UN ÉTÉ TOUT CRU : J+90 – 2nde PARTIE


Déjà une semaine depuis mon premier billet… que le temps passe vite ! Il faut dire que ce premier volet avait quelque peu prêté matière à controverse et j’ai préféré prendre un peu de repos avant d’attaquer le second et dernier acte de mon bilan du cru. 

Une petite introduction, néanmoins, pour vous rappeler que les opinions exprimées sur ce blog n’engagent que moi et que je ne prétends pas détenir la Vérité (existe-t-elle seulement ?), même si les conclusions dont je vous fais part sont le fruit de recherches approfondies et issues de travaux sélectionnés pour leur sérieux et leur volonté d’objectivité. Si vous trouvez quelque chose à redire à mes propos, je n’y vois, bien sûr, aucun inconvénient, mais, s’il-vous-plaît, faites-le avec politesse et bonne humeur, sans altérer l’atmosphère plutôt ‘bon enfant’ qui règne dans la blogosphère.

En d’autres termes : râlez, maugréez et maudissez-moi dans votre coin, et venez à moi avec le sourire aux lèvres et votre lot d’arguments bien en main, nous examinerons tout cela ensemble ;-)

Et pour ceux qui n’auraient pas suivi les règles du jeu et qui débarquent ici sans crier gare, je précise à nouveau : je viens de passer 3 mois à ne manger que cru – autrement dit, un pur été de crudivore – et j’en dresse maintenant le bilan. Définitif ? Je n’en sais rien… (y a-t-il de toute façon quelque chose de définitif sur cette Terre ?…) Mon dernier article n’était donc pas une critique sans appel du crudivorisme, mais émanait d’une volonté de ‘dépoussiérer’ celui-ci et de le débarrasser de certains de ses oripeaux qui tendent plutôt à discréditer ce mode d’alimentation aux yeux du grand public qu’à en faire la promotion. Une fois ces choses faites, me revoilà désormais avec cette seconde partie de mon bilan à établir – c’est parti !

Alors, raw or not raw ? That is the question… 

 

 

  • Cru et Santé

Parmi les raisons fréquentes qui poussent beaucoup de gens à manger cru (à 100% ou simplement à manger plus de cru), il y a l’idée qu’un tel mode d’alimentation est hautement bénéfique pour la santé. Si l’on met de côté l’argument peu convaincant des enzymes, il n’en reste pas moins que manger cru signifie, pour beaucoup, faire le plein de nutriments. Il est, en effet, des composés présents dans les aliments, à l’exemple des vitamines, qui résistent plus ou moins bien à la cuisson. Comme je souhaite que vous vous fassiez votre propre opinion là-dessus, je vous propose un petit tableau récapitulatif sur l’effet des différents modes de conservation ou d’apprêt des aliments, en prenant pour référence l’aliment frais et cru (cliquez sur le tableau, et vous aurez la version originale en anglais – j’ai fait ma gentille et en voici la version traduite par mes bons soins…).

! Attention ! Ce tableau ne présente ici que les nutriments les plus sensibles à la cuisson : les vitamines A, B et C. Les vitamines D, E et K, bien plus résistantes, ne sont pas mentionnées. Un tableau à prendre avec quelques pincettes, donc…

 

Notons cependant certaines choses ici :

  1. Il est question de ‘cuisson’ sans distinction aucune des différents modes de cuisson : on ne différencie pas les modes de cuisson douce (basse température ou vapeur, par exemple) de modes de cuisson particulièrement ‘violents’ comme des cuissons au four à haute température, des cuissons sur feu vif ou au grill, ou encore des fritures (ne mentionnons même pas le micro-onde…). Ce qui biaise très largement les résultats étant donné que certaines vitamines, comme la vitamine C et la vitamine B1, sont très sensibles à la chaleur. Il est indiqué ici que la vitamine C est détruite à 50% par la cuisson, mais à la vapeur, cette perte n’est  que de 30%.
  2. Le temps de cuisson n’est pas pris en compte, ce qui est également problématique, quand on sait que certains composés résisteront bien à une cuisson courte, mais seront plus vulnérables à une cuisson longue.
  3. Le terme ‘cuisson égouttée’ est utilisé quand un liquide ayant servi à la cuisson de l’aliment n’est pas consommé : il peut s’agir de l’eau dans laquelle les pommes de terre ont bouilli autant que l’huile des frites. Il n’y a donc pas de distinction dans les types de fluides utilisés et leurs effets respectifs sur les aliments (certaines vitamines sont hydrosolubles, d’autres sont liposolubles : les faire cuire dans de l’eau ou de l’huile n’aura pas le même impact sur la rétention des nutriments).
  4. Les nutriments et les aliments sont ici mesurés de façon séparée : on ne prend ni en compte la question de leur assimilation ni celle de la combinaison de nutriments, qui peut justement favoriser ou défavoriser cette assimilation. Le fer contenu dans le brocoli sera ainsi mieux assimilé si le légume est cuit.
  5. Aucune comparaison n’est effectuée avec des aliments crus tels qu’ils sont réellement mangés : à moins d’avoir un verger, on croque rarement une pomme sur l’arbre, or certaines vitamines particulièrement vulnérables perdent déjà une portion significative de leurs nutriments une fois l’aliment cueilli et entreposé. Les vitamines sont sensibles à la lumière et à l’oxygène. Après 2 jours au réfrigérateur, un fruit ou un légume perdra en moyenne 50% de ses vitamines C. Ce taux de 100%, qui sert de critère de départ, ne correspond donc pas à l’aliment que nous consommons, même cru. Et cela, sans compter les procédés de ‘crusine’ qui participent de ces pertes – la plupart de vitamines étant solubles dans l’eau, si nous voulions conserver celles-ci au maximum, il ne faudrait même pas les laver… et ne parlons pas de marinades, de fermentation, etc.
  6. Nous n’avons ici aucun moyen de distinguer les aliments : par leur composition, certains aliments préservent mieux leurs nutriments que d’autres. La maturité d’un aliment est aussi essentielle : les produits mûrs sont souvent plus riches en vitamine C que lorsqu’ils sont encore verts. Une exception : la tomate verte, plus riche en vitamine C que la tomate rouge.
  7. On parle ici en termes de pertes, mais il faudrait également parler en termes de gains : certains aliments perdent une partie de leurs vitamines, mais la concentration induite par la cuisson leur permet de ‘gagner’ proportionnellement d’autres nutriments essentiels. C’est le cas de la tomate qui perd certes une grande partie de sa vitamine C à la cuisson, mais dont la concentration en lycopène, un pigment de la famille des carotènes et un antioxydant précieux, augmente drastiquement. Plus important encore, le bris des cellules du fruit par la chaleur permet une meilleure disponibilité et une meilleure assimilation de celui-ci . La tomate cuite en contient la plus forte concentration qui soit  de façon naturelle : 27 mg pour 125 ml. de sauce tomate, contre environ 3,5-8 mg pour la tomate crue. Le mieux ? Faire cuire les tomates dans de l’huile d’olive, puisque les graisses augmentent la disponibilité du lycopène et son absorption par l’organisme. 
  8. La cuisson permet également d’augmenter la biodisponibilité de certains nutriments présents dans les aliments : c’est le cas notamment des champignons, dont les composés bénéfiques pour la santé sont mieux assimilés une fois ceux-ci cuits. 
  9. La mesure de la déshydratation peut également poser problème ici, puisqu’on conviendra qu’une déshydratation à 45°C n’a pas le même impact sur un aliment (surtout en termes de vitamine C) que si elle est effectuée à 60°C ou plus, ce qui est le cas de la plupart des produits séchés du commerce (quand ils ne sont pas flash-pasteurisés dans la foulée). Le temps de séchage joue également beaucoup. Si vous voulez être certain que votre fruit ou légume séché a été déshydraté à très basse température, fiez-vous à la mention ‘qualité crue’.
  10. Enfin, les vitamines ne font pas toute la richesse d’un aliment ! Il n’est pas du tout question ici par exemple des composés phytochimiques, tels le resvératrol ou l’acide ellagique, ces molécules aux propriétés anti-cancer si précieuses… 

Je vous laisse donc vous faire votre propre idée comparative entre le cuit et le cru, tout en soulignant encore le fait que ces données prises séparément ne font pas tout : l’alimentation est bien plus une question de synergie entre composés nutritionnels que des vitamines et des minéraux consommés un à un – le tout bien plus que la somme des parties.

Ajoutons enfin une dernière chose : si les aliments crus contiennent souvent plus de vitamines que leurs équivalents cuits, il ne faudrait pas oublier non plus que la cuisson permet souvent une concentration des composés que ne permet pas une consommation de crudités : et oui, mâcher fatigue ! En cuisant, on perd en volume et en eau, et l’on mange plus. Faites le test avec du chou chinois, très riche en calcium : cru, vous n’en mangerez que quelques feuilles, tandis que cuit, vous en consommerez bien plus ! Une concentration en nutriments qu’on ne retrouve vraiment en cru qu’avec les jus de fruits et légumes – dont je vous reparlerai prochainement !

 Bon, où est-ce que je veux en venir ?

Tout cela pour dire que je récuse, une fois de plus, les discours véhiculés par certains crudivores sur la nourriture cuite qui y voient le mal absolu. Non, je le répète, manger cuit n’est pas manger des aliments morts, et non, ceux-ci ne constituent pas une ‘souillure’ pour notre corps dont il faudrait se ‘purifier’. Chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais, à titre personnel, je suis choquée par de tels préceptes. Pour moi qui, je vous l’avoue, ne suis pas du tout dans l’esprit ‘détox’ ou ‘jeûne purificateur’, je vois surtout une tentation à l’orthorexie dans ces idées. Pour vous expliquer cela plus en détail, je passe au volet suivant : cru et liberté ! 

  • Cru et Liberté

Dans les deux premiers mois de mon expérience 100% crue, j’ai été émerveillée : j’avais l’impression d’être totalement libre avec mon alimentation. Je mangeais ce qui me tentait, j’avais enfin l’impression d’apprendre à écouter mon corps et suivre ses envies. Pour quelqu’un habitué à manger sa ‘portion’ de céréales à midi, qu’il pleuve ou qu’il vente, sa banane au goûter, plus par habitude que par besoin réel, ce retour à une alimentation instinctive m’a fait un bien fou. Je crois que je n’ai jamais été autant à l’écoute de mon corps et de ses penchants.

☛ Pourtant, les choses se sont gâtées quand ce même corps a eu envie de nourriture cuite

Pendant la majeure partie de l’été, je vous l’ai d’ailleurs dit à plusieurs reprises, je n’ai éprouvé quasiment aucune ‘tentation’ envers du cuit. Je ne pouvais donc pas parler de ‘restrictions’ puisque je ne me sentais aucunement privée et que j’étais dans le fabuleux processus de découverte de l’alimentation crue. Tout ce que je voyais me semblait un jeu excitant, j’apprenais à ‘crudifier’ mes classiques, je me rendais compte avec surprise que je mangeais beaucoup moins cru que je ne me le figurais avant le début de mon expérience, et je croquais, enthousiaste, dans tout ce que je percevais comme nouveau et pétillant. Je n’avais donc pas envie de nourriture cuite, et puis, la saison ne s’y prêtait pas non plus…

Et puis, vers la fin du mois d’août, j’ai éprouvé des envies pour des aliments cuits, en même temps qu’une certaine sensation de lassitude vis-à-vis de mon quotidien alimentaire. Il faut dire que je n’avais pas particulièrement fait d’efforts dans ma crusine : je mangeais avec beaucoup de simplicité et je gardais mes plats ‘gourmet’ pour les grands jours… J’avais lu parfois que ce genre d’envies peut survenir, qu’il faut savoir ‘y faire face’ et résister jusqu’à ce qu’elles passent, et qu’il ne s’agissait, tout au plus, que d’élans de nostalgie envers des souvenirs culinaires.

Mouai bof.

☠ La privation, ce n’est pas trop mon truc. J’ai fait le choix par le passé d’un mode d’alimentation volontairement décrit par certains comme ‘restrictif’ – le véganisme – et pourtant, je n’avais jamais ressenti les choses comme cela. Je n’ai jamais vécu le véganisme et le fait de dire adieu aux pains au chocolat et aux oeufs montés en neige comme une privation. Peut-être parce qu’il s’agissait d’un bien petit sacrifice en comparaison d’une cause que je perçois comme noble, et surtout, parce que s’il y a bien une chose que j’ai apprise depuis ma décision d’être végane : c’est qu’on peut TOUT végétaliser. Les gâteaux, les omelettes, les fromages… tout. Certes, le résultat est parfois éloigné de l’original, mais j’ai tellement diversifié et enrichi ma cuisine depuis mon choix initial que je n’y ai jamais, jamais vu de restrictions. L’idée qu’il faut résister à ses envies, ok : quand j’ai dû renoncer aux macarons, je ne dis pas que je ne l’ai pas appliquée. Mais, là, les envies sont vite passées, et je n’ai jamais ressenti de besoin impérieux d’en consommer à nouveau (peut-être parce que mes propres macarons vg maison sont meilleurs ?.. ;-) )

Donc quand j’ai eu envie de nourriture cuite (très précisément, comme une femme enceinte, de pain au levain et de yaourt de soja), j’ai attendu quelques jours afin de voir si l’envie passait… et non, elle ne passait pas du tout. Parallèlement à une forme qui flanchait (je vous en reparle dans quelques lignes), je ressentais le besoin d’une nourriture plus dense, plus riche, et moins… fatigante à mastiquer. Si j’avais appris quelque chose de mes deux premiers mois, c’est qu’il faut écouter ses envies, alors j’ai simplement écouté les miennes et j’ai ajouté ces quelques aliments cuits à mes repas – ouf, satisfaction, quel soulagement !

Toutefois, je dois vous avouer que cette réintroduction ne s’est pas faite sans peine : je ressentais bien, au fond de moi, que j’éprouvais le besoin d’incorporer à nouveau ces aliments à mon quotidien, et pourtant… je repoussais sans cesse le moment de les glisser dans mon assiette, je prétextais mon défi à suivre jusqu’au bout, je me disais que j’allais tenir… Mais en fait, c’était juste parce que j’avais peur de manger à nouveau cuit. A force d’entendre ‘le cuit, c’est maudit’, et bien, on finit par prendre le pli ! C’est en ceci que je pense que vouloir ne manger que des aliments crus peut être dangereux et conduire à un comportement orthorexique : depuis quand a-t-on peur de manger une ratatouille ?.. J’ai senti la pente sur laquelle je pouvais glisser et je me suis vite retirée : j’ai compris toutefois que la sensation de liberté que j’avais ressentie n’était que très relative. Libre de manger ce que je veux et de suivre mes pulsions, dans le cru, certes, mais envers le cuit alors ? Que de nouvelles entraves…

✿ Alors j’en suis venue à la conclusion suivante : manger cru, oui, mais au gré de mes envies. Je sais que c’est moi-même qui me suis imposée ce 100% cru : je ne sais pas si c’est une proportion ‘trop haute’ pour moi, mais ce que je sais, c’est que je n’aime pas cette sensation d’être obligée de faire quelque chose, surtout si ce quelque chose va à l’encontre de mes envies. Et puis, ce doit être mon petit côté ‘rebelle’, mais plus on m’empêche de faire une chose, plus j’ai envie de la faire. La preuve en est que, depuis que mon défi a pris fin, maintenant que je suis entièrement libre de faire ce qui me chante, je ne me suis pas spécialement ruée sur la nourriture cuite : j’avoue, je continue à manger très cru

  • Cru et Vitalité

De façon assez déroutante, après avoir eu la sensation de vivre ‘au top de ma forme’ lors de mes deux premiers mois de cru, j’ai ressenti une certaine baisse de vitalité parallèlement à mon envie de cuit : moins d’entrain, un besoin de sommeil accru, une certaine ‘flemme’ à me bouger… Etait-ce déjà l’hiver qui commençait ? Comme je ne me décidais pas à mettre un terme à mon 100% cru et que je voyais ma forme flancher, j’ai au contraire mis tout mon savoir-faire ‘crulinaire’ en oeuvre pour parer à ce manque de vitalité ! Jus de légumes, super-aliments, sources de vitamine C… et non, rien n’y faisait, je perdais toujours en tonus.

Et puis, en réintroduisant des aliments cuits – ceux dont j’avais envie – j’ai ressenti une légère amélioration. Pas de boom de forme pour autant, mais simplement, je me suis sentie mieux et j’ai surtout réussi à ne pas me laisser sombrer davantage : disons que j’ai une forme moins printanière qu’avant, mais est-ce si étonnant avec le changement de saison ?

J’avais toujours pensé auparavant que les premiers frimas ne mettraient pas un terme à mon crudivorisme : il y a tant de techniques pour manger ‘chaud’ tout en restant dans le cru ! Oui mais je n’avais pas songé alors que mon corps aurait peut-être besoin justement de nourriture plus dense et plus riche, afin de lutter contre le froid et l’humidité, et que tous les gingembres, piments et déshydrateurs du monde ne peuvent tout simplement répondre à ce besoin.

✿ Précisons-le : je n’ai pas envie de nourriture chaude, mais de nourriture plus intense. En fait, je vous l’avoue, c’est comme si j’avais perdu l’habitude de manger chaud : mes premiers plats cuits et chauds (en société notamment) m’ont procuré une sensation très étrange. Tandis qu’avant, j’aimais les plats très chauds, les porridges bien bouillants, les soupes brûlantes… et bien, outre le fait que j’ai d’abord commencé par me brûler la langue, ma première bouchée chaude m’a paru anormale. J’ai dû attendre que mon plat refroidisse pour pouvoir lui faire honneur. Et, de façon assez intéressante, la nourriture vraiment chaude m’a d’abord semblé assez fade. C’est comme si la sensation de chaleur sur ma langue m’ôtait toute saveur et, moi qui étais ravie d’avoir vu mes goûts s’affiner avec mon été cru, je me suis surprise à rajouter illico du sel sur mon plat !

Car c’est bien là une chose dont je suis particulièrement heureuse avec mon expérience 100% crue : mon goût est plus simple et plus subtil qu’avant. Je mange globalement bien moins salé et bien moins sucré que je ne le faisais, et j’apprécie vraiment les aliments pour leur vraie saveur. Peut-être cela s’explique-t-il parce que le (trop) chaud – tout comme le (trop) froid – transforme et déforme le goût des aliments et que nos papilles ont besoin d’exhausteurs afin d’apprécier véritablement ce dont elles font l’expérience ? Je ne sais pas, mais ce dont je suis sûre, c’est que, ce goût affiné, ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de laisser tomber…

Je concéderai tout de même que ma première bouchée de lentilles cuisinées a été un moment de pure satisfaction : j’aime beaucoup les graines germées, mais après 3 mois à ne manger des graines que sous cette seule forme, je vous jure que manger des céréales ou des légumineuses cuites est une célébration des sens !

 

  • Cru et Société

Bon, un dernier point avant la conclusion finale…

Est-il facile de manger cru en société ? 

Alors, j’y ai mis toute ma bonne volonté, j’ai tenté par tous les moyens de prévoir/m’organiser/me débrouiller pour manger cru quoi qu’il advienne, envers et contre tout (et tous), et vous en avez d’ailleurs été les témoins à mon retour de mes mini-vacances en famille, et bien soyons honnêtes… manger cru en société, ce n’est pas de la tarte.

A moins de faire ami-ami avec d’autres crudivores, ou d’avoir des connaissances très, très ouvertes et compréhensives, j’avoue que j’ai plutôt mal vécu le fait d’essayer de ne pas transiger à mon défi de l’été en société – autant que cela a été mal perçu dans mon entourage. Alors, j’avoue, je remercie de tout coeur mes parents d’avoir supporté mes petites excentricités, et, même si j’aurais aimé un peu plus que des carottes à râper, vous savez, si vous m’aviez préparé des petites douceurs cuites, je n’aurais certainement pas dit non ! En attendant, promis, présentez-moi dorénavant tout ce que vous souhaitez, tant que c’est vg, je mange ! ;-)

Venons-en à l’essentiel… 

 MON BILAN DU CRU

Voilà, après ces trois mois passés, ce que je retiens et où j’en suis :

  • J’aime beaucoup, beaucoup manger cru mais je ne me vois pas continuer à 100% sous prétexte d’une meilleure santé : pour moi, manger plus de cru est déjà un pas très important, et attention à ne rien diaboliser ni à s’imposer des choses que l’on ne souhaite pas réellement – manger doit rester un plaisir !
  • Une alimentation équilibrée, à mon sens, fait une belle part au cru, mais elle ne doit pas exclure un ingrédient sous le prétexte qu’il est cuit. Selon moi, une alimentation végane composée de produits frais, complets et peu transformés est déjà très saine. A titre personnel, je ne me vois pas devenir frugivore… D’ailleurs, je ne vais pas culpabiliser ici : la grande majorité des ‘crudivores’ ne le sont pas à 100%, mais cette portion varie au gré de leurs envies et de leurs besoins. Liberté, je vous dis !
  • Il est des aliments que j’ai réellement découverts sous leur forme crue et dont je raffole littéralement ainsi : donnez-moi un épi de maïs et je le dévore presque sur la plante ! En revanche, si j’aime bien certaines courges crues, je l’avoue sans complexe : je les préfère cuites
  • Le cru présente bien des avantages sur le plan nutritionnel, mais des cuissons douces (basse-température ou vapeur) peuvent également préserver une grande majorité de nutriments. Et puis, il faut avouer que, de temps en temps, des légumes cuits au four, c’est absolument délicieux ! Bon, peut-être pas systématiquement comme je le faisais avant, mais je ne dis pas non à des patates douces délicatement rôties…
  • Ce que j’aime avec le cru, c’est que c’est simple. Peut-être cela explique-t-il mes réticences à remettre mon four en marche… un dîner prêt en 5 minutes chrono, quand on est déjà bien occupé dans sa journée, c’est quand même l’idéal, non ? C’est ça l’avantage de la crusine : pas besoin d’attendre éternellement que les plats mijotent et dorlotent dans leur cocotte, zouuu, on coupe quelques feuilles, on ajoute des graines, des noix, une petite sauce, et… c’est prêt ! Je crois que j’ai peut-être aussi tout simplement perdu l’habitude de cuisiner…
  • Un problème (moral) auquel j’ai fini par me heurter… c’est que le crudivorisme met tellement l’accent sur la santé que j’ai crains un moment de ‘m’oublier’ en cours de route : je suis végane par goût et par conviction, et je n’ai pas envie de perdre de vue que mon choix premier est avant tout un choix éthique, vers une société plus juste et une société meilleure, où tuer et faire souffrir d’autres êtres vivants posent une question morale majeure, qui ne saurait se limiter à une simple affaire de santé… Ma santé est une question personnelle : la vie d’autres êtres et celles de la planète est une problématique collective. 

*

A dire vrai, je crois que je ne sais en fait plus trop où j’en suis… Je pourrais me remettre à faire cuire, mijoter, caraméliser – et même brûler – de délicieux petits plats, mais, sans trop que je sache pourquoi, je ne m’y résous pas encore pour le moment. Est-ce parce que j’ai perdu la main ou bien parce que je n’ai pas la tête à cela en ce moment ? Tout ce que je sais, c’est que, depuis la fin de l’été, je me suis seulement timidement aventurée à faire cuire quelques légumes vapeur, à faire mon propre pain (pas au-dessus de 120°C, je le reconnais), à préparer l’alléchante soupe de Mély, et à improviser un curry coco hier soir, mais voilà, ce s’est arrêté là ! Hélène m’a dédié de délicieux muffins, et je n’ai toujours pas eu le temps de les préparer (bon, ceux-là, pas de souci, je ne les manquerai pas !)

Alors, c’est peut-être un bilan en queue de poisson que je vous livre là…

Où en suis-je avec le cru ? Le cuit ? Mmm… Difficile à dire : peut-être vous en reparlerais-je d’ici quelques semaines, voire quelques mois, à l’issue d’un ‘vrai’ bilan ? Tout ce que je sais, c’est que je me refuse désormais à tout approche dogmatique ou normée. Manger est un plaisir et un besoin : si je veux manger un jour entièrement cru, une autre journée totalement cuit, je ne m’y refuserai pas. Peu importe si je ne suis plus à 100% par-ci ou 50% par-là : ce qui compte, c’est avant tout de m’écouter et de faire confiance à mes envies. C’est pour moi la clef d’un véritable épanouissement de tout mon être – corps et esprit ne faisant qu’un.

Et vous, où en êtes-vous avec vous-même ?

 

71 réflexions sur “UN ÉTÉ TOUT CRU : J+90 – 2nde PARTIE

  1. Mon expérience crue (commencé il y a quelques mois et mise entre parenthèses il y a peu) me laisse le même goût que la tienne. Ou j’en suis ? J’ai du mal à cuire à nouveau : est mon corps qui me réclame du cru ou est ce toutes ces lectures qui m’ont bourrés le crâne ?

    C’est pour cela que j’ai été vraiment heureuse de lire ton premier article. J’ai moi aussi eu cette sensation désagréable de basculer dans "l’obligation" de manger tout cru, subissant une frustration naissante j’ai préféré arrêter là. Je finissais par penser cru, vivre cru, manger cru, passer mon temps à organiser mes futures courses (pas pratique de manger toujours "vivant") et à réfléchir à mes apports vitamines et minéraux. Au secours ! S’en est suivi de grosses fatigues, prises de tête malgré une très grande forme physique jusque là, je pense que la frustration m’a épuisée. Marrant ton exemple de la ratatouille, car le premier aliment cuit que j’ai remangé, c’était de la ratatouille (que j’ai trouvé absolument délicieuse d’ailleurs). Et la culpabilité qui s’en est suivi m’a fait : peur !

    Je ressens beaucoup de bonheur d’avoir retrouvé mes bons petits plats végan, mes soupes chaudes, et mes champignons à la crème d’amande. J’ai la pêche même si au moindre coup de barre j’ai le réflexe de me demander : est ce du au fait que je mange cuit ?

    En bref, le tout cru c’est trop de contraintes mentales pour moi et donc à la longue trop destructeur par le manque de liberté qu’il m’offre. Je préfère en manger, quand l’envie me vient. En attendant, j’ai quand même appris plein de choses que je continue à mettre en pratique !

    Merci pour cet article. Très rassurant de voir que je ne suis pas la seule !

    • Hi hi, c’est amusant cette histoire de ratatouille : c’est LE plat qui a tenté mon copain tout l’été ! Dès le début, il m’a demandé : ‘Mais alors, on ne va plus manger de ratatouille ?..’ et c’était une fixation qui revenait régulièrement au fil du temps… jusqu’à ce que j’en prépare une et il était ravi !

      Oh, et puis, si j’adore les champignons de Paris crus, il n’en est pas de même des autres… oh, les premières chanterelles sont apparues sur les étals des marché… tu parles de crème d’amande, et bien je crois que je sais de quoi il retourne ! ;-)

      Je te suis complètement quand tu dis que tout cru, c’est trop de contraintes mentales et que cela finit par être destructeur… j’ai perçu le tourbillon vers lequel le 100% m’entraînait et j’ai vite regagné la surface : vive la liberté ! (et les bons petits plats vegan!) ;-)

  2. Merci pour ce bilan final, Ophélie :)
    Personnellement, je trouve que le 100% cru doit être une expérience intéressante, mais je ne pense pas pouvoir me détacher des légumineuses et céréales cuites (les bonnes purées et soupes de lentilles bien chaudes, mmmm… :D )
    Et puis, à mon avis, tout est une question d’équilibre : un peu de cuit, un peu de cru, cela est sans doute suffisant. Nous ne sommes pas obligés de passer à un mode 100% cru pour profiter au maximum des bienfaits des aliments (sans parler du plaisir de manger, dont tu as très bien parlé !)
    Par contre, je me demandais, en ce qui concerne les "trucs" pour manger chaud en hiver… j’imagine que c’est surtout l’utilisation du déshydrateur, non ?

    • Oui, j’avoue, ce sont bien les légumineuses et céréales cuites qui m’ont manquée, moi aussi… vraiment, cette première bouchée de lentilles, mmm… et les salades de lentilles au tofu fumé et moutarde à l’ancienne, oh, je ne pourrais m’en passer !

      Tu as raison de le souligner : je pense qu’on peut tout à fait profiter des bienfaits du cru sans être à 100%, mais, comme le faisait remarquer une autre lectrice, en commençant surtout par mettre plus de cru dans notre assiette !

      Ah, promis, je reparlerai de ces manières de se ‘réchauffer’ pour manger cru, le déshydrateur en fait partie, oui oui !

      Merci et à tout bientôt Cerisah !

  3. Je suis d’accord avec toi il ne faut pas devenir dogmatique :). Merci de partager tout ça avec nous, j’ai suivi ta saga avec assiduité :)

  4. J’aime beaucoup beaucoup ton article ! J’ai énormément de mal avec les discours trop dogmatiques de certains crudivores et je sais que l’idée de me priver de tant d’aliments ne peut que me pousser à la frustration… Ton point de vue modéré sur la question est bien plus convaincant, je trouve :)
    Personnellement, je me suis juste mise à essayer de commencer tous mes repas par un fruit ou des crudités, et à manger plus de fruits en dehors des repas et j’adore, mais le tout cru ne sera jamais pour moi, c’est une certitude !

    • Merci Anna ! C’est très gentil de ta part.
      Je crois que ton approche est tout simplement parfaite : commencer par ajouter des salades, des fruits ou des smoothies par-ci par-là, c’est déjà une manière parfaite de manger ‘plus’ cru et de se faire très plaisir !

  5. S’écouter, prendre un peu de recul… intéressante démarche ;-)

    J’avoue ne pas regarder les chiffres (calories, nutriments, etc). Je cuisine, évite les produits raffinés (et les additifs), je privilégie la fraîcheur, une diversité, la densité nutritionnelle de façon générale. En particulier depuis que j’ai adopté une alimentation 100% végétale (+ de 7 ans maintenant), je ne suis pas trop inquiet. Et surtout je ne me retrouve pas dans une vision numérique. La qualité, la fraîcheur, de beaux produits, les saisons, le plaisir de cuisiner, d’expérimenter et de découvrir sont plus importants à mes yeux que les nombres et autres règles.

    L’expérimentation sur la cuisine "raw" continue à m’amuser après 6 mois. Je pense que l’absence de baisse de motivation de ma part est liée en grande partie à la pratique du sport. Je trouve que les deux se marient vraiment bien ( enfin pour l’instant ^^).

    Je mange pour me faire plaisir, être en forme, avoir la pêche pour courir comme un elfe dans les bois, faire du vélo, faire le con… J’évite d’être trop dogmatique ou de me prendre la tête. Ainsi quand l’automne arrive, j’écoute la saison et l’arrivée des potimarrons ! Je les préparent vapeur parce que je préfère leur goût ainsi préparés. Ce qui ne m’empêche en rien de garder une part importante de mon alimentation sans cuisson. De la même façon, je ne me tourmente pas quand je me fais des délicieux maki avec une "semoule" de légumes crus dans une feuille de nori (qui elle ne l’est pas, tout simplement parce qu’ici on trouve que des feuilles de nori "toastées"). Il y a, comme cela, certains ingrédients que je ne m’interdis pas simplement sous le prétexte qu’ils ne sont pas "crus". Les noix de cajou ne sont jamais crus, puisque toxiques sinon… Les fêves de cacao dites "crues", comme les noix de cajou, sont cuites lors de son extraction après la récolte avant d’être séchées. Certes ces fèves ne sont pas torréfiées, ce qui est intéressant aussi pour leur goût différent et certaines qualités nutritionnelles, mais dire qu’elles sont "crues" est exagéré (surtout un argument marketing). Mais là encore cela ne m’empêche pas d’en goûter ou d’en apprécier.

    Je partage ton avis sur la cuisson vapeur dont je suis un fan… pour sa rapidité, sa simplicité et son intérêt culinaire. Et oui, j’aggrave mon cas en répétant que je préfère le gout des potimarrons vapeurs (avis purement personnel ;-))

    Ne pas être dogmatique, c’est aussi garder du recul. La bonne digestibilité de ce que je mange à de l’importance entre autres si je vais courir ou que je me bouge après (!) En cuisine "crue", il faut rester vigilant sur la digestibilité de certains fruits & légumes : potimarron, patate douce, brocoli… (qui sont parfaits à la vapeur) voire des pseudos-grains comme le sarrasin (ou quinoa) qui sont digestes (en petite quantité ?) germés mais qu’il est préférable (à mon humble avis) de cuire légèrement, rapidement à la vapeur (en particulier si juste trempés et non germés).

    En conclusion de ce message (sans doute un peu trop long) : bravo pour ton expérimentation ! Merci d’avoir ainsi partagé honnêtement ton expérience. Merci pour tout ce que cela nous a permis de découvrir avec toi ;-)

    La cuisine végétale inspirée, colorée qu’elle soit 100% crue ou non… c’est comme toute les très bonnes choses, cela se partage. Merci de continuer à le faire.

    • On est bien d’accord : les courges, c’est meilleur cuit ! ;-)

      Je te suis complètement dans ta ‘ligne culinaire’: pas de dogme ni de chiffres, mais aller vers l’essentiel – ce qui est simple et naturel. Et je pense que suivre les saisons en fait partie ! (pour ma part, je ne me vois pas manger des salades de poireaux crus et de potimarrons râpés tout l’hiver, et puis, les smoothies 100% pommes, ça peut devenir lassant…)

      Egalement, tu as bien raison de le souligner : la notion de ‘cru’ est bien relative puisque bon nombre de ce que nous prenons pour ‘cru’ a en fait été ‘séché-cuit’ ou bien a subi tant de transformations qu’on est loin d’un quelconque état de ‘nature’ (euh… les nouilles de kelp, par exemple ?) Tout au plus cette notion permet-elle de vendre certains produits ‘crus’ à un prix autrement plus élevé…

      Et enfin, sur la digestibilité, effectivement – de mon côté, ce sont des tiges de rhubarbe crues en smoothie qui m’ont déglingué l’estomac : j’ai bien failli être dégoûtée à vie ! ;-)

      Merci beaucoup à toi pour ton retour d’expérience et ton témoignage très intéressant (jamais trop long ! tu as déjà eu le courage de lire tout mon article !).
      Oh, et puis, je pense qu’on continuera à voir pas mal de cru sur ce blog, tout de même… ;-)

  6. Merci beaucoup pour ces articles si honnêtes sur le cru ! J’adore tout ce qui est "fait maison", tenter de nouvelles expériences nutritionnelles et culinaires, et je me suis dernièrement intéressée au cru… mais avec un mélange d’émerveillement et de scepticisme face aux discours sectaires (et hallucinants) qu’on peut lire ça et là. Je suis aussi tombée sur une étude sociologique sur certains modes alimentaires (végétar/lisme, crudivorisme etc) qui me semble bien décrire le fait qu’il ne s’agit que d’une façon de s’alimenter et pas d’une Vérité absolue à appliquer. De ce fait, j’ai reculé. J’ai intégré plus de cru, mais très peu au final, alors que ma transition vers le végétarisme est beaucoup plus évidente. Je suis donc tombée sur ton blog que je trouve vraiment génial, et ce matin sur cet article en deux parties dans lequel je me retrouve complètement (que ce soit dans la façon d’analyser les choses en pesant le pour et le contre systématiquement comme dans les conclusions auxquelles tu parviens…). Donc, tout ça pour te remercier, parce que de tels articles prennent un temps fou, et que bien peu de lecteurs se manifestent généralement :) Bon courage pour la rédaction de la thèse si tu es toujours dedans !

    • Merci beaucoup Sophie !
      C’est vrai que mes articles me prennent parfois un peu de temps, mais quel plaisir de lire un commentaire comme le tien !
      Je pense que tu as raison et que, quand on commence à s’intéresser à des modes d’alimentation différents de l’alimentation moderne standard, il faut avant tout suivre ses envies et ses instincts, en même temps que se laisser guider par sa curiosité, plutôt que de s’attacher à un ensemble de dogmes. De toute façon, rien ne vaut sa propre expérience pour se forger un avis !
      Merci encore (et oui, plus que quelques mois de thèse… j’espère en voir le bout bientôt ! ;-) )

      • Courage alors pour les derniers mois (et pour le dépôt, le moment à la fois le pire et le plus… rempli de soulagement) en attendant la soutenance (le meilleur moment !). L’après a une saveur… autre (à tous points de vue : je n’ai plus peur du gras et du sucre depuis quelques mois etc etc… c’est te dire combien je me suis retrouvée dans tes articles…)

        • Merci beaucoup !
          C’est très gentil de ta part ! Et c’est tellement agréable d’être soutenue ! J’avoue que j’ai vraiment, vraiment hâte que ça s’achève… Dernière ligne droite, il faut rester motivé, mais je pense tous les jours à "l’après" en rêvassant doucement… que la vie me semble belle de l’autre côté de cet horizon ! ;-)

  7. Le 100% c’est bien pour la "detox" puis passer ensuite à un mode "croisière" à 75% de cru, est ma façon de tirer le meilleur partie de cette alimentation vivante sans privations. Le 75% laisse une belle marge de manœuvre lors des sorties en sociétés.
    La santé ne se fait pas sur "un repas", mais sur l’ensemble de l’alimentation. On peut se permettre des aliments moins "vivants" lors d’un repas et contrebalancer les jours suivant. Ton bilan et ton regard personnel sont intéressants. Belle journée**

    • Oui, je comprends bien l’idée du 75% et je suis tout à fait d’accord sur l’idée que c’est le tout qui compte plutôt que quelques repas ou aliments par-ci par-là : on aura beau saupoudrer notre kouign aman de poudre de baobab et de lucuma séché, cela n’en restera pas moins du kouign aman !
      Mais je crois que je préfère ne pas tourner vers un ‘pourcentage’ donné, je préfère me sentir libre d’agir et de manger selon mes envies et mes instincts. Et puis, je l’avoue, c’est même l’idée de ‘se permettre’ quelque chose et de ‘compenser’ ensuite qui ne me plaît pas… cela fait vraiment trop ‘régime’ pour moi : qui vivra verra !

  8. je pense que tu as tout à fait raison et je me reconnais dans ton parcours. Merci pour ce partage d’expérience, moi aussi j’écoute mes envies ! bises

  9. Hello Ophélie ! J’aime bien ce bilan, plein d’honnêteté et de franchise, sans langue de bois. Ton bilan me semble très positif, tu as certainement appris beaucoup en termes de techniques crulinaires, en termes de diversification… et tes envies de pain ou de yaourt vers la fin sont tellement naturelles (pour ma part, je ne pourrais pas me passer de pain quotidiennement), je suis presque étonnée que tu ne les aies pas ressenties plus tôt ! C’est très inspirant.

    Pour avoir un peu tendu vers le cru à la fin de l’été (par nécessité et par envie d’essayer), je trouve qu’il y a un côté vraiment contraignant, par exemple, à ne pouvoir consommer céréales et légumineuses que germées. Nous avons besoin de vitamines, certes, mais il n’est pas nécessaire de manger tout cru pour en avoir assez.

    Sinon, où en suis-je avec moi-même ? C’est compliqué en ce moment :-) (est-ce jamais simple ?). Je pense me remettre à consommer du miel, je suis de plus en plus sceptique vis-à-vis des autres sucrants et à vrai dire, ça me manque. (je sais, tu vas froncer les sourcils :-) Je préfère ne pas me torturer, comme tu l’as dit, l’alimentation n’est pas avant tout un combat, cela doit être naturel et source de plaisir !

    • Merci Hélène !

      Le pain… j’avoue, je faisais une fixation dessus, j’aime teeeeellement ça ! (en ce moment d’ailleurs, c’est pain multigraines maison avec tout plein de noix et de raisins secs, et un peu de tofu fumé tartiné dessus… juste MIAM !) ;-)
      Oui, c’est étonnant que je ne les ai pas ressenties avant, ces envies, mais je crois que mon problème… c’est que j’ai beaucoup de volonté et que je suis d’une nature enthousiaste. Donc si je ne ‘veux’ pas voir quelque chose, je suis tout à fait capable de me la dissimuler… bon, et là, j’avoue, il y avait tant à découvrir que les contraintes sont apparues après… quand l’espace ‘découverte’ était déjà bien entamé !

      Et oui, vraiment, j’ai essayé de me le cacher, mais les légumineuses et les céréales, je les préfère cuites ! Je ne dis pas que je n’aime pas les graines germées, bien au contraire, mais ça garde tout de même ce côté ‘végétal’ qu’on retrouve déjà dans toutes les autres crudités… alors un peu de densité et d’intensité gustative, cela fait du bien !

      C’est vrai que pour l’instant, je ne sais pas trop où j’en suis… mais j’en senti surtout vers où je risquais d’aller… et j’ai fui en courant ! Je pense qu’avec l’hiver qui arrive, j’accueillerai de plus en plus de cuit à ma table (tu m’as transmis une fixation ‘porridge de polenta’, il faut absolument que je me remette à cela!). Pour l’instant, mes petit-déj restent encore majoritairement crus, mes céréales et légumineuses sont cuites, mes légumes plutôt crus que cuits, je mange encore tout plein de graines germées et de trucs déshydratés, et je suis plutôt fruits frais que compote… Mais il faut dire qu’il fait encore très beau et doux de par chez moi, alors j’imagine qu’avec les premiers frimas, le wok et le four vont réchauffer ma cuisine ! ;-)

      Toi, tu as lu des choses sur le sirop d’agave bourré de fructose, pas vrai ? Rassure-toi, je t’avais donné le lien vers le dossier Miel histoire de faire ma vg informatrice, mais mon point de vue n’est pas du tout arrêté sur la question. C’est amusant, j’en ai justement parlé avec Sandrine de Végébon récemment… je t’en dis plus bien vite !

      Bonne journée et courage pour ton séminaire !

  10. merci pour ce retour très intéressant et très documenté. Je connais quelqu’un de très proche qui mange cru depuis des années, j’ai un peu essayé au début mais ce n’est pas pour moi..Il vit à la montagne, il est apiculteur, il a donc une vie calme à son rythme et s’adapte sans problème aux saisons, mais lorsque l’on doit marcher avec lui on se méfie car on sait que ça va être difficile pour nous de le suivre, il a une énergie incroyable ! Pour les repas, c’est toujours dans la bonne humeur, tout le monde accepte qu’il vienne avec sa nourriture, il mange avec nous mais pas la même chose et souvent nous goûtons avec plaisir ce qu’il s’est préparé (lui il a rarement envie de l’inverse sauf parfois pour les crêpes ou les blinis). Il a trouvé son équilibre, ce n’est pas le notre, chacun se respecte, on en discute, c’est agréable de partager ses expériences et d’en faire profiter les autres.
    alors merci pour les bonnes recettes et pour votre avis très intéressant et honnête sur l’alimentation crue.

    • C’est intéressant ce témoignage à propos de ton ami dont tu fais part ici, et il me permet de me rendre compte d’une chose que je n’avais pas précisé…

      Tu dis qu’il vit en montagne, de manière peut-être assez retirée et donc, de quelque manière, ‘préservé’ au quotidien des normes culinaires sociales traditionnelles – mis à part quand il déjeune chez des amis comme chez vous. On pourrait penser que cette vie un peu ermite lui permet de ne pas ‘succomber à la tentation’… mais comme tu le soulignes également, quand il vous rend visite, il apporte de quoi se nourrir. Donc en fait, on n’a pas l’idée de cercle ‘tentation’/’restriction’ ici…

      Là ou j’ai envie de rebondir, c’est qu’aussi bien, de mon côté, manger vg m’apparaît comme une évidence et je ne me sens pas le moins du monde ‘tentée’ quand je suis en contact avec de la nourriture non-vg – et, à plus fortement parler, en contact avec la société – mais là, avec le cru et le cuit, et bien, il ne s’agissait pas de ‘tentation’ : j’avais envie/besoin de manger du cuit et me restreindre m’aurait paru contre-nature… Je n’avais pas de ‘cravings’, je ne louchais pas sur les pizza à emporter dans la rue… mais j’avais quelques besoins ‘impérieux’ et je ne me comprenais pas : j’avais faim, mais rien ne me tentait… mis à part quelques aliments (cuits) sur lesquels je faisais une fixation, et quand je les ai mangé, pas envie de m’empiffrer non plus, non, j’ai juste mangé ce qu’il me fallait. Très étrange… mais maintenant, c’est passé et je me sens vraiment plus épanouie ! ;-)

  11. Ooo noooooooon, j’avais écrit un commentaire énorme et puis… hop, un faux clic de souris et le voilà parti… Bon, je m’y remets, qu’est ce que je disais déjà ?

    Merci pour cet article, merci d’avoir pris le temps nécessaire à cet incroyable partage. J’ai lu tes mots, ton vécu, tes recherches et ils me sont utiles, encore merci.

    Je ne reviendrais pas sur les avantages (ou non) de manger des aliments crus, j’ai juste envie de discuter de ce qui constitue le reste de ton article.

    J’ai eu un été très cru, pas complètement tous les jours mais beaucoup beaucoup plus que d’habitude. J’ai vu le positif de cette alimentation, j’ai aussi parfois été perdue.
    J’ai eu l’occasion de ressentir cette "peur" de manger cuit parfois alors que j’en avais envie. Quand je n’arrivais pas à la relativiser, je ne me permettais pas de partie cuite dans mon assiette. C’est ainsi que j’ai ressenti certains jour une grande lassitude du cru, voire un désemparement alimentaire ("je ne sais pas quoi manger, je n’ai envie de rien, mais j’ai faim" -> ceci ne m’étais plus arrivé dans ma vie d’adulte). J’ai compris que je devais me faire confiance et chercher mon propre équilibre au lieu de vouloir m’imposer des façons de faire. Je le savais déjà intellectuellement depuis longtemps, mais mes "tripes" n’écoutaient pas.
    Alors bien sûr, on peut rétorquer que pourtant je m’impose de ne pas manger de produits animaux. Pour moi (comme pour toi apparemment), un mode de vie vegan n’est pas un choix personnel (j’en ai déjà parlé dans cet article : http://pigut.com/2012/07/31/vegetarisme-veganisme-partager-ses-convictions/), c’est une histoire de respect de l’autre. Je prône une alimentation 100% végétale non pas pour ma santé mais pour donner une chance à tous les êtres d’avoir les meilleures conditions de vie possible. Si l’on passe ne serait-ce qu’à 80% végétal, évidemment, cela implique qu’il y ait souffrance et exploitation, c’est pour cela que je ne "dévie" pas du véganisme. Bien sûr, être en bonne ou mauvaise santé a des répercussions sur soi mais aussi les autres, ce n’est donc pas qu’un choix personnel non plus mais existe-t-il vraiment UNE bonne alimentation qui nous garde tous en bonne santé ?
    A ce propos, il faut bien réaliser qu’il n’y a pas Une Alimentation Crue, mais des centaines de manières de s’alimenter avec des aliments crus. Certains transforment beaucoup leurs aliments, certains ne mangent que des fruits ou que des feuilles, d’autres ne jurent que par le tout liquide, d’autres encore vantent le "75%", etc. Il existe donc différentes façons de "manger cru". Alors laquelle est LA bonne ? C’est une question que l’on peut se poser et je n’en trouve pas de réponse. Je crois que je ne touve pas cette réponse parce que pour moi, elle n’existe pas. J’ai envie d’inciter les gens à éviter les produits animaux pour les raisons que j’ai évoquées plus haut, cela mis à part je serai bien en peine de conseiller UNE meilleure alimentation pour tous. Je crois qu’il n’y a pas UNE bonne façon d’être en bonne santé, une seule façon d’être bien dans son corps, de se respecter, non, je pense qu’il y a autant de manières que d’êtres humains (même s’il me semble que l’on peut trouver certaines grandes pistes communes). C’est pour cla que je suis pour que chacun trouve son propre équilibre.
    Tout ça pour dire qu’il me semble important de se faire confiance, indispensable d’apprendre à s’écouter tout en n’oubliant pas de faire tout ça avec plaisir. Selon moi un plaisir sain, contrairement à la frustration participe à une bonne santé. Je pense profondémment qu’il n’est pas nécessaire de suivre des préceptes et des grandes règles pour se sentir bien, je crois qu’il faut simplement se vouloir du bien… Je n’ai pas dit que c’était facile et je n’ai pas dit que l’on ne pouvait pas s’aider ou s’inspirer de l’expérience des autres (ce que je fais d’ailleurs avec ton expérience), mais je pense que c’est un chemin personnel que l’on doit faire par soi-même pour soi-même, personne ne peut le dicter à notre place. On devrait toujours se sentir libre de rechercher notre harmonie, c’est ce que m’apprend ton expérience melée à la mienne.
    Si le 100% cru vous botte, si cela vous fait du bien, alors foncez ! Si vous n’y trouvez pas (en tout cas à un moment T) votre équilibre, alors n’hésitez pas à arrondir les angles pour ne pas vous "disputer" avec vous-même. Je ne suis pas de règles, mais voici les conseils que je me donne à moi-même : expérimente, essaye, reste curieuse, apprends à t’écouter, sois patiente, fais toi plaisir, etc.

    Pour ma part donc, j’ai envie de continuer à manger plus cru, j’ai constaté que c’était un grand bienfait pour moi, mais je vais continuer à alterner avec du cuit parce que je le sens comme ça, en tout cas pour l’instant. Ce changement alimentaire m’apprends déjà beaucoup à différents niveaux et j’ai besoin de "digérer" ces nouveautés tout en continuant à découvrir et à faire évoluer mon assiette à mon rythme. Je n’ai pas trouvé l’équilibre, mais je prends plaisir à ce cheminement, au fond, j’essaie de me débarrasser des "il faut" pour me sentir libre de me faire du bien.

    Encore merci pour toute cette énergie que tu partages avec nous, merci merci !

    • Oh, ma pauvre, j’ai déjà écrit des commentaires à rallonge, pour qu’ils s’effacent tout d’un coup, et c’est tellement frustrant ! En tout cas, bravo pour ta persévérance (mais je crois que c’est un de tes traits de caractère, non ? ;-) ) et merci d’avoir pris le temps de réécrire ton message – il vaut le coup d’être lu !

      Je crois qu’une des choses qui me frappent le plus dans ce que tu dis, c’est ce sentiment de désemparement : ‘je ne sais pas quoi manger, je n’ai envie de rien, mais j’ai faim’. J’ai ressenti exactement la même chose lors de mon dernier mois cru ! J’avais faim, mais, rien ne me tentait, je voulais dîner, mais je m’imaginais déjà ce que ce serait, et je soupirais, je voyais les salades et les crudités devant moi, mais je faisais la moue, pas envie… Mais quoi, alors ? Du cuit ? Un bon curry, des lasagnes, des mijotés ? Oh non… pas non plus… :-( Je crois que ta conclusion à l’issue de ces moments a été exactement celle à adopter : se faire confiance et ne suivre aucun autre discours ni aucune autre expérience que les siens propres.

      Effectivement, il n’y a pas UNE manière de s’alimenter, UNE manière d’être crudivore, UNE ‘vérité vraie’ à suivre… Mes repas crus ont toujours été très divers et j’ai par exemple toujours veillé à incorporer des graines, des légumineuses ou des bonnes sources de gras dedans, tandis que d’autres choisiront d’être frugivores, voire d’être instinctivores… et moi j’écarquillerai les yeux car ce sont des choix qui m’étonnent et qui ne me conviendraient pas. Ne pas manger d’êtres vivants, comme tu l’écris, c’est pour moi très différent, et sur ce point-là, je sais que je n’ai pas envie de transiger – et puis, je l’avoue, je n’en ressens pas le besoin ni l’envie… être vg m’apporte bien plus de bonheur et de plénitude au quotidien !

      Ce penchant que tu décris, cette incapacité à relativiser, cette ‘peur’ justement, et bien, pour moi, à partir du moment où elle est présente, c’est qu’il y a un problème avec son mode d’alimentation tel qu’il est, à ce moment précis. Ce n’est pas une peur saine, ce n’est pas un rejet naturel et c’est que quelque chose cloche, c’est que ton corps et ton esprit ne trouvent pas leur compte dans ce dont tu les nourris. C’est pourquoi, je suis complètement d’accord avec toi, il faut suivre au maximum ses envies et, au-delà de toutes les normes/préceptes/conseils/avis nutritionnels, etc. il faut s’écouter, c’est primordial. C’est peut-être la meilleure façon d’être en santé : être en paix avec soi-même.

  12. Encore un article très agréable à lire, merci merci et re merci ;)
    En fait j’ai l’impression de suivre un documentaire à la fois sur la santé, l’écologie, et …le plaisir de manger ! Chouette docu quoi !
    Je ne pourrais jamais manger totalement cru, même une petite semaine, non par flemme ou lâcheté mais pour raison euh hem comment dire ? Ah si ! Pour raison "pseudo médicale". Il y a tout un tas d’aliments que je ne peux consommer en cru sous peine d’indigestion (merci les intolérances je vous aime !) voire d’allergies. J’ai donc été pas mal frustrée en lisant de nombreux articles vantant les mérites d’une diète crue, même temporaire (ou pas). Je suis donc condamnée à ne pas pouvoir me vanter en société d’avoir testé la "ze last ouane cure détox" à la mode de l’été. Mais ce n’est pas si grave après tout. Enfin presque. C’était sans compter sur les meutes de brindilles peuplant ma fac.

    "Comment quoiiii tu n’as pas testé la salade d’ananas basilic cet été ? Ni les tartes de fruits tout en cru ? Ni les smoothies ? Et tu as survécu ? Wouaaaa, mais t’as pas peur d’être un peu encrassée là nan, t’es sûre ?"…
    "A ta place je me ferais vite fait une cure de jus de racines genre radis noire ça doit pas être beau à l’intérieur".
    "Tu aurais du hein, franchement…(air accusateur en zieutant ma bouée)…tu aurais perdu un peu !"

    Et là, d’un ton las, essayer vainement, une énième fois, de se défendre (ou plutôt de défendre son petit corps d’amour parce que je l’aime moi hein malgré les regards accusateurs) contre ces discours psychorigides sur l’alimentation "saine" qui "doit" passer par du cru, surtout en été. Il est évident pour ces adeptes de sectes (secte de la cure détox toute l’année, secte du sans féculents, secte du sans sucre etc.) que si je ne suis pas une brindille c’est à cause de mon alimentation, qui doit être horrible car je ne débarque pas à la fac avec un sac remplis de boîtes en plastiques garnies de produits crus mais avec un boîte à sandwich et une salade composée de trucs cuits et crus.
    Ben oui. Pourquoi sinon je ne serais pas comme elles ?
    Je suis pour ces sauterelles sectaires une espèce d’Obelix en ballerines et le pire c’est que j’ai l’air d’assumer. Il ne leur viendrait jamais à l’esprit que peut être je ne peux pas manger tout cru, ni que même si je le faisais je serais encore probablement telle que je suis, une Obelixette rebondie gavée matin midi et soir de médicaments et ne pouvant faire guère plus qu’un peu de gym. Elle ne voient que ce qu’elles ont envie de voir ces sauterelles sectaires.

    Oh drame d’être une fille et de ne côtoyer que des donzelles abonnées aux magazines de modes/de nenettes ! Dédramatisons le "non cru" ! Vive Antigone xxi !

    • Merci beaucoup Briagenn !

      Avant toute chose, j’ai envie de crier : ‘QUOI ?!?’ Les filles de ta fac sont comme ça ?!.. Mon Dieu, mais pars en courant !.. Heureusement que je vis un peu en ermite en ce moment et que j’habite dans un pays où je ne comprends pas toujours les gens : entendre de tels propos me rendrait folle !

      Non, non, rassure-toi, ce n’est pas parce que tu n’as pas essayé la dernière poudre de balounbalong péperottée et le varech vapeur arrosé d’une émulsion de guarana que tu n’es pas ‘in’… ou, plutôt, que tu n’est pas une fille saine et bien dans tes basks ! Je suis vraiment choquée par ce que je lis, et je crois que je ne m’étais pas rendue compte que la rawfood pouvait être à ce point ‘à la mode’ en ce moment… oh, dis-toi que les US ont déjà connu tout cela et qu’en France, tout arrive mais avec cinq ans de retard… Pour toi, c’est déjà has been ! ;-)

      C’est difficile de vivre avec des intolérances et des allergies, et je te comprends parfaitement ! Bon, si ça peut te rassurer sur la ‘diète’ crue et les filles brindilles… ça ne vaut pas pour tout le monde ! Je dois avoir un organisme super étrange, mais moi, au contraire de la grande majorité, j’ai pris du poids cet été ! Je ne sais pas combien mais mes jeans chouchous me serrent aux cuisses ! ;-)
      Je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs, peut-être que mon corps en avait juste besoin ? J’étais pas très lourde avant, alors des formes en plus, ça me plaît bien ! Tu vois, dis-leur à tes copines les brindilles : attention, à vouloir être roseau, elles vont toutes finir chêne et, qui sait, peut-être enfleront-elles tant qu’elles en crèveront, ces crapaudines ! ;-)

      • Hihihi :D crapaudines ! J’adore ^^ je valide !
        Encore merci de nous instruire comme tu le fais et de nous déculpabiliser grâce à tes articles. J’ai trop souvent été contrainte de me nourrir de façon bizarre et pas naturelle du tout entre les diètes préconisées par les médecins (dont les allergologues), celles de diététiciens un peu louches et les pires…celles de ma maman totalement orthorexique à ses grandes heures :(
        J’ai toujours eu soif de liberté quant au contenu de mon assiette et depuis que j’ai mon petit chez-moi je respire…OUIIII je peux manger mon assiette de riz et lentilles à la créole, un sandwich maison et tout ce que j’aime sans risquer les foudres divines de la trinité "maman-le doc- le diét" … ♪ Victoiiiire ♫

  13. Merci pour ce témoignage, tu t’es dévouée pour la communauté ! ;)
    Je comprends ton ressenti, il me rappelle le mien la seule fois où j’ai essayé de faire un "régime" d’exclusion. Je pense au régime IG bas (je ne parle pas de faire attention à la charge glycémique de ses repas pour éviter une inflammation du corps, notamment dans la lutte anti-acné, comme je le fais maintenant, mais bien d’une alimentation où chaque aliment à l’IG supérieur à 55-60 est proscrit (pas de riz, melon, courges, pain, bière, bananes, polenta, mangue….) dans un but d’amaigrissement.
    Eh bien j’ai suivi ce régime quelques mois, il y a environ 3 ans, et même s’il restait équilibré, j’ai gardé cette espèce de traumatisme du "dogme", de l’aliment "tabou", qui évidemment n’est nullement comparable au véganisme comme tu le dis si bien, mais entièrement fondé sur la santé (et la beauté) : le cuit, c’est mal, l’IG haut, c’est mal…
    Comme tu le dis si régulièrement au fil de ton article : entre cette volonté et l’orthorexie, il n’y a qu’un pas, que certains ne franchiront jamais mais que d’autres, plus fragiles, vont avoir vite fait de faire, pour le coup.
    Je suis très contente que l’expérience se termine positivement pour toi et j’espère que tu vas continuer sur cette lancée, te réconcilier avec tes envies sans aucune arrière-pensée, en continuant de bénéficier de ce que tu as appris cet été, tout de même ! :)
    (Oh et sinon, toutes tes connaissances et recherches m’impressionnent à chaque article !) :)

    • Ha ha, quel dévouement, tu parles ! Bon, je ne vais pas trop faire ma victime, hein, les rawffaello, c’est cru et c’est diablement bon ! ;-)

      Merci beaucoup pour tes compliments – là, j’ai surtout fait ma grande bavarde ! :-)

      Yerk, j’avoue, je DETESTE les régimes et rien de plus horrible que d’exclure quelque chose dont tu as envie : tu crois que tu tiens, et puis, tu finis toujours par faire une fixette sur l’aliment tabou et c’est le drame si tu craques ! Alors, j’avoue, le pire, ce sont les régimes qui n’en ont pas l’air : exactement comme celui à IG bas, qui t’imprime des peurs irrationnelles, car tu fourres dans le même panier les confiseries 100% glucose et les légumes ou fruits comme les courges ou les bananes ! C’est amusant, j’ai justement parlé de ces questions d’IG et de charge glycémique dans les commentaires de mon 1er volet et Hélène vient également de développer sur le sujet dans son dernier article (et comms) sur les courges. Stop les confusions !!!

      Non, vraiment, je suis tout à fait d’accord avec toi, et puis, il faut se dire une chose : si on suit TOUS les préceptes d’une alimentation prétendument ‘saine’ (IG, acidification, cru… et j’en passe) et bien, que reste-t-il dans l’assiette ? Honnêtement, pas grand chose… c’est peut-être pour ça marche, en fait : le régime de la mort qui tue !

  14. Bon, encore une fois ton article me rassure un peu, dans le sens où les peurs complètement irrationnelles ont aussi fait partie de ton expérience.
    Ma petite expérience à moi m’aura été bien utile pour comprendre que ce n’est pas pour moi, le crudivorisme. Ça m’a rendue un peu tarée avec la nourriture. Ta peur de la ratatouille, je l’ai vécue aussi (bon, pas avec de la ratatouille mais c’est pareil). Je ne peux pas (et je ne veux pas) contrôler ce que je mange, même pour de bonnes raisons. Manger, c’est mon truc préféré. Je ne supporte pas la frustration, ça entraîne trop de compulsions chez moi. Donc je garde les smoothies verts, mes crudités et mes fruits délicieux comme avant, en fait, mais j’arrête le reste. J’aime le pain, j’aime les gâteaux, et j’aime le houmous. Je ne veux pas vivre sans :)

    • Oh oui,l’hummus !!! J’avoue, c’est un des trucs pour lequel j’avais buggé en juin dernier : la perspective de ne plus manger d’hummus… Oh la la, tu viens de me redonner des idées, je vais m’en faire ce week-end ! Pour mon chéri, c’était de dire adieu aux Vegustos… je crois qu’il sera très heureux qu’on en rachète !

      Moi, j’avoue, un truc qui m’attristait un peu avant de commencer, c’était de me dire que tout ce savoir-faire que j’avais acquis en devenant végane (les 1001 techniques pour remplacer les oeufs en pâtisserie, faire des omelettes, des lasagnes végétales trop bonnes, etc.), et bien, ça n’allait plus être d’aucune utilité ! C’est un peu bête tout de même… J’ai plein d’amis qui seraient ravis juste de savoir faire des burgers vg ou des quiches sans oeufs, et moi je n’allais même plus en faire… bref, même si j’ai appris pas mal de techniques avec le 100% cru, j’aime bien la cuisine vg tradi tout de même !

      Et puis, un dernier truc pour rebondir sur ce que tu dis : mon chéri, qui n’est ABSOLUMENT pas dans le contrôle ni rien, maintenant, lui aussi a ses petites marottes… Hier il me disait encore : ‘Mais tu crois qu’il reste combien de vitamines là?…’ ou ‘Mais le pain, là, il est encore bon ?’ – et mon préféré : ‘Et l’acrylamide ?..’
      LE CRU L’A TUER… ;-)

  15. Beau bilan ! Et honnêtement, on en vient presque tous à ce constat après quelques temps…. Le dogmatisme, non merci ! Vive la liberté, l’écoute du corps et de l’esprit… Manger est un besoin, qui est plus facilement combler avec plaisir. Y’a pas de mal à vouloir combiner les deux tout en demeurant éthique dans nos choix ! Cru ou cuit sera toujours un dilème…. On perd l’habitude de cuire… et au final ce qui compte c’est qu’on continue de s’activer dans la cuisine pour ne pas retomber dans le paneau de la facilité et de ce que l’industrie a préparé pour nous à coup de millier d’ingrédients douteux….

    Belle continuité :)

    • Merci beaucoup Mélanie !
      Je crois que tu as parfaitement résumé les choses : ce qui compte, c’est de s’activer aux fourneaux et toujours préférer le ‘fait maison’ aux ‘tout fait pas du tout maison’ ! ;-)
      Enfin, de mon côté, cru ou cuit, tant que ça vient de chez moi ou que ça me paraît simple et naturel, c’est bon !

  16. Yeah !
    Jolie synthèse, sincère, pleine de bon sens, et… de gourmandise :-)

    J’adore aussi la ratatouille, ainsi que les champignons (crus comme toi, ou cuits), le pain (miam, je ne sais pas si c’est mon côté français, mais j’aime trop ça ! Mon "chouchou" est le pain cuit à la vapeur… Celui au chanvre déchire tout-tout), et… viens un peu par chez moi que je te fasse ma crème de potimarron :-)

    • Ah ta crème de potimarron, elle a déjà été faite et déclinée par deux fois dans ma petite cuisine Mély !
      Tu croyais que j’allais me laisser tenter comme cela et rester les bras ballants ? C’est mal me connaître… ;-)

      Et j’ai aussi surfé sur tes petits pains… j’avoue que je n’ai jamais essayé les pains vapeur avant, j’en suis pour l’instant restée à la version four, mais je crois que tes recettes me tentent énormément – c’est l’occasion de m’y mettre ! Merci beaucoup pour l’inspiration et à tout bientôt !

  17. Bon, ben, je crois que tout est dit avec beaucoup d’honnêteté et de sincérité. je suis tout a fait d’accord avec cette notion de liberté et de bon sens, sans prise de tête.
    Ton expérience était très riche et jte remercie d’avoir partager tout ceci avec nous.
    En résumé, je dirai vive le cru, mais aussi le cuit ! un bon équilibre entre les deux, c’est pas ça l’idéal au final ?;)
    a tout bientôt !

  18. Yeah la deuxième partie tant attendue ! Bravo pour cet article ! J’ai encore appris plein de choses (sur la perte de vitamines à la cuisson) et c’est vrai que je n’avais jamais pensé au fait que cuit on mange plus donc niveau nutriments on n’y perd pas tant. En lisant ton article et les commentaires je me rends compte qu’on passe plus ou moins tous par les mêmes trucs en s’imposant du 100% cru sur une période : la peur de remanger du cuit , (ou la culpabilité d’avoir mangé cuit, d’avoir craqué, comme si on faisait un régime) la frustration en société, l’envie de cuit qu’on essaye de chasser en mode "bouh c’est mal" (quand c’est pas l’esprit pollué d’idées farfelues lues sur des sites crudivores "si tu as faim de cuit c’est que ton corps n’est pas encore habitué à sa nouvelle alimentation, que tu es trop encrassé") et la lassitude de mâcher des crudités ! c’est fou mais tellement vrai mâcher trop de cru ça fait mal à la mâchoire, et au bout d’un moment ta salade de carottes tu ne peux plus l’encaisser.
    Du coup je me suis rendue compte que pour bien manger cru (sans frustration, lassitude etc) il faut en fait vachement crusiner (faire des trucs au déshydrateur, des tartinades, des trucs germés, des plats plus élaborés (maki, lasagnes, farcis, pâtisseries crues etc) donc ça fait au final presque autant de boulot ! Et le truc qui tue il faut un super mixeur !

    Deuxième truc que j’ai remarqué en 100% cru : c’est plus délicat d’équilibrer, on mange vachement de légumes, de fruits et surtout d’oléagineux, mais peu de céréales et de légumineuses vu qu’il faut les faire germer (au passage le houmous cru c’est possible et carrément super bon ^^) Et comme tu l’as si bien fait remarquer le "tout cru" c’est facile l’été avec la chaleur, l’abondance de fruits et de légumes, mais ça devient plus coriace l’hiver quand on a que des carottes, courges et poireaux! Moi bizarrement j’avais parfois envie de manger chaud, les soupes froides encore une fois c’est chouette quand il fait 30°c, mais à l’automne il me faut ma bonne soupe réconfortante !

    Du coup depuis mes expériences 100% crues, j’en suis arrivée comme toi à la conclusion que plus de cru permettait d’avoir des apports intéressants et aussi de varier sur le plan culinaire (car c’est quand même une manière de cuisiner très créative où tout est à réinventer) mais il ne faut pas que le côté santé prenne le pas sur le plaisir de manger ni que manger deviennent un casse-tête voire une psychose permanente. Après ça peut convenir à certaines personnes, mais je ne pourrai pas manger 100% cru tout le temps ou m’imposer un pourcentage, même si j’adore manger cru :) Et je me rappelle aussi qu’en mangeant 100% végétal, bio, en n’achetant pas de produits transformés, le moins raffiné possible, en mangeant plein de légumes et en ajoutant une bonne part de cru on a déjà une alimentation ultra saine. Je me souviens qu’au Paris Vegan Day j’avais assisté à une démo de recette crue où la nana nous avais dit "50% de cru = 100% de bénéfices", je trouve que c’est une bonne manière de voir les choses ! (oups je crois que j’ai écrit un pavé :S)

    • Merci beaucoup de ton message Marie (jamais trop long, ça non ! ;-))

      C’est fou pour cette ‘peur du cuit’ : d’une part, je ne pensais pas que tant de gens qui ont fait l’expérience du cuit l’ont ressentie, eux aussi, et, d’autre part, je ne pensais pas que j’y serais moi-même sensible ! Bon, heureusement pour moi, cuit ou non, mon pain maison est trop bon et tous mes sentiments de culpabilité sont tués dans l’oeuf dès que je sens son odeur qui sort du four…

      Et l’argument du ‘tu as faim du cuit à cause de ton corps encrassé’ (à mettre dans le même panier que : ‘tu as mal à la tête quand tu jeûnes car tu détoxifies’ ou ‘tu es frileux quand tu ne manges plus de graisse car ton corps est en voie de purification’…), il faut arrêter ! Et attends, pour les céréales, il ne faut pas oublier que c’est un truc qui t’encolle le corps à la première bouchée, attention ! C’est le complot du riz gluant ! ;-)

      Je suis vraiment d’accord avec toi : quand cela on en perd le plaisir de manger cru – et même peut-être de manger tout court – je n’en vois plus trop l’intérêt. Est-ce d’ailleurs un hasard mais je crois noter que le discours frugivore fait fureur auprès de personnes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire… Pour une fois qu’il peuvent manger sans limite… Des fruits seulement ? Non, ce n’est pas du tout de la restriction, ça… c’est même l’alimentation parfaite ! même que c’est le grand gourou qui l’a dit…

  19. Je n’ai pas pris la peine de lire tous les commentaires, en revanche j’ai bel et bien lu l’article.

    Je suis contente de lire une telle conclusion. Je ne me lance pas dans un mode de vie 100% cru pour une période donnée tout simplement parce que je sais d’avance que ça ne me réussira pas nécessairement pour diverses raisons.

    Au cours de l’été en lisant certains de tes articles il m’arrivait de me dire que ma nourriture était vraiment pas terrible, à cause des cuissons, des raffinages de certains produits. Genre les flocons qui en fait perdent pas mal de leurs propriétés. Et finalement c’est un peu rassurant de lire que en cuisson on peut y gagner aussi.

    Ca rejoint un peu ce que tu as dit dans ton bilan, mais je pense qu’il faut être juste intuitif et ne pas se prendre la tête sur les quantités nutritionnelles, parce que ça ne devient plus un plaisir de manger si on est à tout peser ou quantifier pour avoir nos AJR. Manger de toutes les couleurs, du cru, du cuit, au final on s’en sort bien pour avoir une alimentation qui tienne la route.

    • Merci beaucoup Loü pour ton commentaire (et pour avoir lu mon article en entier !..)

      Oui, je pense aussi que le souci avec tous ces discours ‘santé’, c’est qu’on ne sait bien vite plus où donner de la tête… et il faut déjà l’avoir bien sur les épaules pour ne pas la perdre ! ;-)

      Et puis, c’est exactement ça : manger avec plaisir, selon ses envies et ses intuitions, et oublier la flopée de discours dogmatiques qui prétendent détenir LA vérité… je crois qu’il faut surtout manger avec bon sens !

  20. Tout d’abord je tenais à vous féliciter de l’expérience que vous avez faites et pour ce très beau partage. Cela va faire 2 mois que j’ai commencé à manger végétalien et en étant à la recherche de recette végétalien je suis tombé sur votre site, qui lui est une pure merveille. Moi, c’est grâce à Doreen Virute que j’ai commencé à manger végétalien, elle explique l’importance de manger cru dans son livre qui pour l’instant n’est pas encore traduit en Français, par contre le canada la traduit en français, mais les frais de port s’élève à 25 euros pour l’envoi "The Art of Raw Living Food: Heal Yourself and the Planet With Eco-delicious Cuisine [Anglais] [Broché]. Pour moi vous avez fait une très belle expérience. De tout mon coeur j’espère qu’elle restera gravé dans votre mémoire.

    • Ah, je ne connaissais pas du tout ce livre, ni même l’auteur, mais je garde soigneusement ces références dans un coin, merci beaucoup !
      Et bien sûr, c’est une expérience si marquante qu’elle ne peut pas s’effacer ainsi du jour au lendemain !… ;-)

  21. Ravie de lire cette deuxième partie, j’ai suivi l’épisode de la première partie en entier…c’était chaud!! C’est marrant mais celle-ci n’attire pas autant de commentaires virulents, et c’est tant mieux! bon, moi j’approche de la quarantaine, j’ai alterné les périodes où je faisais attention à tout et celles où je ne faisais attention à rien! Ras le bol! Ayant repris quelques kilo, je ne voulais plus recommencer. j’ai décidé de faire hyper gaffe plus de raffiné, beaucoup moins de mauvais gras (un tout petit peu de beurre de temps en temps, ch’uis Bretonne!), et favoriser les légumes, les fruits, les céréales, les légumineuses…très bien puis une envie de sucre qui devenait obsessionnelle. J’ai lutté et j’ai vaincu! Maintenant, je n’ai plus envie de sucre et je ne culpabilise plus quand je mange un morceau de chocolat, d’ailleurs je n’ai plus cette envie irrépressible de me "faire" la tablette, un seul morceau me suffit. Je me suis rendue compte que je mangeais avec ma tête, avec mes émotions et pas avec mon corps. J’avoue parfois, j’ai encore du mal à savoir… Ce que je sais c’est que cette alimentation qui me convient. hier j’ai mangé des gougères( oeufs et beurre) et de la viande, j’ai eu un mal de ventre, j’ai mal dormi et je me suis levée …comme si j’avais picolé toute la nuit! De plus, j’ai trouvé la viande très bof et ne pas en manger ne me manque pas, je crois que je vais définitivement l’arrêter…le beurre ne me réussi pas non plus. Il faudrait que je trouve une recette qui ressemble aux gougères (mais enfants adorent) sans oeufs. Ce que je sais aussi c’est que je suis incapable, et j’en ai surtout pas envie de m’obliger à manger un pourcentage de cru, j’en mange le plus possible, je cherche pleins de recettes de crusine. je me fais plaisir en découvrant de nouvelles saveurs. Voilà où j’en suis, et je voulais te remercier pour tes articles passionnants, pour ta simplicité et ta franchise. Bonne soirée.

    • Bon, alors je t’avoue que j’ai dû goûter une seule fois dans ma vie à des gougères… et j’ai même googlizé pour savoir précisément ce que c’était : une pâte à chou fromageuse… Alors, pour le moment, j’ai trouvé une seule recette de gougère végane, qu’on peut trouver ici (en anglais) mais je me dis que s’il s’agit simplement d’une pâte à chou salée, alors cela ne doit pas être bien difficile à végétaliser. Voici un nouveau défi, que j’essaierai de relever ! Je devrais même lancer un appel à tentatives… Donc patience ;-)

      Il y a beaucoup de choses très intéressantes dans ce que tu dis : manger (ou ne pas manger) avec ses émotions et non avec son corps, l’obsession du sucre, ce malaise physique après avoir consommé des aliments qui ne te convenaient pas (ou du moins, qui ne convenaient pas à ton corps), et puis le fait que maintenant, un seul morceau de chocolat te suffise, plutôt que la tablette entière. Parce que je crois que c’est ici la clef d’un rapport sain à la nourriture : à partir du moment où tu nourris vraiment ton corps (c’est-à-dire, tu manges quand celui-ci exprime la faim, et non quand ton esprit s’ennuie ou cherche du réconfort, et surtout, tu lui donnes à manger, non pas des aliments vides, mais des aliments pleins, nourrissants, complets et qui répondent vraiment à ses attentes et ses besoins), celui-ci s’équilibre et n’est plus dans des rapports de frustration ou d’exigence impérieuse. Tu n’as donc plus besoin de manger la tablette entière : tu en manges autant que tu le souhaites et, tout simplement, tu t’arrêtes de façon quasi automatique quand ton corps n’en as plus envie. C’est une auto-régulation naturelle.

      Et puis, quelle idée de culpabiliser pour du chocolat… alors que c’est un allié précieux pour ta santé – et ton moral !

  22. Merci pour ce partage Antigone.
    J’ignore si tu peux te procurer le Biocontact du mois d’octobre en Allemagne mais figures-toi qu’il y a un dossier intéressant : "Cru ou cuit, toute une histoire !"
    La lecture de ce document est tombée à point nommé suite à tes propres témoignages et j’y ai lu des choses très intéressantes. Aussi concernant les pertes éventuelles en cuisson mais aussi les gains apportés à certains produits grâce justement à la cuisson (pas n’importe laquelle, pas n’importe comment)
    Le cuit n’est pas LE MAL et le cru n’est pas LE BIEN par opposition.

    Mais il est exact, comme dit dans l’article, qu’on remarque aujourd’hui un attrait important pour le cru. Besoin de fraîcheur, légèreté, simplicité, naturel ? Voici un très court extrait :
    "Ce sont des qualités fondamentales qui ne se trouvent plus dans les assiettes depuis bien longtemps…Aliments congelés, cuits, recuits, produits industriels ayant subi maintes manipulations et cuissons, excès de produits en tous genres lourds et encrassants. Abus de sel, consommation effrénée été comme hiver, produits complexes riches en matières grasses. En effet, dès que l’on est dans un excès , on va naturellement vers un autre excès.
    Nous ressentons donc un vrai besoin de produits "originels" non transformés, naturels. Nos organismes saturés et intoxiqués aspirent à ce retour à la nature.
    Mais, trop souvent emballés par la forte renaissance promise par un changement alimentaire suppressif , nous ne savons pas réajuster notre alimentation en fonction des changements qui s’opèrent dans notre organisme et nous commençons à connaître d’autres problèmes de santé. Il paraît donc raisonnable d’accorder au cuit une place, mais pas n’importe quel cuit : le brûlé, le grillé ne sont pas recommandés. Les cuissons légères, douces ou rapides sont à privilégier surtout pour les légumes, "décrudis" disent les chinois, croquants. Car "naturel" ne veut pas forcément dire cru.
    Le cru peut avoir son importance aussi en fonction du climat, du reste du repas, de notre activité physique et surtout de notre "feu digestif" (l’important c’est l’équilibre dans l’assiette).
    Si on est vraiment à l’écoute de ses besoins on sait quand on a besoin de chaleur, par exemple lorsqu’on attend le soleil avec impatience.
    Le foyer : quand la seule source d’énergie de l’homme était le bois, il gardait le feu au centre de la vie : la maison. C’est là qu’il préparait sa nourriture, lui transmettant son énergie pour garder son centre chaud. Une nourriture adéquate procure une belle flamme, qui chauffe, réjouissante et énergétique. Trop de nourriture crue refroidit la flamme intérieure, de même que trop de bois ou de bois mouillé ou vert étouffe le feu.
    Plutôt que de jeter la cuisine aux oubliettes, il semble plus juste de lui redonner sa place et de comprendre son importance essentielle. Après tout, ce n’est pas pour rien que le feu, le foyer est symbole de la communauté humaine…"

    En conclusion : se nourrir vegan, bio, non raffiné, fait maison en gardant un bel équilibre en fonction des saisons mais aussi de nos besoins et envies avec du cru, du cuit est sans doute le plus joli cadeau que nous nous offrons mais aussi à cette Terre si malmenée et à tous les êtres vivants.

    • Merci beaucoup Virtuelle pour ton commentaire très intéressant (et pour avoir pris la peine de recopier cet extrait !)
      Effectivement, il faudrait que je parvienne à me procurer ce numéro de Biocontact, ça m’intéresserait beaucoup de voir comment ces questions sont discutées (hors des discours habituels des partisans du tout cru).

      D’un excès à l’autre… oui, c’est très clair ici comment on est passé du ‘trop junk’ à ‘tout sauf junk’, quitte à procéder à des identifications un peu hâtives, façon ‘le cru est le vrai naturel’. Non, comme cet extrait le souligne, le cru n’est pas la seule alimentation possible à prétendre au naturel et j’avoue me méfier de plus en plus de discours de ‘retour à la nature’ prêchés par certains frugivores – discours très attrayants car simples à comprendre, volontairement holistiques et se présentant comme ‘la’ solution à tous nos problèmes (dans laquelle les personnes vulnérables trouveront un prétexte parfait à leurs troubles), mais dont on pourrait s’amuser très facilement à dénouer les ficelles et démontrer les faussetés. Un retour à la nature très limité d’ailleurs, car je ne crois pas que nos cousins les bonobos connaissent l’extracteur de jus et les blenders haute puissance…

      L’analyse culturelle proposée par l’anthropologie est extrêmement intéressante d’ailleurs (et fournit un angle d’approche qui ne se limite plus à la question de la ‘nature’ de l’alimentation) : je n’avais pas regardé les choses sous cet angle et l’analyse du foyer apporte beaucoup, je crois, à cette réflexion. D’ailleurs, je me dis qu’il n’est jamais trop tard pour lire Le Cru et le Cuit ! Allez, je le commande et je promets un compte-rendu bientôt !

      Merci encore Virtuelle pour ton commentaire et pour sa conclusion, particulièrement juste et belle.

  23. Je vois que l’on se rejoint pas mal… Pour moi aussi, les facteurs envie et plaisir sont tout aussi important que le côté santé. Et finalement on en revient au vieux adage : "un peu de tout", qui me convient à la perfection. Mille mercis pour le tableau comparatif, on a quelques surprises…

    • N’est-ce pas ? Et encore pour le tableau, il est VRAIMENT à prendre avec des pincettes (surtout que j’ai pas pu trouver d’explications sur l’obtention des résultats…).
      Pour ma part, ça me fait surtout dire qu’effectivement, le mieux est l’ennemi du bien et qu’il faut se méfier beaucoup beaucoup des dogmes un peu trop stricts.

  24. merci pour le partage de cette saga crue!! Loin de basculer dans ce mode d’alimentation qui, avec mes loupiots et un chéri certainement moins "open" que le tien me parait compliqué…. néanmoins je vais piocher dans les idées pour crudifier un peu nos menus!

  25. Bonsoir Antigone,
    Merci pour cette belle réflexion passionnante.

    Je n’ai par contre pas lu tous les commentaires, donc ce que je vais dire a peut être été soulevé…

    La fatigue ressentie après deux mois de cru ce pourrait il que cela soit ton corps qui détoxique plus a fond , tu sais un peu comme quand on fait le ménage , on n’imaginait pas comme c’était nécessaire, et tous les pious pious s’envolent !!!

    Il y a aussi tout le côté émotionnel qui se met en route, etc…

    Personnellement mon corps a ressentit l’envie de cru , mais j’avoue que les spaghettis de courgettes, et mâcher des légumes crus tout le repas c’est pas folichon, par contre j’ose des repas de fruits, ou en mélange pour la douceur et c’est divin, le sucre des fruits est le carburant privilégié de nos cellules

    Merci encore et bon appétit

    Marie-France

    • Merci beaucoup pour ton commentaire Marie-France,

      Effectivement, j’ai pensé aussi à l’aspect détox, c’est une possibilité, mais j’ai quand même des petits doutes là-dessus. Quand je suis d’abord devenue végane, je n’ai eu aucun effet de détoxification, aucun effet secondaire, que de la forme en plus ! Ensuite, mon alimentation a toujours été bien équilibrée, faisant une belle part aux verdures et aux crudités… au moment où j’ai décidé de passer au 100% cru, je mangeais déjà beaucoup cru, peut-être aux alentours de 75% et la transition s’est donc faite aisément car elle n’a pas été trop brutale. Alors, peut-être as-tu raison, et il me restait des toiles d’araignée au fond de mon organisme que je n’avais pas vu auparavant… mais la question était peut-être également affective et morale, et je me sens mieux depuis que j’ai rééquilibré les choses en réintroduisant du cuit dans mon quotidien.

      Repas tout de fruits ? Jamais tenté encore je t’avoue… j’adore les fruits et je ne me lasse pas d’en consommer et je connais bien les analyses et raisonnements de l’alimentation frugivore, mais mes papilles aiment trop le salé pour ne manger que des fruits lors d’un repas ! Allez, je promets de faire l’essai un jour ! ;-)

      Merci à toi !

  26. Merci pour cet article nuancé et sincère! Ma première réaction: je suis rassurée :) Eh oui, j’avoue que je m’étais dit: une vegane de plus qui passe au crudivorisme, aveuglée peut-être par l’illusion de manger parfaitement et perdant un peu de vue sans doute ce qui faisait sa motivation première, à savoir les animaux… En plus, n’étant pas du tout tentée par cette alimentation (qui comme tu dis, ne permet pas de tout remplacer, et tous ces réflexes nouveaux ça me paraît trop compliqué), je regrettais tes recettes sympas de petits biscuits au four… Mais soulagement, Antigone a gardé son esprit critique, et surtout, sa chère liberté! :) Pas de dogmatisme donc, ni d’orthorexie (lol) et oui, autant il est facile de limiter son choix d’aliments et de l’assumer pour des questions éthiques, autant il me serait impossible de le faire juste pour la santé. Je suis trop gourmande de pizzas, pâtes et gâteaux. Et en plus, manger vegan, de saison et bio, est déjà, à mon avis, suffisamment sain. Je n’ai pas le besoin d’aller plus loin. En revanche je retiens de ton expérience qu’il me faudra penser à ajouter des crudités à mes repas un peu plus souvent! Merci aussi d’avoir répondu à la question que je me posais: si seule l’alimentation "vivante" est capable de nous apporter suffisamment de vitamines et minéraux, pourquoi alors ne sommes-nous pas carencés en mangeant peu de cru? Tu y as bien répondu. Les aliments cuits ne sont pas des aliments morts, et il faut là aussi nuancer les choses. Merci à toi et à bientôt pour de nouvelles recettes de légumes ou desserts non crus? ;)

    • Merci à toi Sophie pour ton commentaire très intéressant !

      Je comprends tout à fait ce que tu veux dire par-là et, effectivement, j’ai senti le moment où j’ai bien failli me perdre en chemin… je crois que je m’en suis vraiment rendue compte quand j’ai vu que je buggais systématiquement au moment d’utiliser le terme d’alimentation ‘vivante’ – euh, mais qui est mort là-dedans ?.. ;-)

      Je reste bel et bien fidèle à mes convictions initiales, fière d’être végane, en même temps qu’heureuse d’avoir tenté cette expérience qui m’a permis de toucher mes limites : j’avoue, je salivais intérieurement quand je voyais tes photos de burger vg ! :-)

      Alors, ne t’inquiète pas, mes recettes cuites vont revenir, j’en ai déjà plein en tête ! A côté de cela, je pense continuer à proposer des recettes crues, histoire d’offrir un peu plus de choix que les éternelles carottes râpées ! Mais avec l’hiver approchant, je ne me voyais pas boulotter des tiges de poireau crues je t’avoue… ;-)

  27. J’oubliais, comme le disent d’autres commentaires, ton bilan est aussi très déculpabilisant car au cours de l’été j’en venais à craindre tes nouveaux articles, de peur d’y découvrir encore un peu plus que je mangeais mal :D Ceci me rassure et me conforte donc dans mon idée qu’il n’y a pas besoin de courir après une hypothétique alimentation parfaite. Plaisir et variété suffisent, heureusement (avec un coup d’oeil de temps en temps sur le tableau nutritionnel végé si on veut être tranquille ;). A ce propos j’ai bien aimé la lecture de "Mangez en paix!" d’Apfeldorfer.

    • Oh non… ma pauvre, quelle horreur ! Je m’en veux si j’ai pu faire flipper les gens comme cela… :-(
      Non non, il n’y a PAS d’alimentation parfaite : ce qui compte, c’est la variété, la fraîcheur et la couleur… et puis le plaisir évidemment !
      Quand j’ai commencé à sentir que je me lassais de brouter des graines germées… je me suis dit que c’était le moment de revenir aux classiques, ouf ! ;-)
      Et je ne connaissais pas ce livre, mais j’adore déjà le titre ! Merci !

  28. Ping : Découvrez Ophélie et ses belles recettes gourmandes ! » Mixer Deshydrater Crudites

  29. Bonjour et merci pour l’article,
    Je me questionne sur le cru, spécialement les effets de détoxification, est-ce que tu en as eu (quoi/fréquence/durée) ? Car moi c’est ce qui m’a fait arrêter complètement (je suis du type tout ou rien… j’y travail) …

    Julien

    • Bonjour Julien,

      Honnêtement, je n’ai pas remarqué d’effet de détoxination tout au long de cette période… Certains diront peut-être que la lassitude et la fatigue que j’ai ressenties au mois de septembre peuvent être des symptômes ‘détox’, mais je n’en suis moi-même pas persuadée.
      A ma décharge, je suis végétalienne depuis un certain temps, et mon alimentation était déjà assez saine et pas mal crue avant d’entamer ces trois mois. Peut-être cela explique-t-il l’absence d’effets adverses ?

  30. Ping : Lait végétal : lait de noisettes maison «

  31. Merci beaucoup pour tes articles très intéressants, drôles, sincères, et très détaillés sur ton expérience crudivore !! Ça me donne vraiment envie d’essayer ! Et de suivre ton blog !

  32. Encore une joie de te lire !
    cela fait 4 jours et que mon ami et moi regardons des blogs de crudivore, les videos d’irène grosjean et c’est ce à quoi nous avons conclu aujourd’hui : de la modération ! Plus de cru ce sera forcement mieux mais pas d’exclusivité qui mènerait une forme d’intégrisme alimentaire quelque peu effrayant.
    C’est étonnant parce qu’après la lecture de ton article je me sens débarrassé d’un poids ! C’est que toutes ces lectures ont fini par me culpabiliser de ne pas tout manger cru (oui ! rien qu’en 4 jours ! nan mais je te jure !)

    tous ça pour dire merci et vive la liberté ! écoutons notre corps est sans doute ce que nous avons de mieux à faire !

    • Tout à fait, Ly !
      Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles il ne faut pas écouter tout ce qui est dit des blogs et media crudivores… Plus de cru dans l’assiette est justifié, oui, mais tout cru, non ! :-)

  33. Je viens de "dévorer" tous tes articles concernant ton été tout cru! Très informatifs, comme toujours, et j’ai apprécié l’honnêteté de ton bilan qui rappelle l’importance de faire des choix alimentaires sensés et réfléchis et que l’on ne vit pas comme une contrainte…

  34. Ahahah…. Merci Antigone XXI, tes articles sur le crudivorisme…. loin de pouvoir vérifier les avancées sur les enzymes, les combinaisons alimentaires et le danger de manger cuit……parce que je ne m’ y connais pas assez….. et que je ne me sens pas ni l’envie ni le courage, ni tout ça de consacrer mes temps de lectures à ce genre de lecture….Que depuis la nuit des temps, a moins d’être un être douée de capacité d’analyses et d’avoir expérimenté un certains nombres de choses et là encore….. nous sommes tous différents par nature…, etc, depuis la nuit des temps tout, ou beaucoup a été dit, démontré, réfuté, etc….. le principal est vraiment de tenter et là non plus c’est loin d’être évident de rester à son écoute….. de suivre ses besoins certes mais AUSSI ses envies…. je n’ai pas la plume aussi belle ni le sentiment d’être aussi cultivé du moins sur ce domaine (et sur bien d’autres… je le sens à l’écriture de tes très beaux articles.)

    Je me suis reconnue dans la peur de ne pas manger comme il fallait, d’en avoir peur de remanger cuit et de retomber dans la spirale qu’est ce qui’il faut faire ??? qu’est ce qui est "bien"/ "mal"…. Les dichotomies et les extrêmes ne m’ont jamais emballés…. je me "bat" souvent sur les groupes crus, pour ne pas tomber dans l’intolérance du cuit, et je prône pourtant beaucoup le cru dans mon entourage cuit!
    Je n’ai pas encore expérimenté le cru 100%…. A vrai dire, j’ai envie par curiosité… pour voir notamment, quel impact cela pourrait avoir sur ma santé… Loin de vouloir suivre une mode…. parce que cela, ça ne m’intéresse pas.
    Mais j’ai beau avoir envie…. je me sens pas encore cette volonté, ni ce courage et ni peut être tout simplement pas l’envie d’être dans le 100% cru… Moi qui ne suis (et je n’ai absolument pas le compas dans l’oeil), sans doute certainement pas encore à plus de 30% cru…..Je trouve qu’il faut un moral d’acier, et des nerfs à rudes épreuves pour avoir le courage d’affronter des détoxs (même si on peut vivre des détoxs tranquilles ou même vivre pire en mangeant cuit….), mais surtout : j’ai remarqué ne pas du tout avoir le meme plaisir à crusiner que cuisiner…. pas pareil du tout… j’adore cuisiner…. en tout cas j’adorais (avant d’avoir un enfant….), alors que la crusine manque vraiment de quelque chose, même de plusieurs choses que je ne saurais décrire ce soir (je suis crevette), (les mijotages, les associations des saveurs, les odeurs, et bien d’autres choses encore), ET PAR DESSUS TOUT je suis une GOURMANDE, et en tant que gourmande, (et parfois aussi gourmette…), j’aime manger de tout, et ne pas me restreindre, me cantonner à un mode de vie alimentaire, quel qu’il soit…..

    Alors oui, je culpabilisais…. je me disais….. mais tant que t’auras pas essayer de t’approcher au max des 100%, tu ne connaitras jamais les bénéfices que tant de gens dans ton entourage vantent les mérites…. (c’est français ?? pas sûre)
    Je tente de me convaincre, enfin plus exactement, je tente de me dire que tu as l’air d’en savoir bien plus que moi sur la véracité des mythes ou pas…. mais qu’ à la fois…. est ce que ce que tu avances toi même est il vrai ou pas…. je n’en sais rien parce que mon bac scientifique est loin derrière moi et que je n’ai jamais poussé plus loin les investigations….. Ce que dit Thierry semble aussi trè_s intéressant, mais là encore…. je n’ai rien pour vérifier quoi que ce soit…. ni vraiment personne d’ailleurs…. car entre les réalités des uns et celles des autres, les sois disants vérités, et les différences de fonctionnements des différents êtres vivants, les similitudes, les aspects hautement scientifiques, et les aspects non scientifiques qui ont aussi leurs légitimités…. bref…… chacun voit midi à sa porte…. au delà des grandes théories… et depuis tout temps des théories et des contre théories, et même des expériences, et des contres expériences…. on dit bien : c’est l’exception qui confirme ou infirme la règle…. hihihi !!!!

    Du coup…… pour la personne lambda…. qui VEUT bien faire….. pour elle même, ou pour x raisons ou qui est ultra exigente avec elle même (je me lance un clin d’oeil)…. on peut vite tomber dans un espèce de gouffre…. de culpabilité, de dogmes, de certitudes, même si on doute à la fois de beaucoup de choses pour ne pas dire de tout…. même si on a un besoin vital de recouper des informations, même si on ne cesse de se documenter, alors qu’au fond on ne peut pas vraiment vérifier ces mêmes informations….. ou que tout simplement on ne s’y connait absolument pas assez en la matière pour avoir une réelle opinion….. on se fait balayer dans un sens puis dans un autre, en se martelant la tête….. mais où est la vraie vérité ? ….. Je crois que je resterais sans voix…… Juste envie de te remercier pour cet article qui me remet un peu les pendules à l’heure….. je n’ai aucun moyens de vérifier quoi que ce soit (enfin si me documenter sans fin moi même et y perdre complètement la tête….), mais en tout cas ne pas perdre de vue que je n’ai pas envie d’abandonner ma gourmandise, ni mes envies aux seuls et uniques besoins qui ne sont pour le moment absolument pas avérés…. que j’ai envie quand même de poursuivre sur ce chemin pour vois quels impacts cela a sur ma santé… continuer de m’informer tout de même, et surtout continuer à m’écouter…

    Désolé du roman et des répétitions

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