POURQUOI VÉGANE ? 2 – POUR LES ANIMAUX

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Ceci est le 2ème article de la série : ‘Pourquoi Végane ?’
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Retour au sérieux aujourd’hui avec un peu de réflexion  éthique et droits des êtres vivants. Je ne vais pas me lancer dans un débat spéciste/antispéciste, mais plutôt essayer d’exposer mes choix personnels en matière d’éthique qui m’ont poussée à refuser de placer dans mon assiette un cœur qui battait encore peu de temps auparavant.

J’avoue, je n’ai jamais été complètement ‘gaga’ des animaux.

Je n’ai jamais distribué des croquettes pour les chats de mon quartier, jamais appelé la SPA en repérant un chien abandonné, jamais eu l’envie de toucher un poisson dans des aquariums à l’air libre. Ma famille a un chat, que j’aime beaucoup – même si j’ai du mal avec l’idée de ‘posséder’ un animal dit ‘de compagnie’. Je m’arrête souvent pour caresser des petits minous dans la rue, je ne bondis pas au plafond quand je vois une souris, et je peux m’extasier devant un animal que je trouve particulièrement ‘mignon’. Je suis donc normale, ni idolâtre ni méprisante. J’aime les animaux mais je ne suis pas abonnée à 30 Millions d’Amis. Alors pourquoi la question animale me touche au point de ne plus vouloir en manger ?

Parce qu’un animal est, comme vous et moi, un être vivant sensible. A ce titre, il a le droit à la vie, et le droit à une vie décente.

Quand j’étais petite, je ne supportais pas de voir mes amis griller des fourmis avec une loupe au soleil. Je ne comprenais pas qu’on abatte une mouche juste comme ça, ‘parce qu’elle faisait du bruit’. Je criais victoire quand une souris parvenait à désenclencher une tapette sans se faire prendre.

Car, par-dessus tout, je ne voulais pas que ça m’arrive, à moi. Je ne voulais pas qu’un gros doigt rose vienne m’écraser sur son chemin, qu’un vaurien me brûle le dos par ‘expérience scientifique’ ou qu’on sème des pièges mortels sur ma route, si jamais j’avais le malheur d’essayer de survivre. J’imaginais les humains comme des dieux capables de vie ou de mort sur d’autres êtres vivants et je me disais que le monde aurait pu être inversé et qu’une fourmi soit ce formidable géant qui allait m’écraser car elle en avait décidé ainsi. Bien sûr, j’étais petite, mais je ne développais pas ces idées par excès de sensiblerie, je raisonnais sur cet ‘ordre naturel’ que j’avais du mal à saisir.

Source de l’image

Maintenant encore, ce jugement ne m’a pas quittée : je refuse de m’arroger un droit quelconque sur la vie d’un autre être vivant.

Parce que tous les êtres vivants ont le droit à la vie, c’est-à-dire à ne pas être tué prématurément, et le droit à ne pas souffrir, autrement dit, vivre dans des conditions décentes, j’applique cette idée aux hommes comme à l’ensemble des autres animaux.

‘Oui, mais la carotte aussi, quand tu l’arraches, elle souffre !’

‘Et le cri du pissenlit, tu le connais le cri du pissenlit ?’

(Ha ha ! Je m’esclaffe…)

Ces questions, souvent entendues lorsqu’on fait part publiquement du refus de manger des animaux, ne sont pourtant pas fondées. Qu’est-ce qui distingue un animal d’un végétal ou d’un minéral ? La capacité à sentir. Les animaux, tout comme les hommes, sont en effet sensibles : ils ressentent la douleur, c’est-à-dire une souffrance de l’organisme qui dépasse la simple perception nerveuse d’un stimulus négatif ; ils ressentent également des émotions, telles la peur, la joie ou la tristesse. Assistez à la séparation d’un jeune veau et de sa mère pour comprendre ce dernier sentiment, ou encore à la terreur exprimée par le bétail qui entre à l’abattoir – terreur qui peut aller jusqu’à la folie. Qu’il s’agisse de mammifères ou non, les animaux ont tous un système nerveux ou hormonal qui les rend capables de ressentir les choses, bonnes ou mauvaises. D’ailleurs, le stress des animaux d’abattoir est un casse-tête pour les industriels de l’agro-alimentaire : il a le fâcheux effet de dégrader la qualité gustative de leur viande… 

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Parce que je suis née dans une ville et que j’ai peu connu la campagne, j’ai souvent eu du mal, plus jeune, à faire le lien entre le ‘cochon’ et le ‘porc’, entre mon blanc de poulet et l’animal autrefois vivant, désormais dans mon assiette. Pourquoi je ne mange pas mon propre chat ? Il est si mignon… et ce n’est pas pareil, je le connais, il est intelligent, il m’aime, et puis, c’est horrible comme idée de vouloir manger son chat !… Oui, mais cela revient au même. C’est juste que j’ai pu établir un réseau affectif avec mon chat que le manque de proximité ne me permet pas de connaître avec la poule de mon assiette. Dans notre société moderne, où nous sommes habitués aux plats tout préparés et aux repas immédiats, le lien entre le produit premier et le rendu final est brisé. D’ailleurs, une étude avait été faite il y a quelques années: des enfants à qui on avait demandé de dessiner un poisson traçaient un beau rectangle… mais ne vous inquiétez pas, les fameux petits bâtonnets de ‘poisson’ (comprendre = déchets et farines reconstitués et aromatisés) servis dans les cantines ont maintenant une forme de poisson, Dieu soit loué !

Quand j’étais plus jeune, je disais des parties où l’animalité de mon assiette est un peu trop visible (tête de veau, oreilles de porc, langue de bœuf…) : beurk, c’est dégoûtant ! Une amie me confiait récemment savourer jambon et steak haché, mais éprouver de la difficulté à consommer les pièces pourvues d’os et de tendons.  Si l’on vous donnait un couteau pour tuer la bête que vous voulez voir dans votre assiette, parviendrez-vous à l’abattre ? C’est bien plus simple de fermer les yeux, de laisser la dégradante tâche à d’autres et refuser de faire le lien ici : ce que je mange est un être mort. Et je suis responsable de cette mort.

Or qui suis-je pour décider de qui meurt et qui vit ? 

Les vacances de Mafalda, Quino

En raison des pressions exercées par nombre d’industriels de la viande, on tait les conditions de vie des animaux destinés à la consommation humaine. Il faut dire que ça nous arrange aussi de fermer les yeux… car ce qu’on verrait n’est pas particulièrement appétissant. Bœufs, poulets, dindes, lapins… vivent dans des conditions particulièrement repoussantes (certes, leur vie est relativement écourtée, je vous l’accorde…). 

Pour que les poules et les vaches soient plus ‘rentables’ (comprendre = comment tripler leur masse grasse en peu d’efforts), on les traite à coup d’injections d’hormones et de manipulations génétiques. Résultat : leurs pattes ne permettent plus de les porter et se brisent sous leur poids. Les poules et les dindes sont tellement pressées sur elles-mêmes dans un espace restreint (une feuille A4 par animal dans la majorité des cas) qu’elles finissent par s’entretuer. Les porcelets se voient amputer de leur queue sans anesthésie aucune, pour que l’envie ne les prenne pas, une fois adultes et rendus fous par le manque d’espace, de croquer celles de leurs congénères. Rassurez-vous, beaucoup d’animaux d’élevage ne connaissent pas ces conditions de vie : à peine nés, les poussins mâles sont passés, vivants, sous un rouleau compresseur qui les broie en masse… 

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D’accord, d’accord… la viande, à la rigueur… mais pourquoi refuser de consommer des œufs et des produits laitiers ? 

Et bien, demandez-vous… ces poussins mâles, d’où viennent-ils ? Tiens donc : des industries de poules pondeuses – quelle coïncidence… Et les poussins ne sont pas les seuls concernés : les veaux (mâles) nés de vaches laitières sont ainsi abattus après avoir été assoiffés pour qu’ils consomment plus d’aliments solides et qu’ils engraissent ainsi plus vite, pendant quelques semaines.

Dissocier la consommation de viande et celle d’œufs et de lait du point de vue éthique est une erreur. 2/3 des vaches et 90% des veaux destinés à la consommation sont issus du troupeau laitier. D’une part, ces industries engendrent un nombre considérable de morts directes – soit pour la consommation humaine, soit pour se débarrasser d’animaux ‘non nécessaires’ – et d’autre part, elles causent tout autant de souffrance animale. Les poules pondeuses sont entassées dans des enclos si minuscules qu’elles deviennent cannibales, et les vaches laitières sont ‘réformées’, c’est-à-dire envoyées à l’abattoir dès que leur production de lait diminue. Alors qu’une vache vit en moyenne vingt ans, les vaches laitières peuvent espérer atteindre six ans de vie en moyenne – au mieux.

Car la production doit être maintenue à des seuils toujours plus élevés ! Pour parvenir à des objectifs de production fixés de plus en plus haut, l’élevage industriel nourrit ses animaux à grand renfort d’antibiotiques et d’injections d’hormones artificielles. Plus d’1/3 des antibiotiques consommés à l’échelle de l’Union Européenne sont en fait consommés par des animaux d’élevage. Comment, dès lors, suivre les bons conseils de santé publique qui affichent partout ‘Les antibiotiques, c’est pas automatique’, quand la viande, les œufs, le fromage, le beurre, le lait que nous mangeons en sont pleins ?

Mais pourquoi nourrir les animaux de médicaments dès la naissance, de façon préventive et non curative ? 

Parce que les fermes d’élevage industriel sont le foyer même d’un nombre incroyable de virus et de maladies, transmis par les animaux à l’homme à travers leur viande, leurs œufs et leur lait. L’affaire de la vache folle à peine passée, nous sommes rattrapés par la tremblante du mouton, la grippe aviaire, la grippe porcine ou les sombres affaires de salmonelle… Le staphylocoque doré résiste désormais à l’antibiotique qui le tuait, la méthicilline : bactérie mutante, il contamine l’homme par la viande, et rien qu’aux Etats-Unis, il fait plus de morts en une année que le sida.

Qu’est-ce qui est effrayant dans cela ? Savoir que les bactéries pathogènes présentes dans les produits animaux sont de plus en plus résistantes, et que des virus autrefois restreints aux animaux sont désormais capables d’affecter l’homme. L’un des sujets d’angoisse les plus grands parmi les instituts de santé mondiaux est aujourd’hui le suivant : à quel moment un virus grippal pandémique va-t-il surgir et toucher massivement la population mondiale ?

Les animaux que nous mangeons sont des animaux malades.

Et ils nous rendent malades. 

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Sources:

Nicolino F., 2009, Bidoche. L’industrie de la viande menace le monde, Babel

Robbins J., 2001, The Food Revolution, Conari Press

Foer J. S., Eating Animals ou (V.F.) 2011, Faut-il manger des animaux ?, Editions de l’Olivier

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Vous avez manqué les autres parties de cette série ? Retrouvez-les ici :
 
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55 réflexions sur “POURQUOI VÉGANE ? 2 – POUR LES ANIMAUX

  1. Ping : POURQUOI CHOISIR UN MODE D’ALIMENTATION 100% VEGETAL ? 5 – POUR LES HOMMES | antigonexxi

  2. Ping : PETIT POISSON DEVIENDRA GRAND… | Antigone XXI

  3. Ping : NO MILK TODAY | Antigone XXI

  4. J’ajouterais (après avoir lu Bidoche justement) que le steak du francais moyen a toutes les chances d’avoir été nourri… au soja transgénique. Donc d’un côté, les gens refusent de voir arriver des OGM dans leur assiette, de l’autre, l’industrie de la viande achète du soja à l’amérique latine (qui pour en faire pousser, brûle tous les jours un peu plus l’Amazonie et expulse les populations locales)… J’ai un peu plus de temps pour regarder ton blog, et je te tire mon chapeau : il est très chouette !

    • Merci beaucoup pour ton commentaire et je te retourne le compliment (hormis celles de petites bêtes à 8 pattes, je suis fan de tes photos !)
      Tu as totalement raison, M-M Robin décrit cela aussi en détail dans son livre sur Monsanto, c’est le comble du paradoxe. Je me demande ce qui en est la cause première : l’hypocrisie, l’inconscience ou le manqué réel d’informations de la part des consommateurs ?..
      Au fait, tu as trouvé des champignons phosphorescents ? Ca m’intriguait vraiment… 😉

      • Non toujours pas de champignons fluorescents, j’y pense pourtant, surtout qu’il a beaucoup plu ce week end. J’espère montrer des photos un jour ! 😉
        Au fait j’ai fait du lait de noisettes ce matin (je ne perds pas de temps). Je n’arrive pas à croire que je n’en avais jamais fait, c’est tellement facile ! Merci pour la recette donc 😉

  5. J’ai lu tes 5 articles, avec retard, mais mieux vaut tard que jamais ! Mais je poste ici mon commentaire global puisque c’est à ce sujet que j’ai été amenée à te découvrir :).
    Je partage ton point de vue sur beaucoup de choses même si finalement, à la réflexion, je trouve mon engagement végétarien bien limité et relatif… Et j’ai surtout plein de réflexions personnelles qui s’entremêlent !

    Merci en tout cas pour ces articles ultra top qui rendent de tels choix peut-être plus accessibles et compréhensibles. Et donc peut-être aussi plus à même de faire en sorte que les gens se posent les bonnes questions et remettent en cause le mode de production et de consommation actuel… plutôt que de dénigrer en bloc à coups de carottes hurleuses, carences et compagnie. 😉

    • Merci beaucoup de ton commentaire et de ta conscience ! J’espère aider les gens à y voir un peu plus clair, car j’aurais bien aimé, quand j’ai entrepris mon chemin de réflexion, ne pas avoir à fureter à gauche à droite à la recherche d’informations… 😉
      Tu sais, tu ne peux pas dire que ton engagement est limité ! C’est déjà formidable d’être consciente comme tu l’es des impacts du mode de consommation actuel et, ici comme ailleurs, chaque pas compte et chaque pierre est importante. Tu verras bien, par la suite, si tu souhaites approfondir cet engagement et voir si d’autres moyens te paraissent envisageables, à ta mesure et selon tes envies, pour aller ‘plus loin’. Mais ne dénigre pas ce que tu fais déjà, ta conscience est peut-être ce qu’il y a de plus précieux.

  6. Mangerais-tu des œufs de poules élevées chez un fermier près de chez toi, que tu connais, où tu vois les conditions dans lesquelles elles sont élevées, conditions qui n’auraient rien à voir avec un élevage industriel? Si non, pourquoi?

    • Ah, belle question ! J’y ai beaucoup réfléchi et en suis venue à cette conclusion : non, je n’en mangerai pas. Pourquoi ?
      – D’abord, parce qu’il y a toujours exploitation d’autres êtres vivants. Même des poules élevées chez les meilleurs fermiers finissent toujours par avoir une vie écourtée à partir du moment où leur rendement n’est plus optimal… et les poussins mâles, de toute manière, sont majoritairement tués à la naissance.
      – La question pourrait se poser davantage si j’avais mes propres poules… effectivement, elles pourraient être heureuses et (très relativement) ‘libres’, mais je ne crois pas que je mangerai des oeufs pour autant.
      D’une part, parce que les oeufs ne sont pas bons pour la santé humaine et qu’un régime 100% végétal m’apporte tout ce dont j’ai besoin pour être en pleine forme.
      D’autre part, parce que je ne me vois pas ingurgiter quelque chose d’origine animale : certes, il y a bien des femmes qui consomment le placenta de leur bébé… mais très peu pour moi !

      • Bonjour Antigone,
        Je tiens tt d’abord à te remercier pour ton super site. Il m’aide beaucoup dans ma transition au ‘naturel’ pour les produits du quotidien. Par curiosité, j’ai lu tes articles sur les vegans mais plusieurs questions me viennent a l’esprit : Tu dis que « un régime 100% végétal t’apporte tout ce dont tu as besoin » mais en même temps qu’il est nécessaire de se « supplémenter »; le fait recourir à l’industrie pétrochimique qui produisent ses ‘suppléments’ pour pallier aux carences liées a une alimentation végétale me rebute un peu. De plus je ne comprend pas bien pourquoi il est préconisé de ne pas manger de miel sachant que le miel est un produit naturel et qu’il n’est pas nécessaire de devoir ‘tuer’ ni de ‘maltraiter’ les abeilles de la ruche pour le récolter? Et que le rôle capital des abeilles dans notre écosystème n’est plus à démontrer. Je ne porte pas de jugement mais j’essaie juste de comprendre la philosophie😊

  7. Ping : Végétarienne lobotomisée ? « Paws&Shoes

  8. Merveilleux blog… Si juste, et tres agreable a lire !
    En lisant cet article, et surtout la partie sur le cri de la carotte qu’on arrache, ca me rappelle une reflexion qu’on a faite a mon fils et du coup une question qui tournicote dans ma tete.
    Voila, il expliquait pourquoi il n’aimait pas manger de la viande (ca fait souffrir les animaux), et on lui a demande, avec un sourire en coin, ou etait la difference entre tuer un animal pour le manger et couper un legume de ses racines pour le manger aussi : pauvre salade, on la mutile, elle aussi. Le pauvre s’est senti bete, il n’a pas pu repondre tant il a trouve la question stupide. Et l’autre, en face, avait « gagne ».
    Le lendemain, c’est a moi qu’on (quelqu’un d’autre) a pose la meme question. Et meme chose, je n’ai pas su quoi repondre !
    Et les gens se trouvent intelligents.
    Et moi, en attendant, je cherche toujours une reponse a transmettre a mon fils, qu’il pourrait donner du tac au tac pour clouer le bec de celui qui le prend pour un imbecile. Et je n’en trouve pas.
    Certes tu parles de systeme nerveux etc, mais n’aurais-tu pas une reponse toute prete, qu’on pourrait balancer comme ca pour retourner la situation ? HELP !!

    Merci d’avance !

    • Merci beaucoup Caroline pour ton commentaire,

      Et bien, pour la différence entre carotte et viande, je dirais tout simplement que la carotte, comme tous les légumes, n’est pas sentiente, à savoir : elle ne ressent pas les émotions – et donc pas la douleur – car elle n’a pas de système nerveux. Pour plus d’information là-dessus, tu peux jeter un coup d’oeil à cet article ou bien à cette bande-dessinée.

      Non, vraiment, l’argument du cri de la carotte et de la salade qu’on mutile ne tient pas la route, tout simplement car les végétaux ne peuvent ressentir la douleur. Un être vivant n’est pas forcément un être sentient. Et puis, si les amis de ton fils ne comprennent pas qu’une salade n’a pas de système nerveux et s’ils se soucient tant de la souffrance des végétaux, et bien il faut leur dire qu’il faut bien plus de plantes pour nourrir les animaux qu’ils mangent que s’ils mangeaient ces plantes directement : ils n’ont plus qu’à devenir végétariens (ou jeûner à vie) !

      • Merci ! On en reste donc a l’absence de systeme nerveux. J’espere qu’on ne nous fera pas le coup des reincarnations dans le vegetal la prochaine fois…
        Merci pour les liens, on va pouvoir discuter.

  9. analyse très interessante sur la question des animaux, qui ne tombe pas dans le travers du fanatisme, comme c’est souvent le cas lorsque l’on parle de protection des animaux.

    Jeanne

  10. Bonjour Antigone,
    J’ai découvert ton blog depuis peu grâce à ton article « le jour ou j’ai décidé d’arrêter de me laver les cheveux » (chose que je suis en train d’appliquer doucement d’ailleurs). Depuis je me lance dans la lecture de tout ton blog que je trouve très intéressant. J’ai découvert des termes que je ne connaissais pas notamment vegane. Et je suis depuis quelques temps en transition dans mon mode de vie et de consommation (je passe les détails ici).
    Pour ce qui est de mon alimentation, la question de la qualité de vie de nos animaux et de plus en plus présente pour moi. et j’ai beaucoup aimé cette question -> « Si l’on vous donnait un couteau pour tuer la bête que vous voulez voir dans votre assiette, parviendrez-vous à l’abattre ?  »
    Question que je me suis déjà posée. Car pour moi il faudrait être capable de pouvoir tué ce que l’on a besoin et pas plus (dans cette logique j’avoue que je n’ai rien contre le chasseur qui tue et mange son gibier lui même). Personnellement je ne suis pas sure d’être capable de pouvoir faire ça. Mais pour moi passer d’omnivore à végéta*ienne est aussi un cap difficile. Actuellement j’ai considérablement diminué mon apport en produit animal (viande, produit laitiers,…). D’ailleurs j’en viens même à remarquer que lorsque je suis chez moi avec mon chéri nous n’en mangeons presque plus. C’est surtout en communauté, chez mes parents aussi qu’il est difficile de dire je ne veux plus… Bref j’ai encore du travail à faire sur moi. Envie de faire ce commentaire pour partager ça.
    En tout cas bravo pour ton blog il m’aide à avancer un peu plus dans ma réflexion 🙂
    Je suis en train d’en commencer un je te donnerai l’adresse lorsqu’il sera fait

    • Bonjour Sofy et merci beaucoup de ton commentaire.
      Je ne peux que t’encourager à aller vers une consommation plus éthique et respectueuse à la fois du bien-être animal et de notre planète. Bien sûr, rassure-toi, il faut y aller doucement. Chacun à son rythme, selon ses possibilités et ses motivations. Trop se brusquer lorsqu’on ne s’en sent pas capable ne mènerait à rien d’autre qu’à de la frustration et risquerait d’avoir l’effet inverse à celui souhaité.
      Commencer par adopter une alimentation végétarienne à la maison et un premier pas important, et c’est ce que j’avais moi-même fait, bien avant d’appliquer mes principes à l’extérieur (et chez mes parents, ça n’a pas été facile… et ce ne l’est d’ailleurs toujours pas ! 😉 ). Si tu te sens prête à passer ce cap, tu peux déjà jeter un coup d’œil à ma série d’article : ‘Etre VG en société’.
      Prends ton temps, lis et documente-toi sur le sujet, expérimente de nouveaux ingrédients et des recettes, fais-toi plaisir, découvre cet univers, et tu verras bien comment les choses évolueront. En tout cas, ton message me rappelle une chose : il faut décidément que j’écrive une série ‘VG : comment commencer ?’, merci ! 🙂

  11. comme sofy, j’essaie de trouver le temps de lire tes autres articles (j’ai déjà laissé des commentaires sur la tarte au chocolat…).
    il y a des choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord, et même après réflexion je ne crois pas que je changerai dessus.
    vois-tu, je trouve ça un peu, comment dire ? je ne sais pas, c’est plus nuancé que ça, l’exemple des poules chez le fermier voisin m’était aussi venu, comme Aurélie. tu parles d’exploitation… mais dans la vie, même certains animaux en exploitent d’autres (les fourmis / les pucerons, …) et évidemment en tuent pour se nourrir.
    la poule pond son oeuf, que tu lui prennes ou non, elle n’en fera rien, c’est comme ça. autant lui prendre, non ? après je n’ai pas les infos comme quoi ce n’est pas bon pour la santé comme tu le dis, auquel cas évidemment, ça ne sert à rien !
    aussi, même si les végétaux ne sont pas dotés d’un système nerveux, les dernières recherches montrent qu’ils réagissent au stress et aux attaques… on est loin du cri de la carotte évidemment, mais à nouveau, je voulais nuancer.
    pour conclure, moi je suis pour prendre à la nature (végétale et même animale) ce dont on a besoin, en lui laissant la possibilité de se régénérer après notre passage (on en est loin, je le sais bien).
    voilà ma petite réflexion du matin !
    allez, je penserai peut-être différemment à la fin de la série, qui sait ?

  12. je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert ce blog, j’ai beaucoup aimé ton commentaire sofy car j’aurais pu l’écrire moi même, donc ravis de lire ce post ravis de voir que je ne suis pas seule en difficulté ravis de la réponse d’antigone. Et ravis de ne pas être jugé!

      • ça me fait plaisir aussi 🙂 Je suis toujours dans la phase réduction de consommation de viande (j’ai un peu du mal à avancer mais c’est doucement mais surement) Il y a même un mois ou deux j’ai parlé à mes parents en leur disant que je voulais consommer moins de produit animal et pour pas leur faire trop un choc d’un coup j’ai déjà parler de la viande. Depuis, à chaque fois que je vais manger chez eux (c’est à dire très régulièrement) j’ai le droit à ma portion de viande… Je me sens vache-ment écoutée ^^ Je crois que le cheminement va être plus long que ce que je pensais.
        Du coup tu en parlais à réponse à mon dernier commentaire si tu fais un article VG: comment commencer ? ça pourrait peut être m’aider ^^

        • Oh non ! J’ai les mêmes à la maison ! Rassure-toi, c’est un mouvement de protection : à partir du moment où les choses seront claires dans ta tête et que tu diras précisément à tes proches si tu manges de la viande ou non, ils n’oseront plus agir de la sorte… mais promis, je suis en train de réfléchir à ma série d’articles !

  13. Je découvre cette série d’articles, et je suis ravie de lire ton point de vue. J’ai des centaines de questions qui tournent dans ma tête, j’ai l’impression d’avoir une pelote de laine complètement emmêlée dans la cervelle et qu’il me faut la démêler pour réussir à prendre la décision qui me convient…
    Lire un point de vue honnête et un cheminement de réflexion, ça m’aide 🙂

      • Merci Ophélie pour ton temps et ta disponibilité ! J’essaie de lire tous les commentaires avant de poser mes questions, histoire que tu n’aies pas à répéter 😉 Mais promis, je n’hésiterai pas si besoin !

  14. Merci pour ton article sujet à nombreuses reflexions.

    Ancien omnivore qui s’assumait (comme toi je viens de la ville, et je me suis souvent posé la question sur mon droit d’humain de manger des animaux, j’ai poussé ces reflexions à l’extrême jusqu’à acheter des animaux vivants que j’ai tué puis mangé), je suis devenu végétarien par pures convictions eco-citoyennes, sans rapports avec un respect de l’animal. Tes articles sur le végétalisme m’ouvrent d’autres domaines à explorer. Merci.

  15. Je trouve ton article tellement … bien.

    J’aime ta réflexion et la façon dont tu présentes les choses: avec justesse. Je n’ai pas une alimentation aussi saine que la tienne mais j’espère y parvenir un jour. J’ai arrêté de manger de la viande il y a un an et je dois dire que j’en suis fière parce qu’à l’époque on ne me prenait pas au sérieux. La plupart des gens pensaient que je ne tiendrai pas à cause du manque et de l’envie mais faire le CHOIX de ne plus consommer un aliment c’est une décision merveilleuse: parce que la décision nous appartient. Ce n’est pas comme si on nous imposait quelque chose qu’on ne peut contester. Faire son propre choix c’est vivre avec sa propre conscience. Ce que mon entourage à parfois du mal à saisir: quand j’entends qu’il vaut mieux ne pas savoir ce qu’on mange, je trouve que c’est lâche. C’est facile de fermer les yeux sur ce qui se passe en réalité plutôt que de les garder ouverts. Tous les consommateurs de l’industrie alimentaire animale devraient savoir ce qu’ils font endurer aux animaux qu’ils mangent. C’est la moindre des choses quand on fait preuve d’autant de cruauté. Et cela s’applique également à tous ceux qui participent à l’expérimentation animale comme dans le cadre de la cosmétique.

    Bref tout cela pour te remercier pour ton article, tu es une source d’inspiration. Je partage ton point de vue et je dois dire que tu ouvres le mien. Je ne me rendais pas compte de ce que les vaches laitières enduraient, au contraire je pensais qu’elles s’en sortaient bien par rapport aux veaux qu’on condamne à l’abattoir.

    Merci pour cet article.
    Merci de penser de cette façon.

  16. Ping : Pour ou Contre le régime Végan – Thèse | Laura Ingalls 2.0

  17. Bonjour Ophélie et merci pour ce blog si inspirant! Quand on se dirige doucement vers un mode d’alimentation « végé », c’est une mine. Végé à la maison, j’ai encore du mal en société, mais le chemin se fait petit à petit et pour cela, j’ai beaucoup apprécié la série « pourquoi vegan » et « végé en société ».
    Les questions éthiques dans le « veganisme » sont cruciales et j’ai une question qui me turlupine et pour laquelle je ne trouve pas vraiment d’information / de réponses: quelle est la position des vegan sur l’alimentation à donner aux chiens et chats ? J’ai remarqué en magasin vegan qu’on pouvait trouver de la nourriture vegan pour ces animaux, mais cela pose question : qui sommes-nous pour imposer une nourriture vegan à des animaux qui à la base ne sont pas végéta*iens ? Est-ce qu’on n’abuse pas un peu de notre position dominante en allant contre nature ? En même temps, je comprends qu’un vegan qui a banni toute alimentation d’origine animale n’ait pas envie de donner de la viande à son chat ou son chien. Si tu as une idée sur la question ou des liens à partager, cela m’intéresse. Et si j’ai loupé l’article ou les commentaires dans ton blog, dis-le-moi STP. En tout cas, encore bravo pour ton blog !

    • C’est une question très délicate, qui nécessite plus qu’une courte réponse par commentaire (ce que je ne peux malheureusement que faire pour le moment, car je manque de temps !). Mais je promets un jour un article dessus… car tous les vg ne sont pas d’accord sur la réponse à apporter ! 😉
      (perso, je pense que le problème ne se poserait pas si on n’avait pas d’animaux domestiques… mais on va dire que j’esquive la question ! 😉 )

      • Merci pour ta réponse 🙂 Que d’articles encore à écrire… tu ne risques pas de t’ennuyer à l’avenir! Tant que j’y suis, j’ai lu quelque part sur ton blog que tu avais une recette de macarons vegan… ça m’intéresse!

    • On peut très bien donner une alimentation végane à un chien. Si elle est bien équilibrée, ça se passera très bien. PAR CONTRE, IMPOSSIBLE d’avoir un CHAT VEGANE: les chats ont un système digestif et un foie très différents du nôtre (contrairement aux chiens). Ils ne peuvent pas synthétiser certains acides aminés (contrairement à l’homme et au chien). Donner à un chat une alimentation exclusivement végane, c’est le condamner aux carences mortelles. Les pseudo-aliments véganes pour chat sur le marché, sont TOUS complémentés avec des acides aminés d’origine animale. C’est comme ça. Un chien est omnivore, un chat est carnivore. Donc, laissez vos chats chasser, ou donnez-leur une alimentation carnée. Ou n’en ayez pas.

  18. Bonjour et merci pour ce blog si inspirant!
    A tous ceux qui se demandent comment gérer l’aspect social et familial, soyez patients… Je suis végétarienne depuis 2000 et végétalienne/vegan depuis cette année. Et bien devinez quoi, on me propose toujours du vin ou certains aliments carnés..! Et pas un repas de famille sans remarque désobligeante… Le fait est qu’en devenant VG, on met les omnivores faces à leur égoïsme et la cruauté de leurs choix… Il faut les aider à ouvrir doucement les yeux, et des billets comme ceux ci peuvent vous y aider (toujours plus vrai quand c’est quelqu’un d’autre qui le dit, non ? 😉)
    Très belle journée

  19. Bonjour,
    merci beaucoup pour cet article. Toutefois je me demandais pourquoi les VG ne consomment pas de miel ..? Je comprends pour le miel de supermarché quand on ne connait pas vraiment la provenance etc etc.. Mais pourquoi pas le miel de producteurs locaux ou d’amis (j’ai des amis qui ont quelques ruches par exemple)..
    Merci de votre réponse 🙂

  20. Je ne crois pas avoir déjà laissé de commentaire pour dire que je suis devenue végétarienne-qui-veux-devenir-végane-un-jour en très grande partie grâce à ce blog. Ca fait plus de 2 ans et demi et ça été une étape importante de ma vie (forcement), surtout de lâcher les idées reçues aberrantes que j’avais sur le sujet (quand j’y repense je suis assez atterrée, et vraiment heureuse d’avoir eu l’occasion de réfléchir dessus et de ne pas être restée dans ces préjugés stupides et méprisants). Je pense que ça été le plus grand travail, ensuite arrêter la viande c’était logique et tellement facile ; je me suis rendue compte que la plupart des plats de viande me dégoûtaient franchement depuis des années, et que je me forçais à les manger pour des raisons assez obscures (c’était quand je ne cuisinais pas pour moi, hein, je ne poussais pas le masochisme jusqu’à me faire moi même un plat qui me dégoûtait), et les rares trucs qui me manquent parfois ne sont rien à côté du soulagement que je ressens quand aucune cuisse de poulet ni de morceau de bœuf en sauce n’atterrit dans mon assiette. Il me reste encore du chemin, trouver un équilibre avec les produits laitiers et les contraintes sociales, trouver des alternatives satisfaisantes à la laine (ton article sur le sujet est super au passage), et un problème qui m’apparait encore comme insoluble, les chaussures ; mais je pense que l’essentiel est fait.
    Donc, un très très grand merci pour tout ça. =)

  21. bonjour,
    tout d’abord bravo et merci pour votre blog qui est une mine d’information. Je ne suis ni végane, ni végétarienne, mais je suis très sensible à toute démarche qui vise à défendre le respect de la vie sous toutes ses formes . J’imagine que vous vous demandez pourquoi alors je ne suis pas végane ? parce que je ne digère pas les légumineuses et étant intolérante au gluten, exit pour moi le seitan entre autre, me trouvant donc un peu limité au niveau des protéines végétales j’ai gardé les oeufs, un peu de poisson et des fruits de mer. Je ne mange aucun produit laitier, ni mammifère, ni volaille ou volatiles de quelque sorte. Je suis toutefois très intéressée par le combat des véganes qui permet de réduire un tant soi peu le désastre écologique et la souffrance animale générés par le mode alimentaire de nos sociétés. La voie vers une alimentation plus juste et respectueuse est ouverte mais encore longue et pleine de compromis, notamment en ce qui concerne l’utilisation massive de fertilisants d’origine animale dans l’agriculture bio en particulier (cf l excellent article de L 214 http://www.l214.com/agriculture-biovegetalienne). Bien à vous.

    Amaranthe

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