40 secondes ; 5 minutes quand l’eau est d’abord froide puis portée à ébullition ; deux heures quand on le plonge dans l’eau douce pour l’étouffer. Ca vous dirait, vous, de mourir ainsi ?

*

(J’ai déjà mis cette image ici, mais elle me fait tellement rire !)

*

  • Idée n°2 : manger du poisson n’a pas d’impact écologique

Ici encore, manque de bol, l’argument écologique tombe à l’eau (c’est le cas de le dire). Contrairement aux idées reçues, la consommation de poisson est extrêmement néfaste à l’environnement.

D’abord, parce que les ressources de la mer ne sont pas infinies et que la croissance récente de la consommation de produits maritimes pèse très lourd sur les écosystèmes. Bon nombre d’espèces sont ainsi en voie d’extinction en conséquence de la surpêche. Au niveau mondial, c’est près de 80% de variétés de poisson qui sont surexploitées et, pour les espèces les plus consommées (thon, cabillaud…), la situation est encore pire. De 20 millions de tonnes de poissons pêchées en 1950, on est passé à 85 millions de tonnes à la fin des années 1980. L’association Greenpeace estime aujourd’hui que, d’ici à 2048, les océans pourraient être vides de poissons.

Cette surexploitation est d’ailleurs, la plupart du temps, le fait de systèmes de pêche industriels qui, non contents de vider les fonds marins, privent les populations de pays en voie de développement d’une de leurs ressources principales. La surpêche a donc un impact très grave sur les économies locales et les équilibres sociaux de pays en situation déjà difficiles – notamment en Afrique de l’Ouest.

Pour pallier à cette surexploitation, on a construit le mythe des poissons d’élevage qui ne mettraient pas en péril les écosystèmes maritimes. Pourtant, avec quoi nourrit-on les poissons d’élevage ? La plupart des espèces ainsi exploitées sont des espèces carnivores, comme le saumon, que l’on nourrit avec de la farine de… poisson sauvage. C’est le serpent (de mer) qui se mord la queue. On pêche donc des poissons d’un côté pour nourrir d’autres poissons que nous finiront par consommer. Ici aussi, la méthode est très peu rentable et pèse lourd sur l’environnement : pour 1 kg de poisson d’élevage, il faut 6 kg de poisson sauvage (+ 1 kg de farine de soja).

Ajoutons à cela la pollution engendrée par les fermes aquacoles : les déchets rejetés en mer, riches en produits toxiques, engendrent d’importantes perturbations dans les écosytèmes environnants et menacent directement les espèces sauvages qui y demeurent. Je vous invite à lire de plus près cet article de Rue 89 consacré au saumon norvégien : Le saumon, ruine écologique de la Norvège.

*

Source de l’image

*

  • Idée n°3 : le poisson, c’est bon pour la santé

Quand j’avais annoncé à mes parents que je ne mangeais plus de viande, ils avaient un peu ‘tiqué’, mais avaient accepté la chose relativement aisément. En revanche, quand j’ai dit que je ne mangeais plus de poisson non plus, j’ai eu le droit à une remarque immédiate : ‘C’est très bête, le poisson est excellent pour la santé’. Oui, car le poisson, c’est bien connu, c’est riche en phosphore, en fer, en vitamines et puis il y a surtout les fameux Omega 3 des poissons gras ! N’oublions pas les Omega 3 !..

Alors, oui, le poisson apporte des nutriments nécessaires à l’organisme. Certes. Pourtant, on trouve tout autant ces nutriments dans un régime végétal : le quinoa, les flocons d’avoine ou le riz complet pour le phosphore ; les lentilles ou le soja pour le fer ; et pour ce qui est des Omega 3, bien sûr, les algues, les graines de lin, de chia et de chanvre, l’huile de colza ou encore les noix.

Le paradoxe également des Omega 3 et de la consommation de poisson est que ces acides gras sont très sensibles à la chaleur : autrement dit, cuits, les aliments qui en sont riches perdent l’essentiel de leurs Omega 3… Frit, un bar perdra environ 95% de ses Omega 3 de départ ; cuit au four, cette perte sera aux alentours de 55%. Donc, pour profiter au maximum des précieux Omega 3 du poisson, il faudrait toujours le consommer cru.

☛ Ce qu’une alimentation végétale ne vous apportera pas, en revanche, c’est le lot de maladies et de produits toxiques contenus dans la chair de poisson.

Nous avons d’un côté la pisciculture (47% du poisson que nous consommons), dont les populations de poissons et crustacés souffrent de malformations et de maladies, en raison du manque d’espace et des traitements qui leur sont infligés. L’enquête en Norvège de Green Warriors (attention, images chocs) a montré qu’environ 1/5 des saumons d’élevage meurt de maladie, qu’1/2 souffre de malformations cardiaques, que les vaccins qu’on leur inocule entraîne des inflammations graves (abcès ou pérotinites) et surtout, que la présence de dioxines et PCB génère un risque de cancer qui dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé.

De l’autre côté, nous avons les poissons sauvages : la situation n’est guère plus encourageante… Les poissons ne sont, en effet, pas à l’abri des pollutions engendrées par les activités humaines. C’est surtout la concentration de métaux lourds dans la chair et la peau des poissons qui fait froid dans le dos : mercure, nickel, cuivre, arsenic, plomb… mais aussi des hydrocarbures, des pesticides et même des éléments radioactifs ! Les espèces les plus concernées sont aussi celles que l’on consomme le plus : les poissons qui se situent en haut de la chaîne alimentaire et qui accumulent ainsi les polluants ingurgités par leur proie. Ce sont aussi, soit-dit au passage, les poissons les plus riches en Omega 3… avec en tête le thon et le saumon.

*

*

Bref, tout ceci n’est pas très réjouissant…

Vous aimez le goût du poisson et hésitez encore ?…

Dans ce cas, avez-vous tenté les algues ? D’une part, celles-ci ont une saveur qui n’est pas sans rappeler le goût iodé du poisson et elles pourront être un parfait substitut à celui-ci ou aux fruits de mer dans certains plats. D’autre part, elles sont très intéressantes sur le plan nutritionnel, puisque riches en de nombreux minéraux, tels le fer ou le calcium, mais aussi en protéines – mais ceci fera peut-être l’objet d’un prochain article…

*

Place aux recettes maintenant !

*

*
Pour les recettes du jour, j’ai choisi justement de mettre en valeur des saveurs maritimes pour un petit apéritif iodé mais 100% végétal. Oubliez les huîtres et le saumon fumé, faites place à des crackers petits poissons et une tartinade aux algues douces.
*
*

* * *

Poissons sablés d’apéritif

* * *

*

Pour une quarantaine de crackers

Ingrédients :

  • 50 g. [1/3 cup] de farine de blé T80 – ou version sans gluten : 50 g. de farine de sarrasin
  • 50 g. [1/3 cup] de farine de riz complet
  • 1 C. à soupe de laitue de mer en paillettes (ou wakamé / mélange du pêcheur)
  • 30 ml. [2 Tbsp] de tahin (purée de sésame complète)
  • 60 ml. [1/4 cup] de lait végétal non sucré
  • 1 pincée de gros sel

*

Préparation :

  1. Préchauffez votre four à 220°C.
  2. Dans un saladier, mélangez les farines aux algues en paillette et au sel.
  3. Ajoutez le tahin et le lait, puis mélangez bien à la main pour former une boule.
  4. Etalez la pâte sur un plan de travail fariné et découpez des crackers à l’aide d’un emporte-pièce (ou, à défaut, au couteau – je suis têtue, et quand je veux faire des petits poissons, mes emporte-pièces en sapin de Noël ne font pas l’affaire…)
  5. Enfournez pour 10-12 minutes. Laissez ensuite refroidir sur une grille.

*

*

Ces sablés sont délicieux tels quels… mais pourquoi ne pas les servir accompagnés d’une petite crème à la subtile saveur iodée ?

* * *

Tartinade olive-algue douce

* * *

Pour 1 petit pot de crème

Ingrédients :

  • 100 g. [3.5 oz.] de tofu soyeux
  • 60 g. [2 oz.] de tofu aux olives (ou, à défaut, tofu ferme + olives vertes)
  • 1 C. à café d’algue dulse en paillettes *
  • 1/5 de concombre
  • 1 cornichon aigre-doux
  • le jus d’1/2 citron
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée de sucre

* L’algue dulse est une algue à la saveur douce et discrète, idéale pour habituer ses papilles aux saveurs des algues.

*

Préparation :

Mixez l’ensemble des ingrédients à l’aide d’un mixeur. Servez immédiatement ou réfrigérez pour plus de fraîcheur.

*

*

Bonne promenade le long de la plage et bon appétit !

Pour vous récompenser de votre patience à la lecture de ce long billet, je vous dévoilerai demain les résultats du petit jeu que je vous avais proposé samedi et le défi culinaire que je relèverai – je sais, le suspense est à son comble… En attendant, un très bon début de semaine !

De votre côté, avez- vous (eu) du mal à restreindre votre consommation de poisson ? Aimez-vous les algues ? Quelles sont vos manières favorites de les cuisiner ?

*

>LAISSEZ UN COMMENTAIRE ! <

Advertisements

39 réflexions sur “PETIT POISSON DEVIENDRA GRAND…

  1. Et bien, oui je suis végétalienne, et oui j’ai quand même pris le temps de tout lire, parce que j’ai appris des choses.
    Quand tu parles du lien cri/douleur, j’avais jamais tilté mais oui mais bien sûr, ça doit jouer dans l’esprit des gens. Figure toi qu’il y a encore à peine un mois, mon père m’a sorti « et le poisson » (ça va faire 3 ans que je suis vegan quand même, je pensais que du coup c’était compris cette histoire de poisson). Habituellement, je me contente de dire ? « Tu as déjà vu pousser un poisson dans un arbre? Non, bon bah voilà, c’est pas un végétal, mais un animal ». Maintenant j’ajouterai cette histoire de douleur !
    Idem pour la perte important d’oméga 3 lors de la cuisson, je ne manquerai pas de le faire savoir à l’avenir.

    J’ai un peu eu le même parcours que toi, mais les derniers « rescapés » non VGL étaient les PVL et oeufs. J’ai eu une période piscivore, une semaine entière à base de poisson à tous les repas m’a achevé, c’était l’arrêt de mort pour ce régime alimentaire. Et puis très vite les produits laitiers et oeufs ont été arrêtés. Je pense qu’il ne fait pas avoir honte de ce cheminement, puisqu’au final on arrête au fur et à mesure probablement parce qu’on se rend compte de la vérité cachée, de la provenance des produits que l’on consommait avant sans vraiment réfléchir aux origines. L’essentiel est que maintenant, on soit dans un mode de vie qui nous convienne, et qui nous rende « fier », qui nous fasse sentir nous-mêmes.

    Sur ce, je m’en vais traiter mes photos de tofish pané 😀 faits ce midi ! Ca m’a fait sourire du coup quand j’ai vu ton article en revenant de mon déjeuner.

    • Bravo, non seulement tu n’as pas la flemme, mais en plus tu es une vg consciencieuse ! Et tes tofish panés tombent pour le moins bien, c’est le cas de le dire !
      Ah, le coup du poisson… moi aussi j’en ai eu ma dose quand j’ai abandonné la viande et c’est peut-être ça qui m’a achevée ! Quand les gens savent que tu ne manges pas de viande, tu as le droit du coup à du poisson à chaque repas ! Et quand ce n’est pas du poisson, ce sont des crevettes, et à défaut de crevettes, des coquillages… Bref, tu as tôt fait d’être dégoûtée 😉 J’ai senti poindre la menace ‘omelette/oeufs au plat’ avec mes parents, heureusement, j’ai vite clamé mon véganisme 🙂
      J’aime bien ton histoire d’arbre, il faudra que je la ressorte aussi. Je pense aussi que chacun doit aller à son rythme et selon ses convictions : ce ne sont pas des choix à prendre à la légère et il faut qu’ils viennent de soi, profondément. Moi ce qui m’énerve maintenant, c’est soit quand on essaie de me faire manger des produits animaux à mon insu (là, je ne suis pas du tout contente), soit quand on me demande de mettre de l’eau dans mon vin et d’en manger occasionnellement. Est-ce qu’on demanderait à des musulmans de manger du porc et de boire du vin ? Non. Bon bah alors, ça ne sert à rien non plus de décharger sa mauvaise conscience sur les végéta*iens…

      • Oui, à pic, mais je pense que ça sera en ligne pour le début du mois suivant, je vais pas programmer 50 recettes en dix jours d’absence, je vais bien réussir à se faire télescoper des choses sinon, vu comme je suis douée desfois.
        Je vois qu’on a un peu été logée à la même enseigne alors. Finalement, pour moi ça a été un argument pour me « radicaliser » – période transitoire où je me documentais pas mal, forcément quand on se fait gaver de produits comme ça, on sature aussi.
        Mon père répète souvent aux gens (quand il invite du monde) – mais elle finira bien par rechanger d’avis … Je ne vois pas ce que ça lui apporterait de plus que je re-consomme ces produits mais bon, je laisse couler.
        Et je te rejoins, pourquoi l’être à temps partiel ? En fait je comprend pas pourquoi ça embête les gens; si encore on était en train de militer et bassiner les gens en permanence, je dis pas. Mais, pour ma part, je ramène pas ma science vegan à tout bout de champs.

        • Elle finira bien par changer… ça lui passera… la petite crise post-adolescente : j’adore ! Chez moi, ça a été très mal accepté et on ne voulait surtout pas que j’entraîne mon copain là-dedans – manque de pot, il est presque davantage végan que moi maintenant ! 😉 Je me souviens de ma mère qui essayait de lui faire manger du boudin en lui disant que c’était de la mie de pain ! Et récemment, j’ai dû leur renvoyer des pâtisseries soi-disant ‘à l’huile d’olive’ et qui luisaient de beurre… Non, je comprends pas trop non plus, ça ne me viendrait pas à l’esprit de servir qq chose à qq’un qu’il n’aime ni ne veut manger, mais bon… Moi je fais mon petit engagement tranquille sur mon blog et dans ma vie, et puis les gens font ce qu’ils veulent, chacun est libre.

          • J’ai eu un peu les mêmes réactions dans ma famille dernièrement. Ma famille a compris que je ne mangeais plus de viande ni poissons et quasi plus de produits laitiers ni œufs (j’arrive pas pas à arrêter le fromage pour l’instant).
            Nous étions en vacances au bord de la mer et ils ne comprenaient pas que je ne mange pas « non plus » de poissons ou crustacés. J’ai eu droit à quelques commentaire tels que « intégriste » ou « belle entrecôte bien saignante, quel dommage ». Depuis, ils ont compris et ne me font plus de remarques et acceptent mes choix (et ceux de mon copain). Bizarrement, ma sœur et ses enfants mangent halal et ne mangent pas de porc, et cela a toujours été respecté (même si pas compris).
            J’ai toujours l’impression d’avoir à me justifier auprès des autres, comme si cela les remettait en question alors que comme Löu je ne fait jamais de prosélytisme. Je ne fais que répondre si on me pose des questions par curiosité ou par intérêt. Et même là, je ne développe pas car je n’arrive pas à trouver les mots qui m’ont convaincu. Je conseille des livres (Foer, rapport Campbell, Bidoche de Nicolino…) ou des sites (dont ce blog maintenant) …
            Merci Antigone XXI et Löu pour vos blogs francophones sur le sujet!

            • Merci beaucoup pour ton commentaire Yasmine, qui est très intéressant et qui ajoute à cette riche discussion.
              Même si je prends les choses un peu plus à la légère maintenant, j’avoue avoir énormément souffert du regard de mon entourage quand à mon véganisme et à toutes les connections délirantes qui ont pu se faire dans la tête de mes proches (sectaire, anorexique, extrémiste, et j’en passe…). Je leur ai écrit un livre de cuisine végane l’an dernier pour qu’ils puissent comprendre, et j’ai l’impression que, depuis, l’idée a fait peu à peu son chemin… mais ça reste un peu délicat. Paradoxalement, c’est auprès de mes amis que j’ai le plus de soutien : tous veulent en savoir davantage ou apprendre à cuisiner plus végétal !
              Ce que tu dis est très juste, est-ce qu’il viendrait à l’esprit de qq’un de dire : ‘oh, le sublime saucisson, quel dommage !’ à un Musulman ? Et pourtant, les interdits de la religion ne sont pas le fruit d’une réflexion personnelle rationnelle…
              J’ai également offert Foer et le Rapport Campbell à des proches… une petite victoire : les parents de mon copains sont quasi véganes à présent !
              Enfin, pour le fromage, on s’habitue très vite à ne plus en manger… Commence par goûter des faux-mages de noix maison ou qqs’uns du commerce (Vegusto est chaudement recommandé!!!), et peu à peu, remplace les fromages classiques par ceux-là. J’ai remarqué que quand on s’arrête de manger du fromage pendant un certain temps, il est quasi impossible de s’y remettre ensuite : les papilles se sont ‘déshabituées’, et le goût et l’odeur ne passent plus du tout !

  2. Merci Ophélie pour toutes ces informations, je vais me coucher plus intelligente.

    Je savais que la chaleur détruisait plusieurs nutriments importants mais j’ignorais que ce processus s’appliquait également aux poissons. Dis-moi, Ophélie, est-ce que le sushi est chaudement recommandé alors? Parce que moi j’adore!

    Je ne suis pas végétalienne, mais je l’ai déjà été, ainsi que macrobiotique (sans produit laitier, sans viande et sans poisson), ceci pendant près de deux ans.

    À l’époque, j’ai perdu beaucoup de poids (30 livres), mon entourage s’inquiétait de ma « minceur ». Mais j’avais beau leur dire que je mangeais à ma faim, jusqu’à 6 fois par jour, les remarques soupçonneuses à mon égard ne cessaient de circuler. Je m’en fichais pas mal, étant hypoglycémique ce régime me comblait parfaitement.

    Une amie très chère m’avait inspiré à suivre ce choix alimentaire. Lorsqu’elle est décédée, il y a une dizaine d’année, à l’âge de 50 ans d’un cancer du foi, j’ai décroché…

    Elle qui avait suivi religieusement ce régime pour ce prémunir justement du cancer, des radicaux libres et autres toxines, en a ironiquement été atteint. Je n’en revenais pas! O_O

    Ce fut une grande leçon de vie pour moi. Manger agréablement a pris un nouveau sens. 😉

    • Merci à toi, Anne, pour ton message qui est très intéressant et auquel il est également délicat de répondre.
      Nous ne sommes pas tous égaux devant les maladies, et quelqu’un aura beau suivre un régime extrêmement sain, être actif et mener une vie équilibrée, il n’est pas pour autant à l’abri d’un cancer ou d’une maladie auto-immune. J’imagine bien que, dans ton cas, la perte de ton amie a dû mettre à bas tous les ‘beaux principes’ qu’elle semblait suivre si consciencieusement, selon tes mots. David Servan-Schreiber a écrit un livre intitulé Anti-Cancer et il est justement mort d’un cancer… Je n’en sais pas plus sur ton amie, mais dans le cas de Servan-Schreiber, son cancer a été détecté avant qu’il ne change ses habitudes alimentaires et son mode de vie, ce qui lui a permis, il me semble, de ralentir la progression de la maladie. L’ouvrage du Dr. Campbell, The China Study (ou Le rapport Campbell en français) est venu éclairer notre savoir sur les liens entre consommation de protéines animales et maladies. Selon les études qu’il a réalisées avec d’autres scientifiques, il semble que la connection entre les deux soit très forte. Bien sûr, quand bien même nous suivrions parfaitement un mode de vie ‘sain’, nous ne sommes à l’abri de rien et, à ce qu’il paraît, ce sont les cordonniers qui sont souvent les plus mal chaussés…
      Je pense que l’expérience que tu nous fais partager ici est en quelque sorte une grande leçon de sagesse. La vie est ténue et tout peut basculer alors que nous pensions la contrôler au plus près. Mais c’est peut-être ici que mes conclusions diffèrent des tiennes. La vie est fragile et, en un sens, extrêmement précieuse. C’est pour cela que je ne peux accepter, pour ma part, de prendre la décision de la retirer à un être sensible. Je ne suis pas végane seulement pour des raisons de santé, mais parce que je ne veux pas avoir le droit de vie et de mort sur quelqu’un. Pour moi, manger est un plaisir, mais il ne le serait plus si je sais que j’ai tué ou fait souffrir pour me nourrir, quand j’ai le choix d’éviter cette mort ou cette douleur inutile.
      Ensuite, c’est parce que j’ai envie de transmettre la richesse de cette vie si fragile à mes enfants et à leurs propres enfants que je souhaite que le monde dans lequel ils vivent soit le mieux préservé qu’il puisse être. Je n’ai pas envie que mes enfants ne connaissent pas les poissons de leur vivant, je n’ai pas envie qu’ils souffrent de maladies créées par les bétises de l’homme, je n’ai pas envie qu’ils ne sachent pas qu’il aurait pu en être autrement.
      Voilà ce que je pense, profondément… Pour ce qui est de la consommation de poisson, il va de soi que je ne l’encourage pas. Si tu te préoccupes de cela pour des questions de santé seulement, je pense que cru et frais, ton poisson conservera une grande partie de ses omega 3, même si je t’avoue ne pas connaître l’impact de la congélation sur ces derniers (la plupart des sushis consommés sont issus de poisson congelé). En revanche, les sushis sont souvent faits de chair de poisson en haut de la chaîne alimentaire et ce sont donc eux qui sont les plus contaminés. Le mercure et les métaux lourds restent présents dans leur viande, quelle que soit la manière dont celle-ci est préparée. Et puis, les dégâts environnementaux ne changent pas non plus…
      Merci en tout cas de ton commentaire et à bientôt j’espère.

  3. Moi non plus je savais pas qu’on perdait une partie des oméga 3 en les chauffant.

    Un truc que j’ai remarqué aussi (et qui rejoint l’idée qu’on ne se rend pas compte qu’un poisson souffre aussi parce qu’il ne crie pas), c’est que tout le monde déteste les chasseurs, mais les pêcheurs du dimanche attirent plutôt la sympathie. Alors qu’objectivement c’est exactement la même chose.

    Concernant les algues, j’ai acheté de la dulse parce que j’ai vu une recette de genre de « thon-mayo » qui en utilisait, mais j’ai pas encore tenté. Je connais pas trop les algues, à part la nori des makis.

    Merci pour cet article hyper complet en tout cas 🙂

    • Oui, je suis tout à fait d’accord avec toi en ce qui concerne les chasseurs/pêcheurs – bon, quand j’étais petite, je détestais les uns comme les autres!… La pêche du dimanche est souvent associée à des souvenirs d’enfance, quand on allait au lac avec son grand-père… tandis qu’on traite souvent de tous les noms les chasseurs qui emmènent leurs petits avec eux ‘traquer le marcassin’. Oui, donc, grande distinction dans les esprits entre les deux, alors que ça revient exactement au même – mais ça nous arrange bien de ne pas entendre les cris muets de nos victimes. Cela a été d’ailleurs vraiment dur pour moi de résumer cet article, il y a tellement de choses à dire !
      Pour ce qui est de la dulse, je pense que c’est super de commencer par cette algue, car sa saveur est très discrète et presque sucrée. En général, je dirais de toute façon de commencer par des algues au parfum léger et, toujours, par des algues séchées. Débuter par les algues fraîches peut être une expérience assez traumatisante ! 😉

  4. Vraiment bravo pour cet article…
    C’est un sujet très intéressant qu’il faut mettre en lumière…
    Il y a en effet pas mal d’idées reçues sur le poisson et tu les as vraiment bien résumées…
    Je n’aurai qu’un mot à dire : Vive les algues et Vive les petits poissons sablés (super idée au passage…) !

    • Merci beaucoup !
      J’ai essayé de résumer les grandes idées principales… et puis, je veux bien manger des poissons, mais seulement sous forme de sablés ! 😉

  5. Ah oui et d’ailleurs, dans tout ça j’en ai oublié de commenter les recettes. Etant donné que c’est p’ti poissons sont tous fins/crackers, j’imagine que ça peut très bien se faire sans gluten ? J’avais essayé sarrasin et algues, ça s’accorde bien.

    Quant aux ingrédients de ta tartinade ils sont pour le moins originaux, rarement combinés de cette manière pour faire ce genre de préparation.
    Je pense que le tofu soyeux doit adoucir un peu le goût iodé. J’ai vraiment l’impression de boire la tasse pour ma part. Même mon tofish d’hier, il était faiblement dosé, je vais le préciser d’ailleurs, mais il n’en fallait pas plus quoi.

    • Les recettes, c’était surtout un petit plus, histoire que ceux qui ne veulent pas trop de blabla puissent avoir qq chose à se mettre sous la dent ! 😉
      Mais j’aime bien ces petits crackers, et, oui, comme ils sont tout fins, pas besoin de gluten à mon avis : c’est déjà pour 1/2 de la farine de riz, qui les rend très croustillants, et j’imagine que ça pourrait très bien convenir pour l’ensemble de la recette [d’ailleurs, tu me donnes l’idée de faire un petit edit pour proposer une option GF…]
      Et la tartinade, à dire vrai, le goût de l’algue est très discret… Mais c’est surtout le fait de la dulse, qui apporte plutôt une note sucrée et douce en bouche qu’une franche saveur iodée (comme la laitue de mer, par ex).
      Oui, ça peut parfois être un peu hard les algues… il y en a que j’adore, mais parfois, ça ne passe pas. Surtout les grosses de Bretagne toutes fraîches dans les barquettes enrobées de sel… et bien là, mon palet ne veut pas toujours :-/

  6. Pour ma part, je suis devenue végétarienne d’un coup, je n’ai jamais pensé omettre des animaux. Par contre, j’ai mis plus de 10 ans à penser au végétalisme…
    Merci pour ton article très chouette qui résume bien la situation et merci pour les idées recettes !

    • C’est amusant, moi, au contraire, une fois végétarienne, être végane était la conclusion logique immédiate. Comme quoi, tous les chemins sont différents et très personnels. Je crois aussi que c’est ce qui a dû surprendre mon entourage, alors : je mangeais encore du poisson… et paf, quasiment du jour au lendemain, plus moyen que je mange une meringue ou un oeuf à la coque 😉
      Merci à toi de faire un petit tour sur mon blog – je suis une grande fan du tien ! 🙂

  7. Ooo je suis ravie que mon site de plaise, ça me fait très plaisir ! 😀

    C’est sûr que pour l’entourage, les prises de positions soudaines peuvent être déroutantes, il faut beaucoup expliquer et réexpliquer.
    Je crois que ce qui diffère entre maintenant et il y a 15 ans lorsque je suis devenue végétarienne, c’est que l’info est beaucoup plus disponible grâce au net. « A mon époque » (au siècle dernier haha !), devenir végétarien était déjà un choix complètement incompris et aventureux, on parlait alors très peu du végétalisme. Je réalise qu’aujourd’hui, il est plus évident de devenir vegan et j’en suis vraiment heureuse.

    A bientôt alors 😉

    • Oui, tu as certainement raison concernant les différences d »époque’, les temps changent et en bien ! 🙂
      Internet oeuvre beaucoup à la propagation des informations et à l’échange des points de vue, et même si parfois on trouve un peu tout et n’importe quoi, on finit vite par parvenir à recouper les sources pour obtenir des données sérieuses.
      Ah, mais sinon, j’adooore Pigut et j’attends de pied ferme la surprise de mai ! 🙂
      A tout bientôt !

  8. Ping : Le Mythe de la Viande Heureuse & Autres Contes Merveilleux (1/2) | Petites Idées pour Grandes UTopies

  9. J’ai lu quelque part que le végétanisme pouvait entrainer une carence en oméga 3 parce qu’on ne mange plus de poisson… La BLAGUE ! Incroyable de lire des trucs pareils.
    Je viens d’une famille de marins. Pour eux, ne pas manger de poissons est une privation horrible et incompréhensible. Mais quand je vois le poisson que mange la plupart des gens, à leur place, je n’aurais aucun mal à arrêter… Et puis je ne sais pas, quand on habite à 500 km dans les terres c’est logique de ne presque pas manger de poisson je trouve ! (Enfin du poisson de mer évidement.)
    Je pense que je suis très loin d’arrêter complètement de manger des fruits de mer, mais je constate que comme la viande, naturellement, je n’en achète jamais. (Ah si, en boîte de temps en temps, mon père m’a appris à lire les boîtes de poissons pour ne pas acheter n’importe quoi pêché n’importe comment, mais je crois j’ai arrêté de toute façon.) Comme pour la viande et les œufs, je suis dégoûtée de longue date par le poisson industriel ; mais si on me propose un bar pêché dans le coin, impossible de refuser. J’ai pourtant été choquée gamine, les (très) rare fois où mon père a réussit à attraper quelque chose à la ligne, du temps que les pauvres bêtes mettaient à mourir. Se noyer prend 10 minutes dont 5 conscientes et ça parait une mort atroce ; un poisson se noie pendant 2h…
    Je ne sais pas si j’arrêterais complètement un jour, ça me parait tellement naturel de manger du poisson où des coquillages.
    Et OUI je VEUX manger des algues, mais boudiou, ça coûte une blinde dans les magasins ! Je voudrais bien les pêcher, mais les guides sur le sujet sont bien rares, et par chez moi l’état de l’eau ne m’autorise certainement pas à manger des algues locales. En vacances, ça serait super comme activité végan !

    • Je comprends, au vu de ton enfance et de ton milieu familial, le rapport que tu peux entretenir avec les poissons… pourtant, comme tu le dis, la mort d’un poisson de choquait quand tu étais petite (et non habituée / ‘blasée’ encore) et tu voyais les souffrances qui leur étaient infligés… ceci ne pourrait-il être un point de départ vers une réflexion sur ce que tu dis être un acte ‘naturel’, à savoir, manger ces animaux ? Les mangerais-tu si tu devais les pêcher toi-même et les tuer ?
      Et puis, les coquillages… franchement, est-ce que tu aurais eu l’idée d’aller ouvrir un truc qui ressemble à un caillou et qui abrite un gros truc visqueux dedans, si on ne te l’avais pas dit ou montré ?

      Les algues, c’est drôlement bon ! Et puis, si tu les prends déshydratées, ce n’est vraiment pas si cher que cela… dis-toi que ça gonfle, gonfle, gonfle et qu’il en suffit de peu pour un goût très prononcé ! Et puis, surtout si tu habites loin de la mer, il faut bien que tu aies un peu d’iode dans le corps ! 😉

      • Hey, je m’insurge sur un des arguments que tu utilises !
        « Et puis, les coquillages… franchement, est-ce que tu aurais eu l’idée d’aller ouvrir un truc qui ressemble à un caillou et qui abrite un gros truc visqueux dedans, si on ne te l’avais pas dit ou montré ?  »
        Cétinpeu fallacieux quand même, parce que personnellement, j’aurais jamais eu l’idée de récupérer du sucre à partir d’un gros bâton si on m’avait pas montré et j’aurais jamais tenté d’ouvrir un gros machin qui flotte et qui tombe depuis le haut d’un palmier pour manger l’intérieur, pour ne prendre que les exemples de la canne à sucre et de la noix de coco.

        Bon, après, je m’interrogeais aussi sur la question des coquillages, notamment pour le côté « douleur ». 🙂

        (Sinon, pour l’iode, ton sel est probablement déjà supplémenté)

        • Hi hi, tu n’as pas tout à fait tort… sauf que : 1. le gros bâton sucré, c’est bon (et le goût sucré rappelle les fruits, à la base de l’alimentation des premiers cueilleurs) et, 2. la noix de coco, une fois tombée sur la plage et cassée par hasard, a bon goût aussi ! Tandis que l’huître, honnêtement… tu ne vas pas dire le contraire, mais autant l’aspect que le goût ne sont pas franchement alléchants…

          Pour l’iode, le sel de supermarché est iodé, par le sel complet acheté en mag bio.

          • Je sais pas, j’aime les huîtres depuis que je suis toute petite ^^ »
            Et je suis sûre que je peux trouver d’autres exemples de trucs complètement contre-intuitifs à manger ET végétaliens :p

            Pour le sel, j’avoue que j’imaginais qu’il était obligatoirement iodé, mea culpa !

  10. Ping : Comment devenir végétarien ? |

  11. Merci pour ces informations très intéressantes mais quid des algues ?? Le poisson a un impact écologique néfaste. Mais qu’en est il des algues ? Ne concentrent-elles pas les métaux lourds et autres produits toxiques qui circulent dans la mer : l’eau radioactive qui nous vient tout droit du Japon, un pétrolier qui s’échoue en mer… Nous souhaitons faire correctement au final, qu’en est il vraiment ?

  12. C’est drôle, j’ai suivi exactement le même cheminement que toi ! Je me suis d’ailleurs définie durant un ou deux mois comme « pesco-végétalienne » … Je SAVAIS que j’étais hypocrite, je ne me le cachais pas, mais comme j’ai toujours vécu dans une environnement bien plus « poisson » que « viande », il me semblait bien plus difficile niveau familiale d’arrêter d’en manger. Alors que finalement, une fois la décision prise, c’est si simple …

    Merci pour cet article dont je pioche allègrement les informations pour les ressortir au prochain qui m’affirme que, mais non enfin t’es bête ! le tourteau qu’on fiche à bouillir vivant ne souffre pas.

    • C’est vrai ? Oh, je me sens moins seule !
      Le poisson, c’était ma ‘bouée’ en société ! Et le pire, c’est que pendant de très longues années, je détestais ça… Mais je me suis un peu persuadée du contraire quand j’ai arrêté la viande, histoire de me sentir moins pesante pour mes proches qui me demandaient : ‘Mais le poisson, au moins, tu aimes ça ?’
      Euh… 😉

  13. Ahah,, je vois parfaitement ce que tu veux dire 🙂
    J’admets que je pensais que le poisson allait me manquer. D’ailleurs, la dernière fois que mes parents ont mangé un bar au four, y’a quelques semaines, j’ai tendu machinalement la main pour chiper un morceau avant de regarder mes doigts genre « Bah … Qu’est-ce qu’il vous a pris ? », sans même la moindre envie d’en goûter alors que j’ai toujours adoré touuuus les poissons ^^
    Mais en fait, avant la décision du « j’arrête », on se dit que ça être trop dur … Et à la minute on on se dit qu’on arrête .. C’est facile, logique en fait !

    Bravo pour la rapidité des réponses aux commentaires en tout cas, ça fait très plaisir que tu prennes le temps d’y répondre 🙂
    Bonne soirée !

    • Je t’en prie, ça me fait moi-même plaisir !
      Je crois que, comme pour beaucoup de choses, la volonté est très importante : pour ma part, à partir du moment où je me suis dit ‘non, je ne mangerai plus de viande’, ça a été clair et je ne suis plus jamais revenue en arrière ! 😉

  14. J’ai été semi-végétarienne la première année de ma transition (janvier 2012). Mais personnellement, ce n’est pas le poisson que j’ai eu du mal à arrêter. Car honnêtement, à part en sushi, je n’aime pas le poisson… Et on trouve des sushis végé tellement bons que c’est assez simple de faire la transition ! Donc le poisson, une bouée dans la société pour moi aussi sans doute, que je continuais d’en consommer. Mais les crevettes par contre, ah les crevettes… J’adorais ça et j’ai dû abandonner deux de mes recettes favorites qui en contenant, n’arrivant pas à me satisfaire des substituts. Je suppose qu’avec le temps l’envie sera moins forte, mais au moins, j’ai réussi à passez le cap de ne plus en consommer, ce qui est le plus important !

    Quant au crabe, produit par excellence de notre petite région que j’adorais aussi, l’envie s’est envolé d’elle-même… Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que c’est la vue de cet animal mort qui me dégoûte maintenant, ou alors le fait qu’on en mangeait qu’une fois par an qui m’avait rendu moins accroc.

    Bon allez, c’est les fromages maintenant qu’il faut vaincre ! ^^

  15. Merci beaucoup pour ce joli post !! Je me retrouve beaucoup dans ce que tu expliques. J’ai également arrêté la viande et les produits laitiers bien avant l’arrêt du poisson. Mon fils a eu beaucoup d’otites petites et notre homéo nous avait dit d’arrêter les produits laitiers je me suis intéressée aux articles traitant du sujet, j’en ai été dégoûtée et outrée …. Pour moi le plus dur ce fut les fruits de mer … Je suis bretonne et les fruits de mer c’est une spécialité ici et j’en rafolle….ais , mais aujourd’hui à chaque fois que l’envie me vient, je pense à la souffrance que cette envie égoïste à engendrer et l’envie me passe, sinon c’est la culpabilité assurée ….. Ayant toujours eu un rapport à la nourriture assez spécial (ton dernier article sur l’anorexie m’a beaucoup plu aussi ) mes parents n’ont pas accepté au départ mon tournant vers l’alimentation végétale, pour eux elle n’était pas assez « riche », j’ai beaucoup parlé avec eux et aujourd’hui ma mère me demande mes bouquins de cuisine et teste mes recettes 🙂 !! Ils ont évolué aussi grâce à mes propos et grâce à tous ces articles tels que les tiens !! Merci à toi !

  16. Bonjour et bravo pour ce super blog très intéressant et bien équilibré! Je ne sais pas si tu en parles ailleurs, mais l’impact le plus phénoménal de la consommation des poissons est la disparition du plancton qui est le véritable poumon de la terre! Ceci est assez bien expliqué dans « les requins de la colère » un reportage qui montre l’impact de la disparition des requins. A bannir impérativement le thon péché de manière industrielle (l’immense majorité) avec des méthodes loin d’être sélectives, qui ramassent jusqu’à 50% d’espèces indésirables (requins mais aussi tortues, dauphins, etc. ). Si vous continuez à manger du poisson (ce n’est plus mon cas), préférez les espèces du bas de la chaîne : maquereau, sardines, etc.

    Enfin une petite question : es-tu sûre que les farines données dans les élevages sont issues de poisson sauvage ? Ca me parait tellement illogique, niveau rentabilité (mais plus rien ne m’étonne dans l’agro alimentaire)

    A bientôt et merci pour tes articles!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s