POURQUOI VÉGANE ? 1 – INTRODUCTION

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Ceci est le 1er article de la série : ‘Pourquoi Végane ?’
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Lorsque j’ai annoncé ma famille que, dorénavant, les petits pâtés en croûte et les feuilletés au jambon, ce n’était plus pour moi, cela a produit une certain séisme, dont l’onde de choc s’est fait longtemps sentir… Le changement ne s’était pourtant pas opéré en un claquement de doigt et j’avais, moi-même, suivi un cheminement progressif. D’abord, la viande rouge, puis blanche, ensuite les produits laitiers, et enfin le poisson… On avait eu le temps de sentir la vague venir, et pourtant, j’ai moi-même eu un mal fou à franchir la dernière étape : assumer mes choix. Je me suis d’ailleurs définie d’abord comme végétarienne et je ne voulais pas lâcher mon petit pot de yaourt pour preuve que je n’allais pas finir comme ces fous, ces intransigeants sectaires… ces végétaliens, voire ces véganes – dont je suis maintenant heureuse et extrêmement fière de faire partie.

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Mais pourquoi en suis-je venue là ?

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Il est vrai que, pour beaucoup de gens – et surtout de media – encore, les régimes végéta*ens n’ont pas bonne presse… Souvent synonymes de chou bouilli et de salade au tofu, ils sont surtout méconnus du grand public et victimes de préjugés qui ont la peau dure.  J’ai moi-même pensé longtemps qu’un repas sans viande ou sans protéine animale n’était pas un repas équilibré… Et oui, quand une idée est martelée depuis tendre enfance, elle ne s’éloigne pas si facilement.

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J’ai grandi dans une famille ‘normale’, c’est-à-dire pas spécialement portée sur un mode d’alimentation bio et végétal, mais qui a toujours pris en considération l’idée d’une nourriture saine et responsable pour ses enfants. Si tous nos dîners se devaient d’inclure de la viande, du fromage et du vin (ce dernier pour les grands seulement, je tiens à vous rassurer !), je n’ai connu le McDonald, le Nutella et les chewing-gums qu’à travers mes copines de collège.
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Et j’ai aimé, je l’avoue, les hamburgers au ketchup, les crêpes remplies de pâte à tartiner, les petites gommes bourrées de sirop de glucose ou, pour sauver ma ligne d’adolescente mal dans sa peau, d’édulcorants chimiques. Tout comme j’ai aimé ma tranche de brie crémeux sur du pain blanc, les œufs à la coque et ses mouillettes au beurre que me préparait ma maman, les gros gâteaux à la crème et les quiches aux lardons. Tous ces goûts et habitudes culinaires, forgés au fil de mon enfance par les traditions familiales et, plus généralement, par mon environnement, je ne démens pas les avoir eus, ce serait renier une part de moi. Je suis humaine et, comme tout être humain, j’évolue : au fur et à mesure de ma vie, je change, et mes goûts, mes tendances, mes idéaux changent avec moi.
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Je souris maintenant de mes naïvetés d’adolescente mal dans sa peau, pleine de préjugés à l’égard des vilains féculents, noix et fruits secs  ‘qui font grossir’ et qui se consolait tristement sur une aile de poulet ou une omelette de blancs d’oeuf… Les années ont passé et pourtant je ne me suis jamais sentie aussi bien que depuis que j’ai fait le choix d’être végétalienne. Manger des produits sains, complets et, surtout, naturels et biologiques, m’a plutôt réussi et je prends mon trop-plein d’énergie comme un avantage certain (ok, quand bien même je souhaiterais faire une grasse matinée, je n’y arrive pas…)
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Pourquoi questionner son mode d’alimentation ? 

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Ma vraie introduction au végéta*isme s’est faite par l’information. C’est à partir du moment où j’ai eu accès à certaines informations que j’ai réellement commencé à m’interroger. J’avais bien eu par le passé des phases où il me semblait qu’il n’était tout de même pas très correct de croquer des animaux – après tout, ne sont-ils pas faits pour cela ? C’est bien ce que l’on nous dit depuis que nous sommes tout petits : l’homme est OM-NI-VO-RE, il est fait pour manger de tout, il est donc naturel de manger des animaux.’

Quand j’ai commencé à comprendre que le cochon est un être vivant sensible avant d’être un porc et de finir en tranches dans mon assiette, que la poule n’est pas seulement là pour pondre un œuf que nous préparerons en omelette, que le lait de la vache n’est pas nécessairement la meilleure boisson avec laquelle arroser mes céréales… cela a été le véritable début de ma transition. Il est extrêmement difficile de mettre en questions ses habitudes alimentaires, les premières choses que nos parents nous ont données, les traditions et les usages dans lesquels nous avons baigné dès notre plus jeune âge. Imaginez un légume ou un fruit dont vous n’auriez jamais entendu parler et que vous n’auriez donc jamais goûté : beaucoup de gens le regarderont d’un air méfiant avant, selon leur personnalité, d’en faire l’expérience ou de s’en détourner.

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Considérez également un aliment dont on vous aura toujours dit qu’il est bon pour la santé, que ces mots viennent de vos parents, de votre instituteur ou de votre pédiatre : si l’on met devant vous en doute les qualités nutritionnelles de ce produit, croirez-vous d’emblée la personne qui tient ces propos ? L’écouterez même vous de façon attentive, sans un mouvement de retrait et une réaction de défense ?
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Interroger ses idées préconçues et ses préjugés les plus ancrés n’est pas facile, mais commencer par le faire ouvre la voie à une remise en question plus générale de nos usages, nos valeurs et nos normes, tout ce dont nous héritons de par notre naissance dans une société et un milieu donnés. Se poser les premières questions, franchir ce pas, c’est déjà s’ouvrir à la promesse de belles découvertes.
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37 réflexions sur “POURQUOI VÉGANE ? 1 – INTRODUCTION

  1. Ping : POURQUOI CHOISIR UN MODE D’ALIMENTATION 100% VEGETAL ? 4 – POUR LES ANIMAUX | antigonexxi

  2. Ping : POURQUOI CHOISIR UN MODE D’ALIMENTATION 100% VEGETAL ? 3 – POUR LA SANTE | antigonexxi

  3. Ping : POURQUOI CHOISIR UN MODE D’ALIMENTATION 100% VEGETAL ? 5 – POUR LES HOMMES | antigonexxi

  4. Avec mon homme, on a commencé comme flexitariens (ce mot faisait bien marrer nos amis !) puis au « flexitalisme » et au « véganisme à 2÷ près ». Le pourcentage est arbitraire bien sûr, l’idée est qu’on fait des exceptions soigneusement choisies.

    Et j’adore tes blagues pour aérer le texte ! Je faisais pareil mais en planquant le lien de la blague dans le texte, ce qui aérait quand même beaucoup moins… Et je ne connaissais pas la blague « pour embêter les gens », elle est énorme ^^.

    • Merci beaucoup ! Cette blague du New Yorker m’a fait beaucoup rire, tout comme celle terrible d’humour noir (voir Pour les Animaux / ou Petit poisson…).
      J’ai toujours un peu peur, j’avoue, quand je fais des textes ‘de fond’. Personnellement, j’adore ça, car la tentative de ‘vulgarisation’ me force à un peu de pédagogie et à de la rigueur, mais j’ai, d’une part, peur d’embêter les gens qui ne veulent pas prendre du temps à lire des choses ‘sérieuses’ sur internet, et d’autre part, peur de lasser les végéta*iens déjà informés qui n’en peuvent plus d’entendre ressasser ce genre de discours… En même temps, j’ai vraiment envie de le faire et non pas seulement de publier des recettes, car j’ai des amis qui sont dans l’attente (un peu passive…) de ce genre d’informations pour leur faire prendre des décisions. J’ai un peu l’impression d’avoir un lectorat très varié.
      Comment tu gères ce genre de questions de ton côté ? (ou bien tu ne te prends pas du tout la tête et c’est moi qui m’impose des dilemmes!) 😉

  5. Ah eh bien je comprends que tu te sois reconnue dans mes deux derniers billets… en tous cas je me reconnais dans celui-ci, hihi !
    J’adore la blague « pour embêter les gens », aussi !
    Voilà, à mon tour, j’ai envoyé à ma famille. C’est toujours plus simple de dire ce qu’on pense en utilisant les mots et le vécu de quelqu’un d’autre, c’est rigolo, non ?

    • Ravie si tu te retrouve dans mes billets ! Moi j’ai envoyé les tiens à ma famille… et pourtant, ils devraient commencer à s’habituer maintenant !
      La voix des autres est parfois la meilleure pour faire connaître sa propre voie 😉

  6. Je n’avais pas pris le temps de lire cette série d’articles. Peut-être parce qu’en mai, cela ne me parlait pas plus que ça…

  7. Ping : Végétarienne lobotomisée ? « Paws&Shoes

  8. Je me retrouve tout à fait dans ton article ! Je n’en suis pas au véganisme, je mange encore un peu de poisson, mais la viande et moi, c’est fini (à part pendant les grands repas de famille où je dois parfois me forcer un peu) !

    Et le mieux, c’est qu’après avoir fait l’impasse sur la viande pendant quelques temps, maintenant je ne peux plus en manger sans être écœurée… Cela montre bien que ce n’est qu’une habitude que l’on peut facilement perdre !

    En tout cas tes articles sont très intéressants. Si je ne suis pas encore complètement végétarienne ni végétalienne, c’est parce que je trouve encore cela trop « compliqué », mais je finirai par m’y mettre, quand je pourrai. Et lire tes articles m’y aideront sûrement, les recettes donnent l’eau à la bouche !

    • Et bien j’ai eu le même cheminement que toi au début ! J’ai d’abord éliminé la viande de chez moi, en me forçant des les repas de famille, et puis totalement, et… petit à petit, le poisson est parti, lui aussi ! D’ailleurs, il en est de même du fromage : avant, j’adorais ça, et puis, une fois que tu t’arrêtes vraiment d’en manger, rien que l’odeur t’écoeure complètement (surtout quand tu sais d’où vient la présure…)
      Pour le poisson, d’ailleurs, as-tu lu mon article ?
      Et ne t’inquiète pas : au départ, tout semble compliqué, et puis, très vite, on s’y fait et c’est un univers passionnant à découvrir !

      • Oui, j’ai lu l’article sur le poisson, très intéressant lui aussi ! Ce qui m’a le plus étonnée, c’est le fait que le poisson perde jusqu’à 95% de ses propriétés une fois cuit ! Je continuais d’en manger parce ce que je me disais qu’au moins, contrairement à la viande, ça pouvait être bon pour l’organisme… Je sens que je vais en manger de moins en moins maintenant !
        Et pour le fromage, malheureusement je suis encore un peu « accro » ! Je me suis toujours dit que ce serait le seul aliment qui m’empêcherait de devenir végétalienne ! Mais je me rends compte que j’en mange de moins en moins, ne serait-ce que parce que c’est très gras…
        C’est sûr que dès que j’aurai la possibilité d’aller dans des magasins bio et que j’aurai un peu plus de temps, je commencerai à regarder tout ça d’encore plus près 🙂 !

        • Oui, effectivement, les omega 3 en général sont très sensibles à la cuisson alors, à moins de manger le poisson cru, on n’en bénéficie pas beaucoup ! Pour les omega 3, mieux vaut certaines algues, ainsi que les graines/huiles de chanvre, chia, lin ou des noix !
          Et pour le fromage, je l’ai expliqué récemment sur FB, mais une découverte scientifique important peut expliquer pourquoi l’on aime tellement cela : le fromage a en effet un effet addictif ! Lorsqu’on digère une portion de fromage, les chaînes moléculaires de la caséine (concentrée dans le fromage) sont divisées par les bactéries et les acides de l’estomac. Cette action génère en fait des opiacées – une substance dont l’approche est comparable à celle de l’opium – de différentes longueurs, les casomorphines. L’une d’elles possède environ un dixième du pouvoir analgésique de la… morphine. Sachant qu’une tranche d’environ 30 g contient environ cinq g de caséine, on peut imaginer l’effet obtenu !.. D’où le fait qu’il soit difficile d’abandonner le fromage… comme la cigarette, c’est une drogue !
          Mais quand on l’abandonne, je dirais qu’au bout d’un mois, on est sevré ! Je n’ai plus du tout, du tout envie de fromage depuis belle lurette, et pourtant, plus jeune, j’adorais ça !

  9. J’avais lu ce post à sa sortie puis je l’avais un peu oublié mais là ça a fait « ting » dans ma caboche lorsque par hasard je suis tombée sur un article de terrafemina pour qui le végétalisme est un régime stupide d’avant maillot de bain…
    Je ne suis pas végétalienne mais j’ai été sidérée qu’en 2013 il y ait encore des journaleux pour faire de la désinformation aussi grossière. V’là le lien :

    http://www.terrafemina.com/forme/nutrition/articles/27228-top-5-des-regimes-a-ne-surtout-pas-faire.html

    • J’allais dire : ‘mais où parlent-ils de végétalisme ?’ et j’ai vu que l’article avait été modifié pour ne plus ‘vexer’ les végétaliens… De toute façon, ce ne serait pas la première fois qu’on considère la végéta*isme comme un régime : ma famille y voit bien de l’anorexie ! 😉

  10. (je raconte ma vie et à la fin je pose une question. Désolée pour la longueur ^^)
    Bonjour,

    J’ai découvert depuis 2 jours votre blog et parcouru un maximum d’articles. Je m’y retrouve totalement 🙂 Depuis petite je suis très difficile, et autant je me suis améliorée niveau légumes, autant la viande ne passe pas. Et bizarrement, bien que ce soit réellement le goût qui me déplaise, c’est toujours des « viandes mais pas trop » qui passent : blanc de poulet, saucisses, jambon blanc (mais industriel, surtout pas de chez le charcutier, trop goût de viande). A côté de ça je n’ai jamais été à l’aise avec l’idée de manger des animaux tués. Mais parents m’ont conseillés d’arrêter de réfléchir, le personnel de cantine m’ont forcée à manger quand j’étais petite et un jour mon grand-père a mis de la langue de boeuf mixée dans sa soupe pour me prouver que c’était bon (et me l’a dit après évidemment).

    Maintenant j’ai 20 ans, je vis seule, je mange une knacki et une tranche de jambon par semaine, j’évite les oeufs car je ne les digère pas. Bref mon alimentation est tout sauf équilibrée et la viande ne me manquera pas…!

    Cet article et leur suite m’ont ouvert les yeux : naturellement j’avoue que j’ai dû intérioriser le conseil de mes parents parce que j’ai toujours besoin qu’on me montre que la norme n’est pas toujours judicieuse (j’ai eu le même cheminement de pensée pour en arriver à me considérer comme féministe). Il y a vraiment un « avant » et un « après réception des informations ».

    Et pourtant, je me rends compte que tout le monde n’est pas comme moi. Que je parle de devenir végétarienne ou de féminisme c’est toujours pareil : on passe pour des extrémistes qui voient le mal partout et qui cherche des problèmes là où il n’y en a pas. Et contrairement à moi pas d’avant/après : soit les arguments rentrent par une oreille et ressortent par l’autre, soit ils sont refusés par mauvaise foi souvent, par « arrête de me dire comment on tue les animaux sinon je vais y penser quand j’en mangerai » ou des arguments à côté de la plaque du style : « concrètement un guépard qui a faim, il se demande pas s’il a le droit de vie ou de mort, il mange, point. Bah moi, pareil. Sauf que je le mange pas en lui arrachant l’aorte à coup de canines, certes » (aha non, toi tu fais « pire » indirectement et en toute méconnaissance (volontaire ?) de cause…)

    Dans la pratique il ne me faut pas grand chose pour changer mon alimentation : en fait je ne vais pas supprimer des choses, je vais juste changer de yaourt et de lait et surtout apporter des choses nouvelles et qui font défaut dans mon alimentation actuelle ! [et embêter mes parents quand j’irai chez eux]
    Mais pour ça je voulais vous demander si vous pouviez faire un article (ou si vous en connaissiez un déjà tout prêt) sur comment devenir végétalien ? J’ai lu les étapes pour arriver à avoir 9 recettes, mais plus dans la pratique j’aimerais des conseils sur « l’alimentation de base » : ce qu’il faut avoir en stock dans ses placards et son frigo en fait, pour pouvoir cuisiner tous les jours. Les indispensables en somme.

    Désolée pour ce commentaire qui bat des records de longueur !

    • Bonjour Lily et bravo !
      Je te comprends, comme je comprends tes hésitations… elles étaient les miennes avant de devenir vg !
      Je pense que, si être végéta*ien/ne pose tellement de problème aux gens, c’est parce que cette pratique porte implicitement une condamnation morale de ceux qui ne la font pas. Mettons par exemple qu’on dise qu’on est vg par souci de santé ou bien par religion, personne n’ira vous embêter car il s’agit-là d’un choix strictement individuel. Par contre, si l’on dit qu’on est vg pour des raisons éthiques et environnementales, l’interlocuteur se sent indirectement accusé de ne pas prendre en compte ces dimensions ou, du moins, de ne pas mettre ses actions en accord avec ce qu’il sait. C’est donc très difficile pour les non-vg à gérer et il reste deux tactiques : soit fermer les yeux (‘sinon je vais y penser…’) soit développer une argumentation de défense (‘bah tout le monde mange des animaux, il faut bien vivre !’) et, dans les deux cas, on essaie de fermer le clapier au végé qui essaie de nous confronter à la réalité !

      Bref… Tu vas le voir, ce n’est pas évident tous les jours ! Comme tu le dis, le problème n’est pas tant de modifier ses yaourts ou son type de lait, le problème, c’est les autres ! 😉
      Heureusement, la communauté vg est très ouverte et peut t’être de grand secours – ou du moins, de grand soutien !

      Pour en revenir à ta question, ouiii !!! c’est une très bonne idée, cela fait bien longtemps que je veux faire cette série et elle va venir, c’est promis ! Après les vacances, je prends vite des bonnes résolutions et je m’y attelle !

      • J’attends avec impatience cette série !!! 🙂
        Je pense qu’effectivement tu mets le doigt sur LE truc qui gêne certains omni (pas tous hein, il ne faut pas charier !) : se sentir jugé. En parcourant ton blog, et surtout les articles plus spécifiques au végéta*isme, je me demandais : mais pourquoi sont relatés dans les articles ou les commentaires des réactions aussi épidermiques, jusqu’à faire manger de la viande en douce à ses proches ou amis ??? En tant qu’omni (à grosse tendance flexi j’avoue…), je m’interrogeais sur ce qui pouvais pousser les gens à faire çà… J’ai des amis vegans, et il ne me viendrait pas à l’idée de leur faire çà, au pire si je suis en rade d’idées, je le leur dit : qu’est-ce que je peux cuisiner qui vous ferait plaisir ??
        Et puis tu as mis le doigt dessus. C’est effectivement une attitude de défense…

  11. Ping : 59# Brownie VEGAN aux noix et au potiron | Kitchenandcure

  12. J’adore cette série d’articles. Tout est dit! Et il peut servir de livret explicatif à tous ceux qui ne comprennent pas la démarche végé!
    On dit aimer les animaux mais on les torture, on dit aimer la planète mais on la détruit, on dit vouloir être en bonne santé mais on mange n’importe quoi, et on dit aimer les hommes mais on les exploite. Le plaisir instantané avant tout! Tant qu’on ne le voit pas de nos propres yeux, ça n’existe pas.
    S’informer et s’éduquer, puis agir. Même si on ne peut pas non plus tout résoudre tout seul, chaque petit geste pèse dans la balance. Et tout le monde peut faire un geste, faire un effort, se passer de viande et de produits laitiers quelques repas par semaine!

    Allez, stop pour les commentaires de ce soir, il est déjà trop tard au Québec, l’oreiller m’appelle.

    • C’est amusant, cela fait longtemps que je n’ai moi-même pas lu cette série… il faudrait peut-être que je voie s’il est nécessaire de la mettre à jour ! Tes commentaires sont un petit rappel 😉
      Oui, chaque petit pas pèse dans la balance : on l’oublie trop vite, et pourtant, ces petits pas sont peut-être ceux qui nous font le plus avancer.

  13. Arf, j’allais oublier: bravo pour ce travail de recherche, de compilation et de synthétise. J’imagine que cela a dû te prendre pas mal de temps de réunir toutes ses informations et d’écrire cette série!

  14. Depuis quelques semaines je fais des recherches sur les alimentations végétariennes et véganes, et finalement c’est toujours sur ton blog que je trouve le meilleur (mais le site véganisme.fr n’est pas trop mal!).

    J’y réfléchis de temps en temps, à chaque fois un point difficile me fait reculer ( … le fromage, entre autre, mais aussi revoir la manière dont je fais les courses etc …). Cependant, malgré ces pas en arrière, je dois dire que ça vient me tarauder de plus en plus. J’imagine bien sûr qu’on ne change pas du jour au lendemain (déjà parce qu’il faut réfléchir à l’ensemble de son mode alimentaire, puis mode de vie). On peut aussi sans doute faire des compromis, au début.

    En tout cas, j’ai réalisé à la lecture du commentaire de Lily, que je suis pareille: je déteste le goût de la viande – qui se retrouve rarement dans la viande industrielle d’ailleurs, et j’ai eu des expériences déplaisantes.

    Et je réalise qu’enfant, si on m’avait nourrit de légumes et de fruits ça m’aurait évité bien des drames et des fourberies (de ma part) et j’aurais été très heureuse. Plusieurs fois, j’ai subit l’humiliation publique pour avoir refusé de manger le steak à la cantine (devant l’ensemble des élèves de l’école quand la cantinière m’a forcée à finir mon steak froid … brr). Je prétendais avoir une religion (pour éviter le porc) ou j’annonçais que mon lapin était mort (pour éviter le civet – véridique). Bien sûr, le soir les échos parentaux me chauffaient les oreilles :))).

    On pense que lorsque l’on grandit, on peut « échapper » à ces aliments que nous n’aimons pas. En réalité, la pression sociale est encore plus violente (cela va de l’ironie à l’énervement de l’incompréhension: « COMMENT tu n’aimes pas la blanquette de veau ?! »). Dingue comme ce que notre assiette semble concerner beaucoup de monde.

    J’ai baissé les bras je crois, lorsque j’avais vu une nutritionniste, pour qui il fallait que « je fasse des efforts ». Si ce n’est pas la viande, c’est le poisson ou les fruits de mer …

    Je m’en vais méditer, et te remercie (encore :)) pour la richesse de ton blog (et sa pédagogie).

    • Oups, un petit délai de réponse, mais ton message m’a énormément intéressé, Amélie-Marie !
      Récemment encore, j’ai vu une petite vidéo de ‘conseils’ par une diététicienne (ou peut-être psy) et le sujet était : ‘Comment faire quand votre enfant refuse la viande ?’ Et bien tu ne me croiras peut-être pas, mais pas une fois il y avait l’option ‘ne lui en donnez pas !’. C’était toujours : comment cacher la viande, la faire avaler incognito, faire des marchés… l’horreur absolue ! 😦

  15. Merci de ta réponse (et ne t’inquiète pas des délais, ton blog génère un sacré public de fidèles 🙂 ).

    J’avoue que je ne comprends pas: on cède très souvent sur les légumes avec les gamins, mais la viande, attention, c’est sa-cré. Petite, je ne comprenais pas pourquoi je devais manger des animaux, ces mêmes bêtes que j’adorais regarder vivre (j’habitais en face d’une ferme, et je passais des heures à regarder les vaches, mes grandes copines). À bien y repenser, ça me dégoutait vraiment (le comble étant le boudin) de me dire que je mangeais quelque chose qui avait été « vivant ». Comme je le disais, à force de me l’avoir imposé, j’ai pris l’habitude, et j’ai oublié. C’est maintenant que cela me revient, et je refuse de plus en plus de manger de la viande non plus seulement pour des raisons de goût, mais parce que je n’arrive pas à occulter l’animal qu’il y a derrière (si je puis dire !). Une des grandes leçons que je retire de cette réflexion, c’est que je ne forcerai jamais un gamin à manger de la viande s’il n’en a pas envie.

    • Oh oui, parfois je suis dépassée par les commentaires ! Il y en a tellement… Je n’arrive plus à répondre à tous, mais quand ce sont des gens que je ‘connais’ (du moins, virtuellement !) ou quand il y a des questions, ou encore des mots gentils, je n’arrive pas à ne pas répondre ! C’est comme si je recevais un cadeau et que je ne remerciais pas… Je suis un peu Japonaise dans l’âme, hein ? 😉
      C’est très intéressant ce que tu dis sur la comparaison viande / légume et je partage tout à fait ton avis ! J’ai trop souffert de mes bouchées de viande impossibles à avaler quand j’étais petite… Jamais je n’infligerai cette torture à quelqu’un ! 😉

  16. Il ne m’est pas conseillé de me passer de viande rouge car anémie chronique, manque d’immunité. J’ai donc repris cette consomation, alors que j’étais bien partie pour être une veggie. Du coup, j’achète des steaks chez Naturalia…

    • Un certain nombre de médecins conseillent de la viande rouge en cas de carence en fer, mais il faut savoir que, d’une part, les carences en fer touchent près d’1/3 des femmes et qu’on peut très facilement y remédier sans viande et, d’autre part, que le fer héminique contenu dans la viande, en particulier la viande rouge, est en grande partie responsable des cancers du colon… Vaut mieux s’en passer ! 🙂

  17. Bonjour Antigone XXI,
    Tout d’abord MERCI pour ce blog unique vrai et très nature que tu (m’) nous offres. J’étais à la recherche de lecture concernant une alimentation plus saine et je suis tombée sur ton chococo ( que j’ai réalisé ( une tuerie …)).
    Ensuite je suis une maman d’une petite fille de bientôt 2 ans et un petit garçon de 6 mois1/2 et je culpabilise de ne pas m’être renseignée plus tôt sur une alimentation SAINE parce que pendant mes deux grossesses j’ ai scrulpuleusement suivi les conseils alimentaires bu 1/2 voir 1 litre de lait de vache (écrémé) par jour et j’ai mangé de la viande horreur de savoir maintenant que ça n’est pas ce qu’il y a de mieux! Découvrir que la viande est finalement toxique pour nous, que les produits laitiers ça n’est pas le meilleur pour vos os ! dans quellle société vivons nous ? on nous fait « bouffer » de la « cochonnerie » depuis tout petit et on tombe dans le panneau nous ne pouvons plus faire confiance! aujourd’hui je suis allée chez mon médecin traitant et lorsque je lui ai dit que je m’orientais vers une alimentation végétarienne elle m’a dit « ah oui c’est vrai avec ce qu’on donne à manger à nos animaux il faut faire attention » et puis c’est tout et il faudra doser la vitamine B12 la prochaine fois et voilà.
    J’avoue me sentir bien seule face à cette démarche et pourtant c’est pour la santé de mes enfants que je le fais, la mienne aussi évidemment, donc j’en profite pour remercier tout ceux que postent des recettes et des nouvelles sur le plan végan finalement !!

    Mais bon je pense prendre le bon chemin en me tournant vers une alimentation végétarienne, j’ y vais progressivement parce que je vie avec un homme qui aime la viande mais qui accepte de manger d’autres protéines.

    Alors merci !
    C’est la première fois que j’en parle vraiment.

  18. Bonjour Antigone,
    je trouve ton blog très intéressant et je suis tombée dessus à travers de l’article sur le no-poo. Tes articles sont complets, écris avec sérieux et tu es douée pour la photo ^^
    Cela fait quelques mois que je m’interroge pour devenir végétarienne et voire, par la suite, vegane. (J’imagine que la transition se fait en plusieurs mois, en tout cas je l’imagine comme ça.) Cependant, je suis anémique et pour remédier à cela mon médecin m’a prescris des médicaments. Bref, qui me conseilles tu d’aller voir pour être sure de ne pas faire d’impasse dans mes repas et trouver assez de fer pour remedier à ce manque?
    Merci par avance et bonne soirée !

  19. Chouette intro !Moi qui commence doucement à tâtonner du côté de notre alimentation, lire ce genre d’article est assez rassurant ! 🙂 L’homme est omnivore!! Qu’est ce que je peux l’entendre celle-là en ce moment !! Merci en tout cas de prendre le temps de rédiger tout ceci ! C’est important, aussi pour les petites nouvelles comme moi 🙂

  20. Tout d’abord félicitations pour ton blog, c’est très réussi ! J’aime beaucoup ta façon de penser, même si parler d’elle au singulier ne lui rend pas vraiment justice. Ah, si seulement plus de gens pensaient ainsi… enfin 😦

    Pour ma part je suis pratiquement végétarien depuis que je suis tout petit, j’ai eu la chance d’avoir une maman compréhensive qui ne me forçait jamais a manger ce que je n’aimais pas. Par contre le problème que j’ai, c’est que je n’aime que vraiment très peu de choses… du coup je ne mange pas spécialement de produits animaliers non plus (jambon, steak haché, poissons panés et lait) (oui j’ai des goûts étranges) mais du coup j’ai aussi du mal a m’en séparer, parce que… je n’aime pas ce qui pourrait le remplacer 😦
    Du coup j’essaye de chercher des recettes à droite à gauche et des blogs comme le tiens me sont bien utiles ! Je viens de me mettre aux smoothies en plus, j’ai vu que tu aimais beaucoup ça 🙂

    Bref tout ça pour dire merci, parce qu’on ne le dit, et ne le pense, jamais assez.

  21. Ping : Végétalisme et troubles alimentaires. + Présentation du livre « Oh She Glows » – Qu'on se le dise…

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