ÊTRE VG EN SOCIÉTÉ : LES VACANCES


Ah, que le soleil brille et que le ciel est bleu !

Oui, décidément, après une trop longue saison des pluies et un été qui a bien tardé, la chaleur estivale me rend un brin rêveuse… Rêveuse de vacances surtout, moi qui ne suis pas partie pour en prendre beaucoup cette année – hélas !

Les quelques jours que je viens de passer en famille ont constitué un doux répit dans mon univers un poil trop branché sueur au labeur, même s’ils m’ont, une fois de plus, confrontée à une réalité que chaque vg connaît régulièrement dans sa vie : le dilemme des vacances. 

Pour une grande majorité de personnes, partir en vacances, cela veut dire : les longues journées passées à se dorer la peau sur le sable fin et les chichis de fin d’après-midi, les soirées entre amis autour d’un barbecue de fortune, le verre à cocktail dans une main et une saucisse dans l’autre, ou encore les matinées paresseuses où les croissants parviendront mieux à vous tirer du lit passé 10 heures que les cris des mouettes à l’aube….

Pour les vg, toutefois, cela peut vouloir dire : ciel ! le barbecue qui commence, cette odeur de chair grillée et moi qui n’ai rien à manger… le ventre creux de trop avoir pataugé dans l’eau avec votre ribambelle de petits cousins et cousines, et votre belle-soeur qui a malencontreusement ‘oublié’ que les hot-dogs de la plage n’étaient pas faits pour vous… ou bien, lever 6 heures, vous avez faim et manque de pot, tout ce qu’on vous propose de faire, c’est d’apprendre aux petits à empaler un pauvre petit asticot sur un grand hameçon et de les accompagner ‘taquiner le goujon’… 

Bref, les vacances, pour les vg, ce n’est pas toujours évident.

Alors, si l’on tentait de prendre les choses du bon côté et de s’organiser au mieux pour aborder les vacances en toute sérénité ?

Qu’on soit nouveau vg ou vieux baroudeur de la cause animale, tout le monde le sait : un vg, c’est routinier. Davantage peut-être que tout autre type d’alimentation, dans notre société de consommation de masse, une alimentation 100% végétale demande un minimum d’organisation pour s’assurer d’avoir toujours le ventre plein et l’assiette équilibrée. Manger au restaurant, on l’a vu, requiert une préparation en amont et, tôt ou tard, on préférera toujours revenir à ‘ses’ lieux favoris, où l’on est assuré de trouver ce que l’on cherche, plutôt que de tenter l’aventure ailleurs. On aime à se préparer son smoothie vert du matin, ses petites graines germées le midi et finir par de bonnes lasagnes crues le soir… 

Les vacances, pourtant, chamboulent cette foule de petits habitudes patiemment établies. Qu’on parte dans sa famille ou à l’étranger, on n’est jamais assuré de trouver de quoi se sustenter sur le chemin ou une fois arrivé. Comment faire dans une famille portée sur la chair fraîche ? Si le pays où l’on se rend n’est pas très vg-friendly ? Et comment aborder ce voyage de 23h en avion ?

 

  • Sur la route : on s’organise ! 

Même si manger vg et, à plus forte raison, cru, peut sembler la chose la plus naturelle du monde (niveau préparation, difficile de lutter avec une banane ou une pomme verte), l’expérience montre pourtant souvent le contraire… Dans notre société légèrement tarabiscotée, il est plus fréquent d’être entouré de sachets de chips de pomme de terre à l’huile de machine et de nuggets d’abats de poulet que de fruits frais et de salades de crudités. Si vous conduisez, vous savez que les trésors culinaires que recèlent les aires autoroutières sont très, très limités, et que, sous peine de jeûner ou de concourir pour le palmarès 2012 de la worst junk food ever, mieux vaut être préparé.

Renseignez-vous à l’avance ! J’adore l’improvisation, on ne me fera pas dire le contraire, mais si c’est pour me retrouver face à une flopée de sandwiches triangle au salami pour tout choix de déjeuner, non merci ! Avant de partir, n’oubliez pas de faire un tour sur Internet afin de vérifier si votre trajet est semé de restos potentiellement vg-friendly ou si le casse-croûte à emporter s’impose. D’ailleurs, pourquoi ne pas établir une carte ? Celle-ci vous aidera d’autant plus si vous y ajoutez une liste complète de ces endroits accueillants, sans oublier bien sûr adresses et numéros de téléphone  ! 

Prévoyez à manger ! Que vous partiez pour une journée, un week-end ou 6 semaines, mieux vaut  faire un peu de place dans vos valises pour être sûr de ne manquer de rien. A titre d’exemple, voici une petite liste, extensible et personnalisable à l’envie, de ce que j’emporte toujours avec moi en voyage :

Pour un voyage court (voiture, train…) :

  • Des tupperwares remplis de légumes en bâtonnets ou entiers (carottes, céleri…) – attention à ne pas prendre des aliments qui supportent mal la chaleur ou les chocs ! A condition de le prendre peu mûr encore et entier, un avocat peut également être un aliment de choix pour compléter une salade-repas. 
  • Du lait d’amande / de noix / de soja en brique individuelle ou, si vous le faites maison, dans une gourde en inox ou polycarbonate. Bien pratique, surtout si vous prévoyez de petit-déjeuner en chemin (en n’oubliant pas ses flocons d’avoine sur le comptoir de la cuisine !)
  • Du pain essène ou du pain tranché façon pumpernickel : dense, peu volumineux, facile à emporter, conserver et digérer, ce type de pain est l’allié favori de vos voyages. Oubliez la baguette qui s’assèche et qui vous laisse affamé 1h après ! Comme c’est la tradition en Allemagne, à la période de Noël, je prends aussi du früchtebrot, ce pain aux fruits secs et aux noix, terriblement gourmand et idéal en cas de coup de mou.
  • Des fruits secs et des noix : pour l’énergie qu’ils procurent, leurs fibres et leur apport en protéines et bons gras, ils sont parfaits pour compléter votre club sandwich payé une fortune en gare ou le plateau-repas ‘spécial vg’ composé de verdures et… encore de verdures de votre voyage en avion.
  • Des fruits frais faciles à emporter : pommes, bananes… riches en eau vitalisée et en vitamines, les fruits sont parfaits pour éviter de se déshydrater (surtout si vous vivez principalement sur votre stocks de fruits secs – n’oubliez pas que ceux-ci sont justement pauvres en eau !)
  • Des barres de céréales / noix maisonallez, vous n’avez tout de même pas oublié celles-ci ? J’ajouterai que le grawnola est également un de mes encas préférés en voyage !
  • Et des couverts en bois ! Parce qu’en plastique et jetables, pour l’environnement, ce n’est pas la panacée, et parce qu’il vaut mieux éviter d’avoir à vous séparer aux barrières de sécurité de votre magnifique couteau suisse multi-fonctions offert pour vos 6 ans par tata Yvonne, prévoyez des couverts qui soient acceptés ! Et une petite bouteille / gourde vide, à remplir juste avant l’embarquement, si vous prenez l’avion…

Pour un long séjour :

  • Du sarrasin / quinoa germé et déshydraté : si vous n’avez pas de déshydrateur, vous pouvez en acheter en ligne ici ou , et, à défaut, du sarrasin sec non germé fera très bien l’affaire. Vous pourrez en saupoudrer vos salades ou vos desserts, ou bien tout simplement les croquer tels quels et vous assurer ainsi  une belle portion de protéines complètes !
  • Des algues : wakamé en paillettes, mélange du pêcheur ou feuilles de nori, les algues séchées sont légères très pratiques à emporter et constituent un encas ou un complément alimentaire idéal pour un voyage. Riches en protéines et en nutriments essentiels, elles sont parfaites pour être assuré d’éviter les carences en voyage.
  • Des graines de chia : s’il y a bien un aliment que je recommanderais pour voyager, ce sont bien ces petites graines magiques ! A grignoter telles quelles ou à réhydrater en vue du petit-déjeuner, les graines de chia sont riches en protéines, en oméga 3 et en fibres, sans oublier leur taux de calcium et de fer : de quoi être en forme même au sein d’une alimentation pas toujours équilibrée.
  • Du lait végétal en poudre : amande, quinoa, soja… légers, peu onéreux et faciles à emporter, les laits végétaux en poudre sont un aliment qui peut transformer un petit-déjeuner morose en délice matinal ! Sans compter leur apport en protéines, qu’on a parfois tendance à négliger sur la route…
  • Vos compléments en B12 : ce n’est pas parce que vous partez à l’étranger qu’il faut les oublier à la maison ! Allez, dites-vous qu’un petit pot de comprimés ne va pas alourdir votre valise au point de vous briser le dos !
  • Optionnel : un pot de purée d’oléagineux. Voyager peut parfois être synonyme de : légumes bouillis et riz blanc à chaque repas. Pour éviter d’être fatigué face à une alimentation carencée, complétez vos repas par une cuillère ou deux de purée d’oléagineux… qui peuvent également transformer une soupe tristounette en crème savoureuse. Je privilégie souvent les purées de cacahuète, d’amande ou de chanvre, mais vous avez le choix !
  • Optionnel : des sachets d’infusion. Parce que l’eau peut parfois être douteuse et qu’il est facile de se procurer de l’eau bouillante, j’emporte souvent avec moi des sachets d’infusion… de quoi me changer des tristes sachet de thé noir Lipton éternellement proposés dans chaque restaurant ou café du monde entier.
  • Optionnel : un blender. Attention, vous avez vu combien perdre son blender favori peut aussi être très facile… mais si vous êtes attentifs à vos bagages, un petit blender (du type Personal Blender ou autre…) peut s’avérer extrêmement pratique à emporter… de quoi se faire des smoothies verts à longueur de journée !

Bon, cela devrait suffire, n’est-ce pas ? J’avoue, il fut un temps où je prenais également une étamine, du nigari, du substitut d’oeuf… tout pour reconstituer ma petite cuisine à l’étranger ! ;-)

  • Dans les airs ou sur l’eau : soyez vigilant !

Manger vg à l’aéroport ou dans un avion peut parfois être la croix et la bannière. Là aussi, la règle clef est de bien s’organiser !

Vérifiez à l’avance ! J’ai été souvent amenée à voyager avec Tistou et combien de fois avons-nous eu comme déconvenue de voir que les plats vg que nous avions commandés dans l’avion avaient ‘bêtement’ été oubliés ! Et oui, il ne suffit pas de cocher la case ‘vg’ au moment de prendre ses billets sur un site en ligne, mais il est absolument nécessaire d’obtenir confirmation auprès de la compagnie. Faites-le au moment de prendre les billets, mais exigez une nouvelle confirmation une semaine à l’avance. S’il y a un problème, sachez qu’un délai de 24h est de mise : ce n’est pas au moment de l’embarquement que vous obtiendrez l’assurance de manger vg. S’il est trop tard, vous pouvez toujours rectifier la donne pour le vol du retour ! 

☛  Soyez clair ! N’oubliez pas de préciser que manger végane signifie ‘sans oeufs’ et ‘sans lait’ : de toute façon, il y a de très fortes chances que le plateau-repas qu’on vous serve soit uniquement végétarien et, dans ce cas, mieux vaut avoir prévu large en terme de collations !

Attention ici : sauf mention contraire, lisez et relisez la liste d’ingrédients des snacks/repas qu’on vous propose. Sachez que les petits pains sont très souvent au lait et que les cacahuètes peuvent être grillées au miel – et pas celui du petit producteur de votre localité !..

Ne partez pas le ventre creux ! Comme vous ne savez pas encore ce qui vous attendra sur le chemin, prévoyez de bien manger avant de partir ! Pensez densité, mais ne vous rendez pas malade pour autant !

☛ A l’aéroport, vérifiez encore ! Si jamais votre statut spécial a été négligé, c’est le moment où jamais d’acheter à manger. C’est donc au moment de l’enregistrement, et non de l’embarquement, qu’il faut vous assurer de ce qui vous sera servi. Certaines chaînes de restauration rapide, comme le Pain Quotidien ou Prêt à Manger, offrent des options végétaliennes à emporter : pratique si l’on n’hésite encore avec la mini-salade du Mc Do ou la feuille verte glissée sous le steak tartare d’Hippopotamus…

☛ Dans l’avion, réclamez ! Votre choix n’a pas été pris en compte ? Qu’à cela ne tienne : protestez ! Même si l’avion part avec un nombre donné de plateaux-repas vg à son bord, il est tout à fait possible pour l’équipage de reconstituer un menu vg à partir des plateaux-repas conventionnels. S’il y a un problème, demandez également si vous pouvez obtenir les suppléments repas de la première classe : pain, fruits, snacks… si la compagnie a oublié de satisfaire à votre demande initiale, il y a peu de chances que votre requête se voit refusée !

Le hic ? On pense souvent que les vg ne se nourrissent que de verdures : il y a donc de fortes chances que votre plateau-repas se transforme en salade verte géante – ici aussi : prévoyez de quoi compléter ce menu !

☛ Soyez malin : vous trouvez que ce qu’on vous a servi n’est pas équilibré ? Votre smoothie vert vous manque ? Alors, plutôt que de vous enfiler un coca pas frais ou un jus d’orange à base de concentré, optez pour le jus de tomate ! Avec une touche de poivre et un brin de sel, vous voilà avec un vrai gaspacho ! De quoi vous hydrater ET vous assurer une alimentation plus équilibrée dans la même foulée.


  • Chez vos amis ou en famille

Mangez vg quand on est entouré d’omnivores peut parfois être délicat. Comme dans le cas des invitations, la règle d’or ici est de prévoir les choses en amont.

Faites vos recherches à l’avance : restaurants, magasins bio, marchés locaux… Rassurez vos hôtes en montrant que vous savez où vous mettez les pieds. S’ils sont plutôt habitués au Carrouf version 15000 m2 qu’à la petite supérette naturo du quartier, ce n’est certainement pas auprès d’eux que vous obtiendrez des renseignements. La solution ? Etablir à l’avance une liste des magasins ‘amis’ ;-)

Faites les courses ensemble : tout porte à croire que si vous mentionnez seulement ‘shiso miso’ et ‘gomme de guar’ deux jours à l’avance quand votre hôte vous demande ce qu’il pourrait acheter en vue de votre séjour, celui-ci soit un peu perdu… Si vous le persuadez de venir avec vous au magasin bio, vous faites coup double en l’informant tout en assurant votre subsistance.

☛ Proposez de cuisiner : évidemment, c’est la solution la plus simple si vous voulez être assurés de bien manger ! C’est aussi l’occasion d’informer vos hôtes sur vos goûts, vos habitudes et… sur la bonne nourriture vg ! Inconditionnels de la merguez, ils seront peut-être séduits par les saucisses végétales fumées que vous apporterez, et si vous voyez que les choses ne prennent pas, c’est toujours une opportunité pour discuter.

Apportez à manger ! Bien sûr, l’idée n’est pas de transporter votre cuisine avec vous, mais offrir de la nourriture à ceux qui vous invitent, c’est l’occasion ou jamais de leur faire découvrir des produits qu’ils n’auraient peut-être jamais eu l’occasion de goûter. Friandises, petits cadeaux à croquer… mais aussi vos ingrédients et condiments favoris : ce n’est pas dans un petit village au fin fond de la forêt que vous partirez en quête de tofu soyeux et de tempeh fumé !

  • A l’étranger ou en vadrouille

 La vigilance est de mise ! Faites toujours attention à ce que vous mangez à l’étranger. Ce n’est pas parce que vous vous retrouvez dans un pays à l’économie moins développée que vous êtes garanti d’être loin des règles de la consommation de masse. Les fruits et les légumes que vous trouvez sur les marchés peuvent très bien être inondés de pesticides et j’ai parfois eu affaire à des aliments plus que douteux sur de tout petits marchés apparemment sans danger…

Si vous êtes en dehors d’Europe, sachez que la législation sur le traitement des fruits et légumes, de même que sur les organismes génétiquement modifiés, peut être très différente que celle qui régit les productions de l’UE : renseignez-vous à l’avance et, dans le doute, évitez peut-être de consommer certains aliments auxquels vous êtes habitué (huile de colza aux Etats-Unis, etc.). Et si vous n’êtes pas sûrs de leur provenance, n’oubliez pas de peler vos fruits et légumes avant de les consommer.

Attention à l’eau ! Vous voyagez dans un pays aux conditions sanitaires peu sûres mais vous voulez à tout prix avoir votre dose de verdure ? Veillez tout de même à vous renseigner sur la manière dont sont lavés vos fruits et légumes (et même s’ils sont lavés tout simplement !). Dans certains pays, comme en Inde, bon nombre de restaurants précisent si leurs salades sont lavées à l’eau minérale : en cas d’oubli, n’oubliez pas de le demander. En cas de doute, abstenez-vous.

☛ Renseignez-vous ! Avant de partir, n’oubliez pas de vous renseigner sur la cuisine locale et le vocabulaire culinaire du pays dans lequel vous partez. Un bon guide de voyage, comme le Lonely Planet, peut tout à fait convenir ici. Il serait un peu bête de confondre le mot désignant ‘chou vert savoureux’ et ‘pieds de porcs en gelée’… Très pratique pour voyager à l’étranger : le petit guide de la Vegan Society. Pour un prix modique, vous pourrez dire (ou montrer) que vous êtes végane et ce que ce terme comprend dans près de 93% des langues parlées au monde, pas mal quand même !

N’oubliez pas vos tupperwares ! Vous êtes partis avec un pique-nique bien emballé, alors ne jetez pas vos contenants ! Vous serez heureux, si vous trouvez de quoi manger vg, de pouvoir emmener avec vous des restes à grignoter plus tard dans la journée. Même chose si vous êtes dans un hôtel demi-pension : si le petit-déjeuner offre du pain, des fruits et des légumes, n’ayez pas honte de prendre avec vous vos récipients pour vous préparer un déjeuner à emporter – on ne sait jamais ce qu’on trouvera sur la route !

Enfin… la règle d’or est de toujours être poli, souriant et… exigeant ! N’ayez pas peur d’exprimer vos besoins et vos envies : il serait trop bête de vexer le chef de maison en refusant les pattes d’oies laquées en saumure au moment du grand dîner de bienvenue. En revanche, être désagréable n’avance à rien : mieux vaut demander les choses gentiment et avec le sourire, en étant au besoin généreux avec ceux qui vous ont permis de bien manger, plutôt que de réclamer sa verdure comme un dû. N’oubliez pas que vous tracez la voie pour d’autres vg derrière vous;-)

Allez, maintenant, j’avoue : je suis une globe-trotteuse et je n’ai jamais eu de problème pour manger vg où que j’aille, même dans les pays réputés les plus carnassiers ! Et vous ?..

 

Comment gérez-vous vos voyages ? Des mauvaises expériences ? Des bonnes idées ! N’hésitez pas à les partager !