POURQUOI VÉGANE ? 5 – POUR LES HOMMES

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Ceci est le dernier article de la série : ‘Pourquoi Végane ?’
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J’espère que vous ne vous lassez pas trop de cette série d’articles, mais ne vous inquiétez pas, nous en voyons le bout : ceci est le dernier du genre, promis ! C’est qu’il y a tellement de raisons qui expliquent le choix d’une assiette verte que je ne pouvais tout de même pas vous laisser avaler tout cela (c’est le cas de le dire…) en un seul billet, non ? Comme pour nos papilles, optons pour lecture digeste ! J’ai bien évidemment gardé le meilleur pour la fin (faim ?)…

La dernière raison que je choisis de présenter ici est une qui me tient particulièrement à coeur… les hommes.

C’est en 2011 que l’Organisation des Nations Unies a publié un rapport pour mettre en garde contre les impacts environnementaux d’une consommation incluant les produits animaux. Ce faisant, l’ONU a également souligné que la seule solution pour éviter une famine majeure serait de supprimer de notre alimentation ces mêmes produits. Alors, végétalien contre la faim dans le monde ?

Un simple calcul est significatif : pour produire 1 kg. de viande de bœuf, 10 kg. de protéines végétales sont nécessaires, ce qui signifie que si 1 kg. de bœuf nourrissent un homme pendant une semaine, 10 hommes pourraient être nourris avec le même poids en protéines végétales.

Voyez la quantité de produits nécessaires pour nourrir un boeuf destiné à la consommation durant sa vie (3 ans) :

L’élevage est en effet une activité peu rentable : beaucoup plus de calories sont investies pour produire de la viande animale qu’il n’en ressort pour la consommation. La viande produite n’est même pas utilisée entièrement  : on ne consomme en moyenne que 30 à 40 % d’un bœuf entier, ce qui signifie qu’une grande majorité de l’énergie investie dans cette viande est perdue.

En terme de ressources utilisées, 70% des terres agricoles sont consacrées, de façon directe ou indirecte, à l’élevage. Plus d’1/3 du volume des céréales produites dans le monde sert à nourrir les animaux destinés à notre consommation. Ce sont autant de ressources nécessaires à l’alimentation humaine qui sont ainsi détournées. La faim n’est pas un risque qui a disparu de notre planète : au contraire, c’est un risque plus pressant aujourd’hui qu’auparavant. Le nombre d’affamés chroniques a augmenté de 75 millions en à peine trois ans et est passé à 925 millions de personnes en 2007. Près d’un tiers de la population mondiale est malnutrie : la malnutrition est d’ailleurs la cause première de décès des enfants dans les pays en voie de développement. Un enfant meurt de malnutrition toutes les deux secondes dans le monde, et ceci, sans compter les adultes qui sont aussi touchés.

Les chiffres de la soif ne sont pas moins dramatiques : plus d’un milliard d’individus n’ont pas accès à l’eau potable, et l’on estime que dans moins de quinze ans, les deux tiers de l’humanité souffriront de manque d’eau. A l’heure actuelle, l’agriculture utilise 80 % de l’eau potable sur Terre, dont l’immense majorité est investie, directement ou indirectement, dans l’élevage. Plus de la moitié des récoltes agricoles mondiales sert à nourrir le bétail. D’ici quarante ans, c’est la moitié de la production totale de céréales qui sera nécessaire pour l’alimentation de celui-ci. Rappelez-vous le tableau des besoins en eau publié ici… 

Un problème de répartition ou de manque de ressources ?

L’augmentation de la part des produits animaux dans l’alimentation des hommes est une conséquence directe de la croissance et de l’amélioration du niveau de vie. Alors qu’auparavant, nombre de régimes alimentaires contenaient très peu de produits animaux, de plus en plus de populations tendent à adopter le mode de vie des pays occidentaux, et donc, une diète riche en viande, en œufs et en produits laitiers. La Chine et l’Inde, jusque là peu touchées par une alimentation animale massive, voient la part de l’élevage et des ressources agricoles utilisées pour celui-ci augmenter de façon considérable. La faim dans le monde est aujourd’hui essentiellement due à un problème de répartition des ressources, mais il se pourrait qu’elle soit bientôt due à un manque global de ressources.

On estime que d’ici 2050, la planète comptera entre 7 et 9 milliards d’habitants et que la production alimentaire nécessaire pour faire face à leurs besoins devra doubler. Ajoutons que, selon le Programme d’évaluation mondiale de la dégradation des sols, près de la moitié des sols de la Terre sont actuellement en baisse importante de productivitéen raison de pratiques agricoles abusives, de déforestation ou de surpâturage. Le marché mondial semble menacé par une demande excessive en comparaison de ce qu’il pourra fournir.

Une solution ?

Changer de régime alimentaire.

Le moyen le plus efficace de pallier la catastrophe annoncée est de diminuer massivement sa consommation de produits animaux – ce que l’ONU préconise d’ailleurs. S’il semble difficile, tant que les décideurs mondiaux n’auront pas pris le problème à deux mains, de faire basculer l’humanité vers un mode de consommation végétal, alors c’est à l’individu de prendre la mesure du problème. Chacun d’entre nous a le pouvoir de faire changer les choses. On estime qu’en devenant végétalien, vous économisez assez de ressources pour nourrir 19 autres personnes.Un petit pas pour l’homme ou la femme que chacun de nous est, mais un grand bond pour l’humanité.

Et si vous essayiez un petit peu ? Doucement, petit à petit. Participez donc aux lundis sans viande, troquez votre verre de lait de vache pour du lait d’amande ou de soja, oubliez votre blanc de poulet et choisissez une escalope de seitan…

N’hésitez pas à tester mes recettes et proposez-moi vos propres créations ! Avec un peu de volonté et beaucoup de curiosité, on peut tous s’y mettre et tenter de faire bouger les choses !

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Vous avez manqué les autres parties de cette série ? Retrouvez-les ici :
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33 réflexions sur “POURQUOI VÉGANE ? 5 – POUR LES HOMMES

  1. Merci Ophélie pour tous tes articles sur Pourquoi choisir un mode d’alimentation 100% végétal ?
    Perso, je n’arrive pas à expliquer à mon entourage pourquoi j’en suis arrivé à une alimentation végétarienne (à tendance végétalienne). Je vais pouvoir les renvoyer sur cette série (je me la suis imprimée comme ça j’aurai toujours un petit rappel sous le coude!)

    • Je suis honorée !
      Il y a quelques très bons sites où trouver des infos sur le végéta*isme, mais c’est vrai qu’elles sont souvent éparpillées. C’est pour ma famille initialement que j’avais conçu cette série : je suis ravie si elle peut t’être utile à toi aussi !

  2. Ping : NO MILK TODAY | Antigone XXI

  3. Je tombe sur cette série (je n’ai clairement pas fini de parcourir tout ton blog !), elle est absolument fabuleuse !
    Merci beaucoup, j’ai tweeté ce billet !
    J’ai envie de l’envoyer à mes proches, mais j’ai peur de passer pour la folle qui fait du prosélytisme… 🙂
    Je le garde pour plus tard, chaque chose en son temps !

    • Merci beaucoup !
      Ne t’inquiète pas, je me suis longtemps retenue de faire du prosélytisme (quoi ? moi, convertir des gens ?! Mais, regardez, je mange encore des macarons ! 😉 ) et puis, maintenant que je suis bien à l’aise là-dedans, je pense aussi aux autres et tant pis si je les ennuie, je les harcèlerai jusqu’à leur dernier bout de steak ! ^^
      L’idée étant, bien sûr, de ne pas tenter de convaincre ni de convertir… mais juste d’informer 😉

  4. Je viens de lire toute ta série.
    Bon, je le reconnais, je ne suis pas végétarienne… Mais tu vas bien finir par me convertir. Depuis que je te lis, je me demande vraiment si je ne vais pas passer le cap.
    Je le pressens depuis un moment de toute façon… Je suis à fond dans l’environnement, très impliquée dans les problèmes de déforestation, pollution… Et pourtant, je ne suis pas végétarienne. Comme tu l’expliques si bien, c’est difficile de se détacher des principes qu’on nous a inculqué.
    En ce qui me concerne, je ne mange plus de viande rouge ni de produits laitiers. Pour des questions de santé. Et je dois dire que depuis que j’ai arrêté notamment les produits laitiers, j’ai ressenti un grand changement, surtout niveau digestion. Seulement, voilà, ça n’a pas été facile de faire passer ça… Aux yeux de mes parents et de ma diététicienne, ce n’est pas bon de ne plus manger de produits laitiers. Alors, si je leur dis que j’arrête viande, poisson et oeufs… Hum hum ! L’avis de mes parents encore, je m’en fiche un peu, mais quand ma diététicienne qui m’a suivie depuis très longtemps (elle m’a sortie de l’anorexie) me dit que ce n’est pas bien, j’ai tendance à avoir un peu peur… J’ai tenu bon pour les produits laitiers car je me sens vraiment plus en forme sans. Je ne suis pas sûre de pouvoir tenir avec la viande ou le poisson. En fait, j’ai peur d’être carencée. Je me dis que les protéines végétales sont forcément moins nombreuses pour 100g d’aliment et qu’elles sont moins bien absorbées que les protéines animales… J’ai peur de ne pas savoir organiser mes repas comme il faut dans la journée, de façon à ne pas être carencée… Bref, je me pose beaucoup de questions. Et puis, en tant qu’ancienne anorexique, j’ai peur de ressentir la même faiblesse que j’avais autrefois, quand je ne me nourrissais pas. Cela peut paraître idiot mais j’ai eu cette crainte en arrêtant les produits laitiers. J’ai testé et finalement, ça s’est très bien passé. La viande, le poisson, ça me fait peur encore…
    Je pense que ça ne doit pas se faire du jour au lendemain, de toute façon. Ton billet sur l’impact environnemental m’a surtout beaucoup touchée… C’est pourquoi je pense à passer le cap. Petit à petit…
    Je vais continuer à lire le reste de ton blog pour me rassurer encore. Il est tellement bien fait. Une vraie encyclopédie ! 🙂
    Désolée, je te bombarde un peu trop de commentaires en ce moment… :S

    • Merci beaucoup Cerisah de ton assiduité ! 😉

      Je comprends tes questionnements actuels et les craintes que ton entourage peut ressentir. Il est vrai que, aux yeux de certains, le végétarisme et, à plus fortement parler, le véganisme, peuvent être interprétés comme une forme de contrôle dont les mécanismes (exclusion de certaines catégories d’aliments, etc.) rappellent l’anorexie. Pourtant, il y a une grande différence entre ceux qui font le test du végéta*isme comme aboutissement de leur anorexie (façon déguisée de cacher celle-ci derrière un mode d’alimentation parfaitement justifiable et rationnel) et ceux qui font le choix du végéta*isme par conviction et par goût, ce qui me semble être davantage ton cas. Si cela peut te rassurer, je te conseillerais d’aller jeter un coup d’oeil à la rubrique ‘Green Recovery’ du blog Choosing Raw, c’est assez intéressant.

      Pour ce qui est de ta diététicienne, je comprends, bien sûr, le lien qui peut vous relier, surtout après ce que vous avez vécu ensemble, et l’influence qu’elle peut avoir encore sur tes choix. Ce qu’il faut savoir en revanche, c’est que le végétarisme et le véganisme n’ont souvent pas bonne presse auprès du milieu de la nutrition, souvent en raison d’un accès partiel et partial au savoir et en raison des préjugés qui entourent ces modes de vie. Un très grand nombre d’idées, parmi lesquelles celle qu’il faut manger ‘un peu de tout’ pour être en bonne santé ou, plus simplement, que les produits laitiers sont bons pour la santé, reste dominant (notamment en raison du poids des lobbies agro-industriels…) Ta nutritionniste sera donc certainement à l’encontre d’un tel changement et, si tu fais ce choix, il ne faudra pas t’attendre à beaucoup de soutien de sa part, pas plus que de ceux qui t’entourent de façon général. Je te conseille de beaucoup lire, réfléchir et t’informer en amont (notamment ici), afin de parer à d’éventuels arguments de ton entourage et puis, également, à mettre un coup de pied aux fesses de certaines idées reçues (notamment, comme tu le dis, celle que les protéines végétales sont forcément moins nombreuses ou moins ‘bonnes’ que les protéines animales… sache qu’à poids équivalent, le tempeh et le seitan sont plus riches en protéines – complètes, qui plus est – que la viande rouge).

      Je pense que le tout est d’y aller tout doucement… commence par ajouter de nouveaux ingrédients, découvrir de nouvelles saveurs, substituer progressivement ta portion de viande par une portion de tofu, légumineuse, seitan, etc. plutôt que de tout supprimer d’un coup. Lis des blogs vg, regarde davantage les ‘trésors’ des magasins bio, et ouvre tes yeux et tes papilles à tout ce qui te tente… tu auras peut-être des déconvenues, tu seras parfois un peu perdue, mais cela vaut la peine d’essayer !

      Et puis, ça me fait très plaisir de répondre à des commentaires, aucun souci, alors n’hésite pas si tu as des questions ! 😉

      • C’est super que tu prennes le temps de répondre en détails ! Vu le nombre de commentaires que tu as… 😉
        Je mets les liens que tu m’as proposé de côté et je vais regarder tout ça de plus près car l’aventure me tente vraiment. Mais je vais y aller doucement effectivement…
        Merci en tout cas 🙂

        • J’essaie au maximum de répondre, j’ai été tellement perdue quand je suis devenue vg, j’aurais bien aimé être mieux informée !
          J’ai oublié, tu peux regarder les grands topos faits par Sandrine sur Vegebon, ils sont excellents et très complets.
          A bientôt !

  5. Bonjour,
    Je viens de découvrir ton blog un peu par hasard. Je suis depuis toujours adepte d’une alimentation raisonnée et plutôt bio. J’ai lu tes articles sur « Pourquoi choisir un mode d’alimentation 100% végétale ? » avec intérêt. J’ai dans mon entourage proche un certain nombre de personnes végétariennes, végétaliennes, avec des allergies alimentaires … et j’avoue que l’une des première chose qui me pose problème avec les gens qui ont fait ces choix c’est le côté sociale du repas. Il m’arrive d’inviter à manger ensemble (parce que j’aime les grandes tablées) des végétariens, végétaliens, sans gluten, sans produits laitiers…. et j’avoue que c’est un casse tête pour faire un dîner qui convient à tout le monde, et pourtant je suis habituée des biocoop, farine de riz, tofu, légumineuses et autres alternatives.
    Alors je me dis parfois à quoi bon ces décisions alimentaires si c’est pour restreindre, au final,(tout le monde n’a pas forcément envie de se prendre la tête en cuisine), sa capacité de socialisation.

    • Bonjour Anne,
      Merci beaucoup pour ton commentaire très intéressant.
      Effectivement, à première vue et de façon très naturelle, on peut être amené à penser qu’être végétalien limite beaucoup sa capacité de socialisation. Je mentirais si je ne dis pas qu’au départ, cela a pu poser des problèmes, notamment au sein de ma famille, qui, contrairement à toi, n’est pas une grand habituée des magasins bio…
      Je dirais pourtant qu’avec le temps, ma capacité de socialisation s’est même accrue. D’une part, bon nombre de mes amis se sont peu à peu intéressés à mon mode de vie et ce sont toujours les premiers à me réclamer soit un dîner de ma main soit une sortie dans un nouveau resto vg – ce qui me surprend toujours heureusement !
      D’autre part, j’ai peut-être des amis ouverts, mais pour eux, respecter un mode d’alimentation vg, cela revient au même que respecter un Musulman qui souhaiterait manger halal, un Juif casher… et pour éviter le casse-tête, tout simplement : tout le monde mange pareil ! Quand je reçois des amis qui ont des modes d’alimentation différents et qui ne peuvent pas forcément manger de gluten, boire d’alcool, etc., j’opte pour un menu végane et sans gluten, avec de bons jus ou du kombucha à l’apéritif, et puis, des choses ‘en plus’ pour ceux qui seraient tentés (vin, pain…)
      Enfin, je crois que ce mode de vie m’a, à titre personnel, permis de rencontrer beaucoup de gens et renforcer ma confiance (j’avais toujours peur avant de déranger…), et ce que je préfère, j’avoue, c’est de cuisiner pour les autres – le compromis parfait pour ceux qui ne souhaiteraient pas ceux prendre la tête à me préparer quelque chose de différent.

      Donc, pour ma part, loin d’être un frein à mon activité sociale, le véganisme m’a au contraire beaucoup apporté et j’ai juste appris à m’organiser différemment. C’est vrai, il faut penser à prendre une barre de céréale dans son sac ou quelques noix et raisins secs en cas de petit creux quand on sort… mais comme d’autres pensent à prendre leur mascara pour se remaquiller dans le métro 😉 Pour moi, cela reste un bien petit sacrifice en comparaison de tout ce que l’on peut y gagner (à titre personnel et, beaucoup plus largement, pour notre chouette planète).

      • Je profite de ta réponse très intéressante et des différentes lectures que j’ai pu faire sur ton blog pour te faire part de ma propre expérience. Ton blog m’interpelle et me dérange beaucoup (mais c’est très bien d’être dérangé !!!) et m’oblige à faire le point sur mon éducation : je risque d’écrire un commentaire un peu long et je m’en excuse.
        Contrairement à bon nombre de personnes qui suivent ce blog, j’ai des parents et une famille adepte d’une alimentation végétarienne, végétalienne depuis de très longues années. J’ai moi même 33 ans et je connais ces choix alimentaires depuis ma plus tendre enfance.
        Je dois dire que j’ai souffert des décisions alimentaires prisent par mes parents et qui m’ont été imposés tout le temps où j’ai vécu avec eux. J’ai souffert, enfant, de me retrouver dans la cour de récréation avec des galettes de riz ou des bananes séchées au goûter alors tous les autres avaient des BN ! Je ne comprenais pas bien les choix de mes parents et me retrouvais exclu parce que « bizarre » (les enfants sont parfois sans pitié).
        Mes parents avaient également choisi de ne pas me vacciner, même problème lors des campagnes de vaccinations scolaires. Je me retrouvais à devoir expliquer aux institutrices et à mes copains de classe une décision que je ne comprenais pas.
        Cette état de fait s’est accentué à l’adolescence où ma mère m’interdisait le maquillage, l’épilation, le déodorant (il n’en existait pas vraiment sans aluminium il y a 20 ans !!!)….
        La chose la plus difficile, je crois a été le rapport à la contraception. Pour ma mère pas question de pilule ou même de stérilet. Il n’y avait que la méthode Ogino ou des températures, de valable. J’avoue qu’à 20 ans ma principale préoccupation était de ne pas tomber enceinte. J’ai pris la pilule en cachette et l’ai annoncé à ma mère des années plus tard, elle ne s’en est toujours pas remise !!!
        De cette enfance et jeunesse en est ressorti un terrible isolement et un terrible manque de confiance en moi dont je paie toujours aujourd’hui les conséquences.
        Tout ça pour dire que je respecte totalement vos choix à vous tous et toutes qui êtes végéta*iens mais qu’il est important de comprendre que ce sont des choix d’adultes et que des choix des cet ordre imposé sans explication, sans accompagnement à des enfants peuvent être destructeurs.
        J’ai aujourd’hui un petit garçon de 16 mois, j’ai beaucoup réfléchi pendant ma grossesse à ce que j’allais décider pour lui. Il est clair qu’il n’aura pas de BN au goûter !!! Je tiens à l’habituer à une alimentation la plus saine possible à la maison mais je sais qu’à la crèche actuellement ou à l’école plus tard je ne demanderais pas à ce qu’il ait un régime particulier.
        Ceci étant dit bravo pour ce blog, il me permet de me réconcilier un peu avec les décisions de mes parents. Je trouve dans les articles de la mesure et de l’ouverture d’esprit absolument nécessaire. J’ai été particulièrement ravie du bilan sur le « 100% cru » qui est tout en nuance.

        • Alors, tout d’abord, merci beaucoup Anne pour ton commentaire qui est extrêmement intéressant (je l’ai lu et relu !).
          Il y aurait beaucoup de choses à dire… et il me fait beaucoup réfléchir, moi qui n’ai pas encore d’enfants et qui songe souvent à l’éducation que j’aimerais leur transmettre.

          Je pense d’une part que l’idée d’une ‘normalité’ enfantine puis adolescente relève plus d’un idéal qu’on construit soi-même étant jeune que d’une réalité. Je veux dire par là que tout enfant, à un moment ou un autre, est amené à se sentir ‘différent’ des autres. Mes parents par exemple ont fait le choix de nous différencier, mes frères et moi, des autres enfants: nous étions plus jeunes, nous n’étions pas ‘fashion’, je ne connaissais rien des tubes de l’été ni des séries tv, je n’avais pas le droit aux Barbies, aux chewing-gums, etc. En revanche, à ta différence, notre alimentation était on ne peut plus traditionnelle (certes, pas de McDo) et mes parents n’étaient pas du tout dans l’engagement écologique ou un mode de vie véritablement alternatif, c’était plutôt des intellos de gauche assez tradi. Mes frères et moi avons vécu notre primaire et, surtout, notre collège comme un véritable calvaire. J’ai mis des années à m’en remettre… Et, bien sûr, je me suis énormément rebellée et j’ai fait beaucoup de choses en cachette de mes parents.
          Plus tard, j’ai rencontré énormément de gens qui, comme moi, s’étaient sentis ‘différents’ étant enfant et ado, et donc moqués et mis à l’écart… quand je regarde autour de moi, j’ai l’impression que tous mes amis ont eu la même expérience que j’ai vécue !
          A l’inverse, mon copain a été élevé en Allemagne dans une famille nettement plus alternative que la mienne : pas vg mais pas loin, jamais de bonbons mais tout plein de galettes de riz et de fruits secs ;-), pas de télé, pas de jeux vidéos, mais des livres, des tas et des tas de randos en forêt, du jardinage, de la musique, etc. Et lui, contrairement à moi, a extrêmement bien vécu son enfance et est très reconnaissant envers ses parents de l’avoir éduqué ainsi (et il n’aime toujours pas les bonbons!). De mon côté, je rêve souvent de l’enfance qu’il a eue… et j’espère éduquer nos enfants de manière vraiment alternative, car je n’ai pas envie, plus tard, qu’ils me demandent pourquoi je savais et je n’ai pas agi…

          Alors, qui a raison, qui a tort ? Je pense que tout enfant, à un moment de son existence, se sent ‘différent’ des autres et c’est aussi cette opposition qui le forge.

          Je crois aussi que deux choses également sont particulièrement importantes ici :
          1. l’environnement et la société dans lesquels on grandit et leur ‘ouverture’: en Allemagne, l’éducation est tout de même nettement plus ‘alternative’ qu’en France, la conscience écolo beaucoup plus répandue et la différence me semble également mieux tolérée. L’héritage de Waldorf/Steiner a bien marqué les esprits… Je sais que si je décide d’élever mes enfants dans le véganisme, je ne choisirais pas un environnement où leur différence paraisse à ce point ‘dérangeante’ qu’ils en soient rejetés, surtout pas. A savoir : je ne donnerai pas une dérogation à leur école pour qu’ils sortent leur lunch-box de tofu et chou à la spiruline au milieu d’enfants qui se gavent des saucisses et frites à la cantine… j’essaierai de mieux gérer ce genre de situation 😉
          2. Le dialogue est primordial: j’ai beaucoup moins bien vécu les choix que mes parents m’ont imposés car ils n’ont jamais pris la peine de les expliquer et je les voyais comme des décisions arbitraires que je ne pouvais intérioriser ; à l’inverse, les parents de mon copain ont toujours eu une attitude très ‘responsabilisante’ pour leurs enfants, toujours à l’écoute et toujours dans la communication – si les bonbons n’étaient pas bons, il y avait des raisons ! Après, libre à eux d’en manger en dehors de la maison…

          Tu en veux peut-être car tes parents t’ont imposé ces choix… moi j’en veux à mes parents de n’avoir pas été plus éclairés et de ne pas m’avoir donné le choix…

          Une dernière chose que je juge importante : toute éducation relève d’un acte de décision. Certes, élever ses enfants dans le végétarisme ou le végétalisme peut sembler être l’imposition d’un choix sur un enfant qui n’a pas le droit à la réponses ; mais élever ses enfants dans l’omnivorisme relève d’un choix tout aussi arbitraire. La différence, c’est la norme sociale et la règle de la majorité. Si l’humanité était majoritairement végétarienne (ce qu’elle sera peut-être bientôt ^^), alors c’est le choix d’être omnivore qui semblerait porteur de distinction et susceptible d’isolement. En Inde, manger de la viande est un marqueur de distinction sociale… Seuls les intouchables mangent du boeuf ou du porc… les brahmanes sont strictement végétariens.

          Je pense que, la clé dans tout cela, c’est la volonté de dialogue et la liberté laissée à l’enfant.

          (ouf, c’était un bien long message moi aussi ! ;-))

  6. Ping : Végétarienne lobotomisée ? « Paws&Shoes

  7. Bonjour et merci pour ce blog ! Je l’ai découvert il y a quelques mois, je lis par ci par là, j’essaie les cosméto… Je me retrouve dans pas mal de commentaires, particulièrement sur le coté: je comprends la démarche, je me sens interpelée par le problème, mais je n’arrive pas à passer le cap. J’avoue tout de même que particulièrement cet article me pousse, me titille… Je suis déjà passer à une alimentation comportant très peu de viande (je me suis fixé comme objectif une fois par moi, faire un bon petit plat tradi…), plutôt du poisson, peu de produits laitiers, mais j’avoue que l’idée d’abandonner les oeufs n’est pas facile… Et mon fils de 3,5 ans aime la viande ! dans un plat il pique les lardons, la viande, les saucisses… bon il le fait aussi avec le tofu fumé, c’est pas perdu… Ce qui me semble aussi difficile, c’est la quantité de « nouveaux » ingrédients qu’il faudrait que j’adopte (et le coût?…): je me sent dépassée par la liste de courses arrow root, farine de poids chiche, etc. Je ne suis pas encore allée plus loin que les laits et crèmes végétaux, les crèmes d’amandes etc et le tofu sous ses différentes formes… A voir où cela me mènera.

    • Bonjour Ondine et un grand merci à toi pour ton commentaire et tes questionnements !
      Comme je te comprends ! Tu sais, c’est déjà un pas énorme d’affronter les choses et de se poser toutes ces questions… le reste vient ensuite, et à son rythme. De mon côté, je ne suis pas passée végane du jour au lendemain, et, pour tout te dire, la première fois que j’ai entendu parler des véganes, je me suis dit que c’était vraiment des fous ! 😉 Les choses sont venues petit à petit, j’ai d’abord essayé de nouveaux aliments, ajouté avant de retrancher j’ai fait des petits pas en avant, beaucoup d’autres en arrière… Bref, il ne faut pas trop se mettre la pression : fais les choses à ton rythme, et selon celui de ta famille, et je suis sûre que dans quelques mois, tu seras étonnée du chemin où tu seras déjà parvenue.

      Pour les oeufs, ça tombe bien… je prévois bientôt un article pour les remplacer ! Vas-y doucement : opte d’abord pour des oeufs bio, et réserve-les pour les préparations où ils semblent vraiment indispensables… meringues, blancs en neige… et remplace-les partout où c’est possible : cookies, gâteaux… et pourquoi ne pas faire essayer le tofu brouillé à la place des oeufs brouillés ? Ou bien une ‘omelette’ de pois chiche ? Ou même ma quiche ? 😉

      Quand tu dis que ton petit garçon aime la viande : il aime peut-être les lardons, le jambon, les saucisses… c’est-à-dire, tout ce qui a l’air ‘facile’ à manger ! Mais raffole-t-il toujours autant d’une bavette filandreuse et de pièces de lapin pleines d’os ? Quand j’étais petite, pour moi, il y avait ‘viande’ et ‘viande’… et certaines passaient mieux que d’autres ! 😉 Là aussi, remplacer ces ‘viandes’ aimées par les enfants n’est pas très difficiles : si les substituts végétaux ne sont pas parfaits pour copier une entrecôte, ils excellent pour le jambon, les saucisses et les nuggets !

      Ensuite, ne pense pas trop en termes d’ingrédients ‘nouveaux’ qui viendraient encombrer tes placards… laisse-toi guider par ta curiosité et fais les choses tout doucement. Il n’est pas question de renouveler toute ta cuisine d’un coup ! Mais pourquoi n’essaierais-tu pas le tempeh cette semaine ? et pourquoi pas la farine de pois chiche, la semaine prochaine ? et une recette de crêpes sans oeufs la semaine suivante ?.. en attendant, choisis des recettes ‘faciles’ et tu verras que beaucoup de recettes sont déjà vg, tandis que d’autres peuvent aisément le devenir. Pâtes à la sauce tomate, fougasse aux olives, makis à l’avocat et concombre… Et pourquoi ne pas tenter des lasagnes ou une bolognese sans viande ? Il suffit de remplacer celle-ci par des lentilles, du tofu, du tempeh, des protéines de soja texturées ou un substitut 🙂

      Et puis, pour ce qui est du coût… quels sont les ingrédients les plus chers du panier à course ? Bien souvent, le fromage et la viande ! Alors que je suis passée au bio, mon budget courses a nettement diminué depuis que j’ai arrêté les produits animaux !

      Vraiment, mon meilleur conseil serait d’y aller tout doucement… et de ne pas avoir peur de se laisser surprendre ! 😉

  8. Merci pour tout ce volet d’information ça me permet d’y voir plus clair dans beaucoup de mes questionnements,
    à moi d’avancer petit à petit 🙂
    Je m’en vais lire le reste de ton blog (et je suis pas prête d’avoir finie

  9. pour ce qui est des enfants : j’en ai un qui ne mange pas de viande, la moindre miette de steak haché qui a dépassé dans sa part de lasagnes, il la recrache… et un autre qui ne mangerait que de ça, s’il pouvait ! (je ne veux pas faire faire de grimaces, mais même la viande crue…). ils ont 4 ans pour le premier, 18 mois le second. je suppose qu’ils trouvent ce dont ils ont besoin dans ce qu’ils mangent, aussi je leur laisse le choix. la grande quant à elle, c’est parfois oui, parfois non, mais jamais en grande quantité.
    je voulais poser une question sur la viande justement, mais je crois que tu as fait un billet sur le cru, que j’irai voir plus tard.
    par contre ton premier graphique : il faut 10 kg de céréales pour obtenir 1 kg de viande, c’est bien ça ? mais 1 kg de viande est-il équivalent à 1 kg de céréales ??? (autrement dit, peut-on simplifier on peut nourrir 10 végétariens pour 1 carnivore?).

    je file préparer ma soupe de légumes et mes knepfles pour ce soir !
    à bientôt (si mes commentaires ne dérangent pas trop…)

    • Ils ne me dérangent aucunement, bien au contraire !
      Pour les kilos, il ne s’agit pas de kilos de céréales ou de viande mais de kilo de protéines. Pour 1 kg de protéines animales de bœuf, on a besoin de 10 kgs de protéines végétales. C’est un peu comme si l’on nourrissait une seule personne au lieu de 10 !

  10. Bonjour Ophélie!
    J’ai découvert ton blog il y a un petit moment déjà, et je me suis dit que l’heure était venue de te remercier. C’est en parcourant tous tes articles,si bien écrits, et notamment cette série « pourquoi vegan », que l’idée m’est venue,pour la première fois de ma vie, de changer mon mode alimentaire, et d’arrêter de consommer des produits venant d’animaux. Comme beaucoup d’omnivore, je n’avais jusque là jamais fait le lien entre la viande dans mon assiette et l’animal. D’ailleurs je ne soupçonnais même pas la façon dont on les traitait – en pour être honnête, je crois que je m’en fichais. Et puis je suis tombée sur ton blog, et j’ai passé la journée à lire quasiment tous tes articles. Quelle claque pour l’omnivore que j’étais! Tout ce que j’ai découvert sur ton blog m’est resté dans la tête pendant plusieurs jours, j’y pensais sans cesse. Changer ma manière de vivre,au moins par rapport à ça, me faisait envie et peur à la fois. Bien sûr, je ne me suis pas précipitée. Je me suis encore bien renseignée, sur plein de sites, articles, reportages, que ce soit sur les raisons de ce choix ou sur la façon de le faire correctement. Et je suis fière de te dire que je suis devenue végétarienne depuis quelque jours. Bien sûr c’est tout récent, je ne peux pas être sûre de ne jamais remanger de viande de ma vie, mais pour l’instant je suis contente de moi, et je me sens plus en accord avec moi-même que ce derniers temps. Alors je voudrais te remercier, car c’est toi, à travers ton blog, qui m’a insufflé en premier cette envie de changer. Et de même, quand j’ai un doute sur mon choix, quand j’imagine les possibles réactions de mes proches quand je leur annoncerai la nouvelle, c’est sur ton blog que je vais en premier, et ça me rassure toujours sur la bonne décision que j’ai prise. Alors je te dis merci, un grand merci, pour tout ça 🙂 p-s : j’ai testé ton démaquillant fait maison, avec de l’huile d’olive et du sirop d’érable (on fait avec ce qu’on a ^^), et c’est parfait! Merci aussi pour toutes ces découvertes et astuces 😉

  11. Je n’ai pas lu encore tous les articles. Je suis végétarienne pour à peu près les mêmes arguments. Après je considère qu’on peut manger de la viande, mais que notre société moderne a changer les modes de consommations. Ma grand -mère maternelle ne mangeait de la viande que pour les grandes occasions (les regroupements de familles, mariage, noël). La viande, c’était un luxe, ça l’est toujours pour elle. Les autres jours c’étaient soupe aux choux, ceps et pommes de terre, haricots verts en salade (j’adore !). Passer du végétalisme ou végétarisme c’est montrer que les produits animaux ne sont pas essentiels et peuvent donc être consommés avec modération.

  12. Ping : Végane: pourquoi ? (1/3) | Neli Kuali Yoli

  13. Ton blog m’a décidément convaincue de passer de végétarienne à végane merci 🙂 ! Ça fait plusieurs jours que j’ai enlevé les produits laitiers, oeufs, miel. J’ai encore du tri à faire dans mes vêtements… je me donne un an pour avoir une garde robe sans laine, cachemire etc.

    Merci encore, j’espère juste que mon entourage ne me feras pas trop la guerre, déjà qu’ils ne savent plus trop quoi cuisiner quand je suis invitée…

  14. Bonjour Antigone,
    Je viens de découvrir ton blog en cherchant des recettes « fait maison », je suis dans l’optique du « zéro déchet », Bio… mais j’avoue que de découvrir ta façon de vivre, m’interroge sur ma propre consommation. Tu m’interresses ! Je suis pour le respect de l’environnement, le vivre bien et mieux. Bref Comme toi une rêveuse, espérant et voulant agir.
    Merci pour ton blog, tes conseils, tes recettes et tout ça dans la bonne humeur (j’adore 🙂 )
    A bientôt
    Elodie

  15. Bonjour Ophélie
    Je découvre ton blog aujourd’hui et je reste sans voix… J’ai atterri ici via ton article sur l’arrêt des shampooings… Je cherchais un palliatif à mes shampooings « industriels bio » bi-mensuels (ravie de cette recette no poo vu que le bicarbonate de sodium et le vinaigre sont des ingrédients déjà prépondérant dans mon quotidien!!), et me voilà charmée par cet article et à parcourir ton blog en commençant par la base… « Qui? » et cette série d’article « Pourquoi végane? »… (oui ma curiosité m’a poussé a chercher « qui? » et le pourquoi du qui…)
    J’ai commencé ma métamorphose de consommatrice par la recherche du fait maison et du écolo-économe, dans la confection de mes produits ménagers couplé au besoin d’un minimalisme cosmétique pour en revenir aux essentiels. Je l’ai fait d’abord pour ma santé (ma peau me le hurlait ses malheurs au quotidien!!) mais pas que bien sur (la planète hurle aussi) et notre société me fait me sentir étrangère à mon monde de plus en plus chaque jour… (des questions, des besoins de moins et de mieux, de plus en plus chaque jour…).
    La lecture de cette série d’articles m’a fait réfléchir sur ma propre alimentation et surtout me fait prendre conscience de ce qu’elle EST.
    Je ne suis pas végétal*ienne mais pourtant depuis quelque temps, celle ci bascule naturellement vers… Pas que je ne mange plus de viande ou de produit issus de l’élevage mais je me suis rendue compte que naturellement sans avoir choisi de changer mon régime omnivore, je n’achète presque jamais de viande bien que j’aime ça (j’en mange par exemple au restaurant), je n’achète plus jamais d’oeufs, ni de lait, en outre je me demande si mon corps de lui même ne le devient pas végéta*ien… (houlà ça deviendrait presque cosmique ^^).
    Il faut savoir qu’à la base, je fais partie de ses personnes qui, sans porter de jugement sur le végéta*isme, « défendais » le droit au régime omnivore, le problème étant pour moi bien le modèle de production et de consommation de masse et non la consommation elle même de la viande… et pourtant de là à ce que je bascule du « côté obscure du régime alimentaire » (ah ah), ma projection au fil de tes articles me montre qu’il n’y a qu’un pas… et qu’il n’est pas loin… Wouah! si je m’attendais à cela en allumant mon ordinateur… je voulais arrêter les shampooing moi… ^^’
    Alors merci pour cette belle série d’article et cette drôle de prise de conscience des faits dont je n’avais pas remarqué l’existence… comme quoi la nature fait bien les choses et si je ne peux pas dire que je n’aime pas le steak je me rends compte qu’il est loin d’être omniprésent et qu’il ne me manquerait surement pas… l’amorce d’une réflexion…? Certainement.
    Je manque de connaissance mais tu as piqué ma curiosité et j’ai envie d’apprendre et de voir ce que ces « hippies de végéta*iens » peuvent bien manger!! =D Peut être même que je gouterai et adopterai quelques recettes qui sais…? 😉

  16. DEEPLY REALLY !!!!!!!! J’aime beaucoup l’excellente énergie que tu émets. De plus, il est vraaaiment très intéressant je trouve d’en apprendre autant par une simple expérience et concrète du véganisme qui est la tienne. Que du positif, merci.

    J’étais inquiète concernant le sport : Le véganisme s’associe-t-il à une vie sportive ? et j’apprends que tu es cycliste. I LIIIIIKE ❤ et très belle continuation à nous !! 😀

  17. Salut Antigone! J’adore tes articles surtout cette série Pourquoi Vegane?
    J’ai 15 ans et vraiment mon rêve est de devenir Vegane mais voilà mes parents sont un frein dans ce que je voudrais faire. Ma mère aime plutôt les choses saines mais lorsque du végétarisme à elle et à mon père ils sont trop étonnés. Mon père lui me dit bien le végétarisme ce n’est pas notre culture et beaucoup d’autres choses qui sortent même parfois du sujet que j’ai envie de rire. Ma mère elle ne dit rien. Et tout ça m’affecte beaucoup car maintenant je ne sais pas quoi faire. C’est pour ça que je vous écris.
    Merci d’avance.

  18. Ping : Devenir végane en voyageant (Why not coconut ?) - AnywhereAnywhere

  19. Ping : Végétalisme, l'alimentation idéale ? | Green me up !

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