Or, how to make the best of a bad hand… and even better !
Ah la la, que d’aventures me sont arrivées aujourd’hui ! Je vous avais concocté mentalement un magnifique post, un post dont j’étais fière, le genre de post qui change un peu de la soupe, des biscuits et des grands articles théoriques… et là, pauvre de moi, patratas, changement complet de dernière minute ! Si ce que j’avais planifié pour vous (et pour moi surtout !) ne s’est pas passé comme prévu, j’avoue n’être pas mécontente du résultat… comme quoi, il faut savoir faire feu de tout bois ! Allez, trêve de suspense, je vous dis tout :
Cet article devait s’intituler : ‘CIRE ORIENTALE MAISON’
- Mazette, elle fait sa propre cire à épiler la petiote ! Chapeau, moi j’oserais pas…
Et oui, et je n’aurais peut-être moi-même pas dû oser… Pourtant, ce petit défi, je me l’étais surtout lancée en constatant que : 1. je n’ai plus de cire à la maison ; 2. je ne parle toujours pas assez bien la langue de mon nouveau pays, l’Allemagne, pour causer ‘maillot-aisselles’ avec une demoiselle de l’institut d’esthétique (pourtant, je l’ai bien fait en Macédoine, il faut que je me fasse plus confiance, un ‘aïe !’, ça se comprend à l’international) ; 3. on avait dit qu’on allait à la piscine, c’est ça, chéri ? Zut, et apparemment, les Allemandes ne sont pas au courant de leur réputation de femmes ‘libérées’ et me semblent très, très imberbes – du coup, moi c’est plutôt grizzli que Heidi… bon, comment faire ?
Bien sûr, j’ai voulu faire ma maline… et, tenez, on va faire comme si, je vous avais même préparé un petit tutoriel :
* * *
- Alors, vous me préparez un joli petit tas de sucre (complet, s’il-vous-plaît !)

- Ensuite, vous me mettez ça avec un peu d’eau dans une casserole, et zouuu, on touille un peu :
- Pendant que ça chauffe un peu, on presse un joli citron :
- Ouh la la, c’est que ça chauffe !
- Ah bah voui, ça a même tout bouillu !

- Mais c’est qu’il faut me refroidir tout ça ! Hop, un petit jus de citron !

- Aaaah… ça calme… allez, c’est le moment pour le sirop de malt d’orge :

- Et à nouveau sur le feu ! Wouhou, ça chauffe !

- Allez, on laisse encore 2-3 minutes histoire que ça s’agite encore un peu… et puis, on verse dans un grand plat, afin que ça refroidisse un peu…

- Allez, allez…

- Jusqu’à la dernière goutte…
- Et voilà le travail… vous voilà avec une cire orientale délicieusement parfumée aux senteurs de caramel et malt d’orge, avec une légère touche rafraîchissante d’agrume, qui traquera le moindre poil en vue et vous laissera avec la plus belle des peaux de bébé !

Allez, maintenant, je vous laisse, débrouillez-vous et amusez-vous bien ! Ciao !
* * *
Sauf que… vous vous en doutez… et bien ça n’a pas marché ! Echec complet sur toute la ligne… Une cire trop légère, pas assez collante, impossible à manier… Et pourtant, j’ai eu beau faire ! Je vous épargne le roman-photo des tentatives qui ont suivi : réchauffer la cire pour que l’eau s’évapore, rajouter du sucre, râler, crier, jeter l’appareil photo dans le caramel (oups, rattrapé à temps, merci chéri !)…
Bref, la cire orientale maison et moi, ça fait deux.
Alors, s’il-vous-plaît, si vous avez des mains d’or et que vous parvenez à tourner la canne à sucre en cire parfaite, si vous avez une amie, une amie d’amie, une cousine, une belle-soeur, une nièce au 4è degré, une voisine de palier et même une correspondante anglaise de collège, qui, elle, a le don suprême, alors, je vous en prie, dites-lui de m’écrire et de me donner son truc, faute de quoi je la kidnapperai pour lui voler son secret !
* * *
Si je ne suis pas douée pour faire ma cire maison et que, pour punition, je vais devoir affronter la piscine en toison, en revanche, il y a des choses que je sais faire… alors, pourquoi ne pas faire contre mauvaise fortune bon coeur ?
Qui dit caramel, dit aussi délice des papilles…
Il reste bien un peu de place dans la casserole, non ?
C’est plutôt bon les pralins, pas vrai ?
Et si finalement je n’allais pas à la piscine ?.. Faudrait pas effrayer les enfants quand même…
Je crois qu’il est plus sage que quelqu’un reste à la maison et surveille toutes ces petites bouchées.
En tout cas, il y en a un à la maison qui est partisan de l’égalité homme-femme… à condition que cela tourne en friandises !
Et vous, vous est-il déjà arrivé de devoir faire contre mauvaise fortune bon coeur ?




